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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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FAE

6 mai 2024 07:40

Bonjour et bonne semaine à tous ! 😃
Merci Mstrprf ! J'ai visité le Musée du timbre à Paris, il y a bien longtemps . . . Très intéressant !

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6 mai 2024 07:34

6 mai 1840 :
Naissance du timbre-poste.
Avant cette date, il était habituel que le port des lettres soit payé par le destinataire en fonction de la distance de ville à ville.
Pour les messages intraurbains, à Londres ou encore à Paris, les « petites postes » avaient déjà proposé, au XVIIIe siècle, le paiement à l'avance, certifié par un cachet apposé sur la lettre.
Un jour de 1837, si l'on en croit la légende, un éducateur d'avant-garde, Rowland Hill (42 ans), voit une jeune femme qui pleure à chaudes larmes après le passage du facteur.
Elle lui explique qu'elle a dû refuser une lettre de son amoureux faute d'argent pour payer le port.
L'imaginatif Anglais, qui a des entrées au gouvernement, rédige un mémorandum et le transmet au Premier ministre, lord Melbourne.

Dans ce texte intitulé Postal Reform, il propose le paiement du port à l'avance avec un prix identique quelle que soit la distance dans le pays.
Le paiement est garanti par un timbre adhésif et un tampon d'oblitération.
La réforme est inscrite au budget du Parlement en août 1839.
Hill la met aussitôt en œuvre avec le concours d'artistes et de milliers de correspondants anonymes qui lui font part de leurs suggestions.
Le premier timbre-poste permet, pour un penny, d'envoyer une lettre d'un maximum de 14 grammes.

Le premier timbre, édité en 1840 et surnommé « Penny Black », recueille un succès immédiat parce qu'il montre sur fond noir le joli profil de la reine Victoria à 15 ans, et surtout parce qu'il simplifie l'envoi du courrier et le rend meilleur marché.
Les premières planches de timbres-poste ne comportent pas de perforations et doivent être découpées aux ciseaux par les postiers.
Comme tous les timbres du Royaume-Uni jusqu'à ce jour, le Penny Black ne comporte pas l'indication du pays.
Sa diffusion et l'expansion du courrier sont facilitées par l'apparition du chemin de fer.
Les cantons suisses de Zurich et Genève, ainsi que l'empire du Brésil, adoptent à leur tour le timbre-poste en 1843.
Bâle emboîte le pas en 1845.
Les philatélistes français doivent attendre quant à eux l'avènement de la IIe République.
Le premier timbre français est émis le 1er janvier 1849 à l'initiative du directeur général des Postes de France, l'agitateur républicain Étienne Arago, frère cadet du savant François Arago.
Il porte le profil de la déesse Cérès, déesse romaine des moissons.
Sa valeur est de 20 centimes pour l'envoi d'une lettre de moins de 7,5 grammes partout en France.
En décembre 1848, le prince Louis-Napoléon Bonaparte est élu à la présidence de la République .
Lors de son exil à Londres, il a constaté que le timbre-poste pouvait servir la popularité du chef de l'État en diffusant partout son portrait.
Il ne tardera pas à mettre à profit ce nouveau média pour diffuser non plus le profil de l'antique déesse mais le sien.

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FAE

5 mai 2024 20:52

"Christian Clavier est un acteur, scénariste et producteur français, né le 6 mai 1952 à Paris.

Révélé au café-théâtre au sein de la troupe du Splendid — avec Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, Michel Blanc, Marie-Anne Chazel et Josiane Balasko — dans les années 1970, il acquiert à leurs côtés une notoriété nationale dans des films restés célèbres, tels que Les Bronzés (1978), Les Bronzés font du ski (1979), Le père Noël est une ordure (1982), Papy fait de la résistance (1983).

S'ensuit une collaboration avec Jean-Marie Poiré, sur des films qu'il co-écrit, avec Twist again à Moscou (1986), Mes meilleurs copains (1989), L'Opération Corned-Beef (1991), puis de grands succès qui l'établissent comme une valeur sûre du box-office : Les Visiteurs (1993), Les Anges gardiens (1995) et Les Couloirs du temps (1998). Puis il incarne Astérix — Astérix et Obélix contre César (1999) et Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002) — et les retrouvailles du Splendid dans Les Bronzés 3 (2006).

