
FAE
[...] "De Gaulle s'adresse à tous les militaires, ingénieurs ou ouvriers français spécialistes de l'armement qui se trouvent en territoire britannique à se mettre en rapport avec lui, pour continuer le combat contre le Troisième Reich. Il prédit aussi la mondialisation de la guerre.
Très peu entendu sur le moment, l'appel donne lieu à la publication le 19 juin dans le Times et le Daily Express de la version écrite issue du ministère de l'Information du Royaume-Uni, reprise par quelques journaux français. Il est considéré comme le texte fondateur de la Résistance française, dont il demeure le symbole.
Comme le discours n'est pas enregistré, la version sonore connue est celle de l'appel du 22 juin 1940, jour de l'Armistice, qui comporte un texte similaire, mais remanié. Une version filmée est réalisée encore plus tard, le 2 juillet 1940, pour les actualités cinématographiques4. L'affiche qui en est issue comporte aussi un texte différent, car il s'agit d'une proclamation publiée le 5 août 1940 et placardée seulement dans quelques rues de Londres. "
FAE
Bonjour à tous ! 😃
"L'appel du 18 Juin est le premier discours prononcé par le général de Gaulle à la radio de Londres, sur les ondes de la BBC, le 18 juin 1940. Ce discours est une réponse au discours radiophonique du 17 juin 1940 du maréchal Pétain, quand celui-ci est devenu président du Conseil."
[...]
Capusa06
Eugène Weidmann, en allemand Eugen Weidmann, né le 5 février 1908 à Francfort-sur-le-Main et mort guillotiné le 17 juin 1939 à Versailles, est un tueur en série allemand ayant agi dans les années 1930 en France. Surnommé le « tueur au regard de velours », il est le dernier condamné à mort exécuté en place publique en France.
Biographie
Jeunesse et premiers crimes
Issu d’un milieu petit-bourgeois, né le 5 février 1908 à Francfort-sur-le-Main, alors en province de Hesse-Nassau, dans l'Empire allemand, il a été élevé par ses grands-parents maternels à Cologne en Rhénanie après que son père eut été appelé dans l'armée impériale durant la Première Guerre mondiale. Adolescent, il fait un séjour en maison de correction, à Burg Dehrn (Hesse) après avoir volé une montre dans les vestiaires de la piscine. Jeune adulte, il quitte l'Allemagne pour le Canada, où il commet d'autres méfaits, ce qui lui vaut de passer quelque temps en prison avant d'être renvoyé dans son pays natal, en 1931. Prétextant créer une société de taxi, il se fait offrir par ses parents une voiture avec l'intention de faire fortune dans le kidnapping. Il prévoit d'enlever un riche héritier mais la tentative échoue par manque d'organisation : il est très vite arrêté et jugé. Il est condamné à 5 ans et 8 mois de prison ferme et termine sa peine dans le camp de travail de Börgermoor. Dans la prison de Preungesheim à Francfort, il rencontre deux Français, incarcérés pour trafic de devises : Roger Million et Jean Blanc. Ceux-ci sympathisent avec Weidmann qui est le seul à parler leur langue maternelle. Weidmann est libéré le premier après un passage de trois jours dans les services de la Gestapo de Wiesbaden. Après six mois passés chez ses parents à Francfort, il part rejoindre ses futurs complices à Paris où il arrive le 15 mai 1937. Ayant un casier judiciaire, Weidmann n'avait pourtant, légalement, pas le droit de quitter l'Allemagne. Néanmoins, il franchit sans encombre la frontière. La police française cherche à établir si cela fut fait régulièrement ou clandestinement, et si Weidmann a été missionné ou non par la Gestapo pour éliminer en France des opposants au régime nazi, communistes et juifs.
Escalade criminelle
Les trois complices, accompagnés de la maîtresse de Jean Blanc, Renée Tricot, qui se faisait prénommer Colette, décident de commettre des enlèvements à répétition : l'exposition universelle vient de s'ouvrir, les rues sont pleines de riches badauds étrangers. Weidmann utilise son physique avantageux, son intelligence et sa maîtrise de l'anglais pour raconter autour de lui qu'il s'est fait engager comme interprète à l'exposition, mais il n'y a jamais été embauché. La bande loue également, comme pied-à-terre, sous le faux nom de « Karrer », La Voulzie, une villa à La Celle-Saint-Cloud, pour y séquestrer ses victimes.
