
Misterprof-
23 mars 2023 :
Décès de l'actrice Marion Game.
Madeleine Gamé naît le 31 juillet 1938 à Casablanca, d' un père entrepreneur en travaux publics installé au Maroc, qui meurt alors qu’elle a neuf ans.
Sa mère, démunie, confie alors ses deux filles à leur grand-mère, installée à Casablanca.
Mais dans ces temps d'indépendance du Maghreb, l'hostilité à l'égard des pieds-noirs est quotidienne.
Sa mère, ses amies et son cousin se résignent à quitter le pays.
Il faudra qu'un attentat au marché central la blesse pour convaincre Marion de quitter le pays de son enfance, avec son mari et sa fille.
Quelque temps logés à Bordeaux, ils s'installent au Vésinet.
Marion Game épouse Philippe Ledieu en 1959.
Leur fille, Virginie, naîtra neuf mois plus tard.
Après son divorce, elle s'inscrit alors au cours Simon pour apprendre l'art dramatique.
En 1968, elle est lauréate du prix Marcel-Achard qui récompense, avec le prix François-Périer, les meilleurs élèves de chaque promotion.
De 1968 à 1972, elle est la compagne de l'animateur Jacques Martin.
Malgré son prix et sa polyvalence (théâtre, cinéma, télévision), ses premiers engagements sont modestes.
Au cours des années 1970, on lui confie cependant des seconds rôles de plus en plus consistants.
À la télévision par exemple, elle joue dans des séries comme Gil Blas de Santillane (1974), Ces beaux messieurs de Bois-Doré (1976), Nana (1981).
Elle participe aussi régulièrement à deux jeux télévisés emblématiques des années 1970-80 : Les Jeux de 20 heures sur FR3 et L'Académie des neuf sur Antenne 2 et joue dans quelques spot publicitaires.
Elle a eu deux fils avec le comédien suisse Jacques Verlier (1933-1992) : Mathieu Stämpfli dit Verlier (1977), artiste peintre, diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 2004 et Romain Stämpfli.
À partir de 2009, elle interprète Huguette dans Scènes de ménages sur M6, où elle acquiert une célébrité très tardive.
De 2010 à 2012, elle apparaît aussi régulièrement dans la série Plus belle la vie sur France 3.
Elle monte sur les planches en 2011 avec La Brigade des tigresses aux côtés de Laura Préjean, Anjaya et Virginie Ledieu.
Marion Game est également active dans le doublage.
Elle est notamment la voix française de Jane Kaczmarek, qui joue le rôle de Loïs dans la série télévisée Malcolm, et du personnage de Phyllis Van De Kamp dans Desperate Housewives.
Elle donne également sa voix au personnage de Malory Archer dans la série d'animation Archer.
Marion Game est la marraine de promotion 1990 de l'ENSEA (École Nationale Supérieure de l'Électronique et de ses Applications) à Cergy-Pontoise.
Marion Game meurt à son domicile de Clamart le 23 mars 2023, à l'âge de 84 ans.
Ses obsèques ont lieu le 31 mars 2023 à l'église Saint-Roch de Paris, suivies par son inhumation dans la plus stricte intimité au cimetière des Arches de Louveciennes avec la présence de quelques acteurs de Scènes de ménages dont Gérard Hernandez et Frédéric Bouraly.
delphinium29
Ça s’est passé un 23 mars
1842 Mort du célèbre écrivain Stendhal.
1918 Premier tir sur Paris de la « Grosse Bertha ».
1967 Création du Parc national des Pyrénées.
1972 Mort du célèbre couturier Balenciaga. 1
983 Le Président Reagan présente l’IDS, nouvelle stratégie défensive, plus connue sous le nom de « Guerre des Étoiles ».
1998 Le film « Titanic » est couronné « meilleur film de l’année 1997 » en obtenant onze Oscars.
FAE
"Les particuliers, les collectivités et les entreprises, dans plus de 190 pays à travers le monde, se coordonnent pour éteindre les lumières et appareils électroniques pendant une heure, à l'occasion de Earth Hour. Sur le territoire de la Métropole Rouen Normandie, de très nombreux bâtiments publics seront éteints le samedi 23 mars à partir de 20h30 afin de participer à ce geste hautement symbolique pour la planète.
