
Capusa06
La Fille du régiment est un opéra-comique en deux actes de Gaetano Donizetti sur un livret de Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges et Jean-François Bayard, créé le 11 février 1840 à l'Opéra-Comique de Paris.
L'opéra-comique est particulièrement renommé pour l'air de Tonio, ténor : « Ah ! mes amis, quel jour de fête ! », surnommé « l'Everest de l'art lyrique », puisqu'il ne comporte pas moins de neuf contre-ut, qui se succèdent à un rythme rapproché. Parmi les grands interprètes, on compte les ténors Alfredo Kraus, Luciano Pavarotti et Juan Diego Flórez.
Historique
Après un court séjour en 1835 à l'invitation de Rossini, Donizetti s'installe à Paris, alors capitale européenne de l'art lyrique, en 1838. Il est alors le compositeur italien le plus populaire du moment : Bellini est mort et Rossini a pris sa retraite (retraite très anticipée d'ailleurs : Rossini, qui avait perdu l'appui du roi Charles X après la Révolution de 1830, décida de vivre sur les bénéfices de sa gloire).
À Paris, Donizetti montre une grande activité, adaptant notamment sa Lucia di Lammermoor (1835) pour la scène française en 1839 sous le titre Lucie de Lammermoor, mais c'est avec La Fille du régiment, composée sur un livret français pour l'Opéra-Comique l'année suivante, qu'il rencontre réellement l'engouement du public parisien.
« L'ouvrage de Donizetti est remarquable surtout par la simplicité des mélodies, par la fécondité des idées et par les effets du chant » écrit La France musicale. La gaieté de l'œuvre contribuera également au succès. Celui-ci suscitera un écrit polémique d'Hector Berlioz, mal remis de l'échec de son Benvenuto Cellini - qui avait dérouté le public - et déçu que les Parisiens ne fassent bon accueil qu'aux compositeurs italiens, au style agréable mais plus traditionnel, sinon conventionnel (car n'affichant pas la même audace stylistique que Berlioz).
Créée à l'Opéra-Comique de Paris (salle de la Bourse), La Fille du régiment fut représentée 55 fois jusqu'en 1841. La partition fut adaptée pour la création à la Scala le 30 octobre 1841 sous le titre La figlia del reggimento (livret de Calisto Bassi), mais c'est généralement la version française qui est reprise aujourd'hui.
La 1000e représentation à l'Opéra-Comique fut atteinte en 1914. L'ouvrage est longtemps resté au répertoire par son patriotisme affiché. En France, il était d'ailleurs d'usage de représenter l'ouvrage, dans les salles lyriques, chaque soir de 14 juillet.
Le 28 décembre 1940, Lily Pons alors en représentation de l'opéra au MET à New-York, avec l'aide du directeur et la troupe, entonnent la Marseillaise à la fin de l'air Salut à la France, dépassant donc la partition originale de Donizetti.
La production de 2008
Le 26 avril 2008, la production de Laurent Pelly, avec Natalie Dessay en Marie, Felicity Palmer en marquise de Berkenfield et Juan Diego Flórez en Tonio a été retransmise en direct depuis le Metropolitan Opera dans des salles de cinéma à travers le monde.
Pour cette production, le texte a été profondément remanié : à tendance patriotique dans l'œuvre de Donizetti, il est devenu antimilitariste. De même, le premier chœur a été transformé en scène fortement anticléricale, etc. L'information sur ces modifications n'a pas été donnée officiellement, mais seulement par la soprano Felicity Palmer, au cours de l'entracte d'une représentation retransmise par la chaîne Mezzo.
On y entend également un très court extrait de l'air Caro mio ben (xviiie siècle), bien connu des élèves des classes de chant des conservatoires. En principe enjoué, il est ici ridiculisé. On y entend aussi, jouée au violon, la célèbre chanson Madame Arthur, mise en musique en 1892 par la chanteuse de café-concert Yvette Guilbert.
Misterprof-
11 février 1919 :
Naissance de l'actrice américaine d'origine hongroise Eva Gabor.
Née à Budapest d'une famille juive de la bourgeoisie hongroise, elle est principalement connue pour son rôle de Lisa Douglas dans la série Les Arpents verts.
