
Misterprof-
14 février 2003 :
Mort de la brebis Dolly.
Née le 5 juillet 1996 à Roslin (Royaume-Uni) Dolly est une brebis célèbre pour être le premier clone de mammifère de l'histoire,
Le 2 avril 1996, Ian Wilmut et Keith Campbell, deux chercheurs écossais chez PPL Therapeutics, réalisent une manipulation génétique à partir d'une cellule de la glande mammaire d'une brebis adulte de six ans nommée Geniees.
Le noyau de cette cellule contenant la totalité du patrimoine génétique, c'est-à dire l'ADN nucléaire de Geniees, est injecté à l'intérieur d'un ovule d'une autre brebis, nommée Belinda, dont le noyau original a lui-même été préalablement retiré.
Ainsi l'ADN nucléaire de Geniees remplace celui de Belinda dans l'ovule de cette dernière.
277 cellules-œufs sont créées ; elles donnent naissance à environ 30 embryons.
Un seul d'entre eux se développe jusqu'à l'âge adulte.
(Le fait que la durée moyenne de gestation d'une brebis ait été respectée, soit 5 mois du 2 avril au 5 juillet, met à mal l'idée véhiculée par ces nanars soi - disant futuristes d'une copie conforme immédiatement disponible).
Pour la première fois, un être viable issu de cette technique de clonage survit.
Les scientifiques écossais appellent la brebis « Dolly » en référence à une chanteuse américaine, Dolly Parton, réputée pour la générosité de sa poitrine, car le clonage a été réalisé à partir de cellules de glande mammaire.
Le 23 février 1997, le monde apprend la naissance de Dolly.
Les chercheurs se sont vite aperçus que Dolly vieillissait rapidement.
Son arthrite prématurée est attribuée au fait que la cellule prise sur Geniees, alors âgée de six ans, comprend des télomères dont la longueur a été réduite après chaque division cellulaire.
De fait, Dolly a un patrimoine génétique vieux de six ans dès sa naissance.
D'autres interprétations indiquent que l'arthrite de Dolly pourrait être due à son mode de vie trop protégé en laboratoire.
Dolly est alors euthanasiée.
Son corps est exposé au National Museum of Scotland, à Édimbourg.
Capusa06
C'est sa fête : Valentin
Valentin est un martyr obscur du IIIe siècle. Évêque de Terni (Italie), il fut sollicité pour guérir le fils d'un philosophe romain, Craton.
S'étant acquitté de sa tâche avec succès, il obtint de Craton et de sa famille qu'ils se convertissent à la foi chrétienne. Mais le préfet de Rome l'ayant appris le fit alors décapiter.
Les Anglais du Moyen Âge ont fait de Valentin le saint patron des amoureux car sa fête coïncide, paraît-il, avec le début de la saison des amours chez les oiseaux. Ainsi sont nées les « valentinages » (danses paysannes où les couples se constituent par tirage au sort). Cette tradition, attestée par le poète Chaucer en 1381, a gagné ensuite la France.
En 1401, le roi de France Charles VI le Fou lui donna un singulier prolongement en choisissant le jour de la Saint Valentin pour fonder une « cour d'amour », c'est-à-dire un cercle poétique destiné à prolonger la tradition médiévale et aristocratique de l'amour courtois.
Au XIXe siècle, la tradition s'est renouvelée avec l'apparition des « valentines », cartes postales ornées de coeur que les jeunes gens utilisaient pour déclarer leur flamme.
L'Église catholique a attendu 1496 pour faire de saint Valentin le patron des amoureux tout en condamnant les « valentinages ». Aujourd'hui, elle profite du succès populaire de la Saint Valentin pour des réunions festives et spirituelles destinées à réfléchir sur le sens de l'amour conjugal !
NB : rien n'atteste d'une continuité entre les Lupercales, fêtes qui débutaient à Rome le 15 février, peu avant la fin de l'année civile, et la Saint Valentin.
delphinium29
13 février 1960 : la France teste sa première bombe atomique à Reggane, dans le Sahara algérien. Les Français l'apprennent le lendemain dans la presse.
