
Capusa06
12 août 1908
Henry Ford produit la première voiture de grande série
Le 12 août 1908, le constructeur américain d'automobiles Henry Ford présente la première voiture produite en grande série : le modèle T. Dans les vingt années qui suivent, son entreprise, la Ford Motor Company, va le vendre à quinze millions d'exemplaires.
Ce succès sans précédent inaugure une nouvelle révolution industrielle fondée sur deux piliers : la production standardisée en grande série et le travail à la chaîne, qui permettent d'abaisser les coûts de production, et l'octroi aux ouvriers de salaires assez élevés pour leur faire accepter un travail répétitif et contraignant.
Vers une production de masse standardisée
L'ingénieur américain Frederick Winslow Taylor avait analysé dès 1880, chez son employeur, l'entreprise sidérurgique Bethleem Steel Co, tous les travaux ouvriers. Il les avait décomposés en une succession d'opérations élémentaires très simples, chaque opération étant confiée à un ouvrier spécialisé. Ainsi, aucun ouvrier ne perdait de temps à passer d'une opération à une autre. Cette division du travail permit d'abaisser considérablement les coût de production. Elle devint très vite populaire dans les milieux industriels sous le nom d'« organisation scientifique du travail » (OST), aussi appelée « taylorisation » ou « taylorisme ».
Visionnaire, Henry Ford ne manqua pas de l'introduire dans son usine de Detroit, la Ford Motor Company, créée en 1903. Mais il ne s'en satisfit pas. Un jour de 1908, l'un de ses employés, William C. Klann, revint très impressionné d'une visite dans les abattoirs de l'Union Stock Yard, à Chicago, un ensemble industriel très impressionnant où étaient abattus, découpés et préparés la moitié des porcs du pays. Cette performance était rendue possible par une circulation des carcasses sur des tapis roulants et des chaînes, d'un poste de travail à l'autre.
« S'ils peuvent tuer cochons et vaches de cette façon, nous pouvons aussi fabriquer voitures et moteurs de cette façon », aurait déclaré Klann à l'un des responsables de Ford, Ed Martin. L'idée est reprise par le patron qui décide de faire circuler les véhicules en cours d'assemblage sur une « chaîne », d'un poste de travail au suivant, en prenant soin de chronométrer chaque tâche. Cela évitera aux ouvriers d'avoir à se déplacer et donc de perdre du temps ! Taylorisme et « travail à la chaîne » vont permettre la fabrication en grande quantité de la Ford T. Dès 1914, il ramène de 728 à 93 minutes le temps de montage de chaque voiture. Une Ford T « tombe de la chaîne » toutes les dix secondes !
Encore faut-il être assuré de trouver des débouchés pour absorber cette production ! Henry Ford parie sur le dynamisme de la société américaine, jeune, féconde, active, confiante en l'avenir. Il réussit pleinement son pari puisque son modèle T, « Tin Lizzie » de son petit nom, va ravir les classes moyennes et en particulier le monde rural. Vendu au prix initial de 850 dollars, soit deux fois que les modèles concurrents les moins chers, il va voir son prix chuter progressivement à 260 dollars grâce aux progrès de la mécanisation.
Henry Ford va produire deux mille voitures par jour dès 1916. Grâce à quoi le nombre d'automobiles en circulation aux États-Unis va progresser de 6 millions à 27 millions au cours des années 20, les Roaring Twenties (les « Années rugissantes » ; allusion au lion qui figure au générique des films de la XXth Century). À la veille de la Grande Dépression, on comptera déjà une voiture pour 6 habitants.
Aliénation ouvrière
Ford est ainsi à l'origine de la deuxième révolution industrielle. Cette révolution, induite par l'électricité, entraîne une rupture radicale par rapport à la première, née au XVIIIe siècle de l'usage de la vapeur. Les premières usines étaient organisées autour d'une grosse machine à vapeur qui générait l'énergie nécessaire aux différentes machines et sur ces machines s'activaient des ouvriers hautement qualifiés, héritiers directs des compagnons d'antan, solidaires, instruits et soucieux du travail bien fait.
L'électricité permet de concevoir des machines plus modestes et autonomes, à fonctionnement répétitif. Elle mène à l'« organisation scientifique du travail ». Celle-ci répond à l'afflux aux États-Unis, avant la Grande Guerre, d'innombrables immigrants illettrés et sans qualification professionnelle, en provenance de l'Europe orientale et du bassin méditerranéen. Elle permet de former en quelques minutes un ouvrier à son travail. Charlie Chaplin (Charlot) en a montré les excès dans son film Les temps modernes.
Dès 1913, Henry Ford doit pallier le caractère répétitif, ennuyeux et pour tout dire aliénant du travail à la chaîne. Désespérant de retenir ses ouvriers, il se résout du jour au lendemain à doubler leur salaire, et introduit le « five dollars day » (5 dollars par journée de huit heures, une aubaine pour l'époque), sinon pour tous ses ouvriers, du moins pour une partie. Cette mesure va valoir à l'industriel la fortune et une immense popularité en dépit de ses opinions antisémites. Dans les faits, par la suite, il se gardera d'augmenter les salaires de ses ouvriers plus que nécessaire.
Vers la fin de la classe ouvrière ?
La démarche d'Henry Ford, baptisée « fordisme » et reprise par toute l'industrie manufacturière, en Amérique du nord et en Europe occidentale, a permis à la classe ouvrière de rejoindre la classe moyenne avec des revenus tout à fait confortables. Ce miracle social a débouché sur la « société de consommation » avec ses excès qu'a dénoncés le philosophe Ivan Illich (La convivialité, 1975), et ses conséquences (la surexploitation des ressources naturelles et le réchauffement climatique).