Ses deux sœurs, Zsa Zsa Gabor et Magda Gabor, étaient également actrices.
Toutes les trois sont aussi connues pour leurs nombreux mariages et divorces.
En effet, en 1939 elle épouse Eric Drimmer, un médecin suédois, puis divorce en 1942.
L'année suivante, elle se remarie avec Charles Isaacs, et divorce en 1950.
De 1956 à 1957, elle est mariée à John Williams, un chirurgien esthétique américain.
En 1959, elle épouse Richard Brown, et divorce en 1972.
Puis elle se remarie en 1973 avec Frank Gard Jameson, et divorce finalement en 1983.
Dans les années 1970, Eva Gabor est sollicitée par Walt Disney Productions pour interpréter les personnages à l'accent européen, comme Duchesse dans Les Aristochats (1970), puis Miss Bianca dans Les Aventures de Bernard et Bianca (1977).
Avec ce film, elle partage la vedette avec Bob Newhart, la voix de Bernard et vedette de la série The Bob Newhart Show.
Le couple Newhart-Gabor assure le succès du film lors de sa sortie, le 22 juin 1977 avec plus de 48 millions de dollars de recettes pour un budget de 7,5 millions de dollars.
En 1990, elle reprend le rôle de Miss Bianca dans Bernard et Bianca au pays des kangourous, sa dernière participation cinématographique.
Eva Gabor décède le 4 juillet 1995, à l'âge de 76 ans, d'une insuffisance respiratoire et d'une pneumonie, à la suite d'un accident où elle a perdu l'équilibre et est tombée dans sa baignoire à Mexico, où elle passait ses vacances.
Elle est inhumée au Westwood Village Memorial Park Cemetery, à Westwood (Californie).
Elle est enterrée non loin de Eddie Albert, son coéquipier dans Les Arpents verts, décédé le 26 mai 2005, à l'âge de 99 ans.
delphinium29
11 février 1990 : Libération de Nelson Mandela
Le 11 février 1990, Nelson Mandela (72 ans) est libéré après 27 ans de captivité ans par le président sud-africain Frederik de Klerk, sous la pression internationale.
Avocat issu d'une chefferie xhosa, Mandela rejoint le Congrès National Africain (African National Congress, ANC) pour lutter contre l'apartheid et la domination blanche dans son pays. Il fonde la branche armée du parti : Le Fer de lance de la Nation (MK, Umkhonto) et multiplie les attentats contre les cibles administratives et policières ainsi que contre ses opposants internes. Cela lui vaut d'être incarcéré à perpétuité à Robben Island. Par les relations entretenues avec le monde extérieur et son refus de tout compromis avec le pouvoir, le prisonnier s'est acquis une réputation internationale de vieux sage ou nouveau Gandhi.
Il reçoit le Prix Nobel de la paix en novembre 1993 à Oslo, de concert avec le président Frederik de Klerk, qui a eu la clairvoyance de le libérer et d'engager des négociations avec l'ANC. Élu à la présidence de la République le 10 mai 1994, il forme un gouvernement multiracial et réalise son rêve d'une Afrique du Sud « arc-en-ciel ».
11 février 2016 : Les ondes gravitationnelles existent, Einstein l’a dit !
C’était par un beau jour de 1907, alors qu’il était encore à Berne, qu’Albert Einstein eut, à ce qu’il raconte, « la plus heureuse idée de sa vie » : « Je compris soudain que si une personne est en chute libre, elle ne sentira pas son propre poids. J’en ai été saisi. Cette pensée me fit une grande impression. Elle me poussa vers une nouvelle théorie de la gravitation » (note).
Ce que venait de comprendre le physicien, c'est que le fait d'être en chute libre annule les effets de la gravitation… et que celle-ci n'est pas une force, comme le voulait Isaac Newton, auteur en 1686 de la théorie de la gravitation, mais une courbure de « l'espace-temps » dont les perturbations modifient la marche des horloges et la longueur des règles. À la manière d'une pierre jetée dans l'eau ou d'une personne jetée sur un trampoline qui en déformerait la toile…
Publiée en 1915, dix ans après la théorie de la relativité « restreinte », la théorie générale est désormais centenaire. Elle n'a pas pris une ride et semble au contraire rajeunir depuis le 11 février 2016. Ce jour-là, en effet, les chercheurs de l'observatoire américain Ligo et du projet européen Virgo ont mis en évidence des ondes gravitationnelles de l’espace-temps par des moyens techniques qu’Einstein lui-même n’osait pas imaginer. Les ondulations de l'espace-temps qu'ils ont pu détecter dans les quatre mois précédents ont fait l'objet d'une présentation officielle, chiffres à l'appui. Grâce à la collision de deux trous noirs qui ont fusionné il y a de cela 7 milliards d'années. On peut y voir l'acte de naissance de l'astronomie gravitationnelle et une fenêtre ouverte sur la compréhension des galaxies.