13 février 1895 : les frères Louis et Auguste Lumière déposent le brevet du cinématographe, mélange de caméra et de projecteur de cinéma.[AFP]
13 février 1988 : cérémonie d’ouverture des 15e Jeux Olympiques d’hiver, organisés à Calgary, au Canada.[AFP]
13 février 1950 : naissance de Peter Gabriel, fondateur de Genesis, célèbre groupe de rock britannique. [CC / Joi / Flickr]
Capusa06
Bienheureuse Béatrix d'Ornacieux
Fondatrice du monastère d'Eymeux (Drôme) (+ 1303)
Béatrix (ou Béatrice) naquit au village d'Ornacieux en Isère, dans le Dauphiné.
Elle entra à la Chartreuse de Parménie puis fonda la chartreuse d'Eymeux (Drôme) d'où elle gagna le ciel le 25 novembre 1303. (chapelle Sainte Beatrix, Eymeux, sur GoogleMaps)
Béatifiée en 1869, elle est fêtée le 13 février par les Chartreux (paroisses Notre-Dame-du-Ventoux).
"Née au château d'Ornacieux, près de la Côte-Saint-André vers 1260, Béatrix entre à l'âge de 13 ans à la chartreuse de Parménie, non loin de Tullins. En 1300, elle fonde le monastère d'Eymeux où elle connaît le plus extrême dénuement. Elle y meurt un 25 novembre, sans doute en 1303. Une chapelle y perpétue son souvenir. La vie de Béatrix a été écrite par une moniale chartreuse contemporaine de la bienheureuse, Marguerite d'Oingt et elle atteste son ardent amour pour Jésus crucifié." (Bienheureuse Béatrix d'Ornacieux - diocèse de Valence )
Dans le Valentinois, entre 1303 et 1309, la bienheureuse Béatrice d'Ornacieux, vierge, qui, saisie d'un grand amour de la croix, vécut et mourut dans la plus grande pauvreté dans la Chartreuse d'Eymeu qu'elle avait fait construire.
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13 février 1689 :
Guillaume d'Orange devient roi d'Angleterre.
Guillaume d'Orange et sa femme Marie II Stuart acceptent simultanément la couronne d'Angleterre et la Déclaration des Droits (« Bill of rights »).
Cet acte consacre la fin de la monarchie absolue et l'avènement de la démocratie en Angleterre.
Il reste connu sous le nom de « Glorieuse Révolution », qui fut une révolution sans effusion de sang.
Elle mit fin aux dissensions religieuses et entraîna l'instauration en Angleterre d'une monarchie parlementaire.
Le roi avait succédé trois ans plus tôt à son frère Charles II.
Leur père, Charles 1er, avait été décapité pendant la première révolution anglaise, en 1649.
Mais cette «Grande Rébellion», sanglante et intolérante, a fini par révulser les Anglais et ceux-ci ont restauré la royauté en 1660.
Le nouveau roi, Charles II, Iouvoie entre les libéraux et les partisans de l'absolutisme, ainsi qu'entre les anglicans et les catholiques.
Son frère Jacques II montre moins de souplesse.
Il ne cache pas son désir d'imposer la religion catholique à l'ensemble de ses sujets et se montre attiré par l'exemple de Louis XIV, qui pourchasse en France les protestants et vient de révoquer l'Édit de Nantes.
Le roi, qui a eu deux filles d'un premier mariage, se remarie et a la satisfaction d'avoir un garçon. Avec la naissance de cet héritier, les Anglais craignent un renforcement de la dynastie catholique des Stuart.
Ils font appel au stathouder (gouverneur) des Provinces-Unies, Guillaume d'Orange, qui est le petit-fils de Charles 1er et l'époux de Marie, fille aînée de Jacques II.
Guillaume et Marie sont de fervents protestants.
Ils sont aussi des ennemis inconditionnels de la France et de Louis XIV.
Tandis que les armées de Louis XIV s'occupent de saccager le Palatinat allemand, Guillaume en profite pour débarquer avec une petite troupe en Angleterre, à Torbay, le 5 novembre 1688.
Personne ne retient Jacques II quand il choisit la fuite.
C'est ainsi que les Anglais échappent à une nouvelle guerre civile.
Guillaume et Marie sont élevés de concert à la royauté par le Parlement.
