
Capusa06
Misterprof- a écrit :
27 septembre 1748 :
Abolition des galères.
Le 27 septembre 1748, une ordonnance du roi Louis XV abolit l'institution des galères et incorpore ces dernières dans la marine royale.
Les forçats sont désormais internés dans des prisons côtières ou dans des navires hors service, notamment à Toulon, dans ce qui sera le bagne.
C'est à Jacques Coeur, marchand et Grand Argentier du roi, que revint l'idée de recruter de force des rameurs à l'image de ce qui se faisait déjà sous l'Antiquité romaine.
Comme il faisait face à une pénurie d’embauche de marins qui menaçait son négoce, il proposa à Charles VII de procéder à des enrôlements de force et lui demanda d’autoriser l’utilisation des « méchantes gens » responsables de l’insécurité dans les villes, en tant que mariniers-avironneurs.
Le 22 janvier 1443, Charles VII, convaincu, se décida à suivre les conseils de son Argentier et lui accorda le « privilège » d’enrôler par tous les moyens, y compris la force, et à condition de leur fournir une convenable rémunération, les « personnes oyseuses, vagabondes et autres caïmans » qui troublaient l’ordre et la paix des cités du littoral.
Depuis 1560, où une ordonnance de Charles IX avait institué une peine de réclusion d'un minimum de dix ans, les condamnés étaient enchaînés à leur banc.
À leurs côtés, les engagés volontaires n'étaient pas enchaînés.
Quand la galère coulait, ceux-ci pouvaient tenter de survivre si, du moins, ils savaient nager.
Les condamnés quant à eux coulaient avec l'épave.
Les uns et les autres formaient la chiourme.
Les galères s'étaient multipliées au siècle suivant, sous le règne de Louis XIV.
Le Roi-Soleil avait manifesté sa volonté de dominer les mers comme le continent et il avait confié à son ministre Colbert le soin de créer une marine digne de ce nom, rivale des marines anglaise et hollandaise.
Colbert avait d'abord acheté des navires à l'étranger avant de lancer une industrie navale en France même.
Dès 1677, la France comptait 116 vaisseaux dont douze de premier rang, avec 74 à 120 canons.
Au total plus de 6000 canons.
Les galères royales basées à Toulon étaient au nombre d'une quarantaine.
Ces bateaux longs et bas, à un pont et deux mâts, étaient armés de canons à l'avant.
À l'arrière, ils étaient surmontés du carrosse ou tabernacle, où se tenaient les officiers.
Chaque galère était placée sous le commandement de quatre officiers d'épée (des gentilshommes).
Ils avaient sous leurs ordres une centaine de soldats, appelés bas-officiers, qui faisaient office de geôliers.
Parmi eux les argousins, qui ferraient les galériens, et les pertuisaniers, qui surveillaient ceux-ci lors des corvées.
Les rameurs étaient des esclaves turcs achetés sur les marchés de Livourne, de Gênes ou de Malte, ainsi que des condamnés de droit commun.
À ceux-là s'ajoutaient de malheureux vagabonds, des huguenots ou encore des faux-saulniers, coupables de contrebande sur le sel.
Ils dormaient ordinairement sur leur banc et vivaient dans une puanteur à peine supportable.
Saint Vincent de Paul s'était indigné mais en vain du sort de ces hommes.
Leur malheur était le prix à payer pour la gloire de la « Royale », surnom encore actuel de la marine française.
Capusa06 27 septembre 2023 10:15
27 septembre 1748
Abolition des galères
😄
Misterprof-
27 septembre 1748 :
Abolition des galères.
Le 27 septembre 1748, une ordonnance du roi Louis XV abolit l'institution des galères et incorpore ces dernières dans la marine royale.
Les forçats sont désormais internés dans des prisons côtières ou dans des navires hors service, notamment à Toulon, dans ce qui sera le bagne.
C'est à Jacques Coeur, marchand et Grand Argentier du roi, que revint l'idée de recruter de force des rameurs à l'image de ce qui se faisait déjà sous l'Antiquité romaine.
Comme il faisait face à une pénurie d’embauche de marins qui menaçait son négoce, il proposa à Charles VII de procéder à des enrôlements de force et lui demanda d’autoriser l’utilisation des « méchantes gens » responsables de l’insécurité dans les villes, en tant que mariniers-avironneurs.