Les motivations exactes des crimes qui s'ensuivent ne sont pas claires : peur des ravisseurs face à leurs victimes, sadisme de tueur en série, obéissance aux ordres nazis – le père de Weidmann était inscrit au Parti national-socialiste. Ce dernier point est parfois évoqué comme étant la raison secrète des meurtres de Weidmann mais, à ce jour, il ne repose sur aucun élément avéré. Il semble que la motivation principale soit l'envie d'argent immédiat.
Le 23 juillet 1937, la première personne enlevée est la danseuse américaine Jean de Koven, tombée en un regard amoureuse de Weidmann « Hunter » et qu'il n'a eu aucune peine à emmener chez lui à La Voulzie. Mais après une soirée de discussion, Jean est droguée, puis étranglée. Weidmann enterre son cadavre sous le perron de la villa. Le butin récupéré sur elle comprend notamment 500 dollars en traveller's chèques, que « le bel Eugen » dépense en partie sur les grands boulevards, après avoir appris à imiter la signature de sa victime. Ils tentent également d'obtenir plus d'argent mais sans y parvenir, en effectuant un chantage auprès d'Ida Sackheim, tante de la jeune Américaine qui l'avait accompagnée à Paris.
Cinq autres personnes sont tuées par Weidmann (aidé par Million), d’une balle dans la nuque, pour des sommes dérisoires. Le 6 septembre, le chauffeur de grande remise Joseph Couffy tombe sous les balles de l'assassin qui lui dérobe 1 400 francs et repart avec sa limousine Vivastella.
Le 4 octobre 1937, Jeannine Keller, femme de chambre divorcée recrutée par une fausse annonce recherchant une dame de compagnie, est la victime suivante. Weidmann et Million la tuent dans la forêt de Fontainebleau au lieu-dit « La Caverne des Brigands » à Barbizon, d'un coup de revolver dans la nuque. Son corps est enterré dans la dite caverne.
Le 16 octobre 1937, Roger Leblond, ancien imprésario recherchant des investisseurs par petite annonce, est assassiné à La Voulzie et son cadavre est emporté dans sa voiture, trop facilement reconnaissable, dans une rue déserte de Neuilly. Million et Weidmann se partagent ses 5 000 francs.
Le 20 novembre, Fritz Frommer, juif allemand qu'Eugen Weidmann avait connu en prison à Preungesheim, est également assassiné et enterré dans la cave de La Voulzie, de peur qu'il les dénonce.
Enfin, Raymond Lesobre, agent immobilier, est la dernière victime de Weidmann, le 27 novembre 1937. Grâce aux indications de sa secrétaire, les policiers retrouvent dans son bureau la carte de visite déposée par le dernier client avec qui il avait rendez-vous, Arthur Schott, un représentant en lingerie. Ce dernier a un alibi solide, il était en Alsace au moment des faits. Mais il leur révèle que son neveu Fritz Frommer, demeurant à Paris, possédait quelques exemplaires de ses cartes de visite. Ce dernier se montrant introuvable, la police recherche un de ses compagnons, un dénommé « Karrer ».
Interpellation et procès
Début décembre, la police retrouve la trace du nommé Karrer. Le 8 décembre 1937, l'interpellation de Weidmann à La Voulzie (où Jean de Koven est retrouvée enterrée sous le perron et Frommer dans la cave) est très mouvementée. Il blesse les deux inspecteurs de police, Poignant et Bourquin, avant d'être blessé à son tour, l'un des policiers, non armé, ayant utilisé un marteau de tapissier pour l'assommer. La photo de Weidmann la tête enturbannée de bandages reste célèbre et est commentée par Jean Genet qui la transporte partout avec lui. L'écrivain commence son premier roman Notre-Dame des Fleurs par une description de l'assassin : « Son beau visage multiplié par les linotypes s'abattit sur Paris et sur la France, au plus profond des villages perdus, dans les châteaux et les chaumières, révélant aux bourgeois attristés que leur vie quotidienne est frôlée d'assassins enchanteurs, élevés sournoisement jusqu'à leur sommeil qu'ils vont traverser, par quelque escalier d'office qui, complice pour eux, n'a pas grincé. Sous son image, éclataient d'aurore ses crimes : meurtre 1, meurtre 2, meurtre 3 et jusqu'à six, disaient sa gloire secrète et préparaient sa gloire future. »
L'interrogatoire est mené par le commissaire à la Sûreté nationale Marcel Sicot. Weidmann avoue assez rapidement ses crimes, mais ne dénonce aucun de ses complices. Ceux-ci se livrent spontanément à la justice quelques jours après l'arrestation de Weidmann. Après plus d'un an d'instruction, en mars 1939, le quatuor comparaît devant la cour d'assises de Seine-et-Oise. La défense de Weidmann est assurée par le grand ténor du Barreau, Maître Vincent de Moro-Giafferri. Les psychiatres le qualifient de « dégénéré supérieur ». Le 31 mars, le verdict tombe : indulgent d'un côté — acquittement pour Colette Tricot, 20 mois de prison pour Jean Blanc — sévère de l'autre — la mort pour Million et Weidmann. Le 16 juin, Roger Million voit finalement sa peine commuée en prison à perpétuité par le président de la République Albert Lebrun mais celui-ci refuse la grâce à Weidmann.