Ils ne vont pas se faire prier pour lui accorder un droit de regard sur les affaires publiques par le « Bill of Rights » du 13 février 1689, qui marque la véritable naissance de la démocratie moderne.
delphinium29
Dans la nuit du 13 au 14 février 1974, l'émetteur du Roc'h Trédudon est visé par un attentat, revendiqué par le Front de libération de la Bretagne. L'antenne, installée dans les Monts-d'Arrée, permet aux Bretons de recevoir les trois premières chaînes de télévision. Le plasticage détruit le pylône. Le Finistère, une partie des Côtes-d'Armor et du Morbihan sont privés de son et d'images pendant plusieurs semaines.
En ce matin hivernal de 2024, la brume enveloppe l'émetteur du Roc'h Trédudon, dans les Monts-d'Arrée. Les 220 mètres de ferraille sont devenus, il y a 50 ans, le symbole de la lutte armée en Bretagne.
Dans la nuit du 13 au 14 février 1974, à 1h10, deux explosions retentissent. Le pylône s'écroule, privant les Bretons des trois premières chaînes de télévision qui existent à l'époque, dirigées depuis Paris par l'ORTF, l'office de radiodiffusion-télévision française, et contrôlées par l'État.
Le sabotage intervient quelques semaines après qu'un journaliste de la seule émission diffusée en langue bretonne a été censuré. L'attentat est revendiqué par le Front de libération de la Bretagne (FLB). Une plaque en bois est découverte sur place, sur laquelle figure ce message : "FLB-ARB, evit ar brezhoneg" (pour le breton, NDLR).
Aucune arrestation
"1974, c'est le moment où le FLB devient très révolutionnaire et d'extrême gauche, relate Erwan Chartier, rédacteur en chef du Poher Hebdo et auteur de "Roc'h Tredudon 1974 : la bombe et le pylône". Il se pose en défenseur du peuple breton contre ce qu'il qualifie d'oppression de la part de l'État central. Dans les années 70, la Bretagne compte plus d'attentats qu'en Corse. On est en plein dans les luttes sociales comme celle des ouvriers du Joint Français en 1972 à Saint-Brieuc, de la grève du lait, etc. Il y a une effervescence politique et culturelle avec l'émergence de propositions régionalistes, autonomistes voire indépendantistes. Le Roc'h Trédudon fait partie des quatre ou cinq attentats qui a marqué les esprits par son retentissement médiatique" ajoute le journaliste spécialiste des mouvements politiques bretons.
Si tout a été minutieusement calculé pour que l'attentat du Roc'h Trédudon ne fasse aucune victime, un homme décédera pourtant : Pierre Péron, le directeur du site, meurt d'une crise cardiaque le 14 février, en découvrant l'ampleur des dégâts. L'antenne est à terre. Une partie s'est écrasée sur les locaux techniques de l'ORTF et des PTT.
Le fait qu'il n'y ait jamais eu d'arrestations confère à cet attentat une part de mystère
Erwan Chartier
Auteur de "Roc'h Tredudon 1974 : la bombe et le pylône"
L'enquête piétine. Les plastiqueurs ne seront jamais officiellement identifiés. "Le fait qu'il n'y ait jamais eu d'arrestations confère à cet attentat une part de mystère, souligne Erwan Chartier. Et puis, après la mort de Georges Pompidou en avril 1974 et avec l'arrivée de Giscard au pouvoir, les faits sont amnistiés".
Les années de poudre
Au moment du sabotage de l'émetteur des Monts-d'Arrée, le FLB est sous le coup d'une dissolution prononcée le 30 janvier 1974 par le ministre de l'Intérieur, Raymond Marcellin. Ce dernier, baron de la politique en Bretagne (député du Morbihan de 1946 à 1997, président du Conseil régional de 1978 à 1986, maire de Vannes de 1965 à 1977), mène une bataille musclée contre les mouvements d'extrême gauche, qui lui vaudra le surnom de "Raymond la matraque". L'attentat du Roc'h Trédudon intervient dans ce contexte, lequel, plutôt que de freiner la lutte armée en Bretagne, l'accélère.
À l'été 1974, un autre attentat, imputé au FLB, a lieu dans le Finistère. "Celui, oublié, qui a détruit un avion de ligne sur le tarmac de l'aéroport de Quimper, précise Erwan Chartier. Le FLB y dénonce les liens des patrons bretons avec l'État oppresseur et colonialiste". S'ensuivent les années de poudre avec, notamment en 1978, le plasticage du Château de Versailles.
