
delphinium29
18 février 2002 : les pièces et les billets en francs français cessent d'avoir officiellement cours, laissant la place à la monnaie unique européenne, l'euro. [JACQUES BRINON / AFP]
18 février 1933 : Le café de l’Europe, gare Saint Lazare à Paris, propose à ses
clients une nouvelle boisson, le Coca Cola. C’est les débuts du célèbre soda en France. [
18 février 1962 : Marielle Goitschel est sacrée championne du monde de combiné. 40 ans plus tard, les patineurs Marina Anissina et Gwendal Peizerat décrochent l'or aux JO de Salt Lake City.[STAFF / AFP]
Misterprof-
FAE a écrit :
"Paco Rabanne, pseudonyme de Francisco Rabaneda y Cuervo, né le 18 février 1934 à Pasaia (Guipuscoa, Espagne) et mort le 3 février 2023 à Portsall (France) est un grand couturier et parfumeur franco-espagnol.
Il a marqué l'univers de la mode dans les années 1960. Dans les années 1990, il s'est également illustré dans les médias par son excentricité et à travers des prédictions (s'étant révélées fausses) et le récit de ses prétendues vies antérieures.
Biographie
Paco Rabanne est issu d'une fratrie de quatre enfants. Sa mère est première main chez Cristóbal Balenciaga (installé à Saint-Sébastien jusqu'en 1936) et son père officier ; pendant la guerre civile, il est colonel dans les forces républicaines et est fusillé par les franquistes en 1939. La famille quitte l'Espagne ; après une période d'internement dans les camps de Port-Vendres et Argelès-sur-Mer, elle s'installe en France près de Morlaix.
De 1951 à 1963, Paco Rabanne fait des études d'architecture à l'École nationale supérieure des beaux-arts à Paris. Il y a notamment suivi l’enseignement du spécialiste Auguste Perret. Il finance ses études en produisant des croquis de mode, dessins de sacs pour Roger Model et de chaussures pour Charles Jourdan. Il publie en 1959 une série de sept robes aux lignes géométriques très épurées sous le nom de Franck Rabanne dans le Women's Wear Daily.
En 1963, il est lauréat de la Biennale de Paris avec une sculpture habitable pour jardin, exposée au musée d'Art moderne.
À la fin de ses études, il se lance dans la fabrication artisanale d'accessoires fantaisie, comme des boutons ou des broderies sans fil, ni aiguille qui s'appliquent sur des vêtements haute couture signés Balenciaga, Nina Ricci, Maggy Rouff, Philippe Venet, Pierre Cardin, Courrèges, Givenchy, jusqu'en 1966. En 1965, il crée des « Pacotilles », accessoires en Rhodoïd (boucles d'oreilles, lunettes, casques) en collaboration avec Michèle Rosier, Christiane Bailly et Emmanuelle Khanh, stylistes en vogue du prêt-à-porter industriel.
En février 1966, la première collection « Manifeste » est présentée à l'hôtel George-V : « 12 robes importables en matériaux contemporains », agrémentées de sequins, anneaux métalliques et plaques en Rhodoïd, présageant une mode futuriste. La présentation se fait sur une musique de Pierre Boulez et l'utilisation d'une ambiance sonore pour un défilé de mode sera alors une première4. Coco Chanel traite alors Paco Rabanne de « métallurgiste ».
Le 21 avril 1966 est présentée une seconde collection avec des maillots de plage en Rhodoïd au Crazy Horse Saloon portée par les artistes du lieu pendant le défilé.
Architecte, artisan et couturier, Paco Rabanne innove, choque et séduit par ses modèles en cuir riveté, plumes d'autruche et aluminium exposés à la galerie d'art d'Iris Clert à Paris en septembre 1966.
En octobre 1966, il s'installe au 33, rue Bergère, dans un décor de tubulures d'acier et murs noirs. Il se lance dans la création de modèles pour le cinéma. Ses créations sont visibles dans des films tels que Deux ou trois choses que je sais d'elle de Jean-Luc Godard et Les Aventuriers de Robert Enrico ou encore Voyage à deux (Two for the road) de Stanley Donen ; dans ce film, Audrey Hepburn, pourtant fidèle à Givenchy, fait défaut en portant une robe de Paco Rabanne. En parallèle, ses créations sont demandées pour être photographiées ou portées lors d'évènements.
