
delphinium29
20 mars 1811
Naissance du roi de Rome
Moins d'un an après leur mariage, Napoléon Ier et Marie-Louise s'apprêtent à accueillir leur premier et unique enfant, que Victor Hugo surnommera bien plus tard l'« Aiglon ».
On imagine l'ambiance tendue qui règne aux Tuileries ce 20 mars 1811. D'autant que le bébé se présente par les pieds, et non la tête.
La consternation est totale, au point que le docteur Dubois demande à Napoléon Ier qui faut-il sauver en cas de danger, la mère ou l'enfant ? «Allons donc, répond l'Empereur pâle comme la mort, ne perdez pas la tête : sauvez la mère, ne pensez qu'à la mère».
Après 26 minutes de travail, «avec les ferrements», l'enfant vient au monde à 9h15 du matin. Mais on le croit mort : il reste près de 7 minutes «sans donner aucun signe de vie».
Dubois, assisté de Corvisart, s'active de son mieux : friction, serviettes chaude, quelques gouttes d'eau de vie dans la bouche... Les méthodes se révèlent efficaces.
«Eh bien Constant ! lance l'Empereur à son fidèle valet.......
Le fils de l'«Empereur des rois»
Après l'émotion, la politique reprend ses droits : il faut que l'héritier naisse dans la pourpre, qu'il soit d'emblée honoré comme le fils de l'Empereur des rois. Et la propagande napoléonienne va fonctionner à plein régime.
Le prince archichancelier Cambacérès dicte l'acte de naissance que signent les deux témoins, le vice-roi d'Italie Eugène de Beauharnais et le grand-duc de Wurzbourg, oncle de Marie-Louise. Les prénoms donnés au nouveau-né sont lourds de sens : Napoléon, bien sûr, François (comme son grand-père maternel, Empereur d'Autriche), Charles (son grand-père paternel), et Joseph, prénom de son parrain, roi des Espagne et des Indes.
Dès sa naissance, l'enfant est titré : il est roi de Rome, façon de rappeler à un pape récalcitrant - Pie VII est à l'époque prisonnier de Napoléon - que la ville sainte n'est que le chef-lieu de l'un des 130 départements de l'Empire.
C'est aussi une façon de s'inscrire dans l'Histoire, dans la succession des Césars, des souverains de l'Occident, mais aussi du Saint Empire germanique, puisque la tradition voulait que son successeur désigné porte le titre de «Roi des Romains». Mais François 1er, beau-père de l'Empereur des Français, ne peut qu'être blessé par ce titre, lui qui a dû renoncer au titre d'Empereur germanique pour celui d'Empereur d'Autriche.
7200 invités au baptême
Le faste et la symbolique qui accompagne les rites viennent alors souligner l'importance de l'événement. L'ordre est donné de tirer les 101 coups de canons protocolaires pour la naissance d'un fils (21 prévus pour une fille), et dès le 22e coup tiré, le peuple parisien laisse éclater sa joie, «un long cri qui partit comme un mouvement électrique», rapporte la comtesse de Boigne, témoin de la liesse.
La même procédure est exécutée dans les grandes villes et les ports de l'Empire, les flottes doivent être pavoisées. Les cloches du royaume, le bourdon de Notre-Dame en tête, sonnent sans arrêt du matin au soir, les Parisiens illuminent immeubles et maisons.
Et tandis que des feux d'artifices sont tirés un peu partout, l'Empereur préside l'ondoiement de son fils dès 9 heures du soir au Palais. Il s'agit d'un baptême de précaution, pour le cas où le nourrisson viendrait à mourir prématurément. Pour l'occasion, Napoléon veut frapper les esprits en rétablissant la coutume dynastique.
Le cortège traverse les Tuileries jusqu'à la chapelle où le bébé est ondoyé par le Grand Aumônier de l'Empire, le cardinal Fesch, au cours d'une cérémonie somptueuse, en présence de toute la Cour. Répétition générale du baptême officiel qui aura lieu en juin, au cœur même de Notre-Dame, lieu même du sacre plus de six ans auparavant, devant plus de 7200 invités dont toute la famille impériale, la Cour et les grand corps de l'État.
Après avoir embrassé trois fois son fils, Napoléon Ier le prend et l'élève très haut dans le ciel, tandis que le chef des Hérauts crie par trois fois : «Vive le roi de Rome !». L'Empereur envisagera même de faire couronner son fils Roi de Rome dans la ville sainte, par le pape lui-même, mais les circonstances ne le permettront pas.
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20 mars 1893 :
Procès du scandale de Panama, qui se solde par la condamnation à 5 ans de prison d'un ancien ministre des travaux publics, Baïhaut, qui a eu seul la naïveté d'avouer son implication dans cette gigantesque escroquerie.