Le 22 janvier 1443, Charles VII, convaincu, se décida à suivre les conseils de son Argentier et lui accorda le « privilège » d’enrôler par tous les moyens, y compris la force, et à condition de leur fournir une convenable rémunération, les « personnes oyseuses, vagabondes et autres caïmans » qui troublaient l’ordre et la paix des cités du littoral.
Depuis 1560, où une ordonnance de Charles IX avait institué une peine de réclusion d'un minimum de dix ans, les condamnés étaient enchaînés à leur banc.
À leurs côtés, les engagés volontaires n'étaient pas enchaînés.
Quand la galère coulait, ceux-ci pouvaient tenter de survivre si, du moins, ils savaient nager.
Les condamnés quant à eux coulaient avec l'épave.
Les uns et les autres formaient la chiourme.
Les galères s'étaient multipliées au siècle suivant, sous le règne de Louis XIV.
Le Roi-Soleil avait manifesté sa volonté de dominer les mers comme le continent et il avait confié à son ministre Colbert le soin de créer une marine digne de ce nom, rivale des marines anglaise et hollandaise.
Colbert avait d'abord acheté des navires à l'étranger avant de lancer une industrie navale en France même.
Dès 1677, la France comptait 116 vaisseaux dont douze de premier rang, avec 74 à 120 canons.
Au total plus de 6000 canons.
Les galères royales basées à Toulon étaient au nombre d'une quarantaine.
Ces bateaux longs et bas, à un pont et deux mâts, étaient armés de canons à l'avant.
À l'arrière, ils étaient surmontés du carrosse ou tabernacle, où se tenaient les officiers.
Chaque galère était placée sous le commandement de quatre officiers d'épée (des gentilshommes).
Ils avaient sous leurs ordres une centaine de soldats, appelés bas-officiers, qui faisaient office de geôliers.
Parmi eux les argousins, qui ferraient les galériens, et les pertuisaniers, qui surveillaient ceux-ci lors des corvées.
Les rameurs étaient des esclaves turcs achetés sur les marchés de Livourne, de Gênes ou de Malte, ainsi que des condamnés de droit commun.
À ceux-là s'ajoutaient de malheureux vagabonds, des huguenots ou encore des faux-saulniers, coupables de contrebande sur le sel.
Ils dormaient ordinairement sur leur banc et vivaient dans une puanteur à peine supportable.
Saint Vincent de Paul s'était indigné mais en vain du sort de ces hommes.
Leur malheur était le prix à payer pour la gloire de la « Royale », surnom encore actuel de la marine française.
delphinium29
et le 27 septembre
Le 27 septembre 1822, Jean-François Champollion, qui a fait à l'archéologie le sacrifice de sa santé et de sa jeunesse, perce le secret des hiéroglyphes. Grâce aux inscriptions trilingues de la pierre de Rosette, il devance son rival anglais Thomas Young...
Capusa06
27 septembre 1748
Abolition des galères
Le 27 septembre 1748, une ordonnance du roi Louis XV abolit l'institution des galères et incorpore ces dernières dans la marine royale. Les forçats sont désormais internés dans des prisons côtières ou dans des navires hors service, notamment à Toulon, dans ce qui sera le bagne.
Résurgence du travail forcé sur les navires
C'est à Jacques Coeur, marchand et Grand Argentier du roi, que revint l'idée de recruter de force des rameurs à l'image de ce qui se faisait déjà sous l'Antiquité romaine. Comme il faisait face à une pénurie d’embauche de marins qui menaçait son négoce, il proposa à Charles VII de procéder à des enrôlements de force et lui demanda d’autoriser l’utilisation des « méchantes gens » responsables de l’insécurité dans les villes, en tant que mariniers-avironneurs.
Le 22 janvier 1443, Charles VII, convaincu, se décida à suivre les conseils de son Argentier et lui accorda le « privilège » d’enrôler par tous les moyens, y compris la force, et à condition de leur fournir une convenable rémunération, les « personnes oyseuses, vagabondes et autres caïmans » qui troublaient l’ordre et la paix des cités du littoral. Ainsi Cœur venait-il de fonder les bases de ce vieux bagne, de cette institution qui plus tard, et durant des siècles, porterait le nom infamant de « galères ».
