
Capusa06
10 décembre 1901
Attribution des premiers prix Nobel
Le 10 décembre 1901, le roi de Suède et le Parlement de Norvège décernent les cinq premiers prix de la fondation Nobel.
Au roi revient l'attribution des Prix Nobel de physique, de chimie, de médecine et de littérature ; au Parlement l'attribution du Prix Nobel de la paix. Ces cinq Prix annuels résultent de la volonté posthume d'Alfred Nobel (1833-1896). Ils sont dotés d'un total de 900 000 euros (2012), prélevés sur les revenus de son immense fortune.
Alfred Nobel est né à Stockholm dans le ménage d'un aventurier qui fabrique et vend des explosifs et des bateaux de guerre.
Lui-même crée sa propre usine de nitroglycérine. Mais un accident survient le 3 septembre 1864 au cours duquel meurent quatre ouvriers et son jeune frère.
Trois ans plus tard, l'industriel met au point sous le nom de dynamite une nouvelle substance explosive qui offre l'avantage d'être assez stable. Un premier essai a lieu le 14 juillet 1867 à Rehill, en Angleterre.
La dynamite est fabriquée avec de la nitroglycérine mélangée à une variété d'argile dite « kieselguhr » (un silicate d'alumine). L'ensemble a l'aspect d'une pâte moulée en forme de rouleau entouré de papier.
Alfred Nobel l'applique aux travaux de génie civil (creusement de tunnels). Il y voit aussi un antidote à la guerre : il pense que celle-ci deviendra impossible du fait de l'extrême dangerosité de l'explosif !
En attendant, la dynamite rend son inventeur immensément riche. Célibataire et coureur de jupons, le Suédois s'installe à Paris, dans un hôtel particulier de l'avenue Malakoff.
Par son testament du 27 novembre 1895, condensé sur une page, il réserve un capital de 32 millions de couronnes suédoises à une fondation, à charge pour elle d'en reverser les revenus annuels aux personnes qui, au cours de l'année écoulée, auront rendu de grands services à l'humanité. C'est ainsi que sont créés les cinq Prix Nobel.
Misterprof-
9 décembre 1955 :
Adoption du drapeau européen.
Le Comité des ministres du Conseil de l'Europe adopte un drapeau destiné à représenter les instances européennes et la fédération en devenir.
Ce drapeau est ainsi devenu, au moins jusqu'en 2009, l'un des trois symboles de l'Union européenne, avec une devise et un hymne.
L'emblème adopté en 1955 est décrit comme des étoiles au nombre invariable de douze, symbole de la perfection et de la plénitude, qui évoque aussi bien les apôtres que les fils de Jacob, les travaux d'Hercule, ou les mois de l'année formant, sur fond bleu ciel, un cercle en signe d'union.
Quant au Conseil de l'Europe, qui n'a aucun lien formel avec l'Union européenne, il se dote en 1999 d'un logo distinctif avec un C ou un E tourbillonnant sur fond d'emblème européen.
Le Conseil de l'Europe, qui siège à Strasbourg au Palais de l'Europe, est une assemblée née en 1949 en vue de promouvoir les droits de l'homme sur le continent .
En son sein sont représentés la plupart des pays européens (46 membres en 2022) mais il n'a qu'une autorité morale et aucun pouvoir politique.
Dès sa création, le Conseil a souhaité donner à l'Europe des symboles auxquels les peuples puissent s'identifier.
L'Autrichien Arsène Heitz, modeste fonctionnaire, artiste à ses heures et fervent catholique, à l'origine de la maquette du drapeau et de plusieurs propositions, revendiqua par la suite la paternité du symbole et déclara s'être inspiré de la médaille miraculeuse de la rue du Bac, laquelle représente la Vierge avec la couronne de 12 étoiles qu'évoque l'Apocalypse de Saint Jean.
Le fond bleu rappellerait quant à lui la couleur traditionnelle du manteau de la Vierge.
Par un singulier hasard, le texte portant adoption du drapeau européen fut signé le 8 décembre 1955, fête de l'Immaculée Conception.
L'emblème fut inauguré solennellement le 13 décembre de la même année à Paris.
En 1983, le Parlement européen adopta à son tour le drapeau créé par le Conseil de l'Europe et préconisa qu'il devienne également l'emblème de la Communauté Européenne.
En 1971, le Conseil de l'Europe compléta son travail en proposant le Prélude à l'Ode à la Joie, de la 9ème Symphonie de Beethoven comme hymne européen.
