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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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22 février 2024 10:31

22 février 1358 :
La révolution manquée d'Étienne Marcel.
En 1358, la monarchie française se relève difficilement des ravages de la peste.
Elle est aussi affaiblie par la guerre de Cent ans et la capture du roi Jean le Bon à Poitiers.
Sous la conduite du prévôt des marchands, Étienne Marcel, les bourgeois de Paris tentent de limiter les prérogatives royales en matière fiscale.
Étienne Marcel, profitant du discrédit de la monarchie et de la noblesse, convoque des états généraux qui décident de nouvelles mesures réduisant le pouvoir du roi au profit de la bourgeoisie.
Le dauphin Charles doit se résoudre à discuter avec Étienne Marcel.
Sentant Paris prêt à se soulever, il accepte les exigences du prévôt, qui apparaît comme le vainqueur.
Mais la position de celui-ci est moins solide qu’il n’y paraît : hormis la capitale, les villes du royaume restent fidèles au roi.
De plus, au sein des états généraux, le clergé rompt le front commun avec le tiers état et se rapproche du roi.
Dans le même temps, les bourgeois de Paris libèrent le roi de Navarre Charles le Mauvais, qui avait été incarcéré par Jean le Bon, en pensant s’en faire un allié.
Au début de cette année 1358, cependant que les Anglais ravagent les environs de la capitale, Étienne Marcel semble prendre l’avantage à Paris.
Le 22 février, à la tête d’une foule d’émeutiers, il investit le palais du Dauphin, pénètre dans sa chambre, massacre deux de ses conseillers et l’oblige à revêtir le chaperon rouge et bleu de la bourgeoisie.
Le Dauphin est désormais le prisonnier des bourgeois, obligé de gouverner avec un conseil comprenant Étienne Marcel.
Il ne s’y résout pas et parvient à s’échapper de la capitale.
En province, Charles enregistre les ralliements, et se prépare à affronter un Étienne Marcel incapable de trouver des alliés et abandonné par Charles le Mauvais.
Dos au mur, le prévôt se joint aux paysans révoltés contre les nobles (c’est ce qu’on a appelé « la Grande Jacquerie »).
Leur armée improvisée est toutefois défaite.
Suite à ces échecs, les partisans du prévôt l’abandonnent.
Le siège de la municipalité est finalement pris d’assaut dans la nuit du 31 juillet 1358, et lui-même est tué.
Le lendemain, le dauphin et régent peut entrer triomphalement dans Paris, ayant sauvegardé le pouvoir royal.

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22 février 2024 07:43

22 février 1879 : ouverture du premier des magasins de la chaîne Woolworth à Utica (New York) (États-Unis), chaîne aujourd'hui la plus grande du monde avec plus de 8 500 détaillants.


Franklin Winfield Woolworth (13 avril 1852 – 8 avril 1919) est un homme d'affaires américain. Né à Rodman, dans l'État de New York, il fonda la F.W. Woolworth Company en 1911, une chaîne de magasins à bas prix.

Il ouvrit son premier magasin à Utica le 22 février 1879.

Il souhaitait construire le plus haut immeuble de New York pour le siège de sa société et confia le projet à l'architecte Cass Gilbert. D'une hauteur de 60 étages, l'immeuble dépasse la Metropolitan Life Tower construite en 1909. Il est recouvert de calcaire aux trois premiers niveaux et construit dans le style néogothique. L'immeuble est terminé en 1913 et mesure 241 mètres de hauteur.

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21 février 2024 21:51

Bonsoir à tous ! 😃
Merci les amis !

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21 février 2024 09:59

21 février 1804 :
Naissance du chemin de fer.
Un train à vapeur circule pour la première fois au monde à Pen-y-Darren, une région minière du pays de Galles, près de Merthyr Tydfil.
La locomotive a été conçue par l'ingénieur des mines Richard Trevithick, passionné par la motorisation à vapeur.
Elle tracte ce jour-là dix tonnes de fer et 60 personnes montées sur cinq wagons, effectuant 16 km en 4 heures et 5 minutes.
Parmi quelques autres réalisations de Richard Trevithick, la locomotive « Catch me who can » (M'attrape qui peut) finira à Londres, dans un manège.
Depuis longtemps déjà, dans les mines de charbon anglaises, on utilisait des rails en bois ou en fer pour tirer à moindre effort des wagons de minerai.
L'invention de la machine à vapeur par James Watt ouvre la possibilité de tracter ces wagons avec une machine et non plus avec des chevaux.
Mais ces premières machines à vapeur fonctionnent à une pression proche de la pression atmosphérique, avec une puissance par unité de masse trop faible pour envisager une machine embarquée sur un véhicule.
L'ingénieur Richard Trevithick est alors mis au défi par son ami Samuel Homfray, propriétaire des fonderies de Penydaren, de construire un engin capable de tracter dix tonnes.
Il conçoit la première locomotive à vapeur, avec une chaudière montée sur chariot.
La vapeur sous pression actionne un piston, lequel fait tourner un grand volant extérieur.
Après quoi, la vapeur est éjectée dans l'atmosphère, qui fait office de condenseur.
Richard Trevithick, toutefois, néglige d'exploiter son savoir-faire.
Inventeur dans l'âme, il abandonne à d'autres le passage du ferroviaire à la phase industrielle.

