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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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FAE

24 août 2023 07:46

Bonjour à tous ! 😃
Merci Capusa !

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Capusa06

24 août 2023 07:28

24 août 1991 : Indépendance de l'Ukraine

Le 24 août 1991, dans la confusion qui suit l'éviction de Mikhaïl Gorbatchev, dirigeant de l'Union soviétique, le Soviet suprême d'Ukraine se transforme en Parlement national (Rada) et proclame l'indépendance de la République socialiste soviétique d'Ukraine dans les frontières artificielles dessinées en 1922 par les dirigeants bolchéviques. C'est la troisième renaissance de l'État kiévien en l'espace d'un millénaire. Leonid Kravtchouk, dernier dirigeant de la RSS d'Ukraine, devient président du Parlement et, le 1er décembre 1991, est élu président de la République au suffrage universel direct. Quatre jours plus tard, le 5 décembre 1991, dans la forêt de Belovej, en Biélorussie, il signe avec ses homologues de Russie et de Biélorussie le traité de Minsk ou accord de Belovej qui met officiellement un terme à l'existence de l'URSS et fonde la CEI (Communauté des États Indépendants).

Les Ukrainiens ont fait de l'anniversaire du 24 août leur fête nationale.

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FAE

23 août 2023 08:10

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis !

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Capusa06

23 août 2023 07:40

George Buckingham
20 août 1592 à Brooksby (Leicestershire) (Angleterre) - 23 août 1628 à Portsmouth (Angleterre)

Georges Villiers, réputé le « plus bel homme du monde », remplace Robert Carr comme favori du roi d'Angleterre Jacques 1er. Il introduit à la Cour des moeurs dissolues et une mode exubérante, avec cheveux longs et dentelles, qui scandalisent la bourgeoisie puritaine.

Sous le règne suivant, celui de Charles 1er, il est poignardé par un officier puritain, Charles Felton, alors qu'il prépare à Portsmouth une nouvelle expédition sur La Rochelle. Ses restes sont inhumés à l'abbaye de Westminster, sous une pierre portant l'épitaphe équivoque « Enigma mundi »...