En 2004 enfin, le projet de traité constitutionnel européen, destiné à mettre à jour et clarifier tous les textes antérieurs, a proposé, outre le drapeau et l'hymne, une devise qui ne manque pas d'allure : « Unie dans la diversité ».
Capusa06
Échec de la conspiration de Cellamare
Le 9 décembre 1718, la conspiration de Cellamare, ambassadeur d'Espagne à la cour de France, est éventée. Elle visait à renverser le Régent Philippe d'Orléans, neveu de Louis XIV, au profit du roi d'Espagne, Philippe V (petit-fils du même Louis XIV).
L’ambassadeur pouvait compter sur l'appui de nombreux opposants au Régent et tout particulièrement du couple du Maine, le duc (lui-même fils naturel de feu Louis XIV) et de la duchesse, petite-fille du Grand Condé.
Didon et Énée, 1704, François de Troy, musée du Domaine départemental de Sceaux. Scène tirée de l?Énéide de Virgile. En réalité, le peintre met en scène le duc et la duchesse du Maine entourés par les familiers de la cour de Sceaux. Au centre : le duc du Maine, représenté sous les traits d?Énée. À droite, étendue sur un lit : la duchesse du Maine représentée sous les traits de Didon.
Un secret mal gardé
Contrariée d'avoir dû épouser un homme inférieur à son rang, fut-il l'enfant préféré du Roi-Soleil, la duchesse du Maine n'a de cesse de pousser son mari de l'avant et ambitionne de renverser son ennemi, le Régent, en cheville avec le roi d'Espagne.
À soixante-dix ans d'écart, une nouvelle Fronde s'ébauche. Il s'agit de lancer un début de rébellion qui donnerait à Philippe V, premier prince du sang, motif de lancer un appel aux états généraux, aux parlements et à Louis XV lui-même, contre le Régent. La Bretagne ouvrirait ses ports à la flotte espagnole cependant que, par Bayonne, une armée espagnole entrerait dans le royaume.
Cellamare, cheville ouvrière du complot, recrute autant de monde qu'il peut, sans regarder à la dépense.
Mais le secret arrive en septembre 1718 à l'oreille de l'abbé Guillaume Dubois, ministre des Affaires étrangères du Régent. Mis au courant des échanges entre les comploteurs, Dubois les laisse faire, attendant son heure.
Le 9 décembre, le ministre investit l'ambassade d'Espagne. Cellamare prend la fuite. Les simples comparses seront exécutés cependant que les plus élevés en titre seront pardonnés par le Régent.
Parmi eux le duc et la duchesse du Maine ! Le Régent, avide de revanche, ne se prive pas toutefois du plaisir de les ridiculiser en faisant connaître au public les vilaines manies des uns et des autres.
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8 décembre 1852 :
Les Lyonnais honorent la Vierge à Fourvière.
Ce jour-là avait été choisi pour bénir la statue de la Vierge sur le clocher de l'ancienne basilique de Fourvière.
Une illumination était prévue en soirée, mais elle fut annulée en raison de pluies violentes.
À la faveur d'une éclaircie, les Lyonnais prirent d'eux-mêmes l'initiative d'illuminer leurs fenêtres avec des bougies.
Cette tradition s'est perpétuée jusqu'à nos jours, en s'accompagnant de joyeuses virées dans les rues du vieux quartier Saint-Jean.
Dans les années 2000, la mairie l'a récupérée et a transformé la fête populaire en un festival son et lumière rebaptisé « Fête des Lumières ».
Cette fête est différente du vœu des échevins en 1643.
Lyon étant menacée par la peste, ils consacrèrent leur cité à la Vierge et s'engagèrent à accomplir un pèlerinage sur la colline de Fourvière le jour de sa Nativité (le 8 septembre).
L'actuelle basilique Notre-Dame de Fourvière, à l'architecture si particulière d' éléphant renversé, fait suite à un autre vœu des Lyonnais pendant la guerre franco-prussienne de 1870.
Elle a été inaugurée le 2 juin 1884.
Capusa06
Ambroise Paré devient docteur en chirurgie
Le 8 décembre 1554, sur ordre du roi Henri II, la Faculté de Paris se résigne à coiffer Ambroise Paré du bonnet de docteur en chirurgie bien que cet autodidacte de 44 ans ne connaissait ni le latin, ni le grec et n'avait jamais lu Galien !...
Un médecin de grande vertu
Ambroise