Parmi les autres inculpés, Ferdinand de Lesseps et Gustave Eiffel échappent de justesse à la prison grâce à une prescription bienvenue.
En 1879 Ferdinand de Lesseps, auréolé par la réussite du canal de Suez, récidive avec le percement de l'isthme de Panama, entre l'océan Pacifique et l'océan Atlantique.
L'isthme fait alors partie de la Colombie.
La construction est prévue pour durer douze ans et coûter 600 millions de francs, un coût très élevé dû à l'absence d'écluses.
Comme pour Suez, Lesseps crée le 20 octobre 1880 une société anonyme en vue de collecter les fonds et conduire le projet, la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama.
Les travaux débutent l'année suivante.
Mais l'isthme américain est traversé par une cordillère montagneuse relativement élevée et les premiers travaux se soldent par d'immenses difficultés.
Ferdinand de Lesseps lance alors plusieurs souscriptions auprès du public français.
Mais il utilise les premiers fonds pour « arroser » la presse afin de cacher la réalité.
Dans l'impasse, il fait appel à l'ingénieur Gustave Eiffel, célèbre en raison de sa tour qui sera inaugurée à la faveur de l'Exposition universelle de 1889.
Celui-ci n'hésite pas à engager son prestige au service du vieil entrepreneur et remet à plat le projet en prévoyant notamment des écluses.
Or la France entre dans une longue période de dépression économique et les épargnants sont peu enclins à se laisser séduire par l'aventure.
Ferdinand de Lesseps arrose donc à nouveau la presse et Émile de Girardin, député et journaliste réputé, fondateur de La Presse, qui avait d'abord attaqué avec violence le projet, s'y rallie finalement, et pour cause, car il entre au conseil d'administration de la Compagnie.
Ferdinand de Lesseps corrompt aussi une centaine de ministres et de parlementaires, les « chéquards ».
La déconfiture de la Compagnie s'avère néanmoins inéluctable dès l'année suivante.
Le tribunal de la Seine prononce alors sa mise en liquidation judiciaire le 4 février 1889.
Elle va entraîner la ruine de 85 000 souscripteurs.
Désabusés, les épargnants français vont désormais renoncer aux investissements industriels et leur préfèreront les placements de « père de famille », tels que les emprunts russes qui se solderont en définitive par une déconfiture aussi retentissante.
Il appartiendra finalement aux Américains de percer l'isthme.
Le canal de Panama, avec d'énormes écluses comme il se doit, sera inauguré le 3 août 1914, le jour même de la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France.
Capusa06
20 mars 1848 : à la suite du scandale provoqué par sa liaison avec l'aventurière irlandaise et fausse danseuse « espagnole » Lola Montès (Maria-Dolorès Eliza Gilbert), le roi de Bavière Louis Ier abdique.
Lola Montez (ou Lola Montès), nom de scène de Marie Dolores Eliza Rosanna Gilbert, comtesse de Landsfeld, née à Grange (comté de Sligo en Irlande) le 17 février 1821 et morte à New York (États-Unis) le 17 janvier 1861, est une danseuse exotique, actrice et courtisane d'origine irlandaise, célèbre pour avoir été la maîtresse du roi Louis Ier de Bavière.
Biographie
Lola naît d'un père irlandais fils d’un baronnet anglais et de la fille d’un cabaretier irlandais. La famille Gilbert émigre aux Indes en 1823. Peu de temps après leur arrivée, le père meurt du choléra. Sa mère se remarie l'année suivante et envoie Eliza vivre chez des parents de son beau-père en Grande-Bretagne.
En 1837, âgée de 16 ans, Eliza s'enfuit avec un amant de sa mère, le lieutenant Thomas James, qu'elle épouse. Mais elle trompe son mari et le couple se sépare cinq ans après. C'est alors qu'elle devint danseuse exotique sous le nom de Lola Montez. Rapidement sa « tarentelle » et son expression : « Ce que Lola veut, Lola l'a » (Whatever Lola wants, Lola gets) la rendent célèbre. Ses débuts à Londres en tant que « Lola Montez, la danseuse espagnole » (Lola Montez, the Spanish dancer) en juin 1843 sont perturbés quand elle est reconnue comme la femme de Thomas James. Cette notoriété nuisant à sa carrière, elle prend le chemin du continent. Dès cette époque, elle prête ses faveurs à quelques hommes riches et beaucoup la considèrent comme une courtisane.