Il s'illustre dans de rares prestations dramatiques, à la télévision en interprétant Thénardier dans Les Misérables (2000), puis Napoléon Ier dans Napoléon (2002), et au cinéma dans La Sainte Victoire (2009) et Un sac de billes (2017). Après plusieurs échecs, dont celui de son unique réalisation, On ne choisit pas sa famille (2011), il renoue avec le succès Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? (2014) et ses suites.

Acteur très populaire, il est le seul, toutes générations et nationalités confondues, à être en tête d'affiche de quatre films ayant atteint plus de dix millions de spectateurs au box-office français, à savoir Les Visiteurs (1993), Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002), Les Bronzés 3 (2006) et Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? (2014)."

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5 mai 2024 09:50

Merci les amis. Toujours aussi divers que passionnants ! 😃

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5 mai 2024 08:42

L'Association médicale américaine (American Medical Association ou AMA) est une association américaine fondée le 5 mai 1847 et incorporée en 1897 . Elle est la plus importante association de médecins et d'étudiants en médecine des États-Unis. La mission de l'AMA est de promouvoir l'art et la science de la médecine afin d'améliorer la santé publique, de développer l'intérêt pour le corps médical et leurs patients, d'effectuer du lobbying auprès des institutions législatives en vue d'adoption de textes favorables aux médecins et aux patients, et de travailler à l'augmentation du budget pour l'éducation médicale.

L'association publie le Journal of the American Medical Association (JAMA) qui bénéficie de la plus large diffusion parmi l'ensemble des journaux médicaux hebdomadaire du monde . L'AMA publie aussi une liste des Codes des spécialités médicales qui sont une méthode standardisée aux États-Unis pour identifier les différentes spécialités du monde médical. Le 12 juin 2019, Patrice Harris est désignée pour succéder à Barbara McAneny, devenant ainsi la 174e présidente de l'association et la première femme afro-américaine à être élue présidente .

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5 mai 2024 08:34

5 mai 1821 :
Mort de Napoléon Ier à Sainte-Hélène.
Mis hors la loi par les représentants des puissances européennes réunis en congrès à Vienne, Napoléon Ier comprend qu'il n'a aucune indulgence à attendre d'eux.
Avec un dernier carré de fidèles, il quitte Paris pour Rochefort, en entretenant l'espoir d'une fuite aux États-Unis.
Mais la flotte anglaise bloque le port et le voilà à la merci des Anglais, qui ne cachent pas leur haine à son encontre.
Contraint de se livrer aux Anglais, l'empereur déchu embarque sur un de leurs navires.
Il est conduit à Sainte-Hélène, une île située à 1 850 km de la côte africaine, ce qui offre peu d'espoir d'évasion.
On lui laisse choisir trois officiers pour l'accompagner.
Suivent leurs épouses, un valet de chambre, un maître d'hôtel, un chirurgien et quelques autres domestiques.
Tout ce petit monde s'installe dans une maison de maître en partie délabrée, Longwood, sur les hauteurs de Sainte-Hélène.
Pendant ses deux mille jours d'exil, l'ex-empereur peaufine sa légende en dictant ses souvenirs et ses réflexions au comte de Las Cases ainsi qu'à Bertrand, Gourgaud et Montholon.
Publié l'année suivant la mort de Napoléon, Le Mémorial de Sainte-Hélène connaîtra un succès immédiat en France et nourrira la légende napoléonienne.
En mars 1820, Napoléon ressent une première violente douleur au ventre.
Dans les mois qui suivent, son état se dégrade très vite.
Selon le diagnostic publié après son autopsie, sa mort aurait été provoquée par un cancer de l'estomac, sans doute accéléré par l'amertume de l'exil.
En 1961, un toxicologue suédois évoquera pour la première fois l'hypothèse d'un empoisonnement à l'arsenic, sur la base d'une analyse de quelques cheveux rapportés de Sainte-Hélène.
Plusieurs chercheurs l'ont reprise depuis lors, mais elle paraît peu plausible.
En 1840, le président du Conseil, Adolphe Thiers, négocie avec Londres le retour des cendres de Napoléon à Paris.
Le transfert donne lieu à une cérémonie grandiose à laquelle assistent un million de Français enthousiastes qui n'hésitent pas à crier « Vive l'Empereur ! ».
Napoléon Ier repose depuis lors aux Invalides.
Le principal bénéficiaire de l'opération est le courant bonapartiste qui reprend vie, et il ne lui faudra que huit ans pour amener au pouvoir Louis-Napoléon Bonaparte, neveu du regretté empereur.