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21 février 2024 07:45

Missak Manouchian (arménien : Միսաք Մանուշեան), ou Michel Manouchian, né le 1er septembre 1906 à Adıyaman (Empire ottoman) et mort fusillé le 21 février 1944 à la forteresse du Mont-Valérien (France), est un ouvrier, poète et militant communiste arménien immigré en France. Il est surtout connu comme l'adjoint de Joseph Epstein à la tête des FTP-MOI de la région parisienne de la Résistance intérieure française à partir d'août 1943 et plus haut gradé du « groupe Manouchian-Boczov-Rayman » de 23 résistants, jugés expéditivement, fusillés et stigmatisés par la campagne antisémite de l'affiche rouge en février 1944.

Survivant du génocide arménien de 1915 et formé au métier de menuisier, il se réfugie en septembre 1924 en France, devenant « Français de préférence ». Ouvrier tourneur, autodidacte, il s'engage à la suite de la crise du 6 février 1934 dans le mouvement antifasciste qu'anime le Parti communiste français. En juillet 1935, il devient cadre de l'Internationale communiste et accède à la direction du journal Zangou, publié par la Section française du Comité de secours pour l'Arménie, puis de l'Union populaire franco-arménienne, relais de l'organisation Main-d'œuvre immigrée (MOI) de la CGTU auprès des ouvriers arméniens.

Militant communiste clandestin à partir de juin 1940 en raison de l'interdiction du Parti communiste français qui soutien le Pacte germano-sovietique, il est arrêté au lendemain de l'attaque allemande contre l'URSS. Rapidement libéré, il est ensuite versé en février 1943 dans les FTP-MOI de la région parisienne, qui ont pris la succession de l'Organisation spéciale. Alors que les arrestations s'enchaînent, il est choisi en août 1943 pour en être commissaire militaire et est arrêté trois mois plus tard par les Brigades spéciales après une longue filature. Un tribunal allemand le condamne à mort avec 22 de ses camarades. Figure de la résistance armée, il meurt, comme il l'écrit à son épouse Mélinée juste avant son exécution, « en soldat régulier de l’Armée française de la Libération ».

Missak et Mélinée Manouchian feront leur entrée au Panthéon le 21 février 2024.

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FAE

21 février 2024 04:39

Bonjour à tous ! 😃
Les Raboteurs de Parquet est une toile qui se trouve au Musée d'Orsay. Une de mes préférées à l'étage des impressionnistes.

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FAE

20 février 2024 22:38

"Gustave Caillebotte, né le 19 août 1848 à Paris et mort le 21 février 1894 à Gennevilliers, est un peintre français, collectionneur, mécène et organisateur des expositions impressionnistes de 1877, 1879, 1880 et 1882. Il lègue sa collection de peintures impressionnistes, réalistes et de dessins à l'État.
Date/Lieu de naissance : 19 août 1848, Paris
Date de décès : 21 février 1894, Gennevilliers
Périodes : Impressionnisme, Réalisme
Parents : Céleste Daufresne, Martial Caillebotte
Frères et sœurs : Martial Caillebotte, Alfred Caillebotte, René Caillebotte
Formation : Lycée Louis-le-Grand; Faculté de droit de Paris (licence); École nationale supérieure des beaux-arts"

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FAE

20 février 2024 16:56

"Jean-Chrysostome Dolto, plus connu sous son nom de scène Carlos, né le 20 février 1943 dans le 5 arrondissement de Paris et mort le 17 janvier 2008 à Clichy."

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FAE

20 février 2024 14:58

"John Travolta, né le 18 février 1954 à Englewood, est un acteur, chanteur, danseur et producteur américain. Il devient célèbre grâce aux films musicaux La Fièvre du samedi soir et Grease. "

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FAE

20 février 2024 14:04

MercI Delphinium. J'ignorais tous ces détails.

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delphinium29

20 février 2024 10:58

20 février 1944 : La bataille de l'eau lourde
Ce fait divers passe inaperçu dans un monde rempli des derniers rugissements de la Seconde Guerre mondiale. Ce n'en est pas moins le dernier épisode d'un long conflit entre services secrets alliés et militaires allemands, la «bataille de l'eau lourde».