Vie de danseuse et courtisane
C'est durant ses dernières années d'adolescence que Lola prend conscience des gains financiers qu'elle peut engranger comme courtisane auprès d'hommes puissants et riches. Parmi ses amants et bienfaiteurs, on trouve Franz Liszt, qu'elle aurait fait rompre définitivement avec l'écrivaine Marie d'Agoult, Alexandre Dumas fils et le journaliste Alexandre Dujarrier. C'est Liszt qui l'introduit dans l'entourage de George Sand où elle côtoie les intellectuels marquants de son époque dont Victor Hugo.
Avec la fortune que lui a léguée Alexandre Dujarrier, mort en duel, Lola Montez part pour l'Allemagne. C'est lors d'un voyage en 1846 à Munich, sur le chemin de Vienne, que Louis Ier de Bavière, alors âgé de plus de soixante ans, la remarque et qu'elle devient rapidement sa maîtresse. Il lui offre un petit palais où il écrit de la poésie, tandis qu'elle invite des opposants à son régime, libéraux et anticléricaux, ce qui déplaît au gouvernement.
Usant de son influence auprès du roi, elle devient impopulaire auprès des Bavarois, en particulier après que des documents rendus publics montrent qu'elle espérait devenir sujette bavaroise et être anoblie. En dépit de l'opposition, le 25 août 1847, jour de son anniversaire, le roi la fait comtesse de Landsfeld « pour services artistiques rendus à la Couronne », titre accompagné d’une rente considérable, puis chanoinesse de l'ordre de Sainte-Thérèse, honneur réservé aux dames de très haute noblesse et de grande vertu. Cela contribue à l'impopularité croissante du roi. Une longue mise en demeure est alors rédigée par le gouvernement à l'adresse de ce dernier pour s'en insurger, évoquant « les torrents de larmes versés par l'archevêque d'Augsbourg » qui fut alors rebaptisé Niobé, en référence à la figure mythologique de la mère inconsolable à la suite du meurtre de ses enfants et métamorphosée en rocher d'où coule une source. De rage, Louis Ier dissout son ministère et constitue un nouveau gouvernement, que l'on surnomme aussitôt le Lolaministerium.
En 1848, alors qu'à Munich des mouvements de contestation sociale grondent, Lola Montez prend pour amant un étudiant insurgé tandis que Louis Ier ferme l'université à la multiplication des barricades et signe à contre-cœur l'ordre de bannissement de sa maîtresse. Sous la pression du mouvement révolutionnaire, le roi finit par abdiquer en faveur de son fils aîné et Lola Montez s'enfuit de Bavière pour la Suisse, mettant un point final à sa carrière de courtisane.
La liaison entre Lola Montez et le roi marqua si fort l'opinion munichoise que, des années après, quand Louis II, petit-fils de Louis Ier, sera sur le trône de Bavière et accueillera à Munich son idole, l'impécunieux Richard Wagner, le mettant à l'abri du besoin, réglant ses dettes et satisfaisant à tous ses caprices, les Munichois surnommeront alors non sans humour le compositeur romantique « Lolus », pendant masculin de la trublionne à l'influence ruineuse.
Les États-Unis
En 1851, elle prend un nouveau départ aux États-Unis où elle a d'abord étonnamment réussi à réhabiliter son image. Entre 1851 et 1853, elle se produit comme danseuse et actrice dans l'est des États-Unis, puis se rend à San Francisco en mai 1853. En juillet 1853, elle épouse Patrick Hull et s'installe à Grass Valley, en Californie, en août 1853. Au milieu des années 1850, son mariage se brise. Elle fréquente alors un coureur de piste ; il commence à la battre avant de mourir rapidement.
L'Australie
Lola s'installe alors en Australie dans l'État de Victoria, faisant fortune en divertissant les mineurs de la ruée vers l'or. C'est en 1855, selon l'historien Michael Cannon, qu'elle met en scène sa danse érotique de l'araignée (Spider Dance) au Théâtre royal de Melbourne, levant ses jupons tellement haut que l'assistance pouvait constater qu'elle ne portait aucun sous-vêtement et faisant sortir de son corsage des araignées articulées. Le lendemain, l'Argus stigmatise son exhibition « tout à fait subversive pour la moralité publique ». Les notables cessèrent de fréquenter le théâtre qui subit dès lors de lourdes pertes. Elle passe presque quatre ans dans l'État de Victoria. À Castlemaine, en avril 1856, elle est « bissée avec frénésie » après sa danse de l'araignée devant quatre cents mineurs (y compris des membres du conseil municipal qui avaient levé la séance plus tôt pour pouvoir assister à la représentation), mais elle soulève la colère des spectateurs en les insultant en raison d'un léger chahut. Elle gagne encore en notoriété lorsqu'à Ballarat, après une mauvaise critique dans The Ballarat Times (journal local), elle poursuit avec un fouet Henry Seekamp, le rédacteur en chef. La Lola Montes Polka, composée par Albert Denning, est inspirée de cet incident.