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FAE

5 mai 2024 06:33

Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
"Chantal Ladesou, née le 5 mai 1948 à Roubaix, est une actrice et humoriste française. Formée au Conservatoire de Lille et au Cours Simon à Paris, elle est révélée au public en participant à l'émission La Classe à la fin des années 1980."

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4 mai 2024 10:38

"Humoriste et imitateur, Yves Lecoq est l’une des voix créatrice des Guignols sur Canal+, où il dépeint avec finesse l’actualité et ses acteurs. Il est l’auteur de Mémoires d’un Guignol (2007, Robert Laffont). Depuis toujours, il « collectionne » les châteaux en ruine et les retape."

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4 mai 2024 09:27

Merci les amis ! 😃

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4 mai 2024 09:04

4 mai 1946 :
Naissance de l'humoriste Yves Lecoq.
Yves Louis Georges Lecoquierre est un humoriste, imitateur et animateur français.
Il est né d'un père officier de marine qui meurt lorsqu'il a 13 ans et d'une mère issue d'une famille d'ancienne bourgeoisie francilienne, les Dubois de La Vigerie.
Il a quatre frères et sœurs avec lesquels il vit dans une mansarde de deux pièces dans un hôtel du XVIIe siècle, non loin de leur grand-mère Georgette, antiquaire d'origine Belge.
Son magasin se situait au Quartier latin, et c'est elle qui lui a inculqué le goût de l'art et du beau.
Très tôt il s'intéresse au monde des comiques et, plutôt que de faire une carrière d'avocat ou de journaliste comme le souhaitent ses parents, il se dirige vers le théâtre et la comédie.
À l'âge de 17 ans, Yves Lecoq participe à un radio-crochet de Radio Luxembourg à Nantes, chez sa sœur, où on lui reproche de prendre la voix des autres : sa vocation est née.
Au cours de ses études secondaires au lycée Georges-Clemenceau de Nantes, il participe au « groupe théâtral » du club Unesco et, en 1965, joue son premier rôle, celui du procureur Hallers, dans la pièce de Paul Lindau.
Il obtient ensuite une licence en art à la Sorbonne.
Pendant cinq ans, à l'issue de ses études, il exerce la profession d'antiquaire, s'occupant du magasin d'antiquités de sa grand-mère Georgette, tout en poursuivant sa passion pour l'imitation chantée.
Il s'exerce alors dans le fond de sa boutique et joue devant ses amis, notamment Paul Wermus, qui le présente en 1971 au producteur Bob Otovic : ce dernier lui propose alors de faire l'ouverture de son nouveau cabaret en Normandie, où il imite Serge Gainsbourg, Jane Birkin, Nina Simone, Philippe Bouvard et Jacques Chancel.
En 1973, le même producteur lui offre la possibilité de se produire dans un cabaret de l'avenue des Champs-Élysées, où de nombreuses personnalités vont voir son spectacle.
Cette opportunité lui permet ensuite d'accompagner le chanteur Éric Charden en tournée et de passer avec lui à l'Olympia.
Michel Drucker et Danièle Gilbert l'embauchent ensuite à Europe 1.
Entraîné dans son nouveau métier, il ferme son magasin d'antiquités.
Dans les années 1970 et 1980, il chante une dizaine de chansons qui lui apportent une certaine notoriété.
Amateur de vieilles pierres, il s'attache à remettre en valeur des propriétés.
Il achète, à la fin des années 1970, le château d'Hédauville (Somme), puis le revend pour acquérir, en 1981, le château de Suzanne.
En 1995, il achète le château de Villiers-le-Bâcle (Essonne), commune où il réside et dont il fut conseiller municipal.
Il revend ce château fin 2021 au milliardaire Xavier Niel pour 9 millions d'euros.
Il acquiert, en 2008, le château de Chambes (Charente, région d'origine de ses grands-parents maternels) et, en décembre 2011, il achète le château de Chalais, ancienne résidence des Talleyrand-Périgord.
Il a été aussi le propriétaire du château de Maisonseule, à Saint-Basile (Ardèche).
Dans les années 1980, il anime diverses émissions, dont Suivez Lecoq de 1980 à 1981, L'Académie des neuf en 1987 sur Antenne 2 et Tout le monde il est gentil de 1989 à 1990 sur La Cinq.
De septembre 1988 à juin 2018, il participe à l'émission Les Guignols de l'info sur Canal +, dans laquelle il imite de nombreuses personnalités, notamment le personnage central de Patrick Poivre d'Arvor ce qui l'a rendu célèbre auprès du grand public.
Il n'écrit cependant pas les textes qu'il fait dire aux marionnettes.
Son imitation de Jacques Chirac dans cette émission lui a également valu sa renommée.
En décembre 1989 et 1990, il présente l’élection de Miss France 1990 et 1991 en direct sur FR3. Julien Lepers lui succède en décembre 1991.
En 1991, la télévision lui accorde au moins deux shows télé spéciaux : Lecoq Un diffusé le 3 juin 1991 sur TF1 qui, au départ devait être une émission trimestrielle, puis Lecoq Tel diffusé sur La Cinq.
Il a participé, de 1994 à 2000, et en 2005, aux concerts des Enfoirés.
Il anime Graines de star de 1996 à 1997 sur M6.
De 2005 à 2019, il anime, le samedi en début d'après-midi sur France 3, Les Grands du rire, un divertissement composé de sketches d'humoristes célèbres, des extraits de chanteurs de variétés et reçoit des invités qu'il interviewe.
Cette émission est remplacée en septembre 2019 par Samedi d'en rire présentée par Jean-Luc Lemoine.
En 2010, il prête sa voix à Philippe Khorsand dans la saison 8 de la série Une famille formidable, le comédien étant mort deux ans plus tôt et son personnage réapparaissant grâce à des effets spéciaux.
En 2019, il participe à l'émission de TF1 Mask Singer animée par Camille Combal. Il y chante sous le costume du « Dino » et est éliminé après quatre semaines de participation.
Yves Lecoq a 188 voix à son actif.