Entre 1967 et 1970, il connaît une période riche en expérimentations de matériaux et projets révolutionnaires comme des robes en papier, des modèles en cuir fluorescent, métal martelé, jersey d'aluminium et fourrure tricotée. Il est le premier à utiliser de la fausse fourrure4. Il conçoit des réalisations audacieuses qui marqueront le grand public comme une robe en plaques d'or incrustées de diamants, portée par Françoise Hardy3 ; vêtement moulé « Giffo » et robes tout en boutons. Il crée alors les « Rob'auto », une collection limitée de prêt-à-porter destinée à la conduite automobile. Il réalisera également des robes pour Casino Royale, film réalisé par John Huston et Barbarella de Roger Vadim3. Ces créations seront acquises par des musées d'art contemporain tel le MoMA (Museum of Modern Art) à New York.
En 1969, il signe un partenariat avec l'entreprise Puig et lance un premier parfum, Calandre, qui lui apportent un certain succès. Enfin, il publie son livre Nues avec les photos de Jean Clemmer aux éditions Pierre Belfond.
De 1971 à 1975, il adhère à la Chambre syndicale de la couture3. Paco Rabanne intègre dans ses collections du tissu effrangé, lacéré ou retissé, transforme les mouchoirs de Cholet, les foulards en robes ou les chaussettes en manches de pull-overs. C'est pendant cette période qu'apparaissent les masques, bustiers et gilets en plastique moulés et de la texture en maillon.
En 1973 est lancé un premier parfum masculin, Paco Rabanne pour homme.
Entre 1976 à 1989, décidément intéressé par la mode masculine, il lance une ligne de prêt-à-porter masculin. Ses autres collections Couture s'enrichissent de nouveaux matériaux traités de façon non conventionnelle, comme les tissus luminescents, les papiers métallisés, le daim ajouré ou tressé de métal, les rideaux de perles de bois et de formes spectaculaires. Il élabore le plastron avec des épaulettes en métal martelé articulé, les vestes sculptées en fourrure, les manteaux cerf-volant, les pourpoints en cotte de mailles et les chaussures « à la poulaine ». Après le succès remporté par ses robes dans le cinéma, il entreprend la création de costumes de théâtre pour Par delà les marronniers de Jean-Michel Ribes.
De 1979 à 1988, la saga Parfums signée Paco Rabanne rencontre rapidement un succès international. Il en profite pour lancer ses parfums Métal, La Nuit, Sport et Ténéré. Plusieurs décennies après ces lancements, les parfums continueront de se vendre avec succès. À l'initiative privée de Paco Rabanne a lieu la création à Paris du Centre 57, un lieu destiné à la production d'artistes de la diaspora noire. Salaam Bombay ! est un film réalisé par Mira Nair, qu'il coproduit et qui obtient la Caméra d'or au festival de Cannes 1988.
De 1990 à 1998 a lieu le lancement d'une ligne de prêt-à-porter féminin. Les collections Couture multiplient les effets de lumière travaillés comme les volumes sculpturaux : pastilles miroir, plexiglas, reflets lasers, fibre optique signent le style Rabanne. Les accessoires (bijoux, coiffes et chaussures) sont traités comme de véritables œuvres à part entière. Il obtient le « Dé d'or » pour la collection printemps-été 1990.
Constatant que ses parfums semblent avoir les faveurs du public, en 1993 et 1996, deux nouveaux parfums voient le jour, couronnés une fois de plus de succès, XS (décliné en XS pour Elle) et Paco. Si le premier est masculin, le second se veut mixte et se conjugue avec le lancement d'une ligne de vêtements et d'accessoires unisexes. De plus, Paco Rabanne publie une série d'ouvrages issus de son cheminement spirituel, dont la Trilogie sur le temps, une réflexion sur la condition humaine et la quête mystique. En 2015 naît Olympéa, un parfum qui revisite les codes de la mythologie (comme Invictus, pour homme) et dont la bouteille a été dessinée par l'artiste et designer Marc Ange.