Pour Nicolas Mayer-Rossignol, Maire de Rouen, Président de la Métropole Rouen Normandie, les Maires des 71 communes de la Métropole Rouen Normandie, Hervé Morin, Président de la Région Normandie, et Bertrand Bellanger, Président du Département de la Seine-Maritime : « Cet événement symbolise le pouvoir du collectif pour l’action climatique. Existant depuis 17 ans désormais, Earth Hour est devenu un rendez-vous annuel incontournable alors que le dérèglement climatique est toujours plus présent et impacte d’ores et déjà nos modes de vie. C’est un petit geste pour la planète, mais un grand geste pour sensibiliser les habitants de la Métropole aux enjeux auxquels le monde fait face. »"
FAE
Bonjour à tous ! 😃
"Pierre-Simon de Laplace ou Pierre-Simon Laplace, comte Laplace, puis 1ᵉʳ marquis de Laplace, né le 23 mars 1749 à Beaumont-en-Auge et mort le 5 mars 1827 à Paris, est un mathématicien, astronome, physicien et homme politique français. Laplace est l'un des principaux scientifiques de la période napoléonienne."
FAE
Pourquoi la Journée mondiale de l'eau ?
"Journée mondiale de l'eau | Ministère de l'Education ...
La Journée mondiale de l'eau est une journée de sensibilisation à une gestion durable des ressources en eau. Instituée par l'Organisation des Nations Unies depuis 1992, elle est célébrée le 22 mars. Chaque année, la Journée mondiale de l'eau met en lumière un aspect spécifique de l'eau douce."
FAE
"L’eau peut être source de paix ou de conflit. Lorsque l’eau est rare ou polluée, ou que certains n’y ont pas accès ou y ont un accès inégal, des tensions peuvent apparaître entre les populations et les pays concernés. Lorsque nous coopérons dans le domaine de l’eau, nous créons un effet d’entraînement positif qui favorise l’harmonie, génère de la prospérité et renforce la résilience face aux défis communs. Nous devons prendre conscience que l’eau est non seulement une ressource à utiliser et dont on se dispute l’usage, mais aussi un droit humain, intrinsèque à tous les aspects de la vie. En cette Journée mondiale de l’eau (22 mars), nous devons tous unir nos efforts à propos de l’eau et l’utiliser en faveur de la paix, en jetant les bases d’un avenir plus stable et plus prospère.
Face à l’aggravation des effets du changement climatique et à la croissance démographique, il est urgent, au sein des pays concernés et entre eux, de s’unir pour protéger et conserver notre ressource la plus précieuse."
delphinium29
22 mars 1841 : Limitation législative du travail des enfants
Le 22 mars 1841, une loi limite en France, pour la première fois, le travail des enfants employés dans les manufactures, usines ou ateliers. La loi est promulguée par Louis-Philippe, roi des Français, le maréchal Jean-de-Dieu Soult (73 ans) étant président du Conseil. Elle s'inspire d'une loi similaire promulguée en Angleterre huit ans plus tôt, en 1833.
L'article 2 énonce :
Les enfants devront, pour être admis, avoir au moins huit ans.
De huit à douze ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de huit heures sur vingt-quatre, divisées par un repos.
De douze à seize ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de douze heures sur vingt-quatre, divisées par des repos.
Ce travail ne pourra avoir lieu que de cinq heures du matin à neuf heures du soir.