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Capusa06

4 mai 2024 08:57

4 mai 1493 : Bulle « Inter Caetera »
Le 4 mai 1493, moins d'un an après le fabuleux voyage de Christophe Colomb, le pape Alexandre VI Borgia signe la bulle « Inter Caetera » qui partage les terres à découvrir entre l'Espagne et le Portugal. Grâce à cette bulle, les Portugais ont pu s'approprier le Brésil.

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4 mai 2024 06:55

Bonjour à tous ! 😃
"Gérard Jugnot, né le 4 mai 1951 à Paris, est un acteur, réalisateur, scénariste et producteur de cinéma français."

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3 mai 2024 21:44

Merci les amis ! 😃

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3 mai 2024 08:50

Adine Fafard-Drolet est une cantatrice québécoise, fondatrice du premier conservatoire de musique de Québec en 1911. Elle est née à L'Islet le 3 mai 1876 et décédée à l'âge de 86 ans à Sainte-Germaine du Lac-Etchemin le 31 janvier 1963.

Biographie

Marie-Claire-Adine Fafard est née le 3 mai 1876 à L'Islet, en Chaudière-Appalaches. Elle était la fille de Louis-Auguste Fafard et d'Alphonsine Couillard-Dupuis de l'Epinay-Dupuis. Selon le site de la ville de Québec, madame Fafard-Drolet aurait habité, de 1921 à 1923, au 25 rue Mont-Carmel (La Cité-Limoilou), où on a apposé une épigraphe.

La jeune femme fait ses études au couvent Jésus-Marie à Saint-Joseph de Lévis. Très vite, la jeune Adine développe ses talents musicaux, particulièrement en chant. Son premier professeur fut Marie de la Conception, « née Hamel, de la famille de feu Abraham Hamel, ancien négociant en gros de Québec ».

Adine Fafard cumule les succès : en 1893, elle reçoit un premier accessit de solfège et de théorie musicale, suivi d'un premier prix de théorie musicale (1894), d'un premier grand prix de solfège et de théorie musicale (1896), un prix d'honneur avec médaille d'or (1896) et, en 1907, un diplôme de chant Advanced Grade au Royal college de Londres.

