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1er janvier 1877 : Victoria devient Impératrice des Indes
Le 1er janvier 1877, sur une suggestion du Premier ministre britannique Benjamin Disraeli, la reine Victoria est proclamée impératrice des Indes. La souveraine s'en montre enchantée et s'attache à ces possessions d'Asie qu'elle n'a jamais vues mais pour lesquelles elle promeut autant que faire se peut une politique de tolérance religieuse et de bienveillance.
À l'origine, c'est l'East India Trading Company (« Compagnie de commerce des Indes orientales ») qui administrait officiellement les Indes britanniques, de concert avec les princes locaux. Mais ses pertes financières et la révolte des cipayes, en 1857, l'avaient obligée à passer la main au gouvernement de Londres. Vingt ans plus tard, Disraeli officialise le nouvel état des choses en créant le British Raj (l'Empire britannique en anglo-hindi). Son administration est confiée à l'India Office, à Londres. Le gouverneur général établit à Calcutta reçoit le titre de vice-roi. Il s'appuie sur l'Indian Civil Service, qui comporte une poignée de hauts fonctionnaires britanniques : deux mille personnes environ issues des meilleures écoles, qui vivent comme des demi-dieux dans des palais des Mille et Une Nuits, avec une pléiade de serviteur. Ils sont assistés de dix mille officiers britanniques qui, entre les opérations militaires, connaissent les mêmes agréments.
Les élites hindoues sont associées à l'administration par les Anglais, trop peu nombreux pour pouvoir administrer à eux seuls le sous-continent et ses trois cents à quatre cents millions d'âmes. Appelés babus, ces Indiens frottés de culture occidentale adoptent volontiers la langue anglaise, qui a la vertu d'être la langue du maître mais aussi d'être commune à tous les fonctionnaires du sous-continent.
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1er janvier 1892 : Ellis Island accueille les émigrants européens
Du 1er janvier 1892 à sa fermeture officielle le 12 novembre 1954, le centre fédéral d'immigration d'Ellis Island, à l'embouchure de l'Hudson, dans la baie de New York, devient le passage obligé pour tous les immigrants qui affluent aux États-Unis en provenance d'Europe et du Proche-Orient. Au total douze millions de personnes. Les compagnies maritimes ont l'obligation de trier elles-mêmes les candidats dès leur départ, à défaut de quoi elles doivent assumer leur rapatriement. Malgré cela, un certain nombre sont refoulés sur Ellis Island, notamment pour cause de maladie (voir le très beau film d'Elia Kazan, America, America, 1963).
En 1921 et 1924, des lois instaurent des quotas par nationalités qui restreignent sévèrement les arrivées. De cinq à dix mille par jour, le nombre de passages à Ellis Island tombe à deux cents seulement.
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Le 1er janvier est dit Jour de l'an (nouveau) ou du Nouvel An parce que premier jour de l'année qualifiée aujourd'hui de civile du calendrier grégorien, et à ce titre férié dans de nombreux pays.
Il reste après lui 364 jours avant la fin de l'année, 365 en cas d'année bissextile.
C'est également le premier jour des premiers des deux semestres et quatre trimestres annuels et du mois de janvier.
Il n'a pas toujours été le premier jour de l'année. Au Moyen Âge l'année commençait par exemple à la date mobile de Pâques. En France c'est depuis un édit de Roussillon en 1564 que l'année commence officiellement ce jour.
Son équivalent était le plus souvent le 12e jour du mois de nivôse du calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'argile.
Misterprof-
2 janvier 1492 :
Chute de Grenade et fin de la Reconquista.
La reddition de Boabdil, dernier rejeton de la dynastie nasride (dynastie arabe fondée par Mohammed ben Naṣar, qui établit son pouvoir sur le royaume de Grenade en créant l'émirat de Grenade en 1237), met fin au royaume musulman de Grenade et à la présence musulmane en Espagne, active pendant sept à huit siècles.
C'en est fini aussi de la première croisade engagée par les chrétiens d'Occident contre les envahisseurs musulmans, la Reconquista.
Les grands vainqueurs de la conquête de Grenade sont les souverains de deux royaumes anciennement rivaux, Ferdinand d'Aragon et sa femme Isabelle de Castille.
L'unité de la péninsule est désormais complète, à l'exception du Portugal.
L'exploit vaut à Isabelle et Ferdinand de recevoir du pape Alexandre VI Borgia le titre émérite de « Rois Catholiques ».
À peine ont-ils reçu la reddition du roi Boabdil que les souverains espagnols ordonnent l'expulsion de tous les juifs de leurs royaumes à moins qu'ils ne se convertissent avec sincérité au catholicisme.