Depuis 1560, où une ordonnance de Charles IX avait institué une peine de réclusion d'un minimum de dix ans, les condamnés étaient enchaînés à leur banc. À leurs côtés, les engagés volontaires n'étaient pas enchaînés. Quand la galère coulait, ceux-ci pouvaient tenter de survivre si, du moins, ils savaient nager... Les condamnés quant à eux coulaient avec l'épave. Les uns et les autres formaient... la chiourme.
Naissance de la Royale
Les galères s'étaient multipliées au siècle suivant, sous le règne de Louis XIV. Le Roi-Soleil avait manifesté sa volonté de dominer les mers comme le continent et il avait confié à son ministre Colbert le soin de créer une marine digne de ce nom, rivale des marines anglaise et hollandaise.
Colbert avait d'abord acheté des navires à l'étranger avant de lancer une industrie navale en France même. Dès 1677, la France comptait 116 vaisseaux dont douze de premier rang, avec 74 à 120 canons. Au total plus de 6000 canons.
Les galères royales basées à Toulon étaient au nombre d'une quarantaine. Ces bateaux longs et bas, à un pont et deux mâts, étaient armés de canons à l'avant. À l'arrière, ils étaient surmontés du carrosse ou tabernacle, où se tenaient les officiers.
Chaque galère était placée sous le commandement de quatre officiers d'épée (des gentilshommes). Ils avaient sous leurs ordres une centaine de soldats, appelés bas-officiers, qui faisaient office de geôliers. Parmi eux les argousins, qui ferraient les galériens, et les pertuisaniers, qui surveillaient ceux-ci lors des corvées.
Les rameurs étaient des... esclaves turcs achetés sur les marchés de Livourne, de Gênes ou de Malte, ainsi que des condamnés de droit commun. À ceux-là s'ajoutaient de malheureux vagabonds, des huguenots ou encore des faux-saulniers, coupables de contrebande sur le sel. Ils dormaient ordinairement sur leur banc et vivaient dans une puanteur à peine supportable.
Saint Vincent de Paul s'était indigné mais en vain du sort de ces hommes. Leur malheur était le prix à payer pour la gloire de la « Royale », surnom encore actuel de la marine française.
Capusa06
delphinium29 a écrit :
Le 26 septembre 1859 paraît La Légende des Siècles, monument poétique de Victor Hugo. Le poète romantique s'est volontairement exilé à Guernesey pour protester contre le coup d'État de Napoléon III. Il acquiert avec cette œuvre une stature de prophète.
Nous sommes le 27 septembre 😀
Capusa06
La Journée européenne des langues a été créée à l’initiative du Conseil de l'Europe lors de l'Année européenne des langues en 2001 en partenariat avec la Commission européenne.
Elle est célébrée chaque année le 26 septembre.
Objectifs
La journée européenne des langues vise à :
célébrer la diversité linguistique et culturelle,
promouvoir la riche diversité culturelle et linguistique de l'Europe, qui doit être maintenue et cultivée
favoriser le plurilinguisme et la communication interculturelle,
permettre l'apprentissage des langues tout au long de la vie.
Elle est soutenue notamment par l’association mondiale d’espéranto : la langue internationale espéranto est un outil de communication neutre dont l’un des objectifs est la défense et la sauvegarde des langues nationales.
Outils
Le Centre européen des langues vivantes (CELV) propose de nombreuses activités via son site Internet, notamment autoévaluer son niveau en langues et en apprendre une ou plusieurs. Il est disponible en 37 langues.
Misterprof-
26 septembre 2019 :
Décès de Jacques Chirac, haut fonctionnaire et homme d'État français.
Né 29 novembre 1932, Jacques René Chirac est le fils de François Chirac (1898-1968), médaillé de la croix de guerre 1914-1918, décoré de la Légion d'honneur, employé de la Banque nationale pour le commerce et l'industrie (BNCI), directeur général de la société Henry Potez, en 1937 puis administrateur d'une filiale de la SNCAN, et de Marie-Louise Valette (1902-1973).