En dehors du couvent, Adine Fafard a étudié avec Mme E. Lynch, Mme (Dr) Arthur Lavoie, née Lebouthiller et Mlle Céline Marier.

Mort tragique de son père

Le 1er mars 1897, monsieur Louis-Auguste Fafard, père d'Adine, perd brutalement la vie dans un accident de voiture. Monsieur Fafard était venu entendre sa fille qui donnait un concert à l'église Saint-Joseph-de-Lévis, le dimanche 28 février 1897. L'accident eut lieu le lendemain du concert, soit le lundi matin, aux environs de 9h30, alors que monsieur Fafard se rendait à Québec par le traversier de Lévis. Accompagné de ses deux filles, dont Adine Fafard-Drolet, il devait conduire cette dernière chez son professeure, madame E. Lynch. Alors qu'il s'engageait sur la voie ferrée, M. Fafard n'aperçut pas le train de l'Intercolonial qui approchait, selon ce que rapporte Le Soleil du 1er mars 1897. Une clôture lui bloquait la vue et assourdissait les cloches qui sonnaient l'alerte. Les deux filles eurent tout juste le temps de sauter de la voiture avant que la locomotive ne la heurte, emportant dans sa course le véhicule ainsi que le corps de monsieur Fafard, décédé au moment de l'impact. D'après un article du Quebec Daily Mercury, le corps fut coincé sous le train et plusieurs de ses membres, dont la tête et les mains, furent sectionnées. Ce qui restait du corps fut transporté au presbytère de Saint-Joseph de Lévis, dont le curé était le frère du défunt, et où le coroner Belleau fit son enquête. Louis-Auguste Fafard fut inhumé le 4 mars 1897 à Notre-Dame de Bon-Secours de L'Islet et l'acte de sépulture se lit comme suit : « décédé subitement accidentellement le premier du même mois en la paroisse de Notre-Dame de Lévis ».

Certains détails concernant l'accident sont encore à préciser ou sont divergents d'un article à l'autre. On dit, entre autres et selon le Quebec Daily Mercury, que monsieur Fafard était aux commandes d'une calèche tirée par un cheval et lorsque celui-ci aperçut le train, dans un élan de panique, il fonça droit vers la voie ferrée pour la traverser, traînant derrière lui la calèche et ses passagers. De plus, dans un article paru dans L'Événement, on peut lire que monsieur Fafard était accompagné, dans la voiture, d'Adine Fafard, de la servante du curé Fafard et de sa nièce. À la suite de cet événement tragique, Adine Fafard alla vivre momentanément chez son oncle, l'abbé Edouard Fafard de Saint-Joseph-de-Lévis.

Débuts en carrière

Ce drame n'empêcha pas Adine Fafard de poursuivre ses études et on put l'entendre, entre autres, aux côtés du baryton Joseph Saucier et d'un chœur dirigé par Arthur Paquet lors d'une soirée donnée pour l'inauguration du nouvel orgue Casavant de Saint-Sauveur, inauguré par Gustave et Henri Gagnon, Georges Hébert (Saint-Jean-Baptiste), Léonce Crépault (Saint-Roch) et Joseph-Alexandre Gilbert, invités par Arthur Bernier, organiste de la paroisse.

Le frère d'Adine Fafard, le futur sénateur Fernand Fafard, fut aussi chanteur amateur : il se fit notamment entendre dans le rôle-titre de La Chanson de Fortunio d'Offenbach au cours d'une séance dramatique donnée à l'occasion du 50e anniversaire du Collège de Lévis (inauguré le 15 septembre 1853 par l'abbé Joseph-David Déziel) à la Halle Notre-Dame à Lévis, avec un petit orchestre dirigé par W. Roy. Les festivités s'étalèrent du 22 au 24 juin 1903.

Le 4 août 1903, Adine Fafard épouse Elzéar N. P. Drolet (né en 1865, fils d'Isidore et de Rosalie Hamel-mariés à L'Ancienne-Lorette le 22 janvier 1856) à L'Islet. Elzéar Drolet était notaire et il résidait au 104, rue Saint-Jean. Une fois mariée, Adine Fafard se fait appeler Madame E. Drolet (ainsi qu'il apert au programme de la Société symphonique de Québec du 29 février 1904).