La vie sans télévision
La destruction de l'émetteur du Roc'h Trédudon impose aux Bretons, et plus particulièrement aux Finistériens, de vivre sans télévision pendant de longues semaines. "On lit, on écrit, on joue aux petits chevaux, mais cela ne remplace pas la télé" témoigne cette habitante en 1974. "Les gens sont complètement décontenancés" affirme cet homme. "La télé, c'est notre distraction du soir" confie un autre.
À l’époque, dans les foyers français, la télévision occupe une place prépondérante. On se retrouve en famille devant le poste comme autrefois autour d'une veillée. En Bretagne, la nuit du 13 au 14 février 1974 interrompt brutalement les programmes. Le FLB réduit l'ORTF au silence.
Ainsi que le raconte Erwan Chartier, des sociologues viennent même en Bretagne pour mesurer les effets d'un monde sans télévision. "Les gens ont ressorti leurs jeux de société, leurs dominos, indique-t-il. Mais ils se sont aussi rendus nombreux au Roc'h Trédudon pour voir le pylône au sol".
L'émetteur du Roc'h Trédudon aujourd'hui
L'émetteur du Roc'h Trédudon aujourd'hui • © Mathieu Herry/France Télévisions
Des antennes-relais sont mises en place. Les Bretons retrouvent leurs chaînes de télévision petit à petit. La reconstruction de l'émetteur du Roc'h Trédudon s'achèvera en avril 1975.
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Douze Février, de son vrai nom Julie Bourges, voit le jour en 1997, à Cagnes-sur-Mer. Passionnée par le sport, elle entreprend alors une carrière de gymnaste de haut niveau, mais le 12 février 2013, alors âgée de seize ans, la jeune fille voit sa vie basculer.
C'est le carnaval et la lycéenne décide de se déguiser en mouton en fabriquant son propre costume avec du jean et du coton. A la fin de la journée, Julie fume une cigarette, une étincelle touche le coton et le costume s'enflamme. Elle se retrouve alors brûlée au 3ème degré. Après trois mois de coma artificiel, et des mois d'hospitalisation, la jeune fille se réveille avec un corps amaigri, des cicatrices et des habitudes à réapprendre. Julie choisit tant bien que mal de reprendre le lycée, et de se faire à sa nouvelle vie dans son nouveau corps.
Afin de surmonter ses complexes, Julie décide d’ouvrir, en 2015, un compte Instagram en choisissant le pseudonyme « douzefevrier » en référence à la date de son accident. Le succès est fulgurant. Très vite relayée par les influenceurs, Julie gagne plusieurs milliers de followers en quelques semaines, cumulant aujourd’hui près de 520 000 abonnés. C'est au début de l'année 2019 qu'elle décide d'ouvrir sa chaîne Youtube. Parallèlement, elle devient aussi marraine de Burns and Smiles, une association qui se mobilise pour les grands brûlés.
En juin 2020, Douze Février publie son premier ouvrage; 100 pensées positives, inspirantes et motivantes.
delphinium29
12 février 2010 : Les Jeux Olympiques d'hiver à Vancouver
Les premières compétitions sportives sur la neige ou la glace remontent à la fin du XIXe siècle.
L'ouverture des Jeux Olympiques d'hiver à Vancouver, le 12 février 2010, avec plus de 80 nations participantes, une centaine de disciplines et près de 3.000 athlètes, témoigne du chemin parcouru par ces disciplines...
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12 février 1994 :
Décès de l'acteur William Conrad.
Né le 27 septembre 1920 à Louisville (Kentucky), William Conrad est un acteur, réalisateur, producteur et compositeur américain.
Il débuta au cinéma dans Les Tueurs (The Killers), le classique de Robert Siodmak, en 1946, et interpréta des rôles de policier, de shérif voire de journaliste dans plusieurs films avant de collaborer régulièrement à la série radiophonique Escape, en 1950, et d’apparaître dans plusieurs séries télé dont Bat Masterson, Have Gun-Will Travel, Le Grand Chaparral (The High Chaparral) et plus tard Opération Vol, L’Homme qui tombe à pic (dans son propre rôle) et Arabesque.
Mais il est également producteur et réalisateur, œuvrant notamment à la réussite de Gunsmoke, L’Homme à la carabine ou Naked City dans les années 1950.
Il fut également le protagoniste de trois séries plus connues: Cannon, Nero Wolfe et La Loi est la Loi.