C'est sa fête : Notre-Dame de Lourdes
Le 11 février 1858, près du village pyrénéen de Lourdes, une jeune femme serait apparue à Bernadette Soubirous, dans une grotte appelée Massabielle.
Selon ses dires, la petite bergère assista dans les semaines qui suivirent à plusieurs apparitions du même type.
Au cours de l'une d'elles, la Dame lui confia (en gascon) : Que soy era immaculada councepciou (« Je suis l'Immaculée Conception »), c'est-à-dire épargnée par le péché originel dès sa conception à la différence des autres humains depuis Adam et Ève.
La bergère rapporta ces mots à son curé sans savoir que le pape Pie IX avait proclamé quatre ans plus tôt le dogme de l'Immaculée Conception à propos de Marie, la mère du Christ.
Les apparitions de la grotte miraculeuse stimulèrent la dévotion à Marie... et firent de Lourdes l'un des plus célèbres pèlerinages du monde.
Bernard Le Bovier de Fontenelle (11 février 1657, 9 janvier 1757) touche à tous les genres littéraires. Il prend parti pour les Modernes dans la querelle des Anciens et des Modernes, avec une Digression parue en 1688. Élu à l'Académie française en 1691, il y siègera pendant 66 ans ! Un record. Une formule célèbre révèle l'acuité de son esprit, teinté de misanthropie : « Plus je regarde les hommes, plus j'aime mon chien ».
Célibataire aguerri, il conserve sa séduction jusque dans le grand âge. Au salon de la marquise de Tencin, alors qu'il a près de 90 ans, il ramasse l'éventail d'une jeune et jolie femme et lui souffle : « Ah, si j'avais encore mes 80 ans ! » Un jour, à Mme Grimaud, âgée de 103 ans, qui murmure avec lassitude : « La mort nous a oubliés », il répond, un doigt sur la bouche : « Chut, elle pourrait nous entendre ! » Il n'en a pas moins conscience de la déchéance. Au cardinal de Bernis, il dit : « Je vous aime bien et c'est à cause de cela que je ne désire pas que vous deveniez aussi vieux que je suis ».
Thomas Alva Edison
11 février 1847 à Milan (Ohio, États-Unis) - 18 octobre 1931 à West Orange (New Jersey, États-Unis)
Biographie Thomas Alva Edison
Natif de l’Ohio (États-Unis), Thomas Edison est un autodidacte qui n'a eu de cesse d'étudier les sciences et de tenter les expériences les plus farfelues. Ses innombrables brevets (1093 !) font de lui l’entrepreneur le plus créatif qui soit. Il invente le phonographe en 1878. Il accède à la gloire l'année suivante en mettant au point l'ampoule électrique. En homme d'affaires avisé, il installe à New York un générateur de courant pour alimenter les ampoules qu'il vend à la municipalité...
Voir : Edison invente l'ampoule électrique
Hélie Denoix de Saint Marc
11 février 1922 à Bordeaux - 26 août 2013 à La Garde Adhémar
Biographie Hélie Denoix de Saint Marc
Hélie de Saint-Marc entre dans la résistance en 1941 à l'âge de 19 ans. Il se fait arrêter en franchissant la frontière franco-espagnole en 1943. Déporté dans le camp de concentration de Buchenwald où il manque mourir (« j'ai trouvé le pire chez les autres mais aussi en moi »), il conserve malgré tout la soif de l'action et fait l'école d'officiers de Saint-Cyr. Légionnaire parachutiste, il effectue trois séjours en Indochine qui le marquent profondément : les rencontres, les combats (« l’entrée dans ces territoires où rôde la mort, oblige à se hisser à la pointe de soi-même »), le pays (« un monde féérique ») mais aussi l'abandon du village de Talung ensuite massacré par le Vietminh.
