
Misterprof-
17 février 1946 :
Naissance de l'acteur André Dussollier.
Ses parents, François (1915-2010) et Marie-Louise (1916-2001), étaient percepteurs.
Il passe son enfance entre Cruseilles (Haute Savoie) et Étrigny (Saône et Loire).
Il ressent très vite le goût de la comédie et, à 10 ans, il monte sur scène lors d'une représentation scolaire de L'Enfant et la Rivière.
Mais après son bac, son père le pousse à suivre des études universitaires.
Il entame donc des études de lettres modernes et de linguistique à Grenoble où il obtient deux licences et une maîtrise.
Cependant, sa passion pour la comédie ne l'a pas abandonné, et il décide de partir pour Paris afin d'y devenir acteur.
Il y arrive à 23 ans et suit les cours d'art dramatique de Jean Périmony, pour préparer l'entrée au Conservatoire.
Il y est admis et en sort avec un premier prix (promotion 1972).
Les portes de la Comédie-Française lui sont alors grandes ouvertes.
Il en devient pensionnaire durant une saison à partir de 1972.
Cette même année, il obtient le premier prix de comédie avec Francis Perrin.
François Truffaut, qui l'avait remarqué au Conservatoire dans sa prestation de Léonce et Léna de Büchner, aux côtés de Jacques Spiesser, lui offre son premier grand rôle au cinéma dans Une belle fille comme moi.
Depuis, André Dussollier alterne films populaires et films d'auteur, notamment avec Alain Resnais.
Grand amateur de radio, il interprète, en 1991, le rôle de Prisca dans la dramatique d'André Targe Lettres d'Aymonville pour l'Atelier de création du Grand Ouest de Radio France, aux côtés de Cécile Backès et de Paul Le Person.
Il remporte le César du meilleur acteur en 1998 pour son rôle dans On connaît la chanson, d'Alain Resnais, le César du meilleur acteur dans un second rôle en 1993 pour Un cœur en hiver, de Claude Sautet, ainsi qu'en 2002 pour son interprétation du chirurgien militaire dans La Chambre des officiers, de François Dupeyron.
En 1995, il prête sa voix dans le documentaire Le siècle Stanislavsky, avec Jacques Frantz, Michel Papineschi, et Annie Balestra.
Il reçoit le 7 d'or du meilleur acteur en 1985 pour Music Hall, de Marcel Bluwal.
Il enregistre la voix off du film Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet en 2000.
Il prête également sa voix à la lecture de quelques textes d'À la recherche du temps perdu, de Marcel Proust, pour les éditions Thélème.
En 2005, il forme avec Catherine Frot le duo Bélisaire et Prudence Beresford dans la comédie policière Mon petit doigt m'a dit, d'après le roman d'Agatha Christie.
Le duo se retrouve par la suite dans Le crime est notre affaire en 2008 et Associés contre le crime en 2012.
Il participe à une anthologie des films de Georges Méliès, parue en DVD en 2008, en lisant les commentaires de l'auteur sur les films.
En 2010, il prête sa voix pour promouvoir le vin de la maison de champagne de Passy-Grigny, dans une vidéo de présentation du village.
André Dussollier a aussi interprété la voix française du narrateur dans les documentaires de la BBC Sur la terre des dinosaures et Sur la terre des géants.
En 2013, il s'improvise entraineur de catch dans la comédie Les Reines du ring de Jean-Marc Rudnicki.
En 2014, il incarne le père de Léa Seydoux dans La Belle et la Bête de Christophe Gans, nouvelle adaptation du fameux conte.
Dans un autre registre, il incarne le consul général de Suède Raoul Nordling, opposé au gouverneur militaire Dietrich von Choltitz incarné par Niels Arestrup, dans le film Diplomatie de Volker Schlöndorff.
En janvier 2018, il devient parrain de l'association 123 Action, aux côtés de Gregory Prenleloup .
En 2019, dix-huit ans après Tanguy, André Dussolier et Sabine Azéma retrouvent leurs rôles respectifs dans Tanguy, le retour, d'Étienne Chatiliez.
Il tourne également dans la comédie dramatique Fourmi, de Julien Rappeneau.
En 2021, il tient le rôle du chef du BEA dans le thriller Boîte noire de Yann Gozlan, porté par Pierre Niney.
Dans un registre plus comique, il prend part avec Jérôme Commandeur à la comédie Attention au départ ! de Benjamin Euvrard.
Il tient également son premier rôle majeur dans la série téléviséeCellule de crise.