En 1995, il habille la chanteuse et comédienne Hélène, pour sa tournée Hélène 95. L'année suivante, la chanteuse Mylène Farmer fait également appel à lui, pour l'élaboration des costumes de son Tour 1996.
En 2000, il reçoit la médaille d'or du mérite des beaux-arts par le ministère espagnol de l'Éducation, de la Culture et des Sports.
Entre 1999 et 2009, il prend sa retraite du secteur de la haute couture mais reste en prêt-à-porter. Ce dernier connaît alors un nouveau développement, sous la direction artistique de Rosemary Rodriguez, puis de Patrick Robinson. Paco Rabanne est également peintre et designer. Il expose ses œuvres picturales à Valbonne, et présente au salon Maison et objet une collection de six chaises inspirées de ses célèbres textures.
Paco Rabanne meurt le 3 février 2023 à l'âge de 88 ans, à Portsall (Finistère), où il vivait. Il est incinéré."
C’est lui qui avait annoncé la fin du monde pour le 11 août 1999, à la suite de l’écrasement de la station russe Mir.
Cela a donné l’idée à un groupe de jeunes de défiler en arborant le berlingot d’une célèbre marque de produit d’entretien 😄
FAE
"Paco Rabanne, pseudonyme de Francisco Rabaneda y Cuervo, né le 18 février 1934 à Pasaia (Guipuscoa, Espagne) et mort le 3 février 2023 à Portsall (France) est un grand couturier et parfumeur franco-espagnol.
Il a marqué l'univers de la mode dans les années 1960. Dans les années 1990, il s'est également illustré dans les médias par son excentricité et à travers des prédictions (s'étant révélées fausses) et le récit de ses prétendues vies antérieures.
Biographie
Paco Rabanne est issu d'une fratrie de quatre enfants. Sa mère est première main chez Cristóbal Balenciaga (installé à Saint-Sébastien jusqu'en 1936) et son père officier ; pendant la guerre civile, il est colonel dans les forces républicaines et est fusillé par les franquistes en 1939. La famille quitte l'Espagne ; après une période d'internement dans les camps de Port-Vendres et Argelès-sur-Mer, elle s'installe en France près de Morlaix.
De 1951 à 1963, Paco Rabanne fait des études d'architecture à l'École nationale supérieure des beaux-arts à Paris. Il y a notamment suivi l’enseignement du spécialiste Auguste Perret. Il finance ses études en produisant des croquis de mode, dessins de sacs pour Roger Model et de chaussures pour Charles Jourdan. Il publie en 1959 une série de sept robes aux lignes géométriques très épurées sous le nom de Franck Rabanne dans le Women's Wear Daily.
En 1963, il est lauréat de la Biennale de Paris avec une sculpture habitable pour jardin, exposée au musée d'Art moderne.
À la fin de ses études, il se lance dans la fabrication artisanale d'accessoires fantaisie, comme des boutons ou des broderies sans fil, ni aiguille qui s'appliquent sur des vêtements haute couture signés Balenciaga, Nina Ricci, Maggy Rouff, Philippe Venet, Pierre Cardin, Courrèges, Givenchy, jusqu'en 1966. En 1965, il crée des « Pacotilles », accessoires en Rhodoïd (boucles d'oreilles, lunettes, casques) en collaboration avec Michèle Rosier, Christiane Bailly et Emmanuelle Khanh, stylistes en vogue du prêt-à-porter industriel.
En février 1966, la première collection « Manifeste » est présentée à l'hôtel George-V : « 12 robes importables en matériaux contemporains », agrémentées de sequins, anneaux métalliques et plaques en Rhodoïd, présageant une mode futuriste. La présentation se fait sur une musique de Pierre Boulez et l'utilisation d'une ambiance sonore pour un défilé de mode sera alors une première4. Coco Chanel traite alors Paco Rabanne de « métallurgiste ».
Le 21 avril 1966 est présentée une seconde collection avec des maillots de plage en Rhodoïd au Crazy Horse Saloon portée par les artistes du lieu pendant le défilé.
Architecte, artisan et couturier, Paco Rabanne innove, choque et séduit par ses modèles en cuir riveté, plumes d'autruche et aluminium exposés à la galerie d'art d'Iris Clert à Paris en septembre 1966.