On n'en est plus là... En ce début du XXIe siècle, la troisième révolution industrielle, fondée sur le microprocesseur, a rendu obsolète le travail à la chaîne et le taylorisme. Les tâches élémentaires de l'industrie sont de plus en plus assurées par des robots. Celles qui restent à la charge des humains sont délocalisées dans les pays à très bas salaires. Les usines d'automobile sont elles-mêmes devenues des lieux de haute technicité centrés sur la qualité et la gestion au plus juste, avec un personnel polyvalent et plutôt bien formé.
C'est désormais dans les activités de services (commerce, restauration, santé, domesticité...) que trouvent à s'employer les trop nombreuses personnes sans qualification ni instruction. Leurs salaires sont tirés à la baisse et non plus à la hausse, comme au temps d'Henry Ford, avec au final la réapparition d'une classe laborieuse pauvre comme aux premiers temps de la révolution industrielle.
FAE
"François Hollande, né le 12 août 1954 à Rouen (Seine-Maritime), est un haut fonctionnaire et homme d'État français. Il est président de la République française du 15 mai 2012 au 14 mai 2017.
Magistrat à la Cour des comptes et brièvement avocat, il est élu pour la première fois député en 1988. Il exerce la fonction de premier secrétaire du Parti socialiste (PS) de 1997 à 2008, pendant la troisième cohabitation puis dans l'opposition. Au niveau local, il est maire de Tulle de 2001 à 2008 et président du conseil général de Corrèze de 2008 à 2012.
Désigné candidat du PS à l'élection présidentielle de 2012 à l'issue d'une primaire à gauche, il est élu chef de l'État face au président sortant, Nicolas Sarkozy, avec 51,6 % des suffrages exprimés au second tour. Sa présidence est marquée par une augmentation de la fiscalité puis un virage social-libéral (le « pacte de responsabilité »), la loi sur le mariage homosexuel, la tenue de la Conférence de Paris sur le climat, des interventions militaires (au Mali, en Centrafrique et au Moyen-Orient), la crise migratoire en Europe et l'institution d'un état d'urgence à la suite de plusieurs attentats islamistes en France.
Confronté à de très faibles intentions de vote et à un risque d'échec à une primaire à gauche, il renonce à se porter candidat à un second mandat, ce qui constitue une première sous la Cinquième République. Il se tient en retrait lors de l'élection de 2017, n'apportant pas son soutien au candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon. Son ancien ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, lui succède. Après sa présidence, François Hollande ne siège pas au Conseil constitutionnel — dont il est membre de droit et à vie — et n'occupe pas de mandat ou fonction de premier plan, mais reste présent dans le débat public et la vie politique. "
FAE
"Marie François Sadi Carnot, plus souvent appelé Sadi Carnot, est un homme d'État français, né le 11 août 1837 à Limoges et mort assassiné le 25 juin 1894 à Lyon. Il est président de la République du 3 décembre 1887 à sa mort.
Respectivement fils et petit-fils des hommes politiques Hippolyte et Lazare Carnot, il effectue ses études supérieures à l’École polytechnique et à l’École nationale des ponts et chaussées (dont il sort major de promotion), puis devient ingénieur en Haute-Savoie.
Engagé en politique à partir de 1871 comme républicain modéré, il est député de la Côte-d'Or, préfet de la Seine-Inférieure, sous-secrétaire d'État puis ministre des Travaux publics et ministre des Finances. Il est également vice-président de la Chambre des députés et président de la commission du Budget.
À la fin de l’année 1887, à la suite de la démission du président Jules Grévy en raison du scandale des décorations, l’Assemblée nationale le place en tête du premier tour de l’élection présidentielle anticipée avec 36 % des suffrages, devant Jules Ferry, dont la candidature divise les parlementaires républicains. Au second tour, après le retrait de ce dernier, Sadi Carnot est élu face au général Saussier avec 74 % des voix.
Le président Carnot est rapidement confronté à une forte remise en cause des institutions républicaines avec la montée de l’antiparlementarisme, les succès électoraux du boulangisme et les attentats anarchistes, alors que se poursuit l’instabilité ministérielle et qu’éclate le scandale de Panama. Son mandat est également marqué par le centenaire de la Révolution française et l'Exposition universelle de Paris. En politique étrangère, il favorise la signature de l’alliance franco-russe avec l’empereur Alexandre III.
À quelques mois de la fin de sa présidence, alors qu’ont été votées des lois contre l’anarchisme et qu’il a refusé la grâce à plusieurs figures de ce mouvement (Ravachol, Vaillant, Henry), Sadi Carnot est mortellement poignardé par l’anarchiste italien Sante Geronimo Caserio au cours d’un déplacement officiel à Lyon, à l’âge de 56 ans. À l’issue de funérailles nationales à Notre-Dame de Paris, il est inhumé au Panthéon."
Misterprof-
11 août 1999 :
Une éclipse solaire totale est observable en Europe.
Ce fut la première éclipse totale visible depuis l'Europe depuis le 22 juillet 1990, la première visible en France depuis celle du 15 février 1961 et la première visible au Royaume-Uni depuis le 29 juin 1927.
Elle fut également la dernière du XXe siècle et du IIe millénaire, l'an 2000 n'ayant connu que des éclipses partielles.
Bien qu'étant d'une durée de totalité « moyenne », voire relativement courte, elle fut exceptionnelle au sens qu'elle fut sans doute l'une des éclipses totales ayant eu le plus d'observateurs de toute l'Histoire.
La Poste française a émis un timbre à cette occasion.