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23 août 2023 06:17

23 août 1946 :
Naissance du musicien Keith Moon.
Keith John Moon est un batteur britannique.
Il est, de 1964 à sa mort, le batteur du groupe de rock The Who.
Fils d'Alfred et de Kathleen Moon, Keith naît à Wembley le 23 août 1946, bien qu'il ait parfois prétendu être né un an plus tard.
Vivant à Alperton dans sa jeunesse, c'est un enfant hyperactif et doté d'une grande imagination. Toutefois, ses bulletins scolaires ne sont guère encourageants, un de ses professeurs d'art allant jusqu'à le qualifier d'« attardé artistiquement » et d'« idiot à bien des égards ».
La seule chose capable d'intéresser Moon reste la musique.
Très tôt, ses professeurs apprécient sa technique basée sur un jeu chaotique, reconnaissant sa « grande capacité ».
Moon rate un examen et quitte l'école en 1961.
Moon intègre The Who en avril 1964, afin de remplacer le batteur originel, Doug Sandom, parti quelques mois auparavant.
Il commence par jouer sur une batterie de quatre ou cinq pièces, avant de lui substituer un ensemble à double grosse caisse de la marque britannique Premier.
Ce changement lui est inspiré par Ginger Baker, lorsque ce dernier lui dit attendre un ensemble Ludwig fabriqué aux États-Unis.
Moon décide alors de monter deux ensembles Premier en un seul.
Cela apporte un changement important à son jeu, abandonnant progressivement ses cymbales charleston afin de constituer un mur de bruit blanc grâce aux cymbales crash et ride.
Dès le début de leur carrière, les Who se font la réputation de casser le matériel à la fin de chaque concert.
Moon fait preuve d'un certain zèle pour cette activité, tapant violemment sur sa batterie, jusqu'à pulvériser celle-ci : ses instruments survivent rarement à un concert et doivent souvent être arrimées au sol pour ne pas se déplacer sous ses coups.
Il va jusqu'à louer une batterie accompagnée de feux d'artifice, qu'il fait exploser à la fin de My Generation, ce qui selon la légende, laisse à son partenaire Pete Townshend un trouble auditif définitif.
Une autre fois, il remplit d'eau une de ses caisses avant d'y placer des poissons rouges.
Ces singeries lui valent le surnom de Moon the Loon (« Moon le fou »).
Keith Moon aime particulièrement chanter.
Les autres membres du groupe doivent parfois l'exclure des studios durant les enregistrements des paroles tant sa détermination à chanter est grande.
Cela conduit Moon à vouloir s'introduire discrètement dans la salle afin de se joindre au reste du groupe.
Cependant, il peut être entendu sur les chansons Bell Boy, A Quick One, While He's Away, Bucket T et Barbara Ann (reprise de la chanson des Beach Boys, qui l'avaient eux-mêmes reprise des Regents) et Armenia City In The Sky.
Pour le film Tommy, il chante Fiddle About et Tommy's Holiday Camp, alors que John Entwistle enregistre la version studio de Fiddle About et Pete Townshend la version studio de Tommy's Holiday Camp.
Il n'a en revanche que très peu composé pour les Who, excepté deux morceaux sur l'album A Quick One While He's Away : I Need You et l'instrumental Cobwebs And Strange.
Le 27 mars 1966, il épouse Kim Kerrigan, alors enceinte.
Sa fille Amanda naît quatre mois plus tard, le 12 juillet.
Kim quitte Keith en 1973 et emmène Amanda avec elle.
Leur divorce est officialisé en 1975.
Très vite, il gagne la réputation de tout casser, des batteries aux chambres d'hôtels.
L'histoire la plus célèbre à son sujet concerne la possible immersion d'une Rolls-Royce dans une piscine d'un hôtel du Michigan.
Si cette histoire est contestée par le biographe de Keith Moon, Tony Fletcher, Roger Daltrey affirme pour sa part avoir vu la facture de 50 000 $ qui en a résulté.
Moon se serait également abîmé les dents à ce moment-là.
Toutefois, il apparaît plus probable que tout cela résulte d'une fusion entre deux histoires.
La seconde veut que lors de la tournée du groupe aux États-Unis, Moon a organisé une fête dans un hôtel du Michigan pour son vingt-et-unième anniversaire, après un concert du groupe.
La soirée se déroula tranquillement (à l'exception de bagarres de nourriture) jusqu'à ce que des membres du groupe Herman's Hermits (qui était en tournée avec les Who) se mettent à enlever le pantalon de Moon.
Ce dernier, ne portant pas de sous-vêtements, fut très gêné et c'est en voulant partir en courant qu'il tomba face contre terre et se cassa une dent.
John Entwistle et un membre de Herman's Hermits le transportèrent chez un dentiste.
Pendant ce temps, les convives quittèrent la salle où se déroulait la fête et saccagèrent l'hôtel en renversant les distributeurs automatiques et en dérobant les extincteurs des voitures.
La facture des dégâts s'éleva à plusieurs milliers de dollars.
Selon le livre The Who In Their Own Words, Moon affirme que cette soirée se serait déroulée dans un Holiday Inn de la ville de Flint dans le Michigan et la voiture tombée dans la piscine serait une Lincoln Continental.
Il ajoute que c'est là qu'il s'est cassé une dent.
Parmi les frasques de Keith Moon, on compte également l'ingurgitation d'un somnifère pour cheval lors d'un concert de la tournée Quadrophenia le 20 novembre 1973 au Cow Palace de Daly City en Californie.
Le concert a été filmé, et on peut voir Keith Moon s'écrouler, KO, sur sa caisse claire en plein milieu de Magic Bus.
Keith Moon, hors d'état de jouer, finit remplacé par un spectateur de la foule, le batteur amateur Scot Halpin.
Le batteur a mis deux jours à s'en remettre, durant lesquels, transporté en chaise roulante et incapable de parler, il a dû subir les sarcasmes de Pete Townshend.
Le 4 janvier 1970, Keith Moon est impliqué dans un accident de voiture mortel à l'extérieur du pub Red Lion dans la ville d'Hatfield, dans le comté du Hertfordshire.
En essayant d'échapper à un groupe de skinheads du pub de plus en plus hostiles qui avaient commencé à s'attaquer à sa Bentley, une collision provoque la mort de son garde du corps et ami, Neil Boland.
Le médecin légiste déclare que la mort de Boland est due à un accident.
Moon est blanchi après avoir été accusé d'être responsable de la mort de Boland, mais cet accident le hante par la suite.
Plus tard, la fille de Boland tente de prouver que Keith Moon n'était pas au volant de la voiture.
Keith Moon meurt à Londres le 7 septembre 1978, à l'âge de 32 ans, après une soirée à laquelle il a été invité par Paul McCartney pour l'avant-première du film The Buddy Holly Story.
Moon quitte la soirée tôt, accompagné de sa petite amie, Annette Walter-Lax, et retourne à son appartement prêté par Harry Nilsson situé sur Curzon Place, à Mayfair, où quatre ans plus tôt Cass Elliott, membre du groupe The Mamas and the Papas avait trouvé la mort au même âge.
La cause de sa mort est une surdose de Heminevrin, médicament utilisé pour traiter son alcoolisme.
L'autopsie révèle 32 pilules dans son estomac.
Six sont dissoutes et ont suffi à provoquer sa mort.
Le 3 octobre suivant, comme prévu, Paul McCartney et les Wings enregistrent avec plusieurs autres musiciens (David Gilmour, Pete Townshend, John Paul Jones...) le Rockestra theme sur lequel Kenney Jones remplace Keith Moon.
Ringo Starr était son meilleur ami et Keith Moon était le parrain de son fils Zak, qui le remplace plus tard au sein de The Who.