Tous deux sont issus de familles corréziennes laïques et républicaines.
Ses deux grands-pères sont des hussards noirs de la République, des instituteurs devenus directeurs d'école.
Il commence ses études à l'école communale de Sainte-Féréole (Corrèze), où il est scolarisé de 1940 à 1943, puis les poursuit en région parisienne (où son père, après avoir été employé de banque, est nommé directeur à la BNCI en 193619), tout d'abord au lycée Hoche de Versailles pendant un an, puis au cours Hattemer, au lycée Carnot et enfin au lycée Louis-le-Grand, où il obtient le baccalauréat en 1950, en section « mathématiques élémentaires » avec mention « assez bien ».
Après son baccalauréat, il fait une campagne de trois mois comme matelot sur un navire charbonnier, le Capitaine Saint-Martin, contre l'avis de son père et signe l’appel de Stockholm sur la non-prolifération des armes nucléaires.
De retour en France, il fait une année en « hypotaupe » au lycée Louis-le-Grand.
Le 17 octobre 1953, il se fiance avec Bernadette Chodron de Courcel (née en mai 1933), rencontrée à Sciences Po, qu'il épouse le 16 mars 1956 à Paris 6e, malgré les réticences de la famille de celle-ci vis-à-vis d'un jeune homme issu d'un milieu différent.
Il commence son service militaire le 15 avril 1955 à l'École de Cavalerie de Saumur, dont il sort huitième sur 118.
Le grade d'officier lui est refusé en raison de son passé communisant et il faut l'intervention des relations de la famille Chodron de Courcel pour l'obtenir.
Il en sort donc finalement comme sous-lieutenant de cavalerie.
En tant qu'élève de l'ENA, il aurait pu éviter de faire la guerre d'Algérie, mais il se porte volontaire et il est affecté, à partir du 1er avril 1956, au 11e puis 6e régiment de chasseurs d'Afrique, en poste à Souk-el-Arba dans le département de Tlemcen.
Au cours de son service militaire, il est blessé au visage, puis promu lieutenant au début de l'année 1957.
Il est libéré de son service militaire le 20 juillet 1957, le maintien sous les drapeaux ayant alors été porté à 27 mois.
Pierre Juillet, proche conseiller du Premier ministre Georges Pompidou, le fait entrer en novembre 1964 à la commission de développement économique régional du Limousin puis, le 14 mars 1965, Chirac est élu conseiller municipal de Sainte-Féréole (Corrèze).
Lors des élections législatives de 1967, Georges Pompidou souhaite qu'il se présente dans une circonscription parisienne, mais Jacques Chirac préfère Ussel (Corrèze), réputée être un bastion de gauche.
Il bénéficie du soutien de Marcel Dassault, ami de son père qui finance pour lui un hebdomadaire UDR ayant son siège à Limoges, L'Essor du Limousin et qui souhaite en faire un secrétaire d'État à l'Aviation civile.
Il l’emporte de justesse au second tour, face à Georges Émon, candidat du Parti communiste français.
Le 8 mai 1967, Jacques Chirac est nommé secrétaire d'État à l'Emploi auprès du ministre des Affaires sociales Jean-Marcel Jeanneney, dans le troisième gouvernement Pompidou, entamant une longue carrière ministérielle qui continue dans tous les gouvernements successifs, dirigés par Maurice Couve de Murville, Jacques Chaban-Delmas et Pierre Messmer, jusqu'en 1974.
Durant Mai 68, il joue un rôle capital lors des accords de Grenelle et devient l'archétype du jeune énarque brillant.
Après Mai 68, il est secrétaire d'État à l'Économie et aux Finances, d'abord sous l'autorité du gaulliste François-Xavier Ortoli dans le gouvernement Maurice Couve de Murville, puis de celle du libéral Valéry Giscard d'Estaing, après l'élection à la présidence de la République de Georges Pompidou et la formation du premier gouvernement Chaban-Delmas, en juin 1969.
Son épouse Bernadette,quant à elle, est élue conseillère municipale de Sarran en 1971 (et deuxième adjointe au maire à partir de 1977), ainsi que conseillère générale pour le canton de Corrèze en 1979.