Capusa06
Virginia Oldoïni, devenue comtesse di Castiglione par son mariage, dite La Castiglione, née à Florence le 22 mars 1837 et morte dans le 1er arrondissement à Paris le 28 novembre 1899, est une aristocrate piémontaise, missionnée par le ministre Cavour du roi de Piémont-Sardaigne pour devenir maitresse de l'empereur des Français Napoléon III. Elle est également une figure des premières heures de la photographie. La Castiglione est qualifiée de « plus belle femme de son siècle »
Biographie
Elle est la fille unique du marquis Filippo Oldoïni Rapallini (né à La Spezia le 25 février 1817, premier député de La Spezia au Parlement du royaume de Sardaigne en 1848 puis ambassadeur italien à Lisbonne) qui avait épousé en premières noces sa cousine Isabella Lamporecchi (fille de Luisa Chiari, danseuse de théâtre et du grand juriste Ranieri Lamporecchi de Florence). Elle reçoit l'éducation soignée typique de la petite noblesse piémontaise, apprenant l'anglais et le français rapidement, pratiquant la danse et la musique.
Consciente de sa beauté, elle est surnommée La Perla d'Italia (La Perle d'Italie) alors que sa famille l'appelle « Nicchia ». Elle épouse, le 9 janvier 1854, à l'âge de 16 ans (presque 17), le comte Francesco Verasis di Castiglione (1826-1867), dont c'est le deuxième mariage et auquel elle donne le 9 mars 1855 un fils prénommé Giorgio (1855-1879). Délaissée par un mari au caractère réservé contrairement au sien et souvent appelé auprès du roi, elle prend pour amant le jeune officier et ami d'enfance Ambrogio Doria puis son frère Marcello, ce qui crée des tensions dans le couple qui s'est installé à Turin.
À Paris et à la cour de France
Quelques semaines après ses couches, aux fins de servir en secret les intérêts du roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II (dont elle est devenue aussi la maîtresse) et l'unification de l'Italie, son cousin Camillo Cavour lui demande de se rendre à Paris pour que la jeune femme de 18 ans séduise l'empereur Napoléon III qui en a 47, afin d'influencer ses décisions politiques et obtenir l'appui du gouvernement français pour la création d'une Italie unifiée et indépendante. La comtesse rêvant de jouer un rôle politique accepte cette mission. Accompagnée de son mari et de son fils, elle arrive le 25 décembre à Paris, où ils s'installent au 10 rue de Castiglione.
Le 9 janvier 1856 la Castiglione est présentée à Napoléon III, en l'absence de l'impératrice Eugénie retenue par sa grossesse, lors d'un bal chez la princesse Mathilde, fille de Jérôme Bonaparte, dernier frère de Napoléon 1er.
La relation de la comtesse avec Napoléon III se matérialise dans le parc de Saint-Cloud au milieu du château de Villeneuve-l'Étang à Marnes-la-Coquette le 27 juin 1856. L'empereur et la comtesse étant mariés, le double adultère impérial fait scandale, et contraint le comte de Castiglione à se séparer de sa femme : ruiné par le train de maison luxueux dans leur hôtel parisien de la rue de Castiglione, il repart seul en Italie où il doit vendre toutes ses possessions pour rembourser les dettes faites par son épouse .
Libre, la comtesse entretient avec l'Empereur des Français une relation pendant deux années (1856-57) . Néanmoins, d'après une rumeur infondée, la comtesse de Castiglione serait devenue en 1862, la mère d'un fils illégitime de l'empereur, le chirurgien-dentiste Arthur Hugenschmidt. Robert de Montesquiou, dans la dédicace qu'il fit à Hugenschmidt de son poème des Paroles diaprées reprend la rumeur.
Cet adultère impérial qui défraye la chronique lui ouvre les portes des salons privés d'Europe qui, en temps normal, lui auraient été fermées. Elle y rencontre les grands de cette époque : la reine Augusta de Prusse, Otto von Bismarck et Adolphe Thiers.
Mais narcissique et capricieuse, snobant le reste de la cour et se vantant publiquement des cadeaux que l'empereur lui offre à partir des fonds secrets, elle finit par se rendre antipathique et lasse l'empereur qui prend une nouvelle maîtresse, la comtesse Marianne Walewska. De plus, dans la nuit du 5 au 6 avril 1857 alors qu'il sort de chez la comtesse Castiglione, trois carbonari italiens Grilli, Bartolotti, Tibaldi, accusés d'être à la solde du révolutionnaire Giuseppe Mazzini, tentent de tuer l'empereur. Soupçonnée à tort de complicité, elle est officiellement expulsée de France par des agents secrets en possession d'un décret signé par le ministre de l'Intérieur. En réalité, elle s'éloigne simplement et revient en grâce dès le mois suivant grâce à la princesse Mathilde et à son complice et confident Joseph Poniatowski.