En octobre 1966, il s'installe au 33, rue Bergère, dans un décor de tubulures d'acier et murs noirs. Il se lance dans la création de modèles pour le cinéma. Ses créations sont visibles dans des films tels que Deux ou trois choses que je sais d'elle de Jean-Luc Godard et Les Aventuriers de Robert Enrico ou encore Voyage à deux (Two for the road) de Stanley Donen ; dans ce film, Audrey Hepburn, pourtant fidèle à Givenchy, fait défaut en portant une robe de Paco Rabanne. En parallèle, ses créations sont demandées pour être photographiées ou portées lors d'évènements.
Entre 1967 et 1970, il connaît une période riche en expérimentations de matériaux et projets révolutionnaires comme des robes en papier, des modèles en cuir fluorescent, métal martelé, jersey d'aluminium et fourrure tricotée. Il est le premier à utiliser de la fausse fourrure4. Il conçoit des réalisations audacieuses qui marqueront le grand public comme une robe en plaques d'or incrustées de diamants, portée par Françoise Hardy3 ; vêtement moulé « Giffo » et robes tout en boutons. Il crée alors les « Rob'auto », une collection limitée de prêt-à-porter destinée à la conduite automobile. Il réalisera également des robes pour Casino Royale, film réalisé par John Huston et Barbarella de Roger Vadim3. Ces créations seront acquises par des musées d'art contemporain tel le MoMA (Museum of Modern Art) à New York.
En 1969, il signe un partenariat avec l'entreprise Puig et lance un premier parfum, Calandre, qui lui apportent un certain succès. Enfin, il publie son livre Nues avec les photos de Jean Clemmer aux éditions Pierre Belfond.
De 1971 à 1975, il adhère à la Chambre syndicale de la couture3. Paco Rabanne intègre dans ses collections du tissu effrangé, lacéré ou retissé, transforme les mouchoirs de Cholet, les foulards en robes ou les chaussettes en manches de pull-overs. C'est pendant cette période qu'apparaissent les masques, bustiers et gilets en plastique moulés et de la texture en maillon.
En 1973 est lancé un premier parfum masculin, Paco Rabanne pour homme.
Entre 1976 à 1989, décidément intéressé par la mode masculine, il lance une ligne de prêt-à-porter masculin. Ses autres collections Couture s'enrichissent de nouveaux matériaux traités de façon non conventionnelle, comme les tissus luminescents, les papiers métallisés, le daim ajouré ou tressé de métal, les rideaux de perles de bois et de formes spectaculaires. Il élabore le plastron avec des épaulettes en métal martelé articulé, les vestes sculptées en fourrure, les manteaux cerf-volant, les pourpoints en cotte de mailles et les chaussures « à la poulaine ». Après le succès remporté par ses robes dans le cinéma, il entreprend la création de costumes de théâtre pour Par delà les marronniers de Jean-Michel Ribes.
De 1979 à 1988, la saga Parfums signée Paco Rabanne rencontre rapidement un succès international. Il en profite pour lancer ses parfums Métal, La Nuit, Sport et Ténéré. Plusieurs décennies après ces lancements, les parfums continueront de se vendre avec succès. À l'initiative privée de Paco Rabanne a lieu la création à Paris du Centre 57, un lieu destiné à la production d'artistes de la diaspora noire. Salaam Bombay ! est un film réalisé par Mira Nair, qu'il coproduit et qui obtient la Caméra d'or au festival de Cannes 1988.
De 1990 à 1998 a lieu le lancement d'une ligne de prêt-à-porter féminin. Les collections Couture multiplient les effets de lumière travaillés comme les volumes sculpturaux : pastilles miroir, plexiglas, reflets lasers, fibre optique signent le style Rabanne. Les accessoires (bijoux, coiffes et chaussures) sont traités comme de véritables œuvres à part entière. Il obtient le « Dé d'or » pour la collection printemps-été 1990.