De plus en plus proche de Georges Pompidou, il est choisi en juillet 1969 par le couple présidentiel pour devenir le premier directeur général de la Fondation Claude-Pompidou.
Il commence également, à cette époque, à se lier avec deux collaborateurs du président de la République qui deviennent ses deux principaux conseillers durant les années 1970, Pierre Juillet et Marie-France Garaud.
Le 7 janvier 1971, Jacques Chirac est nommé directement par l'Élysée, et sans l'aval du chef de gouvernement Jacques Chaban-Delmas, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des relations avec le Parlement.
Il obtient son premier poste gouvernemental d'importance le 5 juillet 1972, en étant nommé ministre de l'Agriculture et du Développement rural, dans le gouvernement Messmer.
Le 27 février 1974, probablement à la suite de l'affaire des écoutes du Canard enchaîné, il « échange » son poste avec celui de Raymond Marcellin, jusque-là ministre de l'Intérieur.
Il est Premier ministre de 1974 à 1976,sous la Présidence de Valéry Giscard d'Estaing.
Entretenant de mauvaises relations avec Giscard, il démissionne de Matignon et lance le Rassemblement pour la République (RPR), un parti politique se réclamant du gaullisme.
Tout en poursuivant sa carrière d'élu en Corrèze, il devient maire de Paris en 1977 et se présente sans succès à l'élection présidentielle de 1981.
Après la victoire de la droite aux élections législatives de 1986, il est désigné par le président socialiste François Mitterrand pour exercer à nouveau la fonction de Premier ministre, poste qu'il occupera de 1986 à 1988.
Il est battu au second tour de l’élection présidentielle de 1988 face au président sortant, puis prend la tête de l’opposition, bien que confronté par la suite à la popularité croissante d'Édouard Balladur.
En 1995, il est élu président de la République avec 52,6 % des voix au second tour, face au socialiste Lionel Jospin.
À la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale en 1997, il perd la majorité au Parlement et se voit contraint à une cohabitation avec Lionel Jospin, lors de laquelle a notamment lieu un référendum instaurant le quinquennat présidentiel.
Lors de l'élection présidentielle de 2002, il est réélu pour cinq ans avec 82,2 % des voix au second tour, bénéficiant d'un « front républicain » face au candidat du Front national, Jean-Marie Le Pen. Pendant son second mandat, après avoir lancé l'Union pour un mouvement populaire (UMP), il prend en 2003 la tête de l'opposition internationale à la guerre d'Irak lancée par le président américain George W. Bush, et s'implique pour le « oui » dans le référendum de 2005 sur la Constitution européenne, qui se solde par la victoire du « non ».
Victime d'un accident vasculaire cérébral en 2005, Jacques Chirac est dès lors frappé par des moments d'absence, des pertes de mémoire et est également atteint de forte surdité.
En septembre 2011, les avocats de l'ancien président indiquent qu'il n'est pas « en capacité » d'assister au procès des emplois fictifs.
Ses apparitions publiques se font de plus en plus rares.
Il est hospitalisé à plusieurs reprises dans les années 2010, notamment en décembre 2015 pour affaiblissement et en septembre 2016 à la suite d'une infection pulmonaire.
Il se déplace avec une canne puis en fauteuil roulant, tandis que sa surdité et ses difficultés pour communiquer s'accroissent.
Ainsi, il ne peut aller voter à l'élection présidentielle de 2012 et effectue sa dernière apparition publique le 21 novembre 2014, lors de la remise annuelle des prix de sa fondation.
Retiré de la vie politique, il siège jusqu’en 2011 au Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit en tant qu'ancien président de la République.
Jacques Chirac meurt d'une insuffisance rénale à son domicile parisien le 26 septembre 2019 à l'âge de 86 ans.
Les anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande ainsi que de nombreux élus et responsables politiques de tous bords lui rendent hommage, de même que de nombreuses personnalités politiques étrangères.
Plusieurs hommages lui sont également rendus en Corrèze, où un hommage officiel, à la demande de la famille et du département, se tient le 5 octobre 2019.
Le 29 septembre 2019, un hommage populaire lui est rendu aux Invalides, où le cercueil de l'ancien président recouvert du drapeau français est exposé pour que le public puisse venir se recueillir. Jacques Chirac est inhumé au cimetière du Montparnasse, auprès de sa fille Laurence.