Chef de cabinet du général Massu pendant la bataille d'Alger puis commandant au 1er REP, il entre en rébellion lors du putsch des généraux en avril 1961 (« Un homme doit toujours garder en lui la capacité de s'opposer et de résister »). Il se constitue prisonnier, ne rejoint pas l’OAS et est condamné à 10 ans de prison (« L’enfermement peut développer une force intérieure qui peut être plus grande que la violence qui nous est faite »). Gracié 5 ans plus tard, il est réhabilité dans ses droits civils et militaires. Écrivain talentueux, il témoigne de son parcours dans Les champs de braises (217).
Décès
René Descartes
31 mars 1596 à La Haye (Touraine, France) - 11 février 1650 à Stockholm (Suède)
Biographie René Descartes
Le philosophe René Descartes est mort en pleine gloire à Stockholm, où l'a attiré la reine Christine de Suède.
Voir : «Je pense, donc je suis»
Serge Eisenstein
23 janvier 1898 à Riga (Russie) - 11 février 1948 à Moscou (URSS)
Le cinéaste russe Serge Eisenstein a mis son génie au service de la Révolution bolchevique et de Staline. Le Potemkine lui doit d'avoir été hissé au rang de mythe universel. En 1938, avec le musicien Serge Prokofiev, le cinéaste a aussi réalisé pour Staline Alexandre Nevski, un film de propagande destiné à préparer la guerre patriotique contre l'Allemagne...
FAE
Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
"Thomas Alva Edison, né le 11 février 1847 à Milan dans l'Ohio et mort le 18 octobre 1931 à West Orange dans le New Jersey, est un inventeur, un scientifique et un industriel américain. Fondateur de la General Electric, l'une des premières puissances industrielles mondiales, il fut un inventeur prolifique."
Misterprof-
10 février 2014 :
Décès de l'actrice Shirley Temple.
Née le 23 avril 1928 à Santa Monica (Californie), Shirley Temple est une actrice, chanteuse, danseuse et diplomate américaine.
Elle est la fille de George Temple, employé de banque, et de Gertrude Temple, femme au foyer.
Elle a deux frères, John et George.
Sa famille a des origines néerlandaises, anglaises et allemandes.
En septembre 1931, alors qu'elle n'est âgée que de 3 ans, sa mère l'inscrit en à la Meglin's Dance School, où elle rejoint la troupe des Meglin Kiddies.
Elle commence en paraissant dans deux séries de productions à petit budget.
Elle est la vedette des Baby Burlesks, une série de huit films burlesques parus en 1932 et 1933.
Elle signe avec la Fox à la fin de 1933 après sa prestation dans Stand Up and Cheer! avec James Dunn.
Son contrat est prolongé plusieurs fois de 1933 à 1935, puis elle est prêtée à la Paramount Pictures en 1934.
Pendant quatre ans, les États-Unis se passionnent pour ses films et des objets de merchandising à son effigie se vendent par milliers pendant ces années mythiques.
En 1935, elle est la première lauréate de l'Oscar pour jeunes acteurs, et figure pour cela dans le Livre Guinness des records.
Le succès de Shirley Temple auprès des jeunes filles est tel en France que l'hebdomadaire Fillette publie sa biographie en bande dessinée avant de lancer un fan-club en 1935.
En novembre, Fillette devient même Fillette, le journal de Shirley.
On crée aussi en son honneur, dans les années 1930, un cocktail Shirley Temple au Royal Hawaiian Hotel à Waikiki (Hawaï).
En 1939, le rôle de Dorothy dans Le Magicien d'Oz, finalement joué par Judy Garland, lui est originellement destiné.
La même année, Salvador Dalí lui consacre une peinture : Shirley Temple, le plus jeune monstre sacré du cinéma de son temps.
Durant les années 1930, elle joue dans plus de quarante films.
En 1945 âgée de 17 ans, elle épouse l'acteur John Agar, qui lui donnera une fille, Linda Susan Agar, en 1948.
Après son divorce en 1950, elle épouse l'homme d'affaires Charlie Black avec qui elle aura deux enfants : Lori et Charlie.