Le terme « bataille de l'eau lourde » désigne cinq opérations militaires successives menées par les Alliés durant la Seconde Guerre mondiale afin de détruire une usine productrice d'eau lourde en Norvège, dans le cadre de la course à la bombe.

Opérations
Opération française
En février 1940, Frédéric Joliot-Curie et Lew Kowarski, codétenteurs du brevet portant sur la Bombe A, sont prêts pour une expérience décisive. La France détient alors un stock d'uranium obtenu dès 1939 par Joliot, mais elle ne possède que quelques grammes d'eau lourde (oxyde de deutérium), indispensable en grande quantité pour jouer le rôle de « ralentisseur » dans l'expérience que les deux savants ont mise au point.

Or, dès 1934, la société norvégienne Norsk Hydro avait réussi à fabriquer dans son usine hydro-électrique de Vemork (commune de Tinn, comté de Telemark), située à 120 km à l'ouest d'Oslo, dans la Norvège encore neutre, 185 kg de ce précieux liquide. Cela constitue l'unique stock mondial.

À la veille de l’invasion de la Norvège par les Allemands, Raoul Dautry, ministre français de l'Armement confie alors au Deuxième Bureau la très délicate mission de prendre les Allemands de vitesse et de rapatrier ce stock norvégien.

Au début du mois de mars, le commandant Perruche, chef du service des Renseignements, envoie d'abord un officier de réserve du service des Poudres, Jacques Allier, pour négocier l'achat du stock auprès de la Société d'azote norvégienne1. Cette dernière, farouchement opposée aux Allemands, cédera gratuitement — en prêt — l'intégralité de l'eau lourde (encore utilisée au Canada, elle sera payée après la guerre). Trois agents sont alors dépêchés en hâte à la légation française de Stockholm : le capitaine Muller, le lieutenant Knall-Demars et le lieutenant Fernand Mossé2.

Ils vont avoir la mission difficile de déjouer la surveillance des services de renseignements allemands déjà sur place et de rapatrier ce stock le plus discrètement et le plus rapidement possible, alors que toutes les voies de communication sont contrôlées par les Allemands et que chaque liste de passagers est scrupuleusement surveillée. Le stock est convoyé par avion vers la France via l'Écosse, fin mars 1940, deux semaines avant l'invasion de la Norvège, le 9 avril, par les troupes allemandes3.

Le 18 juin 1940, le conseil des ministres délibérèrent en présence du maréchal Pétain et du général Weygand quant au sort de l'eau lourde en France. Jean Bichelonne, fonctionnaire et plus tard ministre de Pétain, signe l'ordre de mission des savants chargés de transférer l'eau lourde hors de France. Bichelonne sera arrêté en conséquence par les allemands pendant l'été de 19404. Le 19 juin 1940, l'eau lourde est transférée de Bordeaux vers le Royaume-Uni à bord du navire britannique Broompark par Halban et Kowarski, scientifiques du Collège de France5. Cet évènement marque l'un des tout premiers actes de résistance de l'administration française.

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FAE

20 février 2024 09:40

Bonjour à tous !
Je découvre ces deux personnages. Merci !

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20 février 2024 09:05

20 février 1992 :
Décès de l'acteur Dick York.
Né le 4 septembre 1928 à Fort Wayne (Indiana), Richard Allen York est un acteur américain, célèbre pour avoir interprété le personnage de Jean-Pierre Stephens dans la série télévisée Ma sorcière bien-aimée.
Il débute à la radio à l'âge de quinze ans, à Chicago, dans des feuilletons radiophoniques.
En 1950, il déménage à New York pour débuter sur les planches à Broadway.
Il est engagé par Elia Kazan pour la pièce Tea and Sympathy qui lance sa carrière.
Il épouse, à cette époque, Joan Alt, avec qui il aura cinq enfants.
Il fait ses débuts au cinéma en 1955 aux côtés de Janet Leigh et de Jack Lemmon dans le film Ma sœur est du tonnerre.
Il enchaîne alors films et émissions de télévision, et tourne avec des acteurs prestigieux comme Gary Cooper et Rita Hayworth dans Ceux de Cordura ou Spencer Tracy et Gene Kelly dans Procès de singe.
Lors des derniers jours de tournage du film Ceux de Cordura (1959) avec Gary Cooper, il est victime d'un grave accident qui va gâcher sa carrière puis sa vie.
Le drame se produit pendant une scène où quelques acteurs doivent utiliser un chariot sur rail.
Au moment où le metteur en scène dit « Coupez ! », la plateforme roulante part trop vite, quitte les rails et se renverse sur le dos de Dick, lui déchirant les muscles et atteignant l'épine dorsale.
La guérison ne s'étant pas faite correctement, Dick York recourt à des médicaments analgésiques. Au cours des ans le mal devient plus intense et l'acteur devient dépendant aux antalgiques.
Il continue cependant de tourner pour la télévision, notamment dans la série Ma sorcière bien-aimée à partir de 1964.
Souffrant beaucoup, il est constamment sous analgésiques pendant le tournage.
La combinaison de ces produits lui cause des malaises qui forcent les producteurs à songer à son remplacement tant les retards s'accumulent.
La production choisit d'abord d'alléger sa présence dans les épisodes mais l'audience s'en ressent, l'intérêt de la série reposant sur la relation sorcière/homme normal.
En 1969, Dick renonce finalement à son rôle (il sera remplacé par Dick Sargent) et sa santé l'écarte presque totalement des studios.
Après des années d'hôpital, de médicaments et de drogues, il réapparaît un peu dans les années 1980 où on peut le voir, par exemple en 1982, dans un épisode de L'Île fantastique ou encore dans la série Simon et Simon.
À la suite d'un investissement financier désastreux, il se retrouve ruiné et vit de l'aide sociale avec sa famille .
Avec sa femme Joan, il s'intéresse à la condition des sans-abris et agit en leur faveur.
Il est cloué chez lui mais agit par téléphone, motivant politiques, artistes et hommes d'affaires par ce biais.
Il meurt d'un emphysème, dû à son passé de grand fumeur, le 20 février 1992 à Grand Rapids (Michigan).
Il est enterré au cimetière de Plainfield à Rockford (Michigan).
Son épouse meurt en 2012 à l'âge de 80 ans.