Constatant que ses parfums semblent avoir les faveurs du public, en 1993 et 1996, deux nouveaux parfums voient le jour, couronnés une fois de plus de succès, XS (décliné en XS pour Elle) et Paco. Si le premier est masculin, le second se veut mixte et se conjugue avec le lancement d'une ligne de vêtements et d'accessoires unisexes. De plus, Paco Rabanne publie une série d'ouvrages issus de son cheminement spirituel, dont la Trilogie sur le temps, une réflexion sur la condition humaine et la quête mystique. En 2015 naît Olympéa, un parfum qui revisite les codes de la mythologie (comme Invictus, pour homme) et dont la bouteille a été dessinée par l'artiste et designer Marc Ange.
En 1995, il habille la chanteuse et comédienne Hélène, pour sa tournée Hélène 95. L'année suivante, la chanteuse Mylène Farmer fait également appel à lui, pour l'élaboration des costumes de son Tour 1996.
En 2000, il reçoit la médaille d'or du mérite des beaux-arts par le ministère espagnol de l'Éducation, de la Culture et des Sports.
Entre 1999 et 2009, il prend sa retraite du secteur de la haute couture mais reste en prêt-à-porter. Ce dernier connaît alors un nouveau développement, sous la direction artistique de Rosemary Rodriguez, puis de Patrick Robinson. Paco Rabanne est également peintre et designer. Il expose ses œuvres picturales à Valbonne, et présente au salon Maison et objet une collection de six chaises inspirées de ses célèbres textures.
Paco Rabanne meurt le 3 février 2023 à l'âge de 88 ans, à Portsall (Finistère), où il vivait. Il est incinéré."
Capusa06
Isidro Santiago Llano dit « Barrágan », né à Madrid (Espagne) le 18 février 1811, mort à Madrid le 4 avril 1851, était un matador espagnol.
« Barragán » fut d’abord apprenti tapissier, puis se lança dans l’art taurin, faisant ses premières armes dans des courses de villages proches de Madrid, puis se faisant banderillero dans la cuadrilla de « Morenillo » et Manuel Romero.
Le 5 juin 1843, il combat pour la première fois en qualité de matador dans les arènes de Madrid, accompagné de « Noteveas » et de Francisco de los Santos, et torée par la suite dans toute l’Espagne en compagnie des vedettes de l’époque. Selon ses contemporains, il était courageux et habile, mais était trop timide et modeste pour pouvoir devenir une figura (« vedette »).
Le 23 mars 1851, dans les arènes de Madrid, il est blessé par le taureau Jardinero de la ganadería de Don Maximo Gonzalez ; il meurt le 4 avril suivant.
Misterprof-
18 février 1871 :
Belfort se rend après 103 jours de siège.
Leur pays étant envahi par les armées allemandes coalisées autour de la Prusse, les Français sont contraints de signer un armistice le 28 janvier 1871.
Mais au sud de l'Alsace, la ville fortifiée de Belfort continue de résister à l'envahisseur.
Le colonel Pierre Marie Denfert-Rochereau (48 ans), gouverneur de la ville, n'accepte de rendre les armes que sur un ordre exprès du gouvernement de la Défense nationale, présidé par Adolphe Thiers.
Le gouverneur se rend enfin le 18 février 1871, après un siège de 103 jours.
À Francfort, lors des négociations du traité de paix définitif, Thiers demande que la ville et son territoire restent à la France, à la différence du reste de l'Alsace.
Mais en contrepartie, il doit céder au vainqueur un morceau supplémentaire de la Lorraine.
Eu égard à sa glorieuse résistance, le territoire de Belfort acquiert le statut de département.
Devenu député du Haut-Rhin, avant qu'il ne soit annexé, puis de la Charente, le colonel Pierre Denfert-Rochereau ne cessera jusqu'à sa mort, le 11 mai 1878, de dénoncer la cession de l'Alsace-Lorraine.
En 1879, le sculpteur Auguste Bartholdi (qui est également connu pour sa participation dans la construction de la statut de la Liberté à New York) taille dans le grès rouge de la falaise un lion blessé et rugissant afin d'honorer la résistance de Belfort et de son gouverneur (le lion tourne le dos à l'Allemagne pour éviter toute provocation).
Ce « Lion de Belfort » mesure 22 mètres de long et 11 mètres de haut.
Il est devenu le symbole de la ville.
Une réplique en bronze de la statue, de 2/3 plus petite, est érigée à Paris, à la barrière d'Enfer, ainsi nommée parce qu'elle menait vers le château Vauvert, construit sous Louis XI et dont les ruines avaient mauvaise réputation car elles abritaient des vagabonds.