Enfin, il tourne dans Tout s'est bien passé de François Ozon, dans lequel il tient le rôle d'un homme souhaitant avoir recours au suicide assisté après son hospitalisation à la suite d'un accident vasculaire cérébral.
Il partage l'affiche avec Sophie Marceau qui joue le rôle de sa fille, Emmanuèle Bernheim, qui est l'autrice du roman biographique adapté ici.
En 2022, il retrouve Jean-Pierre Jeunet dans le film Big Bug dans lequel il prête sa voix à un robot reprenant les traits d'Albert Einstein.
Dans la comédie politique Le Tigre et le Président de Jean-Marc Peyrefitte narrant la courte présidence de Paul Deschanel interprété par Jacques Gamblin, il tient le rôle de Georges Clemenceau.
Toujours présent à la télévision, il joue dans la comédie satirique Juliette dans son bain de Jean-Paul Lilienfeld, diffusée sur Arte.
Enfin, il partage avec José Garcia l'affiche du film Le Torrent d'Anne Le Ny.
En 2023, il joue dans le film catastrophe En plein feu de Quentin Reynaud.
Il forme un duo père-fils avec Alex Lutz qui se retrouve en plein milieu d'un feu dans la forêt des Landes.
La même année, il retrouve François Ozon dans la comédie judiciaire Mon crime, d'après la pièce de théâtre de Georges Berr et Louis Verneuil.
Capusa06
17 février1975 : sortie du vinyle 33 tours Prends une chance avec Moé du groupe québécois Aut'Chose sous l'étiquette Columbia Records.
Le disque microsillon a été le principal support de diffusion d'enregistrement sonore commercial pendant la seconde moitié du xxe siècle. Appelé à ses débuts microsillon, par opposition au 78 tours, puis disque, de son succès commercial à l'apparition du disque compact dans les années 1980, il est aussi appelé, par synecdoque vinyle ou disque vinyle depuis les années 2000, quand il connaît un relatif renouveau après avoir presque disparu, tandis que le CD décline face à la musique en ligne.
Disques microsillon.
Le développement du polychlorure de vinyle, une matière plastique synthétique et le développement des tourne-disques à amplificateur électronique ont permis de multiplier par cinq ou six la durée d'écoute pour un disque de même taille tout en améliorant la qualité sonore : le bruit de fond et la distorsion diminuent, la bande passante s'élargit. Le disque phonographique devient plus léger et plus durable. L'enregistrement peut être stéréophonique.
Un sillon en spirale parcourt la surface de chaque face. Le début de l'enregistrement se trouve côté extérieur. Les vitesses, le sens de rotation du disque, la largeur et la forme du sillon sont définies pour permettre d'utiliser tous les disques sur n'importe quel appareil. La forme et la taille des disques peuvent varier sans nuire à leur compatibilité. Il existe principalement deux formats, LP (de l'anglais « long play », « longue durée ») quand il s'agit d'un disque de 30 cm de diamètre tournant à 33 tours par minute, et single (avec généralement un seul morceau par face) pour un disque de 17,5 cm de diamètre tournant à 45 tours par minute. Les disques sont en général de couleur noire comme leurs prédécesseurs ; des disques de formes diverses ont été produits, notamment des « disques » paradoxalement carrés, et des disques de couleurs y compris aussi transparents, souples, décorés d'images comme les picture-discs, tous possédant un sillon lisible par les appareils ordinaires.
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16 février 1932 :
Jean Mantelet, un modeste industriel de la région parisienne, dépose le brevet du presse-purée. C'est en voulant rendre service à son épouse qu'il a eu l'idée de cet appareil à manivelle.
Le succès est immédiat.
Après la Seconde Guerre mondiale, l'industriel lance les premiers appareils électroménagers à moteur.
Pour la sortie d'un moulin à café électrique, par crainte d'un insuccès fatal à son activité, il baptise son entreprise « Moulin X » ou Moulinex.
Avec ses équipements ménagers, la marque accompagne l'émergence de la société de consommation des Trente Glorieuses.
La société est introduite en Bourse en 1969.
Pionnier de la décentralisation, Jean Mantelet a transporté ses ateliers dans les petites villes normandes.
Faute d'héritier, il a échoué à transmettre son entreprise en de bonnes mains à sa mort en 1991.
Reprise successivement par la société d'investissement Euris en mai 1994, s'achevant par un plan social en juin 1996, puis par le groupe italien El.Fi SpA en mars 2000, elle fusionne avec Brandt le 22 décembre 2000 et devient le groupe Moulinex-Brandt.