Cette mesure d'expulsion prend effet le 31 mars 1492.
Elle viole, notons-le, l'engagement de respecter les juifs de Grenade, engagement inscrit dans le traité conclu avec Boabdil.
Pas moins de 160 000 juifs quittent précipitamment la péninsule et vont chercher refuge en Afrique du nord ou auprès du sultan ottoman (dans leur pays d'accueil, ils se feront connaître sous le nom de Sépharades, du nom donné à l'Espagne en hébreu).
L'Inquisition, tribunal religieux au service de la monarchie, se charge de traquer les faux convertis.
Le sort des musulmans n'est guère meilleur.
En 1499, l'archevêque de Tolède Cisneros convainc les Rois catholiques d'en finir avec eux et de les convertir de force.
Les habitants de Grenade sont rassemblés sur la place publique, aspergés d'eau bénite et dès lors considérés comme baptisés.
Ceux qui refusent ouvertement leur nouvelle condition sont expulsés du pays comme les juifs une décennie plus tôt.
Heureuse de sa victoire sur les Maures de Grenade, Isabelle se rend disponible pour de nouvelles conquêtes.
C'est ainsi qu'elle reçoit Christophe Colomb et soutient son projet de rejoindre l'Asie des épices en traversant l'océan Atlantique.
FAE
Bonjour et bonne et heureuse année à tous ! 😃
Merci les amis.
"Thérèse Martin, en religion sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, plus connue sous les noms de sainte Thérèse de Lisieux et sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, est une religieuse carmélite française née à Alençon, dans l'Orne, le 2 janvier 1873 et morte à l'âge de vingt-quatre ans à Lisieux, dans le Calvados, le 30 septembre 1897.
Déclarée sainte et docteur de l'Église par l'Église catholique, elle est une des plus grandes mystiques du XIXe siècle. Inconnue de son vivant, sa renommée et sa dévotion se sont répandues dans le monde entier après la publication de ses écrits autobiographiques, sous le titre Histoire d'une âme.
Dernière née de Louis et Zélie Martin, commerçants à Alençon, Thérèse Martin perd sa mère à l'âge de quatre ans. Sa famille s'installe alors à Lisieux, aux Buissonnets. Elle grandit dans un milieu très fervent, entourée de ses quatre sœurs aînées qui entreront toutes au couvent. Pauline est la première à entrer au carmel de Lisieux, suivie de Marie. Ayant elle aussi ressenti un appel à la vie religieuse, elle entre à son tour au carmel à l'âge de quinze ans, après être allée en pèlerinage à Rome pour demander au pape Léon XIII une dispense en raison de son jeune âge. Après neuf années de vie religieuse, elle meurt de tuberculose le 30 septembre 1897 à l'âge de vingt-quatre ans.
Dans les deux dernières années de sa vie, Thérèse de l'Enfant-Jésus écrit à la demande de ses supérieures le récit de son parcours spirituel depuis son enfance. La publication posthume de ces manuscrits, sous le titre Histoire d'une âme, rencontre un immense succès en France et à l'étranger. Sa dévotion et sa réputation de sainteté se diffusent rapidement au début du XXe siècle, y compris parmi les poilus pendant la Première Guerre Mondiale.
Elle est béatifiée en 1923 et canonisée en 1925 par le pape Pie XI, qui la déclare sainte patronne des missions en 1927, consacrant son désir de vie missionnaire. Elle est proclamée sainte patronne secondaire de la France en 1944 par le pape Pie XII, au même titre que Jeanne d'Arc, qu'elle admirait. Lors du centenaire de sa mort en 1997, elle est proclamée 33e docteur de l'Église par le pape Jean-Paul II, devenant la troisième sainte élevée à ce rang après Thérèse d'Avila et Catherine de Sienne. Elle est fêtée dans l'Église catholique le 1er octobre. "
Capusa06
Mili Alekseïevitch Balakirev (en russe : Ми́лий Алексе́евич Бала́кирев) est un compositeur russe né le 21 décembre 1836 (2 janvier 1837 dans le calendrier grégorien) à Nijni Novgorod et mort le 16 mai 1910 (29 mai dans le calendrier grégorien) à Saint-Pétersbourg. Il est connu pour sa pièce virtuose pour piano Islamey et son poème symphonique Tamara.