Malgré la rupture avec Napoléon III, elle prétend néanmoins que son influence sur l'empereur s'est concrétisée le 21 juillet 1858 lors de l'entrevue secrète à Plombières entre Napoléon III et le comte de Cavour, aboutissant au traité de Plombières.
De 1856 à 1857 elle compose un album de photographies d'elle-même et l'offre à Costantino Nigra. Cet album contient vingt-cinq photographies de tailles et formats différents réalisés dans l'atelier. On peut voir son fils prendre la pose, par exemple comme garçon d'honneur portant la traine de la robe de sa mère.
Nigra est dans le secret de la mission confiée à la Castiglione. Il la soutient pour qu'elle persuade Napoléon III de s'engager en faveur de l'Italie, mais aussi pour lui soutirer des informations concernant l'avancée des négociations du congrès de paix. Le jeune Nigra travaille avec Cavour, cousin de la comtesse et tête pensante de la mission. Cavour est le représentant du Piémont au congrès de paix ayant lieu à Paris, à la suite du succès de la guerre de Crimée en 1856 où le sort de l'Italie doit être joué. Tous les deux veulent introduire la question de l'unification de l'Italie et gagner le soutien de l'Empereur des Français .
Quand elle revient en France en 1861 avec son fils Giorgio (Georges) commence une période de grande créativité jusqu'en 1863.
Pour la première fois depuis son retour à Paris en 1861, elle est invitée à la Cour, au bal costumé des Tuileries le 9 février 1863. Elle y apparaît déguisée en reine d’Étrurie. Son costume se compose d'un péplum de velours noir sur une jupe orangée, elle porte des bijoux en cuivre doré et tient dans sa main un éventail en plumes de paon. Virginia se précipite le lendemain à l'atelier de photographie pour immortaliser sa tenue. Persuadée de son succès et de son retour dans les hautes sphères, elle prend des poses lascives et suaves, mime l'innocence. Toutefois son costume fait scandale. Mal aimée à la Cour, la presse se déchaine, elle est accusée d'être apparue nue à la fête. Son mari, le Comte François, toujours en Italie, menace de lui reprendre Giorgio. Elle lui répondra par une photographie nommée « La Vengeance » et garde l'enfant. Sur cette photo, elle est vêtue du même costume de reine d’Étrurie mais avec la cape recouvrant ses épaules et ses bras nus, à la main elle tient un poignard.
Entre 1861 et 1867, plus de quarante séances sont organisées pour 176 poses différentes.
Les photographies de Virginia de Castiglione ont marqué l'histoire de la photographie. Ses poses innovantes se distinguent des normes de l'époque. Choisissant les costumes, les angles et les prises de vues, son travail sur la mise en scène anticipe celui des photographes contemporains comme Cindy Sherman .
Le comte meurt brutalement en 1867 de façon accidentelle, la Castiglione se fait photographier en vêtements de deuil chez Pierson et abandonne la photographie jusqu'en 1875.
Après la fin du Second Empire, la mort de son mari puis de son fils, Virginia s'enferme au 26, place Vendôme dans un appartement morne, triste et sombre. À la mort de son ami le docteur Émile Blanche en 1893, elle demande à son fils, le peintre Jacques-Émile Blanche de peindre son portrait, chose qu'il ne fera qu'après la mort de la comtesse (semble-t-il vers 1914 .
De 1893 à 1895 ne parvenant pas à faire le deuil de son succès passé, elle réalise quatre-vingt-deux photos dans l'atelier parisien où elle revêt ses tenues fastueuses d'antan. D'une façon qui peut sembler pathétique et morbide elle pose, comme pendant sa jeunesse. Son corps ne correspond plus aux standards de beauté de l'époque, elle a vieilli, elle n'a plus de dents, presque plus de cheveux. Le 22 mars 1913, son ami photographe Pierson meurt avec le regret de n'avoir su capturer la vraie beauté de la comtesse .