FAE
"Thomas Stearns Eliot Né le : 26/09/1888
Décédé le : 04/01/1965
Poète britannique d'origine américaine (1888-1965) critique littéraire, auteur dramatique et lauréat du prix Nobel de littérature, célèbre pour son oeuvre poétique la Terre vaine (The Waste Land).
T. S. Eliot de son nom complet Thomas Stearns Eliot (26 septembre 1888 - 4 janvier 1965), est un poète, dramaturge et critique littéraire américain naturalisé britannique. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1948."
Capusa06
Wangari Muta Maathai, née Wangarĩ Muta et surnommée la femme qui plantait des arbres, née le 1er avril 1940 à Ihithe (colonie du Kenya) et morte le 25 septembre 2011 à Nairobi (Kenya), est une biologiste, professeure d'anatomie en médecine vétérinaire et militante politique et écologiste.
Le 8 octobre 2004, elle reçoit le prix Nobel de la paix pour « sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix » à la suite de son engagement contre la déforestation du Kenya. C’est la première femme africaine à recevoir cette distinction.
Biographie
Wangari Maathai est élevée dans les White Highlands (en) au centre du Kenya. Ses parents, du peuple kikuyu, sont des fermiers qui luttent pour la subsistance de leur tribu. Étant l'aînée d'une famille de six enfants, elle s'occupe de la majorité des tâches ménagères de la maisonnée. En 1948, grâce à la volonté de sa mère, Wangari Maathai entre à l'école primaire de Ihithe (Ihithe Primary School), alors que très peu de filles y accèdent.
Puis elle suit des études secondaires au Couvent Loreto, une école de filles de Limuru. En 1959 elle obtient son baccalauréat et en 1960 elle obtient une bourse du Students Airlifts Programme. Cette bourse, mise en place par Tom Mboya en collaboration avec l'African-American Students Foundation, permet à des étudiants kényans de terminer leurs études dans des universités américaines.
Elle devient ainsi, en 1964, la première femme d'Afrique de l'Est à obtenir une licence en biologie puis un doctorat au Mount Saint Scholastica College à Atchison, dans le Kansas. Elle poursuit ses études à Pittsburgh en Pennsylvanie jusqu’en 1966, année où elle retourne chez elle pour une brève période, avant de s'envoler pour l'Allemagne, où elle obtient un emploi à l'université de Munich. Elle rejoint ensuite l'Université de Nairobi pour travailler en médecine vétérinaire comme assistante de recherche auprès du Professeur Reinhold Hofmann et y obtient, en 1971, son Ph.D. (doctorat). Elle enseigne dès lors l'anatomie vétérinaire et devient par la suite doyenne de la faculté. En 2002, elle est professeure invitée au Global Institute of Sustainable Forestry de l'université Yale (Yale School of Forestry & Environmental Studies (en)).
Elle est membre honoraire du Club de Rome.
Elle meurt le 25 septembre 2011 à l'hôpital de Nairobi, des suites d'un cancer. Son corps est mis dans un cercueil confectionné en bambou et en fibres de jacinthe, pour respecter la demande qu'elle avait faite à sa famille de ne pas couper d'arbre pour fabriquer son cercueil. Le jour de la cérémonie, un arbre est planté par ses enfants et petits-enfants en présence de centaines de personnes, au Uhuru Park (Parc de la Liberté en Swahili) à Nairobi. Il s'agit du parc que Wangari Maathai a sauvé de la destruction en mettant en échec un projet de gratte-ciel que le régime autoritaire de l'ancien président Daniel arap Moi voulait construire à cet endroit.
Misterprof-
25 septembre 1969 :
Naissance de l'actrice et chanteuse britannique Catherine Zeta-Jones.
Elle nait à Swansea d’un père confiseur, David James Jones et d’une mère couturière d'origine irlandaise, Patricia Fair, de religion catholique.
Elle est ainsi prénommée en hommage à ses grands-mères Catherine Fair (du côté maternel) et Zeta Jones (du côté paternel), à qui elle doit son deuxième prénom qu'elle ajoute à son nom de scène.