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FAE

22 août 2023 14:25

"Denis Papin, né à Chitenay le 22 août 1647 et mort à Londres le 26 août 1713, est un physicien, mathématicien et inventeur français, connu notamment pour ses travaux sur la machine à vapeur."

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22 août 2023 09:18

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis !

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22 août 2023 07:53

22 août 1812
Pétra sort de l'oubli

Le 22 août 1812 un jeune Suisse de 28 ans retient son souffle.

À l’issue d’une longue marche dans le Sîq, un étroit défilé dans les montagnes du sud de la Jordanie, il vient d’apercevoir une immense façade sculptée dans le grès rose.

Le jeune voyageur évite toutefois de laisser paraître son émerveillement pour ne pas éveiller les soupçons de son guide.

Après des siècles d’oubli, le jeune homme est le premier Européen à découvrir le spectacle grandiose de la Khazneh, ce monument qui deviendra bientôt l’emblème de Pétra, l’antique capitale des Nabatéens.

Comment celle-ci a-t-elle pu sortir des mémoires occidentales ? Le premier facteur est géographique : la cité est nichée dans une région semi-désertique, à l’écart des grandes voies de communication, au cœur d’un massif gréseux très difficile d’accès. Depuis des siècles, elle est redevenue un lieu de pâturage et d’habitat saisonnier pour les populations nomades de la région.

L’autre facteur, c’est la relative discrétion des sources antiques sur Pétra, dont aucune ne permet de situer exactement la cité. Les textes grecs les plus développés sont ceux de Diodore de Sicile et de Strabon. Si l’un et l’autre désignent Pétra comme la capitale des Nabatéens, un peuple arabe caravanier qui s’est enrichi par le commerce des épices et de l’encens, ils en donnent deux images assez contradictoires.

Pétra entre mythe et réalité

Diodore rapporte le témoignage oculaire de l’historien Hiéronyme de Cardia, contemporain d’Alexandre le Grand : « Les Nabatéens vivent en plein air [...], ils ont pour coutume de ne pas semer de grains, de ne pas planter d’arbres fruitiers, de ne pas boire de vin et de ne pas construire de maisons. » Bref, ce sont des nomades. Diodore relate aussi deux expéditions ordonnées contre eux par le roi Antigone le Borgne, successeur d’Alexandre : la « Roche » qu’attaque l’armée hellénistique et qui est vraisemblablement Pétra n’apparaît pas comme une ville mais plutôt comme un refuge, protégé par la nature et permettant aux tribus nomades de mettre à l’abri leurs richesses.

Strabon au contraire, s’appuyant sur le témoignage du philosophe Athénodore qui a visité Pétra au tournant de l’ère chrétienne, décrit la capitale des Nabatéens comme une véritable ville, avec de l’eau en abondance, des jardins et de coûteuses maisons en pierre : en trois siècles, les nomades se sont sédentarisés et sont devenus des citadins installés dans une ville luxueuse. Voilà ce que les érudits occidentaux savent de Pétra lorsque Burckhardt vient la tirer de l’oubli en août 1812.