Fin de vie
Ayant emménagé à New York, le 30 juin 1860, elle est victime d'un accident vasculaire cérébral et se trouve partiellement paralysée. À la mi-décembre, elle peut de nouveau marcher malgré une légère claudication, mais sa vie de courtisane est alors terminée et elle se retrouve sans argent. Lola cherche alors à se rapprocher de Dieu. Elle passe ses derniers jours auprès d'un prêtre, s'étant préalablement assurée qu'il n'était pas jésuite car elle éprouvait de la rancune pour cet ordre religieux.
Atteinte de la syphilis, elle contracte une pneumonie et meurt peu avant son quarantième anniversaire, le 17 janvier 1861. Elle est inhumée au cimetière de Green-Wood, dans le district de Brooklyn, à New York.
Capusa06
Firmin Maurice Étienne Bouisset, né le 2 septembre 1859 à Moissac et mort le 19 mars 1925 à Paris, est un illustrateur, lithographe et affichiste français.
Biographie
Né à Moissac, d’un père meunier, Firmin Bouisset entre à l'École des beaux-arts de Toulouse en 1877, en classe de modèle vivant. Il est ensuite reçu au concours des Beaux-Arts de Paris en mars 1880 dans la classe de d'Alexandre Cabanel, et expose deux portraits peints la même année au Salon des artistes français. En 1883, il exécute, sur la demande du directeur de la fabrique de faïence de Sarreguemines, des dessins pour décorer un service qui furent remarqués.
Firmin Bouisset commence sa carrière en créant de nombreux chromos (« images pour enfants sages ») et en illustrant de très nombreux ouvrages pour enfants qui connurent un immense succès à l'époque, mais c'est par ses affiches qu'il est encore connu aujourd'hui, puisque les plus emblématiques d'entre elles, la Petite Menier écrivant sur un mur et le petit écolier de LU font encore partie aujourd'hui du paysage publicitaire mais aussi du patrimoine culturel francophone. Bouisset était en son temps le peintre de l'enfance. Il prenait toujours ses enfants pour modèle : Yvonne sa fille pour le chocolat Menier ou Jacques, son fils, pour le petit écolier de LU.
Mais Bouisset n'a jamais, au-delà de la publicité, arrêté ni la peinture, ni la gravure. Avant la Première Guerre mondiale, il tente même d'ouvrir à Moissac un musée de la gravure avec des planches rares des meilleurs artistes du moment, mais ce musée, peu soutenu par la municipalité de l'époque, fut très éphémère. Il est membre du jury de la gravure et des arts décoratifs, officier de l'Instruction publique depuis 1897, et chevalier de la Légion d’honneur depuis février 1903.
Son fils épouse en 1913 la fille d'Abel Mignon, la peintre et graveuse Yvonne Bouisset-Mignon (1891-1978).
delphinium29
Le 19 mars est le jour anniversaire du cessez-le-feu en Algérie. Cette journée permet de commémorer les accords d'Évian du 18 mars 1962, de rassembler et rendre hommage à toutes les victimes civiles ou militaires qui sont tombées durant la Guerre d'Algérie et les combats au Maroc et en Tunisie.
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19 mars 1947 :
Naissance de Glenn Close, actrice, scénariste et productrice américaine.
Elle est la fille de William Taliaferro Close (1924-2009, un chirurgien de grande renommée, docteur personnel du président du Zaïre, Mobutu Sese Seko et de Bettine Moore Close (1924-2015).
Elle a deux sœurs, Jessie et Tina, et un frère nommé Sandy.
Après une enfance assombrie par le fait que ses parents l'aient abandonnée aux mains de Réarmement moral qu'elle considère comme une secte, elle se réfugie dans le théâtre, qu'elle découvre lorsqu'elle intègre le prestigieux pensionnat de Choate Rosemary Hall (Connecticut).
Elle y fonde, avec quelques amies, une troupe où elle exerce ses talents artistiques, en écrivant et jouant des textes comiques.
À l'âge de 22 ans, elle intègre l'université The College of William and Mary, dans laquelle elle poursuit ses cours d'arts dramatiques en parallèle avec ses études d'anthropologie.
Après l’obtention de ses diplômes, elle part s’installer à New York où elle intègre le Phoenix Theater et participe, en tant que comédienne, à une multitude de pièces et de comédies musicales.
En 1975, elle fait sa première apparition à la télévision dans The Rules of the Game.
Elle décroche son premier grand rôle en 1978 dans la pièce policière The Crucifer of Blood, puis obtient sa première nomination au Tony Awards grâce à la comédie musicale Barnum.
Elle le remporte finalement en 1984 pour sa performance dans The Real Things aux côtés de Jeremy Irons.