Après l'effondrement de l'Empire et l'établissement de la Troisième République bourgeoise et pudibonde , la comtesse, veuve et ayant perdu prématurément son fils légitime mort de la variole, vit dans un monde qui ne lui ressemble plus.
Dans les années 1880, esclave de son image et ne supportant pas de vieillir, elle souffre de neurasthénie et misanthropie. Elle se terre à l'abri des miroirs qu'elle a fait voiler dans son appartement parisien qu'elle loue 26 place Vendôme puis en 1893, 14 rue Cambon où elle sombre dans l'anonymat et le dénuement. Elle ne sort plus qu'à la nuit tombée, pour ne pas être confrontée au regard que les passants pourraient porter sur les « ravages » que le temps, d'après elle, a fait subir à sa beauté. Elle décède à son domicile parisien du 1er arrondissement, le 28 novembre 1899 à l'âge de 62 ans, aux côtés des dépouilles empaillées de ses chiens. Le secrétaire d'ambassade italienne à Paris Carlo Sforza accourt pour brûler ses papiers compromettants .
La comtesse de Castiglione, qui fit les beaux jours du Second Empire, repose au cimetière du Père-Lachaise (division 85, 2e ligne, tombe 83). Longtemps à l’abandon, cette tombe a été restaurée pour le centième anniversaire de sa mort grâce au prix Grinzane Cavour et une plaque de marbre, datée du 28 novembre 1999, déposée .
Misterprof-
22 mars 1963 :
Scandale Profumo.
Une comédie de boulevard est à l'origine du plus grand scandale politique des années 1960.
Elle débute à Londres, avec une bagarre entre l'amant et le souteneur d'une jolie femme aux mœurs légères, Christine Keeler, âgée de 21 ans.
L'enquête de police révèle qu'elle a eu une liaison avec John Profumo, 48 ans, secrétaire d'État à la Guerre dans le gouvernement conservateur d'Harold Macmillan et, en parallèle, une liaison avec un certain Eugeni Ivanov, attaché naval à l'ambassade soviétique de Londres et espion du KGB.
L'affaire émeut l'opinion.
Interpellé par les députés et les journalistes, le ministre déclare le 22 mars 1963 devant la Chambre des Communes, n'avoir jamais commis aucune « inconvenance ».
Mais en juin de la même année, en voyage à Venise avec sa femme, il finit par craquer et lui avoue sa faute.
De retour à Londres, il revient devant le Parlement le 4 juin pour une confession publique et démissionne sur le champ.
Il entraîne dans sa chute le Premier ministre qui présente à son tour la démission du gouvernement le 29 octobre 1963.
Quelques jours plus tard, John Profumo se présente dans une association caritative de l'Est londonien, Toynbee Hall, pour faire la plonge ayant décidé, avec sa femme, de consacrer désormais sa vie aux humbles.
Misterprof-
21 mars 2004 :
Décès de la danseuse Ludmila Tcherina.
Née le 10 octobre 1924 à Paris, Monique Tchemerzine est une danseuse, tragédienne, écrivaine, peintre et sculptrice française.
Son père, Avenir Tchemerzine, est un prince tcherkesse (peuple du nord-ouest du Caucase) qui a fui Saint-Pétersbourg et s'est exilé à Paris.
Il est mathématicien et inventeur de la fusée éclairante.
Sa mère, Stéphane Finette, française, est une ancienne élève de l'École des chartes.
Avec son mari, elle travaille à une bibliographie des éditions originales de la poésie française du Moyen Âge au XIXe siècle, reconnue comme un ouvrage de référence sous le nom de « Tchemerzine ».
Monika, comme elle se fait appeler, commence à danser dès l'âge de 3 ans.
Elle prend des cours de danse russe auprès d'Olga Preobrajenska, puis de danse italienne auprès de Mme d'Alessandri et, enfin, Tverskoi l'initie au « mime dansé des émotions intérieures ».
Elle aura en outre pour professeur Georges Ricaux, qui est aussi le maître à danser de Jean Babilée et de Roland Petit.