Elle reste avec lui jusqu'à ce qu'il meure d'un syndrome myélodysplasique (maladie de la moelle osseuse) le 4 août 2005.
Soutenue par sa famille, elle met fin à sa carrière cinématographique vers l'âge de vingt ans, sentant que son avenir est ailleurs qu'à Hollywood.
En 1967, Shirley Temple apparaît trois fois sur la pochette de l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles.
Après sa carrière au cinéma, elle s'implique en politique, au Parti républicain.
En 1969, elle est nommée déléguée des États-Unis aux Nations unies par le président Nixon.
En 1973, après avoir guéri d'un cancer du sein, elle devient la première femme à parler ouvertement de ce sujet dans les médias.
En 1974 et 1975, elle est membre du comité de direction de la Walt Disney Company.
Elle est ambassadrice au Ghana (1974-1976), puis en Tchécoslovaquie (1989-1992).
En 1976, elle devient la première femme chef de protocole du département d'État des États-Unis.
Son autobiographie, intitulée Child Star: An Autobiography, est publiée en 1988.
En 2001, un téléfilm sur la vie de Shirley Temple est réalisé par Nadia Tass et Melissa Joan Hart : Shirley Temple : La Naissance d'une star.
Elle meurt le 10 février 2014 à Woodside (Californie), d’une maladie pulmonaire obstructive chronique (maladie chronique systémique respiratoire, affectant en général les bronches puis les poumons).
Elle est inhumée au Alta Mesa Memorial Park à Palo Alto (Californie).
.
FAE
"Boris Leonidovitch Pasternak (en russe : Борис Леонидович Пастернак, /bɐˈrʲis lʲɪɐˈnʲidəvʲɪtɕ pəstɨrˈnak/1), né le 10 février 1890 (22 février dans le calendrier grégorien) à Moscou et mort le 30 mai 1960 à Peredelkino, près de Moscou, est un poète, traducteur et romancier russe, lauréat du prix Nobel de littérature en 1958.
Issu d'une famille juive aisée, Boris Pasternak naît le 10 février 1890 à Moscou. Il est le fils aîné du peintre post-impressionniste Leonid Pasternak et de Rosalia Isidorovna Kaufman, une jeune pianiste concertiste renommée d'Odessa. Sa famille se croit d'origine espagnole et prétend descendre du commentateur biblique Isaac Abravane.
Installés à Moscou, les Pasternak passent généralement l'été à Odessa. Leonid est très lié avec le peintre Isaac Levitan, mais aussi Mikhaïl Nesterov, Sergueï Ivanov, Vassili Polenov, Nikolaï Gay, Valentin Serov, et d'autres représentants du mouvement des Ambulants. La famille Pasternak s'agrandit : un second fils, Alexandre, naît en février 1893, une fille, Josefina-Ioanna, en février 1900 et une seconde, Lydia (en), en 1902.
En 1894, Leonid obtient le poste d'enseignant à l'École de peinture et de sculpture de Moscou, sur proposition du prince Lvov et sous la condition expresse posée par Leonid que, bien que juif non pratiquant, il n'aurait pas à se convertir au christianisme orthodoxe pour être admis.
Le 23 novembre 1894, dans la maison familiale, Rosalie donne un concert de musique de chambre, auquel assistent l'ami de la famille, Léon Tolstoï, et deux de ses filles. Leonid discute avec Tolstoï d'une série de tableaux inspirés de Guerre et Paix. Il est l'illustrateur de son roman Résurrection. Apparemment pour raison familiale, Rosalie interrompt sa carrière musicale quelques mois plus tard.
En juillet 1900, à Koursk, la famille Pasternak partant pour Odessa, y rencontre le jeune poète autrichien Rainer Maria Rilke et son égérie Lou Andreas-Salomé, qui se rendent à Iasnaïa Poliana pour rencontrer Léon Tolstoï. Au nombre des habitués de la maison des Pasternak, figurent également le compositeur Serge Rachmaninov, le pianiste Alexandre Scriabine ou le philosophe Léon Chestov.
Jeunesse
Boris Pasternak et son frère Alex, peints par leur père
En automne 1900, Boris commence le lycée. Bien qu'ayant brillamment réussi l'examen d'entrée, et malgré le soutien du maire de Moscou, il n'a pas été admis avant la deuxième année en raison du numerus clausus qui limite le nombre d'élèves juifs à 10 pour 3459.