Exécution
Il est guillotiné le lendemain, le 17 juin 1939, place Louis Barthou (actuellement place André Mignot), où Landru avait été exécuté 17 ans plus tôt, devant l'entrée de la prison de Versailles. Le bourreau est Jules-Henri Desfourneaux qui avait succédé à Anatole Deibler. L'exécution se déroule dans des circonstances très particulières. Une erreur dans le montage de la guillotine, peut-être consécutive à un désaccord entre Desfourneaux et le procureur de Versailles au sujet de l'heure — légale ou solaire — de l'exécution, cause un retard de quarante-cinq minutes. Le soleil est déjà bien haut dans le ciel quand Weidmann paraît aux yeux de tous, ce qui permet à des journalistes de prendre la plus importante série de photographies d'une exécution capitale ; celle-ci est également filmée. De plus, la foule qui assiste au « spectacle » parvient à déborder le service d'ordre, et l'histoire raconte que certaines femmes hystériques se précipitent au pied de la guillotine pour tremper leur mouchoir dans le sang du supplicié, ce qui est censé leur apporter la fertilité. L'acteur anglais Christopher Lee qui, alors âgé de 17 ans, assista à l'événement, donne ce détail dans son autobiographie. Weidmann est enterré dans une tombe anonyme du cimetière des Gonards à Versailles, une amie de cœur connue en prison lui évitant la fosse commune en obtenant du procureur une sépulture sans nom.
Le gouvernement s'émeut de ces désordres et, le 24 juin, le président du Conseil Édouard Daladier promulgue un décret-loi abolissant les exécutions capitales publiques. Après cette exécution spectacle, les condamnés à mort furent guillotinés dans l'enceinte des prisons à l'abri des regards de la foule. La mesure fut effective dès l'exécution suivante, celle de Jean Dehaene, le 19 juillet à Saint-Brieuc où le condamné fut exécuté dans la cour de la maison d'arrêt. Ce changement avait l'inconvénient d'aller à l'encontre du but d'intimidation et de dissuasion de la peine, lequel est contesté par les spécialistes de la pénologie.
C'est ainsi qu'Eugène Weidmann reste dans l'histoire de la justice française comme le dernier guillotiné en public.
Misterprof-
17 juin 1952 :
Naissance de la chanteuse Fabienne Thibeault.
Fille d'un maçon et petite-fille de cultivateurs, Fabienne Thibeault est une auteure-compositrice-interprète Québecoise, naturalisée française.
Elle n’a pas vingt ans lorsqu’elle commence sa carrière de chanteuse en participant, en 1972, au Festival international de la chanson de Granby, où elle se classe troisième, puis remporte finalement le premier prix à ce même concours deux ans plus tard.
Elle obtient également un grand succès lors de sa participation au Chant'août de Québec, en 1975, où le public découvre sa voix.
Elle chante alors avec Plume Latraverse, Sylvain Lelièvre et, sur scène, les chansons de Gilles Vigneault et de Clémence DesRochers.
En 1976, elle signe un contrat avec Kébec-Disque et fait paraître un premier album, qui inclut la chanson Chez nous, disque rapidement suivi par deux autres microsillons lancés en 1977 (dont l’album Au doux milieu de nous en hommage à Gilles Vigneault).
Fabienne connaît le succès avec les titres suivants : Délire en fièvre, Rue Saint-Denis, Ah ! Que l'hiver, Neiges et L'errante.
Le parolier Luc Plamondon la remarque et lui offre de tenir le rôle de Marie-Jeanne dans son opéra-rock Starmania, sur des musiques de Michel Berger.