Deuxième d'une fratrie de trois enfants, elle grandit dans le quartier de Mumbles et décrit son éducation comme « stricte », avec une mère « sévère mais gentille ».
Son frère aîné, David Jones (né en 1967), est responsable de développement dans le cinéma et son frère cadet, Lyndon Jones (né en 1972), est producteur pour la société Milkwood Films.
C'est parce qu'elle est une enfant hyperactive que ses parents l'inscrivent à des cours de danse à la Hazel Johnson School of Dance dès l'âge de quatre ans.
Elle y rencontre brièvement la célèbre chanteuse Shirley Bassey.
À l’âge de neuf ans, elle est choisie pour jouer July, l’une des orphelines de la comédie musicale Annie, qui est jouée dans le West End de Londres.
Deux ans plus tard, elle décroche le rôle principal de cette même comédie musicale, qui est cette fois jouée au Grand Théâtre de Swansea.
Elle débute sur scène dans les années 1980, puis elle obtient son premier rôle au cinéma dans Les Mille et Une Nuits (1990) de Philippe de Broca.
Elle poursuit ensuite sa carrière à la télévision, notamment avec la série The Darling Buds of May, qui la fait connaître en Grande-Bretagne.
Au début de son adolescence, ses capacités en danse lui permettent de devenir championne nationale de claquettes.
S'ensuivent plusieurs participations dans d'autres productions théâtrales.
En 1983, elle retrouve le West End et devient Tallulah, le personnage féminin principal de la pièce de théâtre Bugsy Malone.
Durant sa jeunesse, ses parents gagnent 100 000 livres sterling à un jeu d'argent (le Bingo), leur permettant notamment de financer les études de leur fille.
C'est ainsi que Catherine Zeta-Jones est scolarisée à la Dumbarton House School, une école privée de Swansea, mais elle prend la décision de la quitter avant d’obtenir son O-level, soit avant d’obtenir un diplôme lui permettant d’aller en classe de première.
Ensuite, elle part étudier dans une école d’arts à Chiswick, à l’ouest de Londres, où elle reste trois ans.
Elle est alors engagée pour faire partie de la troupe de The Pajama Game.
En 1987, sa carrière au théâtre prend une autre tournure par un coup de hasard.
Alors qu'elle sert de doublure dans la comédie musicale 42nd Street, Catherine Zeta-Jones remplace au pied levé l'actrice principale qui est tombée malade.
Elle se voit ainsi propulsée en haut de l'affiche.
Le producteur est tellement impressionné qu’il lui offre définitivement le rôle-titre pour les représentations suivantes.
À cette occasion, elle fait la rencontre du chanteur Freddie Mercury, qui vient l'encourager régulièrement.
En 1989, elle s'illustre dans le rôle de Mae Jones dans Street Scene, un opéra de Kurt Weill, qu'elle joue avec l'English National Opera.
Mais c’est en 1998, avec son interprétation d'Elena de la Vega dans Le Masque de Zorro de Martin Campbell, qu’elle devient mondialement connue.
L'actrice enchaîne ensuite plusieurs productions à gros budget et voit sa carrière évoluer grâce au film Traffic (2000) de Steven Soderbergh, qui lui offre sa première nomination aux Golden Globes.
Depuis 2000, elle est l'épouse de l'acteur américain Michael Douglas avec lequel elle a deux enfants.
En 2003, elle remporte l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation de Velma Kelly dans Chicago de Rob Marshall, obtenant ainsi la consécration de la profession.
En 2010, ses débuts à Broadway aux côtés d'Angela Lansbury dans A Little Night Music sont salués par l'octroi du Tony Award de la meilleure actrice dans une comédie musicale.
À partir du milieu des années 2010, elle délaisse le cinéma au profit d’un retour à la télévision.
Catherine Zeta-Jones. a souvent collaboré avec des réalisateurs de renommée mondiale comme Martin Campbell, Stephen Frears, Steven Soderbergh, Steven Spielberg, les frères Coen et Tim Burton pour ne citer qu’eux.
À l'écran, elle est connue pour avoir donné la réplique à Antonio Banderas, George Clooney, Brad Pitt, Tom Hanks ou encore Tom Cruise.