William Conrad meurt à North Hollywood (Californie), d'une insuffisance cardiaque congestive.
Capusa06
Emmanuel Kant (en allemand : Immanuel Kant /ʔɪˈmaːnu̯eːl kant/), né le 22 avril 1724 à Königsberg en Prusse (aujourd'hui appelée Kaliningrad en Russie), et mort le 12 février 1804 dans cette même ville, est un philosophe prussien, fondateur du criticisme et de la doctrine dite « idéalisme transcendantal ».
Grand penseur de l'Aufklärung (Lumières allemandes), Kant a exercé une influence considérable sur l'idéalisme allemand, la philosophie analytique, la phénoménologie, la philosophie moderne, et la pensée critique en général. Son œuvre, considérable et diverse dans ses intérêts, mais centrée autour des trois Critiques – à savoir la Critique de la raison pure, la Critique de la raison pratique et la Critique de la faculté de juger – fait ainsi l'objet d'appropriations et d'interprétations successives et divergentes.
Biographie
Emmanuel Kant naît en 1724 à Königsberg en Prusse-Orientale dans un milieu modeste : son père, Johann Georg Kant (né en 1683 à Memel ; mort en 1746 à Königsberg) d'origine écossaise, est sellier, et sa mère, Anna Regina (née en 1697 à Königsberg, morte en 1737 ibid.), née Reuter, s'étaient mariés le 13 novembre 1715. Il qualifia sa mère de très intelligente et foncièrement piétiste. Il est le quatrième des onze enfants du couple. Il fréquente durant sept ans le Collège Fridericianum, dirigé par Franz Albert Schultz, pasteur piétiste qui considère la piété de l'âme comme supérieure au raisonnement.
En 1740, il entre à l'université de Königsberg pour étudier la théologie. Il suit les cours de Martin Knutzen, professeur de mathématiques et de philosophie ; ce professeur, lui aussi piétiste et disciple de Wolff, combat le dualisme et en revient à la pure doctrine de Leibniz, suivant laquelle la force représentative et la force motrice participent l'une de l'autre et se supposent réciproquement.
C'est là qu'il découvre Newton et la physique, preuve, selon lui, qu'une science a priori de la nature (c’est-à-dire les mathématiques et la physique) est possible. Plus tard, il créditera aussi l'astronomie de nous avoir « appris bien des choses étonnantes », dont la plus importante est qu'elle nous a « découvert l'abîme de l'ignorance, dont la raison humaine, sans [cette connaissance], n'aurait jamais pu se représenter qu'il était aussi profond ; et la réflexion sur cet abîme doit produire un grand changement dans la détermination des fins ultimes à assigner à notre usage de la raison ».
En 1746, la mort de son père l’oblige à interrompre ses études pour donner des cours : il est engagé comme précepteur par des familles aisées, tâche qu'il accomplira pendant neuf ans. Il publie également cette année-là sa première dissertation : Pensées sur la véritable évaluation des forces vives. En 1755, il obtient une promotion universitaire et une habilitation, grâce à une dissertation sur les principes premiers de la connaissance métaphysique. Il commence à enseigner à l’université de Königsberg avec le titre de Privatdozent (enseignant payé par ses élèves).
Kant est le premier grand philosophe moderne à donner un enseignement universitaire régulier. Ses cours et ses publications à cette période sont très diversifiés : ils portent sur les mathématiques et la physique (apprises chez Newton), la morale (d'après Shaftesbury, Hutcheson, Hume et Rousseau), mais aussi sur la pyrotechnie et la théorie des fortifications. À partir de 1760, ses cours ont pour nouveaux objets la théologie naturelle, l'anthropologie, la critique des « preuves de l'existence de Dieu », ainsi que la doctrine du beau et du sublime.
En 1766, Kant demande et obtient le poste de sous-bibliothécaire, à la Bibliothèque de la Cour, fonction qu'il occupe jusqu’en avril 1772. C’est la seule démarche qu’il ait jamais faite pour obtenir une faveur.
En 1770, il est nommé professeur titulaire, après avoir écrit une dissertation intitulée De la Forme des principes du monde sensible et du monde intelligible. En 1781 paraît la première édition de la Critique de la raison pure. Cet ouvrage, fruit de onze ans de travail, ne rencontre pas le succès qu'il espérait. Une seconde édition voit le jour en 1787. En 1786, il devient membre de l'Académie royale des sciences et des lettres de Berlin. En 1788 est publiée la Critique de la raison pratique et, en 1790, la Critique de la faculté de juger. Toutes ses autres œuvres majeures (Fondation de la métaphysique des mœurs et Vers la paix perpétuelle notamment) sont écrites durant cette période.