Le 6 août 1903, son père se propose de peindre un nocturne : des chevaux lancés à vive allure dans le crépuscule. Boris obtient de pouvoir participer comme modèle. Mais son cheval s'emballe et il fait une lourde chute qui lui coûte la fracture d'un fémur. La fracture se ressoude mal et le laissera avec une jambe plus courte que l'autre que Pasternak compensera par une démarche particulière.
La famille Pasternak fait la connaissance du compositeur Alexandre Scriabine qui occupe une datcha voisine. En automne 1903, Boris commence des études musicales avec Iouli Engel et Reinhold Glière. À Noël 1904, il effectue son premier séjour à Saint-Pétersbourg.
En octobre 1905, Boris Pasternak se fait prendre dans une manifestation étudiante et en sort passablement malmené par les forces de sécurité. En décembre 1905, une partie de la famille Pasternak s'installe à Berlin. Elle y reste jusqu'au 11 août 1906. Boris découvre la musique de Richard Wagner. La famille passe l'été sur l'île allemande de Rügen.
En mai 1908, Boris Pasternak réussit brillamment son baccalauréat et s'inscrit à la faculté de droit de l'université de Moscou. En raison de ses résultats, il est dispensé de l'examen d'entrée. On ne fait pas non plus opposition à la poursuite simultanée de ses études musicales. Il abandonne cependant la musique en 1909, malgré les encouragements de Scriabine, sous prétexte qu'il n'a pas l'oreille absolue. Puis il étudie la philosophie auprès de Paul Natorp et Hermann Cohen en Allemagne où il réside une année avec sa famille. Revenu à Moscou en 1914, il y tisse des liens avec le groupe futuriste local. Il publie cette même année son premier recueil de poésie Un jumeau dans les nuages, sans grand écho auprès du public. Pendant la Première Guerre mondiale, il enseigne et travaille dans une usine chimique dans l'Oural (ce qui lui donnera la matière de sa célèbre saga, Le Docteur Jivago, plusieurs années plus tard). Son second recueil, Par-dessus les barrières (1917) n'a pas davantage d'écho. Dans ces deux œuvres de jeunesse tentées par l'avant-garde, Pasternak cherche encore sa voie. Cependant, on décèle déjà la force stylistique et le talent « musical » du poète qui l'éloigne du symbolisme pour se rapprocher du futurisme. Pasternak s'affirme avec son recueil suivant, Ma sœur, la vie (1917) qui circule sous forme de manuscrit avant d'être publié en 1922. Il épouse Evguenia Lourié, peintre (1898-1965), qui lui donne un fils en 1923, Evgueni.
Il tombe en disgrâce auprès des autorités soviétiques pendant les années 1930. Accusé de subjectivisme — ses livres parlent du passé et non du présent, son style est poétique et non socialiste — il parvient néanmoins à ne pas être envoyé au Goulag. Bien que marié à sa deuxième femme, musicienne, il entretient à partir de 1947 une relation amoureuse passionnée avec Olga Ivinskaïa, de 22 ans sa cadette, qui lui inspire le personnage de Lara dans Le Docteur Jivago.
Il reçoit la visite de la poétesse uruguayenne Susana Soca, directrice des Cahiers de la Licorne, qui récupère des textes et les traduit en espagnol pour leur première publication mondiale : Seconde naissance et Essai d'autobiographie. Elle meurt dans un accident d'avion et la correspondance "Pasternak - Soca" disparaît.
En remettant son œuvre Доктор Живаго (Docteur Jivago) qu'il considère comme la plus personnelle et la plus intense au journaliste communiste italien, Sergio D'Angelo, en 1956, Pasternak lui dit : « Je vous invite à mon exécution », conscient que traiter avec des éditeurs étrangers le mènerait à la mort. D'Angelo envoie ensuite le manuscrit à l'éditeur Giangiacomo Feltrinelli, communiste lui aussi, et malgré l'enthousiasme déclaré de ce dernier et sa volonté de l'éditer, Pasternak essaie de multiplier les chances de la faire paraître en la confiant secrètement à trois autres Européens. Parallèlement, il craint constamment pour sa vie et celle des siens car les autorités soviétiques sont loin d'apprécier ses écrits et particulièrement cet ouvrage qui se déroule entre la révolution russe de 1905 et la Seconde Guerre mondiale, et tentent par tous les moyens d'en empêcher la publication.