Par la suite, elle en gagne deux autres, en 1992 pour Death and the Maiden, puis en 1994 pour Sunset Boulevard.
Elle fait des débuts remarqués au cinéma, en 1982, dans Le Monde selon Garp, qui lui vaut une nomination à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle.
Elle apparaît ensuite dans Les Copains d'abord, pour lequel elle est à nouveau nommée aux Oscars, et Le Meilleur, film de Barry Levinson en 1984.
Mais c’est finalement en 1987 que l’actrice a rendez-vous avec le plus gros succès public de sa carrière lorsqu’elle incarne, aux côtés de Michael Douglas, Alex Forrest, dangereuse et déséquilibrée maîtresse de Dan Gallagher, dans le film Liaison fatale d'Adrian Lyne.
Sa performance est classée septième dans la American Film Institute's villains list.
Elle enchaîne, en 1988, avec le rôle de la Marquise de Merteuil dans Les Liaisons dangereuses de Stephen Frears, aux côtés de John Malkovich, Michelle Pfeiffer, Uma Thurman et Keanu Reeves.
Ces deux dernières interprétations lui valurent d’être nommée à l'Oscar de la meilleure actrice.
Parallèlement, elle continue de mener sa carrière tant à la télévision qu'au théâtre.
Elle joue dans Something about Amelia en 1984 pour lequel elle est nommée aux Golden Globes ainsi qu’aux Emmy Awards.
En 1995, Glenn Close remporte le Tony Award de la meilleure actrice pour son rôle de Norma Desmond dans la comédie musicale Sunset Boulevard.
Elle est surtout choisie au cinéma pour incarner des personnages graves voire sombres comme dans La Maison aux esprits, de Bille August en 1993.
Elle joue également dans des superproductions hollywoodiennes telles que, l'adaptation cinématographique des 101 Dalmatiens, en 1996, où elle tient le rôle de Cruella d'Enfer, ainsi que dans sa suite en 2000.
Puis elle apparaît dans le film parodique Mars Attacks! de Tim Burton, en 1996, aux côtés de Jack Nicholson, Annette Bening, Pierce Brosnan, Danny DeVito, Sarah Jessica Parker, Michael J. Fox et Natalie Portman.
Enfin, dans Air Force One de Wolfgang Petersen (1997), elle côtoie Harrison Ford et Gary Oldman.
Mais le registre dramatique reste tout de même inné chez elle.
Depuis les années 2000, l’actrice s’illustre dans quelques apparitions plus ou moins occasionnelles à la télévision, avant de s’installer pour 59 épisodes, de 2007 à 2012, dans la série Damages, dans le rôle de Patty C. Hewes, brillante avocate, à laquelle aucune affaire ne semble résister.
Cependant, on la retrouve sur grand écran, dans Pinocchio de Roberto Benigni en 2003, dans Nine Lives de Rodrigo García en 2005, et dans Le Temps d'un été de Lajos Koltai en 2007.
L’artiste aux multiples facettes prête sa voix au personnage de Granny dans la production La Véritable Histoire du Petit Chaperon rouge en 2005 et dans sa suite La Revanche du Petit Chaperon rouge en 2011.
En 2012, elle est à l'affiche d’Albert Nobbs, un film qu'elle a écrit et produit et où elle joue le rôle d'une femme contrainte de se travestir en homme pour se faire une place dans la société encore très patriarcale de l'Irlande du XIXe siècle.
Cette prestation lui vaut une nouvelle nomination aux Golden Globes et une nomination à l'Oscar de la meilleure actrice.
En 2016 à Londres, puis en 2017 à New York, Glenn Close endosse de nouveau le rôle de Norma Desmond dans un revival de la comédie musicale Sunset Boulevard pour laquelle elle avait reçu le Tony Award de la meilleure actrice.
En octobre 2017, elle reçoit un Golden Icon Award au Festival du film de Zurich.
Lors du Festival international du film de Saint-Sébastien 2022, elle préside le jury remettant la Coquille d'or.
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18 mars 1967 : Échouage du Torrey Canyon
Le 18 mars 1967, le pétrolier Torrey Canyon s'échoue dans la Manche et déverse son pétrole sur les côtes bretonnes. Cette première « marée noire » donne le coup d'envoi des mouvements écologiques dans les pays industrialisés.
Le pétrolier Torrey Canyon gît sur le flanc après son naufrage le 18 mars 1967 au large des côtes britanniques. S'en échappe une immense nappe de pétrole qu'un navire britannique tente de disperser à l'aide de détergents.