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Capusa06

20 février 2024 08:50

Pierre Dumoulin-Borie est né le 20 février 1808 dans le moulin de Cors à Beynat (Corrèze). Il est le sixième des douze enfants de Guillaume Borie et de son épouse, Rose Labrunie.

La famille Borie est une famille bourgeoise du Bas-Limousin, dont les membres ont des destins contrastés. Ainsi, saint Pierre Dumoulin-Borie a pour parrain son oncle Pierre Borie, prêtre réfractaire pendant la Révolution, puis curé de Sionac, alors que l'ainé de ses oncles Jean Borie, est administrateur du département de la Corrèze et député à l'Assemblée législative et à la Convention et vote la mort de Louis XVI.

C'est son oncle et parrain qui se charge des premiers rudiments de son éducation. Pierre hésite sur son orientation de vie et envisage d'être religieux trappiste, puis médecin. Finalement, il opte pour prêtre diocésain et part pour le Petit Séminaire de Servières en 1824. Le 6 octobre 1829, il entre aux Missions étrangères de Paris. Présent à Paris lors des Trois Glorieuses de 1830, il manque de se faire lyncher par la foule, qui le prend pour un Suisse, mais est sauvé par son accent, qui détrompe les émeutiers. Il est ordonné prêtre à Bayeux le 21 novembre 1830, embarque au Havre sur le navire La France et part pour l'Asie. Il arrive à Macao le 18 juillet 1831.

Entre 1830 et 1832, Dumoulin-Borie apprendra à parler le mandarin et surtout le vietnamien pour communiquer avec les "indigènes", les habitants locaux, et donc parfaire sa mission de prêtre.

Débarqué à Saïgon avec l'aide de contrebandiers chinois, il rejoint le sud du Tonkin en 1832, où il est bientôt poursuivi par la persécution mais n'en continue pas moins de remplir sa tâche pastorale dans la région qui lui est confiée. En trois ans, il reconstitue deux couvents et plusieurs collèges et entend 4 500 confessions. Il est arrêté en 1838 après sa dénonciation par un de ses amis. Il apprend dans sa prison qu'il vient d'être nommé évêque et vicaire apostolique de l'ouest du Tonkin. La même année, i l est condamné à mort et exécuté le 24 novembre à Đồng Hới, au Tonkin.

Le bourreau qui doit le décapiter, éprouve une grande estime pour lui et, pour se donner courage au moment de l'exécuter, doit boire tellement qu'il est complètement ivre quand il se présente devant sa victime. Incapable de faire son office, le bourreau doit s'y reprendre sept fois avant de réussir l'exécution.

Les restes de Dumoulin-Borie sont exhumés secrètement onze mois après son exécution. Ils reposent aujourd'hui dans la Salle des Martyrs du séminaire des Missions étrangères de Paris.

Béatification

Pierre Dumoulin-Borie est béatifié le 27 mai 1900 par le pape Léon XIII, il est canonisé avec les 117 Martyrs du Viêt Nam le 19 juin 1988 par le pape Jean-Paul II.

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Capusa06

20 février 2024 08:43
FAE a écrit :
Pardon Capusa, pas vu votre participation ce matin, désolée ! 😡

Il n'y a pas de mal Faé 😀

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