Biographie
Né de parents nobles peu fortunés, il est attiré dès l'enfance par la musique mais ne disposant que de très peu de ressources matérielles, il ne pourra prendre en tout que dix leçons de piano auprès d'un remarquable professeur, Alexandre Dubuque (Dubuc). Il fait ses études à l'université impériale de Kazan. À seize ans, il fait la connaissance d'Alexandre Oulybychev, riche mélomane auteur de la première biographie de Mozart qui dispose d'un orchestre réduit. Il confie à Balakirev des travaux de copie, d'arrangements puis finalement la direction de son orchestre. De manière purement empirique mais avec beaucoup de facilité, le jeune musicien parvient à acquérir les bases de son futur métier de compositeur. Il dissèque les partitions des grands maîtres, les étudie minutieusement. En 1855, il aura l'occasion de rencontrer Mikhaïl Glinka, grand musicien précurseur de la musique classique russe. Sa vocation est alors toute tracée.
Le groupe des cinq
Fort de toutes ces connaissances, il gagne Saint-Pétersbourg et s'entoure d'un groupe de musiciens autodidactes comme lui qui deviendra le Groupe des Cinq composé de César Cui, Modeste Moussorgski, Alexandre Borodine et Nikolaï Rimski-Korsakov. Balakirev est l'âme de ce groupe même s'il n'en est pas le meilleur compositeur. En général, il supervise et, le cas échéant, corrige le travail de ses amis compositeurs. Ce groupe s'impose sur la scène musicale russe dès 1860.
Malgré une autorité et une « aura » certaines, il sera lâché « par sa couvée » selon sa propre expression. Le groupe est dissous en 1870.
Un compositeur peu prolifique
Il se consacre alors à l'organisation de concerts qui sont autant d'échecs. Par dépit, il devient chef de gare pendant cinq ans et ne compose plus entre 1872 et 1876.
À partir de 1862, il parcourt le Caucase et la Crimée et compile nombre de pages de musique folklorique. La même année, il refuse la direction de la Société musicale russe et fonde à Saint-Pétersbourg une école de musique. De 1883 à 1894, il est directeur de la Chapelle impériale de Saint-Pétersbourg, avec Nikolaï Rimski-Korsakov comme assistant. C'est pendant ces années qu'il reconstitue un groupe musical dont le membre le plus éminent sera Sergueï Liapounov.
Bien que très exigeant vis-à-vis de ses camarades, Balakirev compose très lentement. Il mettra ainsi près de quinze ans à écrire Tamara, un poème symphonique dont l'interprétation dure environ vingt-cinq minutes. Sur le plan musical, il laisse néanmoins un catalogue important. Tamara, terminée en 1882, est sa plus grande composition avec Islamey. Toutes ces pièces sont dans le prolongement de l'œuvre de Glinka.
Misterprof-
1er janvier 1959 :
Fidel Castro chasse Batista et s'empare du pouvoir à Cuba.
Dans l'euphorie de la décolonisation, l'année 1959 s'ouvre sur la fuite d'un dictateur corrompu et méprisé, Fulgencio Batista et le triomphe d'un jeune guérillero romantique, Fidel Castro.
Cette prise de pouvoir, au terme d'une campagne-éclair de deux ans, offre l'espoir d'un nouveau départ de l'Amérique latine.
Fils d'un riche planteur cubain d'origine espagnole, Fidel Castro fait des études de droit et se marie avec la fille d'un avocat proche de Fulgencio Batista.
Il se lance avec fougue dans l'action politique, mû par la haine de l'impérialisme américain.
Avec une centaine de partisans il attaque, le 26 juillet 1953, la caserne de Moncada, à Santiago-de-Cuba.
C'est un fiasco sanglant, et il est condamné à 15 ans de prison, mais libéré dès 1954 à la faveur d'une amnistie.
Il se réfugie au Mexique avec son frère Raul, et il yl fonde le « Mouvement du 26 juillet ».
À cette occasion, il rencontre Ernesto Guevara, un jeune médecin argentin surnommé le Che. Comme Raul, ce dernier se déclare marxiste-léniniste et confesse sa proximité avec l'Union soviétique, mais il n'arrive pas à faire partager ses opinions par Fidel.
Dès le 2 décembre 1956, Fidel Castro revient clandestinement à Cuba à bord d'un petit bateau de fortune, le Granma, avec 81 compagnons au total.
Une semaine plus tard, traqués par l'armée cubaine, ils ne sont plus que douze.
Ils prennent le maquis et sont rejoints par de jeunes dissident, les "Barbudos", surnom qui leur a été donné du fait qu' ils n'avaient pas l'occasion de se raser..
C'est alors le début d'une longue marche triomphale.
Les « barbudos » sont plusieurs milliers pour le coup de grâce final, la fuite de Batista, le 1er janvier 1959.
Très vite, par souci de justice sociale, Fidel Castro lance une vaste réforme agraire.
Puis il nationalise les plantations de canne à sucre, dont la moitié appartiennent à des groupes étasuniens.