Le 18 mars 1967, le pétrolier libérien Torrey Canyon, chargé de 121 000 tonnes de pétrole brut, s'échoue entre les îles Sorlingues et la côte britannique. Malgré de nombreuses interventions pour maîtriser la menace de pollution, plusieurs nappes de pétrole dérivent en Manche, venant souiller 218 km de côtes britanniques, en Cornouailles. Les côtes françaises de la Bretagne et du Cotentin sont à leur tour touchées par la marée noire à partir du 10 avril. Il s'est avéré en fait que les principaux dommages écologiques ont été provoqués par les 10 000 tonnes de dispersants utilisés par la marine britannique pour réduire la nappe de pétrole.
Cet accident fait prendre conscience aux pays européens du risque des marées noires, qui avait été jusque-là négligé. Les premiers éléments de prévention et de lutte contre ces catastrophes sont mis en place. Cela n'empêchera pas de nombreuses autres marées noires, notamment sur les côtes françaises : les plus importantes sont celles de l'Amoco-Cadiz qui s'échoue le 16 mars 1978 et déverse 223 000 tonnes de pétrole les côtes bretonnes, de l'Erika en décembre 1999 souillant le rivage du Morbihan à la Charente, ou plus récemment du Prestige qui déverse 77 000 tonnes de fioul sur la côte atlantique, de l'Espagne à la Bretagne.
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18 mars 1947 :
Naissance de l'acteur Patrick Chesnais.
Patrick Chenais (sans S à l’État Civil) est un acteur, réalisateur, dialoguiste, scénariste et écrivain français.
Fils d'Alexis Chenais, dessinateur industriel, et de Gisèle Collé, mère au foyer, il effectue sa scolarité à Rouen, au collège Bellefonds puis au lycée Corneille.
Il fait aussi une année de classe préparatoire à l'École française de radio-électricité (EFR).
Bien qu'une carrière prometteuse de footballeur s'offre à lui, il fait le conservatoire de Rouen puis entre à 18 ans au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris, où il obtient le premier prix de comédie en 1968.
Il se consacre alors durant dix ans au théâtre.
Il fait ses débuts devant la caméra de Jacques Rozier dans Les Naufragés de l'île de la Tortue en 1974.
Il enchaîne ensuite de nombreux rôles de personnages atypiques, que ce soit dans L'Empreinte des géants de Robert Enrico, La Provinciale de Claude Goretta ou dans Les Sacrifiés de Okacha Touita en 1983.
En 1989, Patrick Chesnais remporte le César du meilleur acteur dans un second rôle pour sa composition dans La Lectrice, de Michel Deville, aux côtés de Miou-Miou.
À la fin des années 1980, il s’illustre dans des comédies populaires telles Les cigognes n'en font qu'à leur tête et Promotion canapé, toutes deux réalisées par Didier Kaminka.
En 2000, il réalise Charmant Garçon, film pour lequel il obtient le « prix Alain Poiré du meilleur réalisateur » au Festival international des jeunes réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz.
Ensuite, il tourne avec une nouvelle génération de cinéastes tels Manuel Poirier pour Te quiero, Rémi Waterhouse pour Mille Millièmes en 2002 ou Philippe Harel avec Tu vas rire, mais je te quitte en 2004.
En 2005, il est à l'affiche du très remarqué Je ne suis pas là pour être aimé, de Stéphane Brizé, qui lui amène une nomination au César 2006 du meilleur acteur.
Le 28 mars 2012, il est fait chevalier de la Légion d'honneur.
En mars 2013, il intègre la troupe des Restos du cœur et participe aux concert et single des Enfoirés 2013.
En avril 2016, Patrick Chesnais épouse l'actrice Josiane Stoléru, après plus de trente ans de vie commune et avec qui il a eu une fille, Émilie Chesnais, comédienne, née le 7 septembre 1984.
Malgré ces 30 ans passés ensembles, Patrick Chesnais a eu des enfants avec deux autres femmes : Ferdinand Chesnais, comédien, né le 5 octobre 1986 avec la comédienne Coralie Seyrig, nièce de Delphine Seyrig et Victor Chesnais, né le 15 mai 2003, avec la comédienne Odile Roire,
Ce dernier mourra dans un accident de voiture le 13 octobre 2006,
À la suite de ce tragique événement, Patrick Chesnais publiera, en septembre 2008, un livre de souvenirs le concernant, Il est où Ferdinand ? : Journal d'un père orphelin (éditions Michel Lafon). L'accident de son fils ayant été tué causé par l'alcool, il crée en avril 2007 l'association Ferdinand, dans le but de prévenir les dangers que constitue l'alcool au volant.
Cette association finance notamment des spots de prévention contre l'alcool au volant, dus à des réalisateurs de cinéma.
En 2020, Patrick Chesnais indique avoir contracté la Covid-19, dont il est sorti guéri.