Capusa06
11 août 1856 : Suicide mystique de la nation Xhosa
De 1770 à la fin du XIXe siècle, on recense au total en Afrique australe neuf « guerres des frontières » ou « guerres cafres » (d'un mot hollandais qui désigne les Noirs). Elles opposent les colons Boers, de rudes paysans calvinistes d'origine franco-hollandaise, aux éleveurs Xhosas, des Bantous à peau noire venus du nord, qui se sont installés à l'ouest du fleuve Fish. Ces guerres s'intensifient lorsque les Britanniques, arrivés au Cap en 1815, repoussent les Boers plus loin vers le nord.
Les Xhosas tentent de résister y compris en adoptant les armes de l'ennemi : un journal en langue xhosa, Ikwesi (« L'Étoile du Matin ») est publié en 1841 et une traduction de l'Évangile établie en 1854.
Mais le désespoir guette. Une jeune fille de seize ans, Nongqawuse, reçoit en puisant de l'eau un message de l'au-delà et en parle à son oncle, le prophète Mhlakaza. Celui-ci croit comprendre le message : les Xhosas reprendront le dessus sur les Blancs et les rejetteront à la mer à une date bien précise, le 11 août 1856. Mais il faut qu'au préalable, ils abattent leurs troupeaux et brûlent leurs récoltes !... Une majorité de Xhosas prennent la prophétie au pied de la lettre et s'exécutent. Il s'ensuit une grande famine. On parle de 68 000 victimes, soit les deux tiers de la communauté xhosa. Les Britanniques peuvent dès lors s'emparer des terres sans coup férir.
FAE
"
Sadi Carnot (homme d'État)
Article
Président de la République française
3 décembre 1887 – 25 juin 1894
(6 ans, 6 mois et 22 jours)
Élection 3 décembre 1887
Président du Conseil Maurice Rouvier
Pierre Tirard
Charles Floquet
Charles de Freycinet
Émile Loubet
Alexandre Ribot
Charles Dupuy
Jean Casimir-Perier
Prédécesseur Jules Grévy
Successeur Jean Casimir-Perier
Ministre des Finances
16 avril 1885 – 11 décembre 1886
(1 an, 7 mois et 25 jours)
Président Jules Grévy
Gouvernement Brisson I
Freycinet III
Prédécesseur Jean-Jules Clamageran
Successeur Albert Dauphin
Ministre des Travaux publics
6 – 16 avril 1885
(10 jours)
Président Jules Grévy
Gouvernement Brisson I
Prédécesseur David Raynal
Successeur Charles Demôle
23 septembre 1880 – 14 novembre 1881
(1 an, 1 mois et 22 jours)
Président Jules Grévy
Gouvernement Ferry I
Prédécesseur Henri Varroy
Successeur David Raynal
Député
12 février 1871 – 3 décembre 1887
(16 ans, 9 mois et 21 jours)
Élection 8 février 1871
Réélection 1876
1877
1881
1885
Circonscription Côte-d'Or
Législature Assemblée de 1871
Ire, IIe, IIIe et IVe (Troisième République)
Groupe politique Gauche républicaine
Union démocratique
Union républicaine
Biographie
Nom de naissance Marie François Sadi Carnot
Date de naissance 11 août 1837
Lieu de naissance Limoges (France)
Date de décès 25 juin 1894 (à 56 ans)
Lieu de décès Lyon (France)
Nature du décès Assassinat
Sépulture Panthéon (Paris)
Nationalité Française
Parti politique Républicains modérés
Père Hippolyte Carnot
Fratrie Adolphe Carnot
Conjoint Cécile Dupont-White
Enfants Sadi Carnot
Ernest Carnot
François Carnot
Diplômé de Lycée impérial Bonaparte
École polytechnique
École des ponts et chaussées
Profession Ingénieur des ponts et chaussées
Haut fonctionnaire
Religion Catholicisme
Marie François Sadi Carnot, plus souvent appelé Sadi Carnot, est un homme d'État français, né le 11 août 1837 à Limoges et mort assassiné le 25 juin 1894 à Lyon. Il est président de la République du 3 décembre 1887 à sa mort.
Respectivement fils et petit-fils des hommes politiques Hippolyte et Lazare Carnot, il effectue ses études supérieures à l’École polytechnique et à l’École nationale des ponts et chaussées (dont il sort major de promotion), puis devient ingénieur en Haute-Savoie.
Engagé en politique à partir de 1871 comme républicain modéré, il est député de la Côte-d'Or, préfet de la Seine-Inférieure, sous-secrétaire d'État puis ministre des Travaux publics et ministre des Finances. Il est également vice-président de la Chambre des députés et président de la commission du Budget.
À la fin de l’année 1887, à la suite de la démission du président Jules Grévy en raison du scandale des décorations, l’Assemblée nationale le place en tête du premier tour de l’élection présidentielle anticipée avec 36 % des suffrages, devant Jules Ferry, dont la candidature divise les parlementaires républicains. Au second tour, après le retrait de ce dernier, Sadi Carnot est élu face au général Saussier avec 74 % des voix.
Le président Carnot est rapidement confronté à une forte remise en cause des institutions républicaines avec la montée de l’antiparlementarisme, les succès électoraux du boulangisme et les attentats anarchistes, alors que se poursuit l’instabilité ministérielle et qu’éclate le scandale de Panama. Son mandat est également marqué par le centenaire de la Révolution française et l'Exposition universelle de Paris. En politique étrangère, il favorise la signature de l’alliance franco-russe avec l’empereur Alexandre III.