Elle complète sa formation en intégrant l'École de danse de l'Opéra de Paris.
Elle monte sur scène pour la première fois à l'âge de dix ans, dans le rôle d'un lutin du Songe d'une nuit d'été de Felix Mendelssohn.
Elle a 13 ans quand elle danse Les Sylphides.
En 1939, elle est nommée danseuse étoile des Ballets de Monte-Carlo, dirigés par Serge Lifar, devenant ainsi la plus jeune étoile de l'Histoire de la danse.
Après la Seconde Guerre mondiale, elle devient une artiste indépendante.
Elle est étoile des Ballets de Paris de Roland Petit (1947) et du Metropolitan Opera à New York (1950), mais joue aussi dans l'opérette La Chevalier Bayard (1948) aux côtés de deux artistes débutants : Yves Montand et Henri Salvador, et au cinéma dans Les Chaussons rouges de Michael Powell et Emeric Pressburger, sur une chorégraphie de Léonide Massine.
En 1946, Tcherina épouse Edmond Audran, petit-fils d'Edmond Audran, danseur comme elle.
Il devient son chorégraphe et partenaire avant de mourir brutalement dans un accident de car en juillet 1951, à l'âge de 33 ans, peu après la fin du tournage des Contes d'Hoffmann (The Tales of Hoffmann) de Powell et Pressburger, dans lequel ils sont partenaires.
Désemparée, Tcherina souhaite abandonner la danse mais le film est un succès mondial.
Elle tournera une quinzaine de films avant de se consacrer à la peinture (elle expose dès les années 1960) et à la sculpture.
Le 28 mai 1953, elle épouse Raymond Roi, propriétaire des contreplaqués Leroy à Lisieux qui créa la boîte d'emballage en bois pour le Livarot, qui l'encourage à remettre ses chaussons de danse. Ensemble, ils fonderont une troupe de ballet d'avant-garde dans laquelle la ballerine réalise son rêve de « théâtre total » et qu'ils dirigeront jusqu'au décès de Raymond Roi en septembre 1987.
En 1983 elle publie aux Éditions Albin Michel, sous son nom de scène, son premier roman évoquant le monde de la danse, L'Amour au miroir, qui fut un best-seller.
Son second roman, La Femme à l'envers, sorte d’opéra barbare, paraît en 1986.
Au terme d'une longue et douloureuse maladie, Ludmilla Tcherina meurt le 21 mars 2004 à Paris.
Elle est inhumée au cimetière de Montmartre.
Capusa06
Clarence Leonidas Fender, dit Leo Fender (né le 10 août 1909 à Anaheim (Californie) et mort le 21 mars 1991 à Ione (Californie), est le fondateur de la société américaine de lutherie Fender, spécialisée dans la fabrication de guitares électriques, de basses et d'amplificateurs. Il est également le créateur des sociétés de lutherie Music Man et G&L.
De la Telecaster à la Asat de G&L ses guitares, mais également ses basses et amplificateurs, dominent toujours la musique populaire plus d'un demi-siècle après leur sortie au catalogue. Marshall et de nombreux autres fabricants d'amplificateurs utilisent et décortiquent les amplificateurs Fender comme base à la conception de leurs produits. Leo Fender et l'inventeur Les Paul sont considérés comme les deux figures les plus influentes du développement des instruments électriques du xxe siècle.
Biographie
Leo Fender est né à Anaheim (Californie) en 1909. Dès son plus jeune âge, il s'intéresse aux moteurs électriques et passe son temps à construire et à réparer des postes de radios pendant ses études. Il crée sa première guitare à l'âge de 16 ans, la « leo's baby » (le « bébé de Leo »).