Un explorateur avisé

Issu d’une grande famille bâloise, Johann Ludwig Burckhardt est né à Lausanne en 1784. Après de solides études dans les universités de Leipzig et de Göttingen, il se destinait à une carrière diplomatique mais des difficultés familiales – son père était résolument antinapoléonien – l’ont contraint à s’exiler à Londres en 1806.

Deux ans plus tard, ayant perdu tout espoir de décrocher un poste, il offre ses services à l’Association for Promoting the Discovery of the Interior Parts of Africa ou African Association. On l’envoie à Cambridge apprendre l’arabe. Puis, en 1809, il s’embarque pour Malte et, de là, pour la Syrie où il s’installe à Alep. Désormais, il a adopté le costume local, s’est laissé pousser la barbe et se fait appeler Sheikh Ibrahim : son objectif est de s’accoutumer à l’accent et aux coutumes du pays pour se faire ensuite passer pour un commerçant syrien et voyager incognito.

David Roberts, Pétra, 7 mars 1839, En Terre Sainte, 1839En juin 1812, s’estimant suffisamment préparé, il se met en route pour Le Caire, avec pour destination finale le Fezzan.

En chemin, probablement non loin de la forteresse croisée de Shawbak, il entend parler de ruines fabuleuses qui se situeraient dans un lieu appelé Wadi Moussa, « la vallée de Moïse » ; d’après une tradition islamique, il s’agit d’une des douze sources que Moïse aurait fait jaillir au cours de l’Exode en frappant la roche de son bâton.

Burckhardt n’ignore pas qu’en se détournant de la route directe pour aller voir ces fameuses ruines il prend un risque : tout intérêt trop marqué pour des antiquités peut paraître suspect aux yeux des Arabes et dévoiler sa véritable identité. Il prétend alors avoir fait vœu de sacrifier une chèvre au prophète Aaron. Il sait en effet que son tombeau, lieu de pèlerinage célèbre, est situé au sommet d’une montagne, au sud-ouest du Wadi Moussa, et qu’en s’y rendant il a une chance de traverser les ruines.

Le stratagème fonctionne : arrivé à el-Dji, principal village du Wadi Moussa, Burckhardt loue les services d’un guide et s’engage à sa suite dans le Sîq ; l’un porte la chèvre, l’autre la provision d’eau. Ils passent bientôt sous l’arche maçonnée qui marque l’entrée du défilé et qui, pour le guide, ne peut être que « l’œuvre du Djan, le Mauvais Génie » : cette construction, qui s’est effondrée en 1895 et dont ne subsiste aujourd’hui que les piliers rupestres, enjambait le défilé à une hauteur vertigineuse comme en rendent bien compte les dessins des premiers voyageurs. Au passage, Burckhardt remarque les niches latérales creusées dans le rocher et pense qu’elles devaient abriter des statues – hypothèse judicieuse eu égard au caractère sacré des lieux de passage dans l’Antiquité.

Le Deir, sanctuaire lié à un culte funéraire (?), in David Roberts, The Holy Land, Londres, 1842-1849, DR.
Et puis, soudain, il est devant la Khazneh et c’est l’éblouissement : « Sa situation et sa beauté, écrira-t-il, ont été calculées pour produire une extraordinaire impression sur le voyageur, qui aura emprunté pendant près d’une demi-heure le passage si sombre, et presque souterrain, que j’ai décrit. C’est l’un des plus élégants vestiges de l’Antiquité existant en Syrie. Son état de préservation ressemble à celui d’un édifice que l’on viendrait d’achever, et en l’examinant de plus près, j’ai constaté que sa construction a dû exiger un labeur considérable. » Ce jugement positif à l’égard d’une architecture que d’autres voyageurs qualifieront de « décadente » vaut la peine d’être souligné.