Le prix Nobel
Datcha de Peredelkino où Pasternak a vécu de 1936 jusqu'à sa mort
Depuis 1947, il était chaque année question que Pasternak reçoive le prix Nobel de littérature.
La publication en novembre 1957 en Italie aux Éditions Feltrinelli du Docteur Jivago et la distribution du roman en Europe et en russe soi-disant par la CIA, motivent la décision de l'Académie suédoise d'accorder enfin le prix Nobel à Pasternak le 23 octobre 1958.
Les autorités soviétiques, considérant l'auteur comme un « agent de l'Occident capitaliste, anti-communiste et anti-patriotique », lui interdisent le retour en Union soviétique s'il part rechercher sa récompense à Stockholm et, soutenus ainsi par certains de ses collègues, l'expulsent de l'Union des écrivains. Le 29 octobre 1958, viscéralement attaché à son pays, Boris Pasternak finit par décliner le prix et fête simplement son prix en famille. Une campagne anti-Pasternak est organisée en URSS, qui détériore son image aux yeux de l'opinion publique russe et communiste. Ce même 29 octobre, le politique Vladimir Semitchastny, futur chef du KGB, prononce un discours à la tribune du Comité central de la Ligue de la jeunesse communiste dans lequel il fulmine contre Pasternak, qui « crache au visage du peuple » et serait plus bas qu'un porc, qui « ne chie jamais là où il mange », et Khrouchtchev de l'applaudir avec force. Valeria Guerassimova se prononce contre lui au nom de la branche de Moscou de l'Union des écrivains soviétiques.
Pasternak meurt deux ans plus tard dans la misère des suites d'un cancer du poumon. Ses funérailles sont houleuses ; il est inhumé au cimetière de Peredelkino.
Sur son lit de mort, il aurait dit à sa femme : « La vie a été belle, très belle, mais il faut aussi mourir un jour. J'ai aimé la vie et toi. »
Après sa mort, sa compagne Olga Ivinskaïa et la fille de celle-ci, Irina Emelianova, sont arrêtées et emprisonnées, entre autres, pour trafic de devises.
Le Docteur Jivago ne paraît en Union soviétique qu'en 1985, à la faveur de la perestroïka."
Capusa06
10 février 1763
La France renonce à Québec par le traité de Paris
Le 10 février 1763, le traité de Paris met fin à la guerre de Sept Ans entre la France et l'Angleterre, cette dernière étant alliée à l'Espagne et au Portugal. Ce traité sanctionne l'affaiblissement de la marine française au XVIIIe siècle et la fin du premier empire colonial français.
La monarchie française concède à sa rivale la domination des mers. Elle se résigne à la perte des Indes (sauf quelques comptoirs commerciaux) et de la Nouvelle-France, sa seule colonie de peuplement. Elle conserve toutefois ses colonies de plantation des Antilles, fondées sur la traite négrière, et en particulier Saint-Domingue. Cette pépite de sang et de larmes console les élites parisiennes de la perte des « arpents de neige » canadiens.
Cinq jours plus tard, le 15 février 1763, le traité de Hubertsbourg entre la Prusse et l'Autriche consacre la domination de la première sur l'Europe germanique...
La France évincée de l'outre-mer
Le traité est négocié au nom du roi Louis XV par le Premier ministre, le duc Étienne de Choiseul. Il se solde par la quasi-disparition du premier empire colonial français.
– Perte de la Nouvelle-France
La présence française en Amérique du Nord avait commencé de se racornir avec le traité d'Utrecht de 1713 et la cession de l'Acadie à l'Angleterre ; cette colonie nord-américaine allait plus tard donner naissance aux provinces de Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick. Lors du traité d'Utrecht, la France avait perdu aussi ses bases de pêche de Terre-Neuve et les territoires de la baie d'Hudson, très riches en fourrures, malgré les exploits réalisés par le Canadien Pierre Le Moyne d'Iberville et ses frères pour conserver ces territoires à la France.