Le 25 avril 2001, le PDG de Moulinex-Brandt, Patrick Puy annonce un nouveau plan social qui prévoit la suppression de 4 000 emplois dont 1 500 en France, mais aussi la suppression de six usines dont trois en France : Alençon, Cormelles-le-Royal et de Lesquin.
Le 7 septembre 2001, Moulinex-Brandt dépose le bilan et la liquidation de la société est prononcée. Tout ceci est la conséquence de ne pas avoir pu obtenir de soutien financier d'El.Fi SpA
Moulinex, la branche petit électroménager, est rachetée par la société française Groupe SEB, tandis que Brandt, la branche gros électroménager, est reprise par la société israélienne Elco.
Grâce au plan de reclassement au 31 mars 2006, 772 employés ont pu retrouver un emploi dans diverses branches hors Moulinex.
Certains se sont mis à leur compte, chauffeurs routiers, commerçants, employés administratifs et comptables.
En 2021, Moulinex est la 3e marque mondiale du groupe SEB.
Capusa06
16 février 1893 : le recueil de sonnets de José-Maria de Heredia Les Trophées suscite un tel enthousiasme à Paris que son édition est épuisée en quelques heures.
José-Maria de Heredia, né le 22 novembre 1842 à Cuba et mort le 2 octobre 1905 en France, au Château de Bourdonné en Seine-et-Oise, est un homme de lettres d'origine cubaine (alors encore colonie espagnole à cette époque). Né donc sujet espagnol, il a été naturalisé français en 1893. Son œuvre poétique a fait de lui l'un des maîtres du mouvement parnassien. Il est l'auteur d'un seul recueil, Les Trophées, publié en 1893 et comprenant cent-dix-huit sonnets qui retracent l'histoire du monde, comme Les Conquérants, ou dépeignent des moments privilégiés, comme Le Récif de corail, ainsi que quatre poèmes plus longs.
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15 février 1951 :
Naissance de l'actrice Jane Seymour.
Joyce Penelope Wilhelmina Frankenberg est une actrice et productrice américano-britannique, connue notamment pour avoie interprété le rôle - titre de la série Docteur Quinn (1993-1998).
Elle est aussi artiste peintre.
Elle parle couramment le français.
Elle naît de l'union de John Frankenberg, obstétricien britannique d'origine juive polonaise, installé au Royaume-Uni en raison de l'antisémitisme subi en Pologne avant 1939, et de Mieke van Trigt, une Néerlandaise de confession protestante.
Elle a deux sœurs prénommées Anne.
Jane Seymour commence à étudier les arts à 13 ans (danse, musique, théâtre).
Elle entame ensuite une carrière cinématographique à l'âge de 17 ans, et prend le pseudonyme de Jane Seymour (troisième femme du roi Henri VIII).
C'est Richard Attenborough qui lance sa carrière d'actrice en 1969 avec Ah Dieu ! que la guerre est jolie.
À 21 ans, elle se fait remarquer dans le film The Only Way, un drame sur le nazisme de Bent Christensen.
En 1972, elle est repérée dans la série télévisée La Grande Aventure de James Onedin par le producteur Albert R. Broccoli, qui lui confie le rôle de la « James Bond girl » Solitaire dans Vivre et laisser mourir, aux côtés de Roger Moore (1973).
Elle devient par la suite l'héroïne de nombreuses séries télévisées, dont Docteur Quinn, femme médecin (1993-1998), qui est son plus grand succès à ce jour.
Durant le tournage de Vivre et laisser mourir à La Nouvelle-Orléans, Jane Seymour se rendit chez une cartomancienne de la rue Bourbon afin de mieux interpréter son rôle.
Celle-ci lui aurait appris qu'elle se marierait trois fois, alors qu'elle venait juste d'épouser Michael Attenborough.
De fait, elle divorça quelques mois plus tard et se remaria trois fois (de 1977 à 1978 avec Geoffrey Planer, de 1981 à 1992 avec David Flynn et de 1993 à 2013 avec l'acteur James Keach), toutes ces unions finissant par des divorces.
Elle a eu deux enfants avec David Flynn : Katherine (née en 1981) et Sean (né en 1986).
Avec l'acteur James Keach, elle a eu des jumeaux, John et Kristopher, (nés en 1995), qui ont pour parrain le chanteur Johnny Cash pour l'un et l'acteur Christopher Reeve pour l'autre.
Leur divorce est annoncé le 15 avril 2013 par un communiqué commun.
Avec son quatrième mari (James Keach), elle a créé l'Open Heart Foundation, fondation philanthropique inspirée par la captivité de la mère de Jane Seymour dans un camp d'internement japonais en Indonésie pendant la Seconde Guerre mondiale et destinée à venir en aide à d'autres organisations à but non lucratif notamment par l'octroi de subventions.