Plus surprenant : alors que certains savants interpréteront le monument comme un sanctuaire dédié à la déesse Isis, à cause de la statue qui en orne la façade, Burckhardt comprend immédiatement qu’il s’agit d’un monument funéraire, probablement princier, et il ajoute : « grande doit avoir été l’opulence d’une ville qui pouvait dédier de tels monuments à la mémoire de ses gouvernants ». Son intuition s’est révélée exacte…

Burckhardt découvre au passage bien d’autres tombes creusées dans le rocher, et note à juste titre qu’il n’y en a pas deux qui soient identiques. Puis il passe devant le théâtre et parvient enfin à l’endroit où les parois rocheuses s’écartent pour laisser place à un vaste cirque dominé de tous côtés par des hauteurs escarpées. « Là, écrira-t-il, le sol est couvert d’amas de pierres taillées, de fondations d’édifices, de fragments de colonnes et de vestiges de rues pavées – tout cela indiquant clairement qu’une grande cité existait jadis à cet endroit.» Propos d’autant plus remarquables que d’autres visiteurs n’y verront que des tombeaux, certains affirmant même, jusqu’à une date récente, que Pétra n’était qu’une simple nécropole.

Arrivé devant le temple du Qasr al-Bint, le seul monument alors visible qui fût construit et non pas sculpté dans le rocher, Burckhardt ne peut résister à la tentation de l’examiner de plus près. Cette fois c’en est trop pour le guide : « Maintenant je vois clairement que tu es un infidèle, qui a une raison bien particulière de venir fouiller les ruines de la cité de ses ancêtres. Mais tiens-le toi pour dit : nous ne tolérerons pas que tu emportes un seul para de tous les trésors qui sont cachés ici, car ils sont sur notre territoire, et nous appartiennent ». Burckhardt n’insiste pas, d’autant que le soleil décline déjà : une fois parvenu en vue du tombeau d’Aaron, sur une terrasse où des amas de pierres témoignent des précédents sacrifices, il immole sa chèvre pendant que le guide prononce les paroles rituelles. Tous deux en partagent le meilleur morceau pour le dîner et s’en retournent comme ils étaient venus.

Quelques jours plus tard, Burckhardt se joint à une caravane en partance pour Le Caire. Il n’atteindra jamais le Fezzan, mais, moins d’un an après être entré dans Pétra, il sera le premier Européen à redécouvrir les temples d’Abou Simbel en Haute-Égypte, le premier aussi à accomplir le pèlerinage à La Mecque. Ses aventures s’achèvent au Caire, où il meurt de dysenterie le 15 octobre 1817 et où il est enterré au cimetière de Bab en-Nasr.

Son récit ne sera publié à Londres qu’en 1822, par les soins de l’African Association. Sans doute, comme il le déplorait lui-même, la description qu’il y donne des ruines de Pétra est-elle trop succincte. Mais elle fourmille d’intuitions qui se révèleront pour la plupart exactes. Surtout, il fait cette remarque décisive : « En comparant les témoignages des divers auteurs, il semble très probable que les ruines de Wadi Mousa sont celles de l'ancienne Pétra ». Et d’ajouter avec une grande modestie : «Que j’aie découvert ou non les vestiges de la capitale de l’Arabie Pétrée, je le laisse à l’appréciation des hellénistes. »

Avant même sa publication, la nouvelle s’est répandue dans la petite communauté des voyageurs européens en Orient et a suscité d’autres tentatives. Dès 1818, un aristocrate anglais féru d’archéologie, William John Bankes, accompagné de deux capitaines de la Royal Navy, Charles Irby et James Mangles, parvient à rester deux jours sur le site et à y faire de nombreux dessins, restés inédits pour la plupart. Dix ans plus tard, en 1828, deux voyageurs français, Léon de Laborde et Louis M. Linant de Bellefonds, passeront presque une semaine à Pétra en dépit de l’hostilité des tribus bédouines. C’est à eux, par la publication d’un ouvrage luxueusement illustré, qu’il reviendra de révéler la splendeur de la cité rose.