C’est au cours de cette année 1978 que Fabienne Thibeault fait ses débuts en Europe.
Le succès des chansons Le Monde est stone, Un garçon pas comme les autres, Les Uns contre les autres et La Complainte de la serveuse automate est immédiat, et place Fabienne Thibeault au rang des artistes les plus populaires de la francophonie.
Elle chante aussi, en 1979, la chanson-thème du film À nous deux sur une musique de Francis Lai .
Après Starmania, Fabienne Thibeault enregistre une série d’albums entre 1980 et 1983, et connaît des succès avec les titres suivants : Secrétaire de star, Conversation téléphonique, Bon voyage, Le Goût du miel, Je voudrais faire cette chanson (en duo avec Yves Duteil), J'irai jamais sur ton island, Je suis née ce matin, Confidences, Le blues à Fabienne et, surtout, Ma mère chantait.
Elle chante aussi des chansons du répertoire de Jacques Brel (Voir un ami pleurer), Clémence DesRochers (La vie d’factrie), Mouloudji (Un jour tu verras) et Charles Trenet (L'Âme des poètes).
Elle collabore alors avec plusieurs auteurs et compositeurs, dont Luc Plamondon, Daniel Balavoine, Alain Boublil, André Gagnon, François Cousineau, Jean Musy et Laurence Matalon, en plus d'écrire elle-même quelques textes (Je veux qu'on m'aime et Histoire d'amour).
Fabienne crée sa propre compagnie de disques en 1983, Les Disques Béluga, et lance l’album Cœur voyageur (avec Les filles comme moi et Le cœur voyageur en extraits), ainsi que deux disques de chansons traditionnelles québécoises, tirées des Cahiers de la bonne chanson de Charles-Émile Gadbois, intitulés Les Chants aimés.
Le public se laisse bercer par les chansons Partons, la mer est belle et Noël pendant que l’artiste demeure populaire sur scène tant à Paris qu’ailleurs en France, puis en Belgique, en Suisse et au Québec (Place des Arts de Montréal).
Elle obtient de nombreuses distinctions, dont quelques prix Félix à l’ADISQ.
Fabienne Thibeault, de plus en plus populaire en France, choisit de s’y établir en 1985.
Elle chante d'abord en duo avec Henri Salvador sur son album Henri, paru en 1985, la chanson Moi j'prends mon temps et chante ensuite avec Richard Cocciante la chanson Question de feeling qui devient un succès.
Elle revient en force en 1987 avec Chaleur humaine.
En 1988, elle interprète la chanson du générique de la saga de l'été sur TF1 : Le Vent des moissons.
Après un temps d'arrêt au début des années 1990, elle lance une compilation double regroupant tous ses succès en 1992, puis sort un album-concept la même année, intitulé Sur ma voie.
Par la suite, la chanteuse travaille à faire connaître davantage les chansons québécoises aux Français (albums Québécoise de 1998 et Made in Québec de 2004).
Elle écrit et compose avec son conjoint de l'époque, le saxophoniste Jean-Pierre Debarbat, des contes et des disques racontant l’histoire des régions de la Touraine et de la Loire (Martin de Touraine, Au pays des six rivières).
Au milieu des années 1990, Fabienne Thibeault participe régulièrement à l'émission Les Grosses Têtes de Philippe Bouvard, aussi bien à la radio qu'à la télévision.
Elle publie ensuite le livre Mincir et s’intéresse à la vie rurale de sa région de France.
Elle est d’ailleurs nommée, en 2004, Chevalier du Mérite agricole Français, puis Officier du même ordre en 2006, et reçoit la prestigieuse médaille des mains du ministre français de l'Agriculture en début d'année 2006.
En janvier 2008, elle obtient la nationalité française, qui lui est remise par Claude Baland, alors préfet de Seine-Saint-Denis.
Elle a aussi écrit une « comédie musicale des terroirs » en huit albums intitulée Notre Terre, et continue de donner des spectacles pour en faire la promotion.
Pendant la saison 2009-2010, elle est l'une des têtes d'affiche de la tournée Âge tendre et Têtes de bois saison 4.
Elle est faite chevalière de la Légion d'honneur en 2010.
En 2013, elle rejoint le collectif d'artistes Les grandes voix des comédies musicales chantent pour les enfants hospitalisés, aux côtés notamment de Renaud Hantson, Mikelangelo Loconte et Lââm pour le simple Un faux départ.