Les 16 et 17 avril 2022, Patrick Chesnais devient le premier invité d'honneur des évènements L'ADCA invite, à Aix-les-Bains (L'ADCA, ou Association pour le Développement du Cinéma d'Aix les Bains, est l'organisatrice d'un festival mettant à l'honneur une personnalité du 7e art).
En décembre 2023, en marge de l'affaire Depardieu, Chesnais est interviewé sur BFMTV et revient sur des propos polémiques tenus par l'acteur concernant le sexe d'une jeune fille montant un cheval.
Il estime que la sexualisation faite par son confrère n'est « pas si grave que ça », mais cela n'engage que lui.
Capusa06
18 mars 1844 : Guillaume Massiquot dépose le brevet du massicot.
Le massicot ou le massicotier est une machine destinée à couper à l'angle de marge imprimeur (angle droit) du papier et d’autres matériaux (des plaques, des feuilles de papier, etc.).
Histoire
Vers 1830, on commence à utiliser des machines pour couper le papier. En 1837, Thirault construit une machine à lame fixe. Le 18 mars 1844, Guillaume Massiquot (1797-1870) dépose un brevet pour sa machine. « Massicot est tiré du nom de l’imprimeur Guillaume Massiquot […] dont l’acte de naissance, conservé à Issoudun, porte Massicot […]. » Avant de breveter son invention Massiquot avait construit un modèle à levier tel qu’on peut le voir encore de nos jours : le levier tire une bielle qui entraîne un porte-lame jusqu’à la table et le remonte. En revanche, le massicot breveté était entraîné par un volant et un engrenage manuel : une presse bloque la pile de papier, tandis qu’une lame à mouvement oblique descend pour couper le papier. Le principe de coupe est celui de la lame contre support différent de celui de la cisaille qui utilise le principe de lame et contre-lame. Ce principe est toujours celui des massicots contemporains. Les massicots sont dès le xixe siècle perfectionnés par les fabricants Fomm et Krause en Allemagne, Furnival en Angleterre, Oswego et Seybold aux États-Unis.
Description
Le massicot se compose d’un bâti solide supportant une table de travail surmontée d’une arche qui contient la presse et la lame. Des tables latérales reçoivent éventuellement les piles de papier à rogner. À l’arrière de la table se trouve une équerre dont la position est réglable de manière très précise, elle définit la largeur de coupe. La pile de papier à couper vient en butée sur cette équerre et des repères (aujourd’hui lumineux) permettent de contrôler l’alignement des repères de coupe imprimés. La table de travail est percée de buses soufflantes qui, grâce à un matelas d’air, facilitent le déplacement du papier. Enfin, l’opérateur, par sécurité, appuie simultanément sur une pédale et sur deux boutons qui déclenchent la descente de la presse et de la lame.
Il existe aussi des massicots à plusieurs lames, rendant la découpe de certains travaux plus aisée, comme le massicot trilatéral pour les livres.
Les modèles disponibles offrent un vaste éventail de possibilités d’application. Les modèles plus petits, d’une ouverture à partir de 66 cm, peuvent être utilisés dans des imprimeries intégrées ou des entreprises ayant à produire des formats plus petits. Il existe des massicots plus grands, d’une ouverture allant jusqu’à 2 m, travaillant souvent dans des systèmes interconnectés complexes.
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FAE a écrit :
Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
"Nat King Cole est un chanteur et pianiste américain de jazz et de rhythm and blues, né le 17 mars 1919 à Montgomery, et mort le 15 février 1965 à l'âge de 45 ans à Santa Monica."
Bonjour Fae.
Je voulais moi aussi évoquer Nat King Cole, mais vous m'avez devancé.
Je continue donc sa biographie :
Ses parents, le révérend Edward James Cole Sr et Perlina Adams, ont eu treize enfants dont seulement cinq ont vécu jusqu'à l'âge adulte.
Son père est pasteur de la Première Église baptiste, dans laquelle sa mère dirige le chœur. C'est elle qui encourage son fils Nathaniel à apprendre le piano dès son plus jeune âge.
La famille Cole déménage dans le quartier de Bronzeville à Chicago, quartier au centre de la scène jazz et rhythm and blues de la ville.
Nat et son frère Eddie écoutent la musique de Louis Armstrong et Jimmie Noone depuis une ruelle près de leur maison.
Il étudie le piano et l'orgue avec sa mère jusqu'à l'âge de 12 ans, et commence des études scolaires qui comprennent beaucoup de musique classique.
Il acquiert de l'expérience en jouant de l'orgue chaque dimanche dans la nouvelle église de son père, l'église baptiste True Light.