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22 août 2023 07:42

22 août 1922 :
Naissance de l'actrice Micheline Presle.
Dès l'âge de quinze ans, Micheline Nicole Julia Émilienne Chassagne accompagne son amie, la très jeune actrice Corinne Luchaire, sur les plateaux de cinéma.
Elle obtient son premier rôle dans La Fessée de Pierre Caron en 1937.
Son nom de scène vient de son premier succès dans Jeunes Filles en détresse de Georg Wilhelm Pabst (1939) où elle incarne Jacqueline Presle.
Dans les années 1940, à partir de son double rôle dans Paradis perdu d'Abel Gance, elle tient le premier rôle dans une dizaine de films marquants tels que Félicie Nanteuil, Falbalas, Boule de Suif ou Le Diable au corps, et devient l’une des actrices principales du cinéma français, avant de poursuivre sa carrière aux États-Unis, où elle s'installe à la fin des années 1940.
Elle y rencontre William Marshall (1917-1994), récemment divorcé de Michèle Morgan (1920-2016) dont il a un fils, Mike Marshall (1944-2005).
Ils se marient en 1950 et ont une fille, Tonie Marshall (1951-2020), qui devient actrice, réalisatrice et scénariste de cinéma.
Le couple divorce en 1954.
Elle a également été la compagne de l'artiste François Arnal (1924-2012).
À la fin des années 1960, elle augmente encore sa notoriété en incarnant Eve, la pétulante femme de Daniel Gélin, dans la série télévisée à succès Les Saintes Chéries.
En 2007, elle a publié un livre d'entretiens avec l'écrivain Stéphane Lambert aux éditions Stock, dans lequel elle revient sur sa longue et riche carrière.
Elle est membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité et cosigne en 2009 un texte réclamant la dépénalisation de l'euthanasie.
Elle fête son 100e anniversaire le 22 août 2022 à la Maison nationale des artistes de Nogent-sur-Marne, entrant ainsi dans le cercle des actrices vivantes centenaires aux côtés de la Française Jacqueline Ferrière (née en 1921), et des Britanniques June Spencer (née en 1919) et Annabel Maule (née en 1922).

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21 août 2023 08:11

21 août 1911 :
On a volé la Joconde.
Au matin du mardi 22 août 1911, à la première heure, le peintre Louis Béroud se rend au Salon Carré du Louvre pour faire une copie de la Joconde, l'une des rares œuvres connues de Léonard de Vinci...
Cette peinture de chevalet aux dimensions modestes (77cm x 53cm), peinte à l'huile sur une écorce de peuplier, représente une dame de Florence, Mona Lisa, deuxième épouse d'un marchand de tissus, Giacomo del Giaocondo.
Elle a vingt-quatre ans et déjà cinq enfants, mais un sourire infiniment doux qui renferme tout le mystère du monde.
À son départ d'Italie pour la France, en 1516, l'artiste avait amené le portrait avec lui et son jeune mentor François Ier l'avait acquis pour la somme de 4 000 écus.
Quelle ne fut donc pas la surprise de Louis Béroud quand il découvre que ce petit tableau a disparu.
Un gardien interrogé suppose qu'il est peut-être au service de reprographie.
Mais il faut très vite se faire une raison, il a bel et bien été volé.
Le scandale est immense et l'opinion publique incrimine la gestion laxiste du musée du Louvre, le relâchement des gardiens, l'indifférence des pouvoirs publics etc.
Le Président du Conseil Joseph Caillaux s'en mêle...
La Joconde, qui était tombée dans un demi-oubli depuis quatre siècles, ne bénéficiant que de l'estime des esthètes et des connaisseurs, va du fait de ce vol bénéficier d'une notoriété sans égale dans le grand public.
Elle est depuis lors la peinture la plus célèbre et la plus courue de France.
Le Quai des Orfèvres mandate sur place soixante policiers.
Le criminologue Alphonse Bertillon multiplie sans résultat les analyses d'empreintes digitales.
Le juge d'instruction chargé de l'affaire, Joseph-Marie Drioux n'hésite pas à emprisonner quelques jours à la prison de la Santé le poète Guillaume Apollinaire, qui gardera de l'affaire des séquelles psychiques.
Picasso lui-même est interrogé.
Le public se passionne pour l'enquête policière.
On suspecte un mauvais coup du Kaiser ou pourquoi pas ? un complot juif.
Les journaux offrent de belles récompenses mais rien n'y fait.
Enfin, deux ans plus tard, le voleur se fait prendre en tentant de vendre le tableau à un receleur.
Il le rencontre à Florence le 10 décembre 1913.
Le marchand est accompagné du directeur du musée des Offices qui identifie l’œuvre.
La police est aussitôt alertée et le voleur arrêté dans son hôtel.
Il s'agit d'un ouvrier vitrier italien, Vincenzo Peruggia.
Il confesse qu'ayant eu à travailler au Louvre, il a volé le tableau pour le restituer à sa patrie, l'Italie. Il n'a eu rien d'autre à faire qu' attendre la fermeture du musée, décrocher le tableau, enlever la vitre et le cacher sous sa blouse.
Le tableau est depuis lors resté caché dans son logement, dans un quartier populaire du Xe arrondissement de Paris.
Le voleur écopera en définitive de douze mois de prison et n'en effectuera que sept.
Le 4 janvier 1914, 28 mois après le vol, la Joconde a retrouvé sa place au Louvre où pas moins de 20 000 visiteurs admirent chaque jour son sourire indéfinissable derrière une vitre blindée à l'épreuve de toutes les agressions et sous le regard vigilant des gardiens.
Le vol a valu à Mona Lisa une popularité sans égale dans le monde de l'art.
Par amour, dépit ou jalousie, les artistes contemporains l'ont en conséquence harcelé de toutes les façons possibles, en cachant plus ou moins leur admiration pour le grand Léonard.
À vrai dire, cette attirance équivoque pour la Joconde ne date pas d'aujourd'hui comme l'atteste le mystérieux dessin de la Joconde nue visible au musée Condé (Chantilly).
En 1919, Marcel Duchamp peint une Joconde à moustaches, parodie de La Joconde de Léonard de Vinci, qu'il intitule L.H.O.O.Q. (Évitez d'épeler ce mot ! 😄).
Et que penser de l'artiste colombien Fernando Botero qui se pique en 1959 de représenter Mona Lisa à l'âge de douze ans ?