Avec le traité de Paris de 1763, la France cède cette fois à son ennemie la Nouvelle-France, principale implantation française en Amérique du Nord. Le roi George III la débaptise par la Proclamation royale du 7 octobre 1763 et elle devient officiellement « The Province of Quebec ». La France ne conserve dans le golfe du Saint-Laurent que le petit archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, dédié à la pêche à la morue.
Le sacrifice de Montcalm devant la ville de Québec est passé par pertes et profits.
– Perte de la Louisiane
Un an avant le traité de Paris, la France avait secrètement cédé à l'Espagne la Louisiane occidentale, c'est-à-dire la rive droite du Mississippi (jusqu'aux Montagnes Rocheuses) ainsi que La Nouvelle-Orléans. Il s'agissait pour Paris d'offrir une compensation à son alliée malencontreusement entraînée dans la guerre de Sept Ans.
Par le traité de Paris, la France cède à l'Angleterre ce qui lui reste de la Louisiane, autrement dit la rive gauche du Mississippi. Elle ne conserve plus dès lors en Amérique du nord que le petit archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon.
Notons que l'Espagne restituera la Louisiane occidentale à la France en 1800. Trois ans plus tard, ce vaste territoire fera l'objet du « Louisiana Purchase » entre Napoléon Bonaparte et Thomas Jefferson. Il est maintenant recouvert par treize États des États-Unis.
– Les Indes orientales
Aux Indes, la France cède à l'Angleterre la quasi-totalité de ses possessions. Elle conserve tout juste cinq comptoirs qui feront rêver des générations d'écoliers : Pondichéry, Chandernagor, Yanaon, Karikal et Mahé. Triste épilogue de la brillante entreprise diplomatique de Dupleix.
– Îles et comptoirs
La France récupère Belle-Île ainsi que la Martinique, la Guadeloupe et ses comptoirs d'Afrique (Saint-Louis du Sénégal, Fort-Dauphin de Madagascar...).
Elle conserve surtout Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti). C'est la seule colonie à laquelle tiennent les bourgeois de l'époque, y compris les « philosophes », en raison des riches plantations de sucre où travaillent les esclaves (l'île deviendra indépendante 40 ans plus tard).
FAE
"Claude Bernard, né le 12 juillet 1813 à Saint-Julien et mort le 10 février 1878 à Paris, est un médecin, physiologiste et épistémologue français. Considéré comme le fondateur de la médecine expérimentale, il a en particulier laissé son nom au syndrome de Claude Bernard-Horner."
Misterprof-
9 février 1953 :
Naissance du Livre de Poche.
Henri Filipacchi, des éditions Hachette, (père de Daniel Filipacchi, éditeur, homme de radio, collectionneur d'art et patron de presse connu pour avoir animé l'émission Salut les Copains sur Europe 1), publie à Paris les premiers titres d'une collection appelée à un grand avenir : Le Livre de Poche.
Le n°1 est un roman de Pierre Benoît, Koenigsmark.
Avec un prix trois ou quatre fois moindre que les livres conventionnels, les nouveaux livres au format de poche séduisent un public jeune et peu fortuné.
Déjà, en 1905, les éditions Jules Tallandier avaient commercialisé des livres sous l'appellation « livre de poche » mais il ne s'agissait encore que de littérature de gare.
La véritable naissance du format de poche remonte à la création par Allen Lane, en 1935, en Angleterre, des éditions Penguin.
Dans le domaine francophone, on peut citer la collection Marabout, créée à Verviers (Belgique) en 1948.
Capusa06
9 février 1900 : Création du Trophée Davis
Le 9 février 1900, un joueur de tennis américain, Dwight Filley Davis, étudiant à Harvard, crée à partir d'un bloc de 18 kg d'argent massif le Trophée qui porte son nom, en forme de saladier ! Cette Coupe Davis sera disputée dès le mois d'août suivant à Boston (Massachusetts).
La Coupe Davis se distingue des autres grandes compétitions par le fait qu'elle oppose des équipes nationales et non des individus. Les vainqueurs obtiennent gloire et honneur mais aucune rémunération... de sorte qu'aujourd'hui, les grands professionnels boudent cette compétition au profit de tournois plus richement dotés.