Il entre à l'École secondaire Wendell Phillips et crée un ensemble jazz, Nat Coles and His Rogues of Rhythm .
Après avoir rencontré, en 1936, la danseuse Nadine Robinson qui fut sa première épouse, Nat King Cole se joint à son ensemble et avec elle, il participe à la revue musicale Shuffle Along, le premier spectacle à débuter à Broadway, en 1920, avec une distribution uniquement noire.
Quand le spectacle se termine à Los Angeles, Nathaniel Cole et Nadine Robinson décident de rester dans le sud de la Californie pour leurs débuts de carrières.
Nat Cole rencontre le guitariste Oscar Moore et le bassiste Wesley Prince en 1937 et les trois hommes forment un nouvel ensemble à la demande de Bob Lewis, le directeur de l'Auberge Swanee.
Lewis crée un coup publicitaire en demandant que Nathaniel Cole porte une couronne et s'appelle Nat « King » Cole.
La couronne ne survit pas mais son nouveau nom subsiste.
À contrecœur, il s'essaie à chanter avec son trio, sans savoir que c'est sa voix qui lui vaudra son plus grand succès.
Il décide de poursuivre le chant pour ajouter de la variété à son ensemble qui est alors uniquement instrumental.
L'ensemble, à présent connu sous le nom de King Cole Trio, reçoit un contrat d'enregistrement à court terme avec le label Decca, puis signe par la suite avec le label Capitol Records.
Nat King Cole, toujours hésitant sur sa carrière comme chanteur,continue à pratiquer le piano.
En 1942, Johnny Miller remplace Wesley Prince comme bassiste dans le King Cole Trio.
Le 15 mars 1945, il rencontre le succès avec l'album The King Cole Trio (Vol. 1), puis suivent Nature Boy (1948), et Mona Lisa (1950),
En 1951, le mot « Trio » disparait du titre des albums et des spectacles.
À partir de 1958, il enregistre plusieurs albums en espagnol incluant Quizás, quizás, quizás d'Osvaldo Farrés, qui deviendra un classique.
Il est invité à chanter pour la reine Élisabeth II au palais Victoria en 1960 avec Liberace et Sammy Davis, Jr..
Dès le 5 novembre 1956, il anime sa propre émission de télévision, The Nat King Cole Show, sur NBC.
Elle commence par une durée de 15 minutes, puis passe à 30 minutes, mais ne parvient pas à s'assurer une plage horaire constante.
L'émission survit à peu près un an, avant d'être arrêtée le 17 décembre 1957.
Nat King Cole aégalement fait partie de la distribution d'un grand nombre de films, parmi lesquels Killer Diller (1948), La Femme au gardénia (1953), Le Joyeux Prisonnier (1953), The Scarlet Hour de Michael Curtiz (1956), Istanbul (1957), China Gate (1957), St. Louis Blues (1958), et Cat Ballou (1965).
Après avoir déjà réalisé une performance vocale lors de la convention nationale républicaine de 1956 pour la réélection de Dwight D. Eisenhower, Cole s'associe avec John F. Kennedy après avoir chanté à la convention nationale démocrate en 1960 lorsque ce dernier est désigné comme candidat à la présidence.
Il chante ensuite pour l'investiture de Kennedy en 1961, avec Frank Sinatra et d'autres artistes célèbres.
En septembre 1964, sa santé commence à se dégrader.
Il se plaint d'avoir mal au dos et perd du poids.
Cette situation coïncide avec une activité professionne intense, mais aussi à une relation extra-conjugale avec Gunilla Hutton, une danseuse d'origine suédoise de 19 ans ce qui amène son épouse Maria à envisager un temps le divorce.
À la suite d'un malaise qui a suivi un concert au Sands de Las Vegas Cole se décide, sur l'avis de ses amis, à consulter au mois de décembre lors de son passage à San Francisco. Les radiographies révèlent la présence d'une tumeur maligne au poumon gauche.
En réalité, il est atteint d'un cancer du poumon certainement dû à son tabagisme très important.
Cole entre au St. John's Hospital de Santa Monica le 7 décembre, puis commence un traitement au cobalt le 10.
Malgré un état général qui s'aggrave, il rentre chez lui pour les fêtes de Noël, mais repart en traitement en Janvier et prend également la décision de mettre fin à son aventure avec Gunilla Hutton.
Le 25 janvier 1965, il subit une ablation de son poumon gauche; le 1er février son père décède à cause de soucis cardiaques.
Le jour de la Saint-Valentin, il quitte son lieu de traitement quelques heures pour aller voir la mer en compagnie de son épouse.
Il succombe finalement le 15 février 1965, tôt le matin, à l'âge de 45 ans.
Il est enterré au cimetière Forest Lawn à Glendale en Californie le 18 février.