En mars 1904, elle reçoit une lettre de remerciements de M. Joseph Talbot pour un concert donné à la Société symphonique de Québec le 29 février et au cours duquel elle avait interprété l'air « Mon cœur s'ouvre à ta voix » de Samson et Dalila de Saint-Saëns et la Barcarolle de Jean-Théodore Radoux.

À peine un an plus tard, la jeune madame Drolet perd son mari, décédé le 7 octobre 1905 à l'âge de 40 ans et 10 mois et inhumé à l'Ancienne-Lorette le 10 octobre 1905. Monsieur Drolet n'eut pas la chance de connaître son fils Yvan, né le 19 février 1906 et baptisé le 20 dans la paroisse de Saint-Jean-Baptiste dans la ville de Québec. Le petit Yvan décède lui-même le 7 septembre 1906 à l'âge de 6 mois et 19 jours. Il est inhumé à l'Ancienne-Lorette le 9 septembre 1906. Après la mort de son mari, la jeune veuve adopte définitivement le nom d'Adine Fafard-Drolet.

Séjour à Paris

En 1907, à la suite de la mort rapprochée de son mari et de son fils, Adine Fafard-Drolet part pour l’Europe. N’ayant plus de lien significatif avec le Québec, elle décide de poursuivre ses études en France, tout d’abord à Paris, avec Jean-Baptiste Faure, Mathilde Marchesi et Mary Garnier, et plus tard à Lyon, à l’école Ciampi. Elle s'y fait remarquer en participant à plusieurs concerts, notamment, en janvier 1909, à la célébration du cinquantième anniversaire de l’Association Amicale des anciens élèves du Lycée Condorcet, fête où se trouvait, entre autres, un éminent critique de l’Académie française, Jules Claretie. Elle interpréta lors de concerts à Paris des airs de Gluck, de Verdi et de Gounod. De plus, au mois de mai de la même année, elle eut le privilège d'auditionner pour Jules Massenet : ayant conquis le compositeur, Mme Fafard se fit même offrir le rôle principal féminin, Dulcinée, dans Don Quichotte, opéra en cinq actes dont Massenet avait déjà entrepris la composition. Désireuse de rentrer dans son pays pour y fonder un conservatoire, la jeune artiste dut malheureusement y renoncer. On sait par ailleurs qu'elle chanta pour le roi d'Espagne, Alphonse XIII, au cours de ses deux années passées en France.

Retour au Québec

Adine Fafard-Drolet revient au Canada en 1909. Elle chante à l'Auditorium de Québec (actuel Théâtre Capitole de Québec) le premier octobre. S'ensuit une série de concerts en souvenir de « Françoise » (Robertine Barry) au Château Frontenac, au Ladies Musical Club de Québec, ainsi qu'à Old Orchard, New York, L'Islet, Montmagny, Fraserville (Rivière-du-Loup), Sherbrooke et Chicoutimi).

Conseillée par Ernest Gagnon, Mme Fafard-Drolet fonde ensuite une école de musique, le Conservatoire de Québec (aussi appelé Conservatoire de musique vocale et instrumentale ou, plus simplement, Conservatoire Fafard-Drolet), situé d'abord au 17, rue Sainte-Ursule. Ce dernier a pour devise : « Dieu, Art vocal et Patrie . Adine Fafard-Drolet y enseigne selon la méthode Marchési. Les cours y sont gratuits, grâce à une subvention que lui octroie annuellement le premier ministre Lomer Gouin et sont d'une durée de trois ans. Les élèves y apprennent la théorie musicale, le solfège, l'histoire de la musique, la pose de la voix, la phonétique, le piano, le violon, le violoncelle, l’harmonium. À la suite d'un séjour de la directrice à New York auprès de Sœur St-Augustin des religieuses de Jésus-marie, elle y ajoute le chant grégorien.