À quelques mois de la fin de sa présidence, alors qu’ont été votées des lois contre l’anarchisme et qu’il a refusé la grâce à plusieurs figures de ce mouvement (Ravachol, Vaillant, Henry), Sadi Carnot est mortellement poignardé par l’anarchiste italien Sante Geronimo Caserio au cours d’un déplacement officiel à Lyon, à l’âge de 56 ans. À l’issue de funérailles nationales à Notre-Dame de Paris, il est inhumé au Panthéon. "
Misterprof-
10 août 1923 :
Naissance de Jean Graton, scénariste et dessinateur de bande dessinée français, emblématique de la bande dessinée franco-belge.
Il crée la bande dessinée Michel Vaillant dans le Journal de Tintin en 1957.
Jean Graton est fils unique.
Son père est commissaire au Club motocycliste nantais et organisateur de courses régionales.
À 11 ans, Jean Graton perd sa mère.
Son père l’élève désormais seul : il l’emmène assister, à l’âge de 14 ans, à ses premières 24 Heures du Mans.
Mais la guerre éclate et le père de Jean Graton est fait prisonnier par les Allemands.
À 16 ans, le jeune homme est contraint de se débrouiller seul.
Il entre au chantier naval où il passe un certificat d’aptitude professionnelle d'ajusteur.
Jean Graton a un goût certain pour le dessin.
C’est ce qui le conduit à s’imaginer un avenir dans la bande dessinée.
Or, à l’époque, le pays de cet art, c’est la Belgique.
Voilà pourquoi Jean Graton quitte sa terre natale en 1947 et débarque à Bruxelles .
Il commence par réaliser des dessins publicitaires avant d’être engagé en 1949 au journal Les Sports.
Deux ans plus tard, il se présente à l’agence World’s Press.
Installée dans la capitale belge, cette agence fournit des histoires complètes au journal Spirou et emploie des auteurs aussi prestigieux que Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon (les créateurs de Buck Danny).
Pendant un an, il illustre des Histoires de l’Oncle Paul, récits complets en quatre pages à vocation éducative et documentaire : c’est ainsi qu’il apprend le métier d’auteur de bandes dessinées.
Il a alors pour ambition de créer ses propres héros et d’écrire lui-même ses scénarios.
C’est la raison pour laquelle il propose ses services au journal Tintin, toujours pour réaliser des récits en quatre pages mais dont, cette fois, il est le scénariste : des histoires dont les thèmes sont très souvent sportifs.
En juin 1953, il signe enfin une histoire de fiction, La Première Ronde, qui a pour cadre le Grand Prix de Belgique de Formule 1 à Spa-Francorchamps.
André Fernez, le rédacteur en chef de Tintin, lui suggère alors d’imaginer un héros pilote de course.
Jean Graton doit d’abord trouver le nom de son personnage.
Celui-ci sera courageux : le patronyme « Vaillant » est parfait.
En face de chez Jean Graton habite un passionné de trial dont les deux fils pilotent les motos.
Le plus jeune des deux fils se prénomme Michel.
L’identité du héros sera Michel Vaillant.
S’inspirant toujours de ses voisins, Jean Graton dote Michel Vaillant d’un père et d’un frère, mais remplace les motos par des voitures.
À partir de 1957, quelques histoires en quatre pages consacrées à Michel Vaillant testent l’accueil du public.
Celui-ci est enthousiaste : les jeunes lecteurs de Tintin adoptent le héros de Jean Graton et le feu vert est donné pour la réalisation de la première aventure à suivre de Michel Vaillant.
C'est le grand départ.
Le premier long récit de la série, Le Grand Défi, paraît en 1959.
Tout au long des décennies suivantes et des soixante-dix tomes de sa saga automobile, Jean Graton crée un univers formidablement riche et cohérent.
Il imagine toute une galerie de personnages : le « clan » Vaillant, le pilote américain Steve Warson, adversaire numéro un des Vaillant, le Leader, et sa fille Ruth, les « méchants » Bob Cramer et Hawkins… et emmène ses lecteurs sur les circuits d'Europe et d'Amérique : Sebring, Le Mans, Indianapolis, Monaco…
Des circuits représentés avec d’autant plus de réalisme et de minutie que le dessinateur s’y rend en personne.
Jean Graton devient l’ami de nombreux pilotes, comme Jacky Ickx.
Certains, tels Alain Prost, avoueront devoir leur vocation à la lecture de Michel Vaillant.
En 1962, Jean Graton engage un assistant, le jeune Christian Denayer.
Après huit ans de collaboration, Christian Denayer part seconder Tibet.
Ce sera désormais une équipe, le Studio Graton, qui dessinera décors, voitures et figurants.
Au fil des décennies, les membres de cette équipe seront (dans l'ordre alphabétique) : Daniel Bouchez, Juan Castilla, Clovis, Jean-Luc Delvaux, Christian Lippens, Guillaume Lopez, Kamenica Nedzad, Christian Papazoglakis, Robert Paquet, Frédéric Pauwels, Paul Viseur et Scott Wood.
En 1966, en parallèle de Michel Vaillant, Jean Graton lance une nouvelle série, Les Labourdet.
Écrite par l’épouse du dessinateur, Francine Graton, et publiée dans l'hebdomadaire Chez Nous, cette saga familiale connaîtra neuf épisodes de quarante-quatre pages chacun.
En 1976, Jean Graton crée une nouvelle héroïne : Julie Wood, blonde championne de moto.
Après huit tomes (parus en albums chez Dargaud, puis aux éditions Fleurus), Julie Wood rejoindra Michel Vaillant et Steve Warson dans l'épisode Paris-Dakar.