La place est rebaptisée pour la circonstance place Denfert-Rochereau.
FAE
Avec quelques heures d'avance . . .
"Guido di Pietro, en religion Fra Giovanni (postérieurement connu sous le nom de Fra Angelico, quelquefois de l'Angelico et de Beato Angelico pour les Italiens) ou encore « Le Peintre des anges », né entre 1387 et 1395 selon les sources, à Vicchio (république de Florence) et mort le 18 février 1455 à Rome (États pontificaux), est un peintre italien du Quattrocento de qui Giorgio Vasari disait qu'il avait un « talent rare et parfait ». Il était connu de ses contemporains comme Fra Giovanni da Fiesole, dans les Vies écrites avant 1555, et comme Giovanni Fra Angelico (« Frère Giovanni l'angélique »).
Il est béatifié tardivement, le 3 octobre 1982 par le pape Jean-Paul II, sous le nom de Bienheureux Jean de Fiesole, même si après sa mort il était déjà appelé « Beato Angelico », à la fois pour la religiosité émouvante de toutes ses œuvres, et pour ses qualités personnelles d'humanité et d'humilité. C'est Giorgio Vasari qui a ajouté l'adjectif « Angelico » à son nom, dans Les Vies.
Religieux dominicain, il a cherché à associer les principes picturaux de la Renaissance — constructions en perspective et représentation de la figure humaine — aux anciennes valeurs médiévales de l'art : sa fonction didactique et la valeur mystique de la lumière.
Il est commémoré le 18 février selon le Martyrologe romain."
Misterprof-
17 février 1946 :
Naissance de l'acteur André Dussollier.
Ses parents, François (1915-2010) et Marie-Louise (1916-2001), étaient percepteurs.
Il passe son enfance entre Cruseilles (Haute Savoie) et Étrigny (Saône et Loire).
Il ressent très vite le goût de la comédie et, à 10 ans, il monte sur scène lors d'une représentation scolaire de L'Enfant et la Rivière.
Mais après son bac, son père le pousse à suivre des études universitaires.
Il entame donc des études de lettres modernes et de linguistique à Grenoble où il obtient deux licences et une maîtrise.
Cependant, sa passion pour la comédie ne l'a pas abandonné, et il décide de partir pour Paris afin d'y devenir acteur.
Il y arrive à 23 ans et suit les cours d'art dramatique de Jean Périmony, pour préparer l'entrée au Conservatoire.
Il y est admis et en sort avec un premier prix (promotion 1972).
Les portes de la Comédie-Française lui sont alors grandes ouvertes.
Il en devient pensionnaire durant une saison à partir de 1972.
Cette même année, il obtient le premier prix de comédie avec Francis Perrin.
François Truffaut, qui l'avait remarqué au Conservatoire dans sa prestation de Léonce et Léna de Büchner, aux côtés de Jacques Spiesser, lui offre son premier grand rôle au cinéma dans Une belle fille comme moi.
Depuis, André Dussollier alterne films populaires et films d'auteur, notamment avec Alain Resnais.
Grand amateur de radio, il interprète, en 1991, le rôle de Prisca dans la dramatique d'André Targe Lettres d'Aymonville pour l'Atelier de création du Grand Ouest de Radio France, aux côtés de Cécile Backès et de Paul Le Person.
Il remporte le César du meilleur acteur en 1998 pour son rôle dans On connaît la chanson, d'Alain Resnais, le César du meilleur acteur dans un second rôle en 1993 pour Un cœur en hiver, de Claude Sautet, ainsi qu'en 2002 pour son interprétation du chirurgien militaire dans La Chambre des officiers, de François Dupeyron.
En 1995, il prête sa voix dans le documentaire Le siècle Stanislavsky, avec Jacques Frantz, Michel Papineschi, et Annie Balestra.
Il reçoit le 7 d'or du meilleur acteur en 1985 pour Music Hall, de Marcel Bluwal.
Il enregistre la voix off du film Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet en 2000.
Il prête également sa voix à la lecture de quelques textes d'À la recherche du temps perdu, de Marcel Proust, pour les éditions Thélème.