Le Conservatoire Fafard-Drolet aura plusieurs adresses. Il est d'abord situé au 17, rue Sainte-Ursule, puis de 1914 à 1919, il déménage au 35, rue d'Auteuil, à la salle Loyola. De 1919 à 1920, il est au 11, rue Haldimand . Il passe ensuite au 127, rue Sainte-Anne de 1920 à 1921, au 25 rue Mont-Carmel de 1921 à 1923 avant de se transporter au 113 rue Sainte-Anne. Il ferme ses portes en 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale.

En 1913, Adine Fafard-Drolet aurait effectué un second voyage à Paris. En 1922, elle est engagée par la Commission scolaire catholique de Québec pour enseigner le chant dans les écoles.

Mme Fafard-Drolet reçoit en 1928 la médaille d’argent du lieutenant-gouverneur du Québec, l’honorable Pérodeau (voir Narcisse Pérodeau), pour ses dix-sept ans de service dans son conservatoire. Divers événements soulignent le vingt-cinquième anniversaire de fondation de son conservatoire en 1936.

Adine Fafard-Drolet décède dans l'ancien Sanatorium Bégin, à Sainte-Germaine du Lac-Etchemin le 31 janvier 1963 à l'âge de 86 ans. Elle est inhumée au Cimetière Saint-Michel-de-Sillery .

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3 mai 2024 07:56

3 mai 1936 :
Le Front populaire remporte les élections législatives.
Deux ans plus tôt, les trois grands partis de gauche (parti communiste, le parti socialiste parti radical-socialiste) s'allient pour constituer le Front populaire.
Sa victoire soulève dans les classes populaires un espoir d'autant plus grand que le pays est tétanisé depuis plusieurs années déjà par la crise économique dérivée du krach de Wall Street de 1929.
À peine le gouvernement est-il installé que se multiplient dans tout le pays les grèves et les occupations d'usines, de chantiers et de magasins, dans l'espoir d'un renversement du système capitaliste.
Ces grèves sur le tas gagnent très vite l'ensemble du secteur privé et réunissent au total 2 millions de grévistes.
Fait notable : elles se déroulent de manière pacifique et dans l'allégresse et la joie.
Chacun croit à l'imminence d'une nouvelle révolution, qui pour s'en réjouir, qui pour s'en alarmer.
Le gouvernement restaure la paix sociale en signant avec les représentants patronaux et syndicaux les accords Matignon dans la nuit du 7 au 8 juin 1936 .
Les accords prévoient des augmentations de salaires, l'élection de délégués ouvriers dans les usines, l'établissement de contrats collectifs et non plus individuels.
Le travail reprend peu à peu dans les entreprises.
Léon Blum mène tambour battant des réformes sociales spectaculaires : congés payés (11 juin 1936), semaine de 40 heures (12 juin 1936), réforme de la Banque de France (24 juillet 1936), nationalisation des principales usines d'armement (11 août 1936) et création d' un Office interprofessionnel du Blé (15 août 1936) pour maîtriser le cours des céréales.
Malheureusement, le chômage ne s'améliore pas.
La limitation à 40 heures de la durée hebdomadaire du travail se solde par une relance du chômage.
Léon Blum procède à une dévaluation du franc, qui donne un peu d'air à l'économie mais vient trop tard.
Le 13 février 1937, dans une allocution radiodiffusée, il se résigne à annoncer une «pause sociale». Les atermoiements du gouvernement face à la guerre civile espagnole achèvent de le discréditer et, dès le 21 juin 1937, le leader socialiste doit remettre sa démission.
Léon Blum est remplacé à la tête du gouvernement par le radical-socialiste Camille Chautemps. Celui-ci donne du mou à la législation sur la semaine de 40 heures en facilitant les heures supplémentaires.
Il poursuit par ailleurs les réformes en regroupant les compagnies privées de chemin de fer, gravement déficitaires, dans un monopole public, la SNCF.
Mais communistes et socialistes réclament l'application intégrale du programme du Front populaire et provoquent sa démission.
Léon Blum revient à la tête d'un gouvernement d'union nationale le 13 mars 1938 à un moment d'extrême tension internationale : l' annexion de l'Autriche par l'Allemagne (Anschluss).
Il remet sa démission moins d'un mois plus tard et le radical-socialiste Édouard Daladier accède à la Présidence du Conseil.
Il lui reviendra de signer les détestables accords de Munich puis de déclarer la guerre à l'Allemagne.

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