En 1982, Jean Graton se lance dans un nouveau défi : la création de sa propre maison d’édition.
Les exploits de Michel Vaillant seront désormais publiés sous le label Graton éditeur.
En 1994, Philippe, l’un des fils de Jean Graton, écrit pour son père le scénario de La Piste de jade. L’essai est concluant : Philippe Graton devient le scénariste de la série Michel Vaillant, lui donnant un nouveau souffle, et lance parallèlement les Dossiers Michel Vaillant.
En 2004, Jean Graton décide de s’accorder une retraite bien méritée et arrête de dessiner, laissant crayons et plumes au Studio Graton qui se charge désormais de la totalité du travail graphique.
La même année, le ministre de la Culture français le fait commandeur dans l’Ordre des Arts et Lettres.
En 2005, en Belgique cette fois, il devient chevalier de l’Ordre de Léopold.
La même année, il reçoit, pour l'ensemble de sa carrière, le Grand Prix Saint-Michel, principal prix de bande dessinée belge.
En 2011, son épouse Francine meurt.
De son confortable lieu de retraite bruxellois, Jean Graton observe avec intérêt et bienveillance la création d'une nouvelle saison de Michel Vaillant sur l'impulsion de son fils Philippe et les éditions Dupuis.
Signé Philippe Graton et Denis Lapière pour le scénario, Benjamin Benéteau et Marc Bourgne pour le dessin, le premier tome du nouveau Michel Vaillant, intitulé Au nom du fils, sort en novembre 2012.
Le 18 juin 2017, une Vaillante Rebellion (Piquet-Heinemer-Beche) se classe troisième des 24 Heures du Mans et son pilote monte sur le podium.
Mais elle est disqualifiée à la suite d'un trou dans la coque, interdit par le règlement.
La Vaillante numéro 31 pilotée par Julien Canal, Nicolas Prost, Bruno Senna et Filipe Albuquerque remporte le championnat du monde d'endurance 2017 de sa catégorie en terminant quatre fois en première position et quatre fois sur le podium sur les neuf courses du championnat.
Jean Graton meurt à Bruxelles le 21 janvier 2021 à l'âge de 97 ans.
Capusa06
10 août 1826
Premiers omnibus à Nantes
Le 10 août 1826, Stanislas Baudry ouvre à Nantes la première ligne de transports en commun du monde... si l'on met à part la tentative de Blaise Pascal, à Paris le 18 mars 1662 .
La ligne nantaise relie les quartiers de Richebourg et Salorges avec deux voitures à chevaux d'une capacité de 16 personnes chacune...
Au XVIIe siècle, en France, les gens de bien pouvaient faire appel à des chaises à porteur pour se déplacer en ville.
Mais vers 1617, un certain Nicolas Sauvage, facteur des maîtres des coches d'Amiens, a l'idée des premières voitures de louage, les ancêtres des taxis. Il ouvre vers 1640 un dépôt à Paris, rue Saint-Martin, pour une vingtaine de voitures. Comme le dépôt est situé en face d'un hôtel à l'enseigne de Saint Fiacre, les voitures ne tardent pas à emprunter le nom de ce saint, patron des jardiniers et des bonnetiers.
L'idée de liaisons urbaines régulières est inventée un peu plus tard par le génial Blaise Pascal, qui n'en est pas à une invention près. Le savant s'associe pour l'occasion avec le duc de Rouanez et les marquis de Sourches et de Crénan.
Il obtient par lettres patentes du roi Louis XIV le privilège d'ouvrir cinq lignes au départ du palais du Luxembourg, avec des horaires fixes. L'une d'elles doit faire le tour de Paris par le Luxembourg, la porte Saint-Antoine, Saint-Roch, Montmartre et la Bastille.
L'exploitation des cinq lignes débute le 18 mars 1662 (Pascal, qui a investi sa fortune et ses dernières forces dans le projet décèdera quelques mois plus tard).
Le parcours de base coûte cinq sous (ou sols), soit l'équivalent d'une livre de viande. Précisons que le salaire moyen d'un ouvrier de manufacture se situe à l'époque aux alentours de 8 sols par jour.
Tout serait allé pour le mieux si les parlementaires ne s'en étaient mêlés. Ces nouveaux nobles imbus de leurs privilèges ne supportent pas la perspective de partager les « carrosses à cinq sols » avec des gens de peu. Ils ne les autorisent qu'à la condition que « soldats, pages, laquais et autres gens de bras » en soient exclus !
Soit en raison de cette interdiction faite à une partie des citadins, soit en raison du prix élevé du parcours de base, la compagnie ne tarde pas à péricliter. Elle arrête son activité au bout de 15 ans.
Omnibus, un mot plein d'avenir
À Nantes, au début du XIXe siècle, un jeune homme, Étienne Bureau, imagine de transporter les employés de son grand-père, un armateur, entre ses bureaux de la rue Jean-Jacques Rousseau et les services de la Douane, dans le quartier de Salorges.
Le véhicule stationne devant la boutique d'un chapelier nommé Omnès, dont l'enseigne indique « Omnes Omnibus », ce qui signifie en latin de cuisine : Omnès pour tous ! C'est ainsi que les usagers de la ligne prennent l'habitude de dire : « Je prends (ou je vais à)... l'omnibus ! » Le mot va faire le tour du monde et se décliner de toutes les façons possibles dans toutes les langues : bus, autobus...
Dans le même temps, dans la même ville, Stanislas Baudry, un colonel en demi-solde de l'armée de Napoléon, monte une minoterie dans le quartier de Richebourg. Pour utiliser au mieux la vapeur de son usine, il crée un établissement de bains à côté de celle-ci. Et il a lui aussi l'idée d'ouvrir une ligne régulière de transport pour amener les habitants du centre de Nantes dans son établissement.