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21 août 2023 07:44

Merci Capusa !

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21 août 2023 07:28

21 août 1853 : La France découvre la corrida

Le 21 août 1853, Bayonne est le théâtre de la première corrida « à l'espagnole » jamais organisée en France. Parmi les spectateurs figure l'épouse espagnole de Napoléon III, l'impératrice Eugénie de Montijo, à l'origine de cette initiative.

La tauromachie (du grec tauros, taureau, et machê,combat), remonte à l'Antiquité. Mais c'est seulement au XVIIIe siècle qu'elle a pris en Espagne la forme popularisée sous le nom de corrida, ou course de taureaux, avec mise à mort du taureau.

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20 août 2023 21:15

Merci et bonne nuit à tous !

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20 août 2023 07:42

Suite de l'article

20 août 1988 : Fin de la guerre Irak-Iran

Le 20 août 1988, à l'initiative de l'ONU, un cessez-le-feu met un point final à la guerre Irak-Iran déclenchée huit ans plus tôt par Saddam Hussein. Bénéficiant de l'appui des Américains, le dictateur irakien avait voulu tirer profit de l'état de guerre civile dans lequel était plongé son voisin et rival depuis la révolution islamique pour lui enlever la province pétrolifère de l'Arabistan. Dans les faits, l'Iran s'était vite ressaisi. Renforcé par l'épreuve, le régime khomeiniste obtient en fin de compte un retour aux frontières initiales... au prix d'un million de morts au total.

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20 août 2023 07:33

20 août 1866 :
Naissance du certificat d'études primaires.
Par la circulaire du 20 août 1866 Victor Duruy, ministre de l'Instruction publique de Napoléon III, institue un certificat d'études primaires destiné aux « élèves qui auraient subi avec succès un examen portant au moins sur l'enseignement obligatoire » (lecture, écriture, orthographe, calcul et système métrique).
L'organisation de l'examen est laissé à la libre discrétion des conseils généraux qui administrent les départements et il faudra attendre le 28 mars 1882 pour qu' un arrêté de Jules Ferry, ministre de l'Instruction publique sous la IIIe République, , organise l'examen sur une base nationale.
Le « certif » va très vite devenir le sésame des jeunes paysans méritants vers les emplois de la fonction publique et un moteur puissant d'ascension sociale.
Il va aussi contribuer à la sanctification de l'école et de la culture classique (souci de l'orthographe et de la calligraphie, passion pour l'Histoire...).
Pourtant, même après la Seconde Guerre mondiale, il ne sera octroyé qu'à la moitié de chaque classe d'âge, les instituteurs ne présentant à l'examen que leurs meilleurs éléments.

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