Elle vit aux États-Unis depuis 1976 et a obtenu la nationalité américaine.
Elle a été élevée au rang d'officier dans l'ordre de l'Empire britannique (OBE) par la reine Élisabeth II en 2000.
Capusa06
Pat Sullivan, né le 22 février 1885 à Paddington (Londres) et mort le 15 février 1933 à New York, est un animateur et producteur de cinéma australien. Il est le créateur de Félix le Chat.
Il débute en publiant des dessins humoristiques dans les journaux londoniens et s'établit aux États-Unis, où il poursuit sa carrière de cartooniste. Il fonde en 1916 son propre studio d'animation, Pat Sullivan Cartoons. C'est là que travaillera Otto Messmer qui créera le personnage de Félix le Chat. Messmer en revendiquera que très tardivement la paternité, ce qui a fait de Pat Sullivan l'auteur prétendu du plaisant personnage. La création de Felix le chat est contestée. Les nouvelles preuves ont identifié le travail et l'écriture sur Feline Follies pour assortir Pat Sullivan.
Pat Sullivan créera les personnages de Laura, la perruche, avec Paul Terry, et le petit bonhomme à lunettes Samuel.
FAE
" La fête des brandons se situait le premier dimanche de Carême.
Autrefois, il y a déjà bien longtemps, il était d’usage, le soir du premier dimanche de carême, de se livrer à une cérémonie appelée la "Fête des brandons". La foule nombreuse parcourait la campagne en dansant et portant des brandons (de l’allemand brand, embrasement), sorte de torches faites avec de la paille tortillée. Cette procession aux flambeaux avait pour effet, disait-on, de chasser le mauvais air des terres, de détruire les taupes, les mulots et les mauvaises herbes. C’étaient, en somme, les restes des anciennes fêtes de purification (Februales, Lupercales, etc…) qui célébrait vers cette époque le paganisme. On sait, du reste, que le mois de février (februarius), tire son nom du mot februare (purifier).
Aujourd’hui (vers 1880), dans nos contrées, la fête des Brandons est surtout une source de réjouissances. On y danse un peu, on y mange beaucoup. Les principales variantes qu’on rencontre dans sa célébration consistent dans la qualité des amphitryons et dans la nature des mets. Selon les pays, les réfections sont données, ou par les mariés de l’année, ou par les nouveaux habitants du lieu, ou par des personnes qui ont changé d’habitation, ou bien par ceux qui ont fait nouvellement construire, parfois même par les uns et les autres indistinctement. Sur l’invitation qui leur en est adressée par des feux allumés devant leurs demeures, par l’inscription sur leurs portes du mot : « Pâté », par la figuration d’un gril orné d’un hareng saur, les corvéables du brandon offrent beignets, galettes, riz, pois frits, haricots cuits et vin. Tous ces régals s’appelaient grolée, galottes, guernolée, boêtes, garguche.
A Quarré les Tombes, on allume des feux appelés « bourdes » (de borde, qui signifiait autrefois une maisonnette, une petite ferme. Ce mot semble venir de l’analogie qu’avaient ces feux de bourrées et de paille avec ceux qu’on employait dans la borde du paysan).
Au milieu de ces bourdes, on a planté une perche ornée d’un bouquet et d’un ruban. Les jeunes gens dansent autour en tenant à la main une poignée de gui enflammé. Quand la flamme atteint à la hauteur du bouquet, le plus hardi s’élance et arrache la perche, qui est portée au dernier marié de la Commune. Celui-ci donne une bonne main aux jeunes gens qui promènent ensuite le bouquet dans le pays en quêtant. Cet usage s’étend à une grande partie du Morvan."
FAE
BonsoIr à tous ! 😃
"Le 14 février (a.d. XVI Kalendas Martias) correspond, dans la religion romaine, aux Lupercales, fêtes faunesques se déroulant du 13 au 15 février.
L'origine réelle de cette fête est attestée au XIVe siècle dans la Grande-Bretagne encore catholique où le jour de la Saint-Valentin du 14 février était fêté comme une fête des amoureux car l'on pensait que les oiseaux choisissaient ce jour pour s'apparier. Restée vivace dans le monde anglo-saxon, comme Halloween, cette fête s'est ensuite répandue à travers le continent européen à une époque récente.