Très vite, Stanislas Baudry s'aperçoit que les Nantais utilisent sa ligne de transport pour leurs propres besoins et non pour les bains. Il comprend qu'il y a là une perspective de marché. C'est ainsi qu'il abandonne la minoterie et obtient de la municipalité de Nantes l'autorisation d'ouvrir la première ligne régulière d'omnibus !
L'entrepreneur étend son activité à Paris dès le 30 janvier 1828 en inaugurant l'Entreprise Générale des Omnibus. Le succès est là aussi au rendez-vous, les omnibus se révélant beaucoup moins coûteux que les fiacres, l'équivalent de nos modernes taxis .
Mais Stanislas Baudry est très vite laminé par la concurrence. Déprimé, il se suicide en 1830 en se jetant dans le canal Saint-Martin, près de son entrepôt.
Dans un premier temps, en effet, les compagnies d'omnibus se multiplient.
Leurs voitures se distinguent par des variations de couleurs et des noms pittoresques : Dames blanches, Tricycles, Favorites, 0rléanaises, Batignollaises... Plus tard arrivent les Hirondelles, les Gazelles, les Excellentes et les Constantines. Ces véhicules offrent tous quinze places, sans impériale.
Peu à peu, l'activité se concentre et en 1855, les transports en commun à Paris ne sont plus le fait que d'une seule compagnie, la Compagnie générale des Omnibus. À cette époque, l'idée a déjà fait le tour du monde...
Misterprof-
9 août 1963 :
Naissance de la chanteuse Whitney Houston.
Whitney Elizabeth Houston est une chanteuse, actrice, productrice de musique et mannequin américaine.
Fille de John Russel Houston Jr. et Cissy Houston, choriste rhythm and blues renommée aux États-Unis, et cousine de la chanteuse Dionne Warwick, elle grandit dans un environnement musical. Enfant, elle chante dans l'église baptiste de Newark, la New Hope Baptist Church avec le souhait de devenir choriste comme sa mère.
Elle chante son premier solo à l'âge de onze ans.
Elle se produit professionnellement pour la première fois dès son adolescence, comme choriste de Chaka Khan, Jermaine Jackson, Lou Rawls et des Neville Brothers.
Elle apparaît également comme chanteuse principale sur le single de Michael Zager Band, Life's a Party en 1978 ainsi que sur plusieurs chansons de l'album du même nom en tant que chanteuse principale ou choriste.
À la même époque, Whitney fait du mannequinat, allant jusqu'à être en couverture de grands magazines américains comme Glamour et Seventeen en 1981.
En 1983, Whitney Houston signe un contrat avec Clive Davis, le président de la maison de disques Arista.
Deux ans passent avant que ne sorte son premier album.
Il s'intitule Whitney Houston, paraît début 1985 et génère trois singles classés numéro un : Saving All My Love for You, How Will I Know et Greatest Love Of All.
Cet album connaît alors un succès considérable et atteint la première place aux États-Unis (où il est disque de diamant avec plus de treize millions d'exemplaires vendus), devenant ainsi la meilleure vente d'un premier album pour un artiste solo ; ce disque connaît également un grand succès international, avec près de vingt-cinq millions d’exemplaires vendus à ce jour.
Whitney Houston passe les deux années suivantes en tournée (le Greatest Love Tour) pour la promotion de cet album.
D'autres succès suivent en 1987 et 1988 : le deuxième album, baptisé simplement Whitney (qui paraît en juin 1987), est, dès sa sortie, en première position du top albums américain.
En 1988, aux trentièmes Grammy Awards, elle est nommée dans trois catégories, dont celle de l'Album de l'année ; elle remporte son second « Grammy » pour la meilleure performance pop d'une chanteuse pour I Wanna Dance With Somebody.
Après la sortie de l'album, Whitney Houston embarque pour le Moment of Truth World Tour qui sera l'une des dix plus grandes tournées de cette période.
En 1988, elle enregistre un single pour les Jeux olympiques d'été à Séoul, intitulé One Moment in Time, qui atteint le Top 5 aux États-Unis, et le numéro un au Royaume-Uni et en Allemagne. Parallèlement, elle soutient des œuvres de charité, des organisations aidant les enfants et la jeunesse, et des organismes de lutte contre le SIDA.
En 1989, elle fonde la Whitney Houston Foundation For Children Inc., qui apporte son soutien aux enfants sans-abri et malades.
En 1990, paraît son troisième album I'm Your Baby Tonight qui connaît lui aussi un grand succès international,.
Même s'il se vend un peu moins que les deux disques précédents. Il génère néanmoins deux tubes classés numéro un : I'm Your Baby Tonight et All The Man That I Need.
Cet album marque également sa première collaboration avec le duo de producteurs L.A. Reid et Babyface qui confère un côté plus Urban-Soul à l'album.
Babyface devient son auteur-compositeur-producteur favori : on le retrouve dans la plupart de ses futurs projets et dans tous ses albums.
Ses débuts la placent donc immédiatement au sommet, rejoignant d'autres artistes américains de la même époque qui connaissent eux aussi un succès considérable, comme Michael Jackson, Madonna ou Prince.
Et les années qui suivent réservent encore à l'artiste d'autres moments de gloire.
Durant les années 1990, Whitney Houston sort moins de disques que dans les années 1980.
Sa carrière et sa vie sont cependant très actives : elle se tourne vers le cinéma, la musique de bande originale et met au monde une fille, Bobbi Kristina, le 4 mars 1993.