En 2005, il forme avec Catherine Frot le duo Bélisaire et Prudence Beresford dans la comédie policière Mon petit doigt m'a dit, d'après le roman d'Agatha Christie.
Le duo se retrouve par la suite dans Le crime est notre affaire en 2008 et Associés contre le crime en 2012.
Il participe à une anthologie des films de Georges Méliès, parue en DVD en 2008, en lisant les commentaires de l'auteur sur les films.
En 2010, il prête sa voix pour promouvoir le vin de la maison de champagne de Passy-Grigny, dans une vidéo de présentation du village.
André Dussollier a aussi interprété la voix française du narrateur dans les documentaires de la BBC Sur la terre des dinosaures et Sur la terre des géants.
En 2013, il s'improvise entraineur de catch dans la comédie Les Reines du ring de Jean-Marc Rudnicki.
En 2014, il incarne le père de Léa Seydoux dans La Belle et la Bête de Christophe Gans, nouvelle adaptation du fameux conte.
Dans un autre registre, il incarne le consul général de Suède Raoul Nordling, opposé au gouverneur militaire Dietrich von Choltitz incarné par Niels Arestrup, dans le film Diplomatie de Volker Schlöndorff.
En janvier 2018, il devient parrain de l'association 123 Action, aux côtés de Gregory Prenleloup .
En 2019, dix-huit ans après Tanguy, André Dussolier et Sabine Azéma retrouvent leurs rôles respectifs dans Tanguy, le retour, d'Étienne Chatiliez.
Il tourne également dans la comédie dramatique Fourmi, de Julien Rappeneau.
En 2021, il tient le rôle du chef du BEA dans le thriller Boîte noire de Yann Gozlan, porté par Pierre Niney.
Dans un registre plus comique, il prend part avec Jérôme Commandeur à la comédie Attention au départ ! de Benjamin Euvrard.
Il tient également son premier rôle majeur dans la série téléviséeCellule de crise.
Enfin, il tourne dans Tout s'est bien passé de François Ozon, dans lequel il tient le rôle d'un homme souhaitant avoir recours au suicide assisté après son hospitalisation à la suite d'un accident vasculaire cérébral.
Il partage l'affiche avec Sophie Marceau qui joue le rôle de sa fille, Emmanuèle Bernheim, qui est l'autrice du roman biographique adapté ici.
En 2022, il retrouve Jean-Pierre Jeunet dans le film Big Bug dans lequel il prête sa voix à un robot reprenant les traits d'Albert Einstein.
Dans la comédie politique Le Tigre et le Président de Jean-Marc Peyrefitte narrant la courte présidence de Paul Deschanel interprété par Jacques Gamblin, il tient le rôle de Georges Clemenceau.
Toujours présent à la télévision, il joue dans la comédie satirique Juliette dans son bain de Jean-Paul Lilienfeld, diffusée sur Arte.
Enfin, il partage avec José Garcia l'affiche du film Le Torrent d'Anne Le Ny.
En 2023, il joue dans le film catastrophe En plein feu de Quentin Reynaud.
Il forme un duo père-fils avec Alex Lutz qui se retrouve en plein milieu d'un feu dans la forêt des Landes.
La même année, il retrouve François Ozon dans la comédie judiciaire Mon crime, d'après la pièce de théâtre de Georges Berr et Louis Verneuil.
Capusa06
17 février1975 : sortie du vinyle 33 tours Prends une chance avec Moé du groupe québécois Aut'Chose sous l'étiquette Columbia Records.
Le disque microsillon a été le principal support de diffusion d'enregistrement sonore commercial pendant la seconde moitié du xxe siècle. Appelé à ses débuts microsillon, par opposition au 78 tours, puis disque, de son succès commercial à l'apparition du disque compact dans les années 1980, il est aussi appelé, par synecdoque vinyle ou disque vinyle depuis les années 2000, quand il connaît un relatif renouveau après avoir presque disparu, tandis que le CD décline face à la musique en ligne.
Disques microsillon.