Leo fait des études de comptabilité et travaille d'abord pour la section comptable des chemins de fer de l'État, puis dans une compagnie de distribution de pneus. Mais c'est l'électronique qui le passionne. Entre 20 et 30 ans il construit des systèmes de sonorisation pour des manifestations publiques, manifestations sportives et rassemblements religieux. Après avoir travaillé pour le California Highway Department, Leo Fender crée en 1939 sa propre entreprise de réparations de radios et vente de disques, en ouvrant un magasin à Fullerton à l'enseigne Fender's Radio-Service, Radios-Records-Phonographs, 107 S South Sprada, Phone 6 après avoir perdu son ancien travail, du fait de la crise économique de l'époque. Le "Fender's Radio - Service" évolue lentement grâce à la rencontre de nombreux musiciens qui viennent consulter Léo et à d'autres connaissances travaillant dans les industries de la musique et de l'électronique du début des années 1940. Après plusieurs années de travail et de recherches, Leo fonde avec Clayton « Doc » Kauffman une compagnie de fabrication de lap steel et d'amplificateurs portant les initiales K&F comme nom. Doc travaille pour un revendeur de pièces pour poste radio et fréquentant régulièrement la boutique, ses compétences intéressent Léo qui l’invite à travailler avec lui. Leur collaboration est de courte durée et Doc quitte l’entreprise en 1946. Leo Fender poursuit seul les fabrications des lap steel et des amplificateurs changeant progressivement le logo K&F pour celui de Fender.
En 1949 il crée l´Esquire avec George Fullerton, qui est une guitare électrique à un micro. Léo décide ensuite d’ajouter un deuxième micro sur les conseils de guitaristes souhaitant élargir les possibilités de l’Equire. Quelques exemplaires sortent avec un deuxième micro sous le nom d’Esquire qui est renommé Broadcaster pour différencier le modèle à un micro de sa nouvelle version en possédant deux. Pour éviter un procès avec la firme Gretsch, qui a commercialisé une ligne de batteries sous l'appellation « Broadkaster », le nom de la guitare est changé en 1950 pour « Telecaster ». La Fender Telecaster devient rapidement un instrument extrêmement populaire et reste toujours aujourd’hui l’une des figures majeures de la guitare électrique. En 1951,Leo Fender crée la Precision Bass, nommée ainsi en raison de la précision accrue offerte par les frettes par rapport à la touche lisse d’une contrebasse. En remplaçant les « stand-up » non amplifiés de la contrebasse, la « P-Bass » change radicalement la pratique de l'instrument et l'essentiel des styles musicaux. La Stratocaster apparaît peu de temps plus tard en 1954, modernisant la musique avec un instrument plus élaboré, 3 micros, vibrato et nouveauté dans la forme du corps. Devenant une réelle icône, cette dernière devient la guitare électrique la plus identifiable et la plus copiée.
Ironiquement, Leo Fender n'a jamais appris à jouer de la guitare (bien qu'il joue du saxophone) mais il est très proche des musiciens de Californie du Sud. Son approche de l’instrument est donc neuve et apporte sa propre vision de la guitare au public. Sa technique novatrice de fixation du manche par vissage est moins coûteuse en production que l'approche traditionnellement collée et rend ses instruments plus abordables au grand public.
Les affaires de Fender décollent dans les années 1950, alors que de nombreux musiciens américains adoptent les guitares Telecaster et Stratocaster et Precision Bass. C'est en 1958 que les premières guitares de la marque sont importées en Europe, Angleterre et Belgique d'abord.
Dans la fin des années 1950, il continue à inventer de nouvelles guitares telles que la Jazzmaster en 1958 et la Fender Jaguar qui est une Jazzmaster plus élaborée et aussi l'autre modèle de basse le plus utilisé, la Fender Jazz Bass. En 1965, Leo Fender se croyant malade après avoir consulté plusieurs médecins décide de vendre son entreprise à CBS pour 13 millions de dollars. Le contrat est conclu le 5 janvier 1965.
Dans les années 1970, dégagé des clauses de non-concurrence imposées lors de la vente à CBS, Leo Fender crée la marque Music Man, inventant notamment la StingRay Bass. En 1979, avec de vieux amis, George Fullerton et Dale Hyatt, il crée une nouvelle compagnie appelée G&L (George & Leo). En dépit de ses problèmes de santé, Leo Fender continue à créer des guitares et des basses, gagnant toujours plus d'expérience. Il meurt en 1991 de complications dues à la maladie de Parkinson.