Son premier film Bodyguard (1992) avec Kevin Costner, engendre un chiffre d'affaires de plus de 410 millions de dollars au box-office.
La bande originale de Bodyguard devient la deuxième musique de film la plus vendue dans le monde après Saturday Night Fever, notamment grâce à la célèbre chanson I Will Always Love You (écrite et d'abord interprétée par Dolly Parton), qui devient l'un des plus grands hits de Whitney, se classant no 1 un peu partout dans le monde en 1992-1993.
D'autres extraits de cette bande originale, tels I'm Every Woman et I Have Nothing, deviennent également des tubes internationaux atteignant le Top 10 dans de nombreux pays.
Whitney Houston connaît ainsi la consécration alors qu'elle n'a pas encore 30 ans.
En 1995, sur sa lancée, elle joue dans Où sont les hommes ?, qui est un succès aux États-Unis tout comme la bande musicale originale, entièrement composée et produite par Babyface et qui comporte trois nouvelles chansons.
Le troisième film La Femme du pasteur (1996), comédie romantique, n'a pas le même succès.
Mais la bande originale du film lui permet de retourner à ses racines gospel.
Cet album comporte quinze nouvelles chansons dont quatorze écrites par Whitney ; plusieurs tubes en seront tirés dont Step by Step.
En 1997, elle interprète, aux côtés de Brandy et Whoopi Goldberg, le rôle de la fée-marraine dans le téléfilm La Légende de Cendrillon, dont elle est l'une des productrices.
Sa carrière musicale se poursuit avec la sortie de My Love Is Your Love en novembre 1998.
C'est son premier album depuis huit ans : depuis 1990, Whitney Houston n'a enregistré que des chansons pour bandes originales de films.
On y découvre un son différent, avec des titres écrits et produits par des musiciens produisant le son du moment : Rodney Jerkins, Babyface, Missy Elliott, Lauryn Hill, Wyclef Jean, Jerry Duplessis, Soulshock & Karlin.
D'autres chansons de cet album correspondent à un style plus habituel (les balades de Diane Warren et David Foster).
L'album est un succès, il produit cinq tubes (When You Believe — duo avec Mariah Carey —, Heartbreak Hotel, It's Not Right But It's Okay, My Love Is Your Love et I Learned From The Best), et se vend à l'époque à plus de treize millions d'exemplaires à travers le monde.
Le titre When You Believe qu'elle interprète en duo avec Mariah Carey, extrait de la bande originale du long métrage d'animation Le Prince d'Égypte du studio DreamWorks, est un succès et remporte même l'Oscar de la meilleure chanson de film à la 71e cérémonie des Oscars en février 1999.
En 1999, elle apparaît aux côtés de Brandy, Cher, Tina Turner, Mary J. Blige et Leann Rimes, lors du concert caritatif Divas Live 1999.
Durant ces années 1990, Whitney Houston connaît encore un succès important et figure toujours parmi les chanteuses en vogue, mais les années 2000 se révéleront moins fructueuses pour l'artiste.
En 2000, Whitney Houston sort sa première compilation en deux disques sous le titre Whitney, The Greatest Hits.
Cet opus comprend ses plus grands tubes dont If I Told You That qu'elle reprend en duo avec George Michael, et des inédits tels que Could I Have This Kiss Forever en duo avec Enrique Iglesias, Same Script, Different Cast en duo avec Deborah Cox ou encore Fine.
La compilation est un succès international et se vend à 10 millions d'exemplaires dans le monde. Elle sera suivie en 2001 d'une nouvelle compilation intitulée Love, Whitney (une compilation de ses plus belles ballades).
Toujours en 2001, elle participe au concert des trente ans de carrière solo de Michael Jackson où elle interprète Wanna Be Startin' Somethin' avec Usher et Mýa.
Mais cette prestation inquiète les fans de l'artiste et la presse ; en effet, Whitney Houston apparaît sur scène amaigrie et mal assurée dans son interprétation vocale, alimentant alors les rumeurs sur son état de santé.
Elle sera, quelque temps après, l'invitée d'une émission de télévision américaine où elle tentera de s'expliquer sur sa situation.
En 2002, elle apparaît aux côtés de Céline Dion, Cher, Shakira, Anastacia et Dixie Chicks, pour le concert caritatif Divas Live : Las Vegas.
En novembre de cette année, paraît son nouvel album studio intitulé Just Whitney accompagné de plusieurs singles, et contenant 11 chansons dont Whatchulookinat (contraction de What Are You Looking At?) et son remix de P. Diddy qu'elle interprète en featuring avec celui-ci.
L'album ne connaît qu'un succès modéré.
En 2003, elle collabore au concert caritatif Divas Live : Divas Duets, aux côtés de Beyoncé, Chaka Khan, Mary J. Blige, Céline Dion et Shania Twain.
À la fin de l'année 2003, la chanteuse sort son sixième album, One Wish: The Holiday Album, un disque ayant pour thème Noël (une première pour l'artiste), qui n'aura pas vraiment de succès.
En 2007, Sony Music sort en Europe la compilation The Ultimate Collection, comprenant les plus grands hits de sa carrière ainsi qu'un DVD de vidéoclips.
Dans un même temps, le titre It Isn't, It Wasn't, It Ain't Never Gonna Be, interprété avec Aretha Franklin en 1989, est inclus dans la compilation Jewels In The Crown : All-Star Duets With The Queen d'Aretha Franklin.
Prise par des problèmes d'ordre privé, Whitney Houston ne publiera son nouvel album studio I Look to You, orienté RnB, que plusieurs années plus tard, le 31 août 2009.
Le premier single extrait est I Look To You.