En 2015, Fabienne Thibeault épouse de Christian Montagnac à Castelnaud-la-Chapelle (Dordogne). Ils s'étaient rencontrés lors de la tournée Âge tendre et Têtes de bois, alors qu'elle était l'une des têtes d'affiche et lui était régisseur pour le groupe La Compagnie créole.
Au printemps 2019, l'artiste réédite ses onze premiers albums, ceux parus entre 1976 et 1985, sous forme de CD.
Le 8 avril 2022, elle s'engage auprès de l'association « Victimes du COVID-19 » et de son Président Lionel Petitpas pour soutenir la demande d'une journée de deuil national.
En 2023, elle fait partie de la distribution du film Lave.
Lors d'une journée de tournage, elle ressent des douleurs à la poitrine et est transportée au CHU de Clermont-Ferrand où elle sera opérée à cœur ouvert avec succès.
Le 22 Mars 2024, elle sort un album inédit intitulé Autour de Fabienne.
En tant qu'auteure des textes, elle réunit plusieurs artistes, sur des musiques de Ciramarios : Stone, Ahmed Mouici, Pierre Billon, Jonatan Cerrada, Zize Dupanier, Kiona The Voice, Sophie Darel
Capusa06
Marc Bloch
6 juillet 1886 à Lyon - 16 juin
Marc Bloch, l'un des plus grands historiens français du XXe siècle, est issu d'une famille de juifs alsaciens qui ont opté pour la France après la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Mobilisé en 1914, il reçoit la Légion d'Honneur et la Croix de guerre.
Après la Grande Guerre, il enseigne l'Histoire à la faculté de Strasbourg. Il s'insurge contre une vision trop événementielle de l'Histoire et crée en 1929 les Annales d'Histoire économique et sociale avec Lucien Febvre.
Son ouvrage majeur, La Société féodale, témoigne de la nouvelle approche qu'il veut promouvoir : en se référant aux archives et aux sources populaires, l'historien montre de façon vivante comment se sont tissés les liens féodaux au cours de l'époque carolingienne. Il ressort de son étude que l'État moderne est le lointain rejeton de cette féodalité bâtie sur les relations personnelles de suzerain à féal.
À 54 ans, le 24 août 1939, il obtient d'être mobilisé comme capitaine d'état-major, bien qu'ayant cinq enfants à charge. En 1943, l'intellectuel juif met sa famille à l'abri et rejoint la Résistance dans le groupe «Franc-Tireur». Il tire de cette expérience un petit ouvrage remarquable : L'étrange défaite (Albin Michel, nombreuses rééditions).
Marc Bloch est fusillé par les nazis le 16 juin 1944, près de Lyon, avec d'autres résistants. Il tombe en criant : «Vive la France !»
Misterprof-
16 juin 1946 :
Le discours de Bayeux.
À Bayeux, devant une foule nombreuse de sympathisants, le Général de Gaulle formule une critique en règle des institutions de la IVe République.
Il y exprime sa vision d'une stricte séparation du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif.
Mais sa critique laisse la classe politique indifférente, et son espoir d'être rappelé par le peuple reste vain.
L'année suivante, il fonde son propre parti, le Rassemblement du Peuple Français (RPF).
De nature protestataire, celui-ci joint les voix de ses élus à celles des communistes pour entraver un peu plus l'action du gouvernement.
Il s'oppose à l'abandon de l'Indochine et des autres colonies, ainsi qu'au projet de Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA) ; il fait capoter le projet de Communauté Européenne de Défense (CED).
En 1953, délaissé par ses propres députés et prenant acte de l'inanité de son action, le Général se met en retrait du RPF et se retire dans sa résidence de Colombey-les-deux-Églises.
Vieilli et quelque peu aigri, il se met à l'écriture de ses Mémoires de guerre et daube avec ses visiteurs et s'entoure seulement de ses rares fidèles : Jacques Chaban-Delmas, Jacques Soustelle, Michel Debré, Olivier Guichard, Georges Pompidou, André Malraux.
Il a aussi la douleur d'enterrer sa fille Anne (20 ans), handicapée mentale.
C'est la «traversée du désert».
Une opportunité quelque peu inattendue s'ouvre en 1958.
La IVe République, confrontée à un soulèvement indépendantiste en Algérie, réprime brutalement celui-ci et, désormais en position de force, se dispose à négocier avec ses meneurs, les chefs du FLN.
C'est plus que n'en peut supporter la frange extrémiste des colons d'Algérie.