Le développement du polychlorure de vinyle, une matière plastique synthétique et le développement des tourne-disques à amplificateur électronique ont permis de multiplier par cinq ou six la durée d'écoute pour un disque de même taille tout en améliorant la qualité sonore : le bruit de fond et la distorsion diminuent, la bande passante s'élargit. Le disque phonographique devient plus léger et plus durable. L'enregistrement peut être stéréophonique.
Un sillon en spirale parcourt la surface de chaque face. Le début de l'enregistrement se trouve côté extérieur. Les vitesses, le sens de rotation du disque, la largeur et la forme du sillon sont définies pour permettre d'utiliser tous les disques sur n'importe quel appareil. La forme et la taille des disques peuvent varier sans nuire à leur compatibilité. Il existe principalement deux formats, LP (de l'anglais « long play », « longue durée ») quand il s'agit d'un disque de 30 cm de diamètre tournant à 33 tours par minute, et single (avec généralement un seul morceau par face) pour un disque de 17,5 cm de diamètre tournant à 45 tours par minute. Les disques sont en général de couleur noire comme leurs prédécesseurs ; des disques de formes diverses ont été produits, notamment des « disques » paradoxalement carrés, et des disques de couleurs y compris aussi transparents, souples, décorés d'images comme les picture-discs, tous possédant un sillon lisible par les appareils ordinaires.
Misterprof-
16 février 1932 :
Jean Mantelet, un modeste industriel de la région parisienne, dépose le brevet du presse-purée. C'est en voulant rendre service à son épouse qu'il a eu l'idée de cet appareil à manivelle.
Le succès est immédiat.
Après la Seconde Guerre mondiale, l'industriel lance les premiers appareils électroménagers à moteur.
Pour la sortie d'un moulin à café électrique, par crainte d'un insuccès fatal à son activité, il baptise son entreprise « Moulin X » ou Moulinex.
Avec ses équipements ménagers, la marque accompagne l'émergence de la société de consommation des Trente Glorieuses.
La société est introduite en Bourse en 1969.
Pionnier de la décentralisation, Jean Mantelet a transporté ses ateliers dans les petites villes normandes.
Faute d'héritier, il a échoué à transmettre son entreprise en de bonnes mains à sa mort en 1991.
Reprise successivement par la société d'investissement Euris en mai 1994, s'achevant par un plan social en juin 1996, puis par le groupe italien El.Fi SpA en mars 2000, elle fusionne avec Brandt le 22 décembre 2000 et devient le groupe Moulinex-Brandt.
Le 25 avril 2001, le PDG de Moulinex-Brandt, Patrick Puy annonce un nouveau plan social qui prévoit la suppression de 4 000 emplois dont 1 500 en France, mais aussi la suppression de six usines dont trois en France : Alençon, Cormelles-le-Royal et de Lesquin.
Le 7 septembre 2001, Moulinex-Brandt dépose le bilan et la liquidation de la société est prononcée. Tout ceci est la conséquence de ne pas avoir pu obtenir de soutien financier d'El.Fi SpA
Moulinex, la branche petit électroménager, est rachetée par la société française Groupe SEB, tandis que Brandt, la branche gros électroménager, est reprise par la société israélienne Elco.
Grâce au plan de reclassement au 31 mars 2006, 772 employés ont pu retrouver un emploi dans diverses branches hors Moulinex.
Certains se sont mis à leur compte, chauffeurs routiers, commerçants, employés administratifs et comptables.
En 2021, Moulinex est la 3e marque mondiale du groupe SEB.
Capusa06
16 février 1893 : le recueil de sonnets de José-Maria de Heredia Les Trophées suscite un tel enthousiasme à Paris que son édition est épuisée en quelques heures.
José-Maria de Heredia, né le 22 novembre 1842 à Cuba et mort le 2 octobre 1905 en France, au Château de Bourdonné en Seine-et-Oise, est un homme de lettres d'origine cubaine (alors encore colonie espagnole à cette époque). Né donc sujet espagnol, il a été naturalisé français en 1893. Son œuvre poétique a fait de lui l'un des maîtres du mouvement parnassien. Il est l'auteur d'un seul recueil, Les Trophées, publié en 1893 et comprenant cent-dix-huit sonnets qui retracent l'histoire du monde, comme Les Conquérants, ou dépeignent des moments privilégiés, comme Le Récif de corail, ainsi que quatre poèmes plus longs.