Le deuxième single sera Million Dollar Bill (écrit par Alicia Keys).
Dès la première semaine, l'album se classe no 1 au prestigieux Billboard 200 avec 464 000 albums vendus, ce qui n'était plus arrivé depuis 16 ans.
L'album est également en tête un peu partout en Europe.
Peu avant la sortie de son album, elle se produit dans un concert lors de l’émission Good Morning America, où elle n'arrive pas à assurer vocalement l'ensemble de sa prestation.
Une interview avec Oprah Winfrey est enregistrée, courant septembre 2009.
Durant celle-ci, elle interprète un morceau de son nouvel album I Didn't Know My Own Strength (écrit par Diane Warren).
Elle se voit remettre le prix de la meilleure artiste internationale, lors des American Music Awards. Une distinction seulement décernée aux artistes dont le rang de superstar est reconnu mondialement.
C'est donc la deuxième artiste féminine de l'histoire des AMA, après Beyoncé, à avoir reçu ce prix.
En décembre 2009, elle entame une tournée mondiale à travers l'Europe, l'Asie et l'Australie.
Après un concert approximatif en Australie, la presse se déchaîne.
Concert après concert, elle fait l'objet de mauvaises critiques au sujet de ses prestations vocales. On apprendra plus tard qu'elle souffrait d'une infection des cordes vocales, ce qui la conduira, en mai 2010, à une brève hospitalisation à Paris.
Malgré cette mauvaise publicité, la chanteuse a prouvé à plusieurs reprises durant sa tournée, baptisée Nothing But Love, qu'elle possédait encore une grande partie des capacités vocales qui lui avaient valu le surnom de The voice.
En 2010, une réédition de son premier album Whitney Houston, The Deluxe Anniversary, comprenant de nombreux titres bonus et un DVD, sort dans les bacs.
Début 2011, paraît une compilation nommée The Essential Whitney Houston.
Le 23 septembre 2011, Whitney Houston confirme sa présence dans le film Sparkle.
Elle doit être la productrice exécutive sur ce film, avec un scénario de Mara Brock Akil (en) et réalisé par Salim Akil, pour y interpréter le rôle d'une chanteuse de Gospel et mère des trois membres des Supremes.
Le tournage prend fin en novembre 2011 et le film sortira aux USA le 10 août 2012.
Le 11 février 2012 dans l'après-midi, Whitney Houston est retrouvée inanimée par ses gardes du corps, dans la baignoire de la suite 434 du Beverly Hills Hilton Hotel, où elle séjournait.
Des médicaments sont retrouvés auprès d'elle et sa mort est confirmée peu après l'arrivée des ambulanciers.
Des membres du personnel de sécurité de l'hôtel auraient vainement tenté de la ranimer, avant l'arrivée des secours.
Son corps est emmené le lendemain matin à la morgue.
Âgée de 48 ans, la chanteuse devait figurer le soir même parmi les invités du gala du producteur Clive Davis, soirée qui précédait la 54e cérémonie des Grammy Awards du 12 février.
Le rapport médical révélera qu'une noyade, provoquée par une maladie cardiovasculaire et la cocaïne, est à l'origine de sa mort.
Sa fortune, lors de son décès, est estimée à vingt millions de dollars.
Les obsèques de Whitney Houston ont lieu le 18 février 2012 à Newark en présence notamment de sa cousine Dionne Warwick, maîtresse de cérémonie, d'Alicia Keys, de Stevie Wonder et de Kevin Costner.
La famille souhaitant une cérémonie privée, une seule caméra est autorisée à filmer l'intégralité des obsèques placées sous le signe du gospel.
Les proches de la diva lui rendent un ultime hommage durant près de quatre heures.
Stevie Wonder interprète une version réécrite de Ribbon in the Sky et Love's in Need of Love Today, R. Kelly chante I Look to You et Alicia Keys interprète Send Me an Angel.
À la fin de la cérémonie, le cercueil de la chanteuse quitte l'église sur la I Will Always Love You de Whitney Houston elle-même, suivi par sa mère, Cissy et sa fille Bobbi Kristina.
Elle est inhumée le lendemain dans la plus stricte intimité.
Whitney Houston repose auprès de son père au Fairview Cemetery de Westfield (New Jersey).
Capusa06
9 août 1982 : Attentat de la rue des Rosiers
Le 9 août 1982, à l'heure du déjeuner, une poignée d'hommes armés force l'entrée de Goldenberg, un populaire restaurant juif de la rue des Rosiers (Paris). Il lance une grenade dans la salle et tire sur les convives avant de s'enfuir. On compte six morts et 22 blessés. L'émotion est immense en France où l'on découvre une nouvelle réalité, le terrorisme. Il s'agit du deuxième attentat qui vise la communauté juive française après l'explosion d'une bombe devant la synagogue de la rue Copernic (Paris), qui avait fait 4 morts le 3 octobre 1980.
Le groupe palestinien Abou Nidal est fortement suspecté d'être à l'origine de l'attentat mais il n'est pas pour autant mis en cause par le juge Jean-Louis Bruguière auquel a été confié l'enquête et l'on murmure que la raison d'État aurait en la circonstance pris le pas sur la justice.
Dans le souci de jeter malgré tout des coupables en pâture à l'opinion, le président François Mitterrand demande à la cellule antiterroriste de l'Élysée de mener sa propre enquête. Sous la supervision du capitaine Paul Barril, elle débouche sur une grossière mystification avec l'inculpation frauduleuse d'un groupe de sympatisants de l'IRA, les « Irlandais de Vincennes », qui seront mis hors de cause après de scabreuses péripéties.