Habilement manipulés par les hommes du général de Gaulle, ils se laissent convaincre de faire appel à celui-ci pour sauver l'«Algérie française».
À la suite du vrai-faux coup d'État du 13 mai 1958, le général Raoul Salan, commandant en chef des armées en Algérie, prononce publiquement le nom de De Gaulle.
Celui-ci, à 68 ans, n'était déjà plus, pour la plupart des Français, qu'une figure du passé.
Son retour est spectaculaire.
Il répond immédiatement à l'appel venu d'Alger en se disant «prêt à assumer les pouvoirs de la République».
Par crainte d'une subversion militaire, la classe politique lui fait presque aussitôt allégeance et le président René Coty lui demande, le 29 juin, de former le gouvernement.
Aussitôt après, le général de Gaulle obtient les pouvoirs spéciaux en Algérie, les pleins pouvoirs en métropole et le droit de procéder à une révision constitutionnelle.
Il peut enfin mettre en place des institutions selon ses voeux.
Ce sera la Ve République.
FAE
Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
J'ai reçu une copie de cette Magna Carta. Il faudrait que je la retrouve . . .
"Léonie Cooreman, dite Annie Cordy, est une chanteuse, meneuse de revue et actrice belge, née le 16 juin 1928 à Laeken et morte le 4 septembre 2020 à Vallauris."
Capusa06
L'expression latine Magna Carta, traduite en français « Grande Charte » (ou, en précisant, « Grande Charte d'Angleterre »), désigne la charte obtenue par la noblesse anglaise (les « barons ») du roi Jean sans Terre le 15 juin 1215, à la suite d'une courte guerre civile achevée le 17 mai par la prise de Londres par les insurgés. Cette charte établit pour la première fois par écrit les droits respectifs du roi et des barons, mais aussi de l'Église et des villes, en ce qui concerne le gouvernement du royaume, notamment la levée des impôts.
Les barons, excédés par les demandes militaires et financières du roi et par les échecs répétés en France, en particulier à Bouvines et à La Roche-aux-Moines, y imposent, dans un esprit de retour à l'ordre ancien, leurs exigences, dont la libération d'otages retenus par le roi, le respect de certaines règles de droit propres à la noblesse, la reconnaissance des franchises ecclésiastiques et bourgeoises, le contrôle de la politique fiscale par un Grand Conseil (en).
La charte est abrogée deux mois après son scellement puis réactivée dans une version expurgée, sans conseil des barons (en), le 12 novembre 1216 durant la minorité d'Henri III, amendée et complétée le 6 novembre 1217 d'une loi domaniale (en) dite Charte de forêt.
Une quatrième version, réduite de près de la moitié par rapport à celle de 1215 et très peu différente de la précédente, est officiellement promulguée le 11 février 1225. Confirmée solennellement le 10 novembre 1297, c'est elle que désignera dès lors l'expression Magna Carta. En 1354 y sont introduites, sans rien changer aux statuts sociaux en vigueur, les notions d'égalité universelle devant la loi, principe qui sera utilisé en vain à la fin du xviie siècle pour faire libérer les esclaves parvenus sur le territoire anglais, et de droit à un procès équitable.
Document décalqué de la Charte des libertés initialement sans portée réelle mais vigoureusement promu entre 1297 et 1305 dans la période du règne finissant d'Édouard Ier pour soutenir une féodalité déliquescente, il est régulièrement revendiqué par le Parlement durant tout le bas Moyen Âge mais tombe en désuétude à la suite des bouleversements institutionnels provoqués par la guerre des Deux-Roses. Sorti de l'oubli, il est instrumentalisé au début du xviie siècle par les opposants à une monarchie absolue, tel Henry Spelman, et érigé à la suite de la Révolution par les partisans d'une monarchie constitutionnelle comme une preuve d'ancienneté de leurs revendications (en). Ses articles 38 et 39 concernant ce qui sera désigné à partir de 1305 par l'expression Habeas corpus, de simple rappel d'un privilège aristocratique devient, à l'occasion du vote de la Loi de l'Habeas corpus (en) en 1679, le symbole d'une justice qui proscrit les arrestations arbitraires — partant du principe de son indépendance vis-à-vis de l'exécutif — voire de la liberté individuelle.
Considérant qu'à peu près chaque pays de common law qui possède une constitution a subi l'influence de la Grande Charte, cette dernière est peut-être le document juridique le plus important dans l'histoire de la démocratie moderne, marquant le passage d'un État absolu à celui d'un État de droit.