Pour manifester son indépendance à l'égard de son très puissant voisin, il rétablit des relations diplomatiques avec l'Union soviétique.
C'est plus que n'en peuvent supporter les États-Unis.
Le président Dwight Eisenhower décrète un embargo et interdit aux entreprises américaines et alliées de commercer avec Cuba.
La menace est sérieuse.
Castro connaît comme tout un chacun les précédents de l'Iran et du Guatemala dont les gouvernants ont été renversés par la CIA pour avoir voulu retrouver leur indépendance économique : Mossadegh en 1953 et Arbenz en 1954.
Pour échapper à leur sort, il n'a d'autre choix que de se jeter dans les bras de son nouvel allié.
Devenu une base avancée de Moscou à 150 km de la Floride, son régime suscite l'effroi aux États-Unis.
Après le fiasco du débarquement de la baie des Cochons et la crise des fusées, qui fait craindre une guerre nucléaire, Cuba passe sous l'entière dépendance de l'URSS dont Castro devient le représentant auprès de tous les rebelles du tiers monde.
Six décennies plus tard, les désillusions sont immenses mais le régime castriste se maintient envers et contre tout, dans l'ombre de son chef nonagénaire.
Nostalgie aidant, le vieux dictateur s'offre même le luxe de recevoir des hommages du monde entier, y compris du pape et du président américain !
En Amérique latine, où l'on espérait que la démocratie l'emporterait enfin sur le caudillisme (des dictatures sociales conduites par des chefs militaires), on voit émerger des disciples de Fidel : Ortega au Nicaragua, Morales en Bolivie, Chavez au Venezuela.
Capusa06
1 janvier 1660 : Samuel Pepys commence son Journal.
Samuel Pepys , né le 23 février 1633 à Londres et mort le 26 mai 1703 à Clapham, est un haut fonctionnaire de l'Amirauté anglaise, membre du Parlement (député) et diariste anglais.
De nos jours, il est connu principalement pour son Journal qui couvre la période 1660-1669, rédigé presque intégralement en utilisant une sorte de sténographie. Pepys y relate notamment les grands événements dont il a été le témoin au cours des années 1660, comme l'épidémie de peste de Londres (1665-1666), la deuxième guerre anglo-néerlandaise (1665-1667) et le grand incendie de Londres (1666). Il y décrit aussi très méticuleusement ses sorties au théâtre, la mode, la nourriture et les boissons de l'époque, ce qui fournit une documentation de première main sur la société anglaise des années 1660 et constitue un formidable outil pour les historiens.
Capusa06
Elizabeth Arden, née Florence Nightingale Graham, née le 31 décembre 1881 à Woodbridge (Ontario, Canada) et morte le 18 octobre 1966 à New York (États-Unis), est à l'origine de la société du même nom, spécialisée dans l'industrie cosmétique. Femme d'affaires avisée, « la Dame en rose », tel qu'on l'appelait, fut une des premières à développer une offre coordonnée complète pour une clientèle huppée. Native du Canada, elle rejoignit les États-Unis à l'âge de 30 ans, ce qui fut pour elle l'opportunité de développer ses projets restés jusqu'alors au stade expérimental.
Biographie
Infirmière de formation, Florence Nightingale Graham ouvre, à l'âge de 30 ans, un salon de beauté à New York, sur la Cinquième avenue. Inspirée d'un roman d'Elizabeth von Arnim, Elizabeth and her German Garden, et d'un poème d'Alfred Tennyson, Enoch Arden, elle fait poser au-dessus de la porte rouge de son salon le nom d'Elizabeth Arden. De nombreux soins variés sont disponibles : soins esthétiques, manucure, pédicure, salle de gymnastique. En 1914, elle fait la connaissance d'un ingénieur chimiste, A.F. Swanson. Il restera durant un demi-siècle à assister Florence Nightingale Graham.
En 1930, elle commercialise la crème de huit heures : Eight Hour Cream, soin multi usage, initialement créé pour les jambes des chevaux. Ce produit, une des icônes de l'industrie cosmétique, existe encore aujourd'hui. En 1941, pour pallier la pénurie de bas de soie sur le marché, elle mit au point un produit colorant type teinture qui permettait de se teindre les jambes : un bas peint qui résistait à l'eau et ne filait pas.
Elle reçoit la Légion d'honneur en 1962.
Régnant sur une entreprise de plus de 40 millions de dollars, Florence Nightingale Graham ne s’arrête pourtant pas là. S’associant avec le styliste Oscar de la Renta, la griffe prend une nouvelle ampleur. Dessinant à eux deux des modèles de prêt-à-porter féminin, le duo inattendu, mais toutefois réussi, recevra pendant les deux années de la collaboration de nombreux éloges.