Kant ne s'est jamais déplacé au-delà d'un rayon de soixante kilomètres autour de son lieu de naissance, et ne s'est jamais marié ; même la rumeur d'une aventure amoureuse n'a pas été confirmée. Sa vie était une routine de conférences, de tâches académiques et de séances d'écriture, qu'on rapporte comme si exigeantes et régulières que ses voisins auraient réglé leurs montres sur sa promenade journalière. Le poète Heinrich Heine alla jusqu'à dire que le récit de la vie de Kant était facile à faire : il n'y avait ni vie ni récit. La tradition rapporte même que Kant ne modifia son emploi du temps immuable et la trajectoire de sa marche quotidienne que deux fois : la première en 1762, pour se procurer le Contrat social de Jean-Jacques Rousseau, la seconde en 1789, afin d'acheter la gazette après l'annonce de la Révolution française.
Cette image apparaît sujette à caution à certains universitaires, qui y voient une exagération et une fausse attribution à Kant des habitudes de ponctualité de Joseph Green, son ami à partir de 1764, célèbre pour son rigorisme au point d'avoir été en son temps le sujet d'un livre satirique d'un autre ami de Kant : L'homme d'après l'horloge de Theodor Gottlieb Hippel. Car si Kant n'a jamais quitté sa région natale, il fut très attentif aux mouvements du monde, en témoignent ses échanges intellectuels et de nombreuses publications qui traitent de sujets variés de son époque. Il recevait également très souvent de nombreux amis à dîner, et déjeunait chaque jour avec un inconnu.
Favorable à la Révolution française, Kant affirme, après Thermidor, que « les méfaits des Jacobins ne sont rien comparés à ceux des tyrans du passé ».
D'après le récit biographique de Thomas de Quincey, les capacités mentales de Kant se seraient affaiblies de manière importante vers la fin de sa vie : l'un des signes « du déclin de ses facultés fut que désormais il perdit tout sens précis du temps ». Selon Harald Weinrich, les « symptômes » décrits par Wasianski, tels que rapportés dans l'ouvrage de Quincey, notamment les pertes de mémoire de Kant, pourraient faire penser à la maladie d'Alzheimer. Il avance cependant cette hypothèse médicale avec beaucoup de précautions et sans certitude.
Désormais célèbre, bien qu'incomplètement compris par ses contemporains, Emmanuel Kant meurt en 1804 à Königsberg. Ses derniers mots furent : « Es ist gut » (« c'est bien » ou « c'est suffisant »). Son tombeau est situé à l'extérieur nord-est de la Cathédrale de Königsberg (aujourd'hui Kaliningrad).
Capusa06
11 février 2024
Journée de la maladie
La maladie et la souffrance peuvent parfois bouleverser nos vies ou celles de nos proches: pour nous encourager à donner de notre temps, soutenir les malades, être attentif à leurs besoins, une journée mondiale des malades, créée en 1992 par le Pape Saint Jean-Paul II, est célébrée chaque année, le 11 février, jour de la fête de Notre-Dame de Lourdes.
Avoir le souci des malades
Les malades se sentent très rapidement mis à part de la vie des bien portants, c'est pourquoi les liens de solidarité, et tout ce qui permet aux personnes atteintes de maladie de se sentir écoutées, reconnues est extrêmement important. Bien que cette journée ait un sens tout particulier pour les Chrétiens, il n'est pas nécessaire d'avoir des convictions religieuses pour apporter son aide et sa compassion à des personnes souffrantes, un petit geste suffit !
Message du Pape François pour la journée 2023 : Prends soin de lui
La maladie fait partie de notre expérience humaine. Mais elle peut devenir inhumaine si elle est vécue dans l’isolement et dans l’abandon, si elle n’est pas accompagnée de soins et de compassion. Quand on marche ensemble, il arrive que quelqu’un se sente mal, qu’il doive s’arrêter en raison de la fatigue ou d’un incident de parcours. C’est là, dans ces moments-là, que l’on se rend compte de la façon dont nous cheminons [...]