On retrouve ce même rapprochement de la Saint-Valentin avec les amoureux dans les poèmes d'Othon de Grandson, vivant en Angleterre, de Chaucer et de son contemporain Charles d'Orléans (1394-1465) alors retenu captif en Angleterre qui fait souvent allusion à la Saint-Valentin, jour où les amoureux se choisissaient leur partenaire ou renouvelaient leur serment. Selon le comte d’Argenson, Charles d'Orléans aurait choisi ce saint comme patron des amoureux en souvenir de la « cour d'Amour » que tenait chez elle sa mère Valentine Visconti, mais peut-être que, résidant alors en Angleterre, n'a-t-il fait que reprendre les mêmes sources folkloriques que Chaucer...
Valentin de Terni fêté le 14 février est désigné par l'Église catholique comme saint patron des amoureux en 1496, le pape Alexandre VI lui donnant le titre de « patron des amoureux », ce qui n'empêche pas l'Église de combattre la tradition du valentinage.
En effet, le 14 février a été déclaré jour de la Saint-Valentin par le pape Gélase Ier, le troisième et dernier évêque de Rome d’origine berbère. Il serait venu (selon certaines sources), de la province d'Afrique, appelée plus tard Ifriqiya et aujourd’hui connue sous le nom de Tunisie.
Les documents sont assez abondants jusque vers le milieu du XIXe siècle6 pour permettre de constater l'extension de la coutume dans l'aristocratie européenne puis sa diffusion dans les milieux populaires au XVIIIe siècle, ce qui explique que la Vie des Saints d'Adrien Baillet en 1704, ne mentionne pas encore, dans la rubrique consacrée à saint Valentin, qu'il serait le patron des amoureux. Cette coutume ne se déroule pas toujours le 14 février. Au cours de la semaine des valentines, ces dernières reçoivent une lettre de leur valentin qui se propose de les accompagner le jour de la fête des brandons.
La Saint-Valentin comme fête commerciale se développe aux États-Unis au milieu du XIXe siècle, avec la vente de cartes qui rappellent les petits billets que s'échangeaient le Valentin et sa Valentine.
La Saint-Valentin est devenue une fête laïque au XXe siècle. "
delphinium29
14 février 1945
Dresde réduite en cendres
Dans la nuit du 13 au 14 février 1945, la ville de Dresde est victime du plus brutal bombardement aérien de la Seconde Guerre mondiale (à l'exception de Tokyo, Hiroshima et Nagasaki).
Dent pour dent...
Dès le début du conflit, le Premier ministre britannique Winston Churchill confie au « Bomber Command » de la Royal Air Force la mission de détruire les sites stratégiques de l'ennemi. Il veut de cette façon relever le moral de ses concitoyens, durement affecté par les attaques aériennes sur les villes anglaises (le « Blitz »).
Le « Bomber Command » lance d'abord des attaques sur des sites stratégiques uniquement (zones industrielles et noeuds de communication). Cependant, ces attaques ciblées se révèlent de plus en plus coûteuses et inefficaces.
Le Premier ministre place alors le général Arthur Harris à la tête du «Bomber Command» et, le 14 février 1942, autorise les bombardements massifs étendus aux zones urbaines. Churchill espère de cette façon dresser la population allemande contre Hitler...
Escalade de la violence
1,35 million de tonnes de bombes seront au total déversées sur l'Allemagne par les Anglo-Saxons. Un rapport américain estime le nombre de victimes à 305 000 morts et 780 000 blessés (note). La France occupée n'est pas épargnée. Elle reçoit 0,58 million de tonnes de bombes qui auraient causé 20 000 morts.
Dresde marque le paroxysme de cette stratégie. L'ancienne capitale du royaume de Saxe est surnommée la « Florence de l'Elbe » en raison de ses richesses artistiques et architecturales. Dans les dernières semaines de la guerre, l'afflux de réfugiés hisse sa population de 600 000 habitants à près d'un million.
Le bombardement des 13 et 14 février 1945 survient alors même que ces réfugiés tentent d'oublier les horreurs de la guerre dans un carnaval improvisé.
dresde après le bombardementAu total, en quinze heures, 7000 tonnes de bombes incendiaires tombent sur Dresde, détruisant plus de la moitié des habitations et le quart des zones industrielles.
Une grande partie de la ville est réduite en cendres et avec elle environ 35 000 personnes, dont 25 000 ont été identifiées. Beaucoup de victimes disparaissent en fumée sous l'effet d'une température souvent supérieure à 1000°C.
L'évaluation actuelle de 35 000 morts (dont 25 000 corps identifiés) résulte des travaux d'une commission d'historiens mandatée par la ville de Dresde. Le chercheur allemand Jörg Friedrich, qui n'est pas tendre pour les Alliés, fait état de 40.000 morts dans son livre Der Brand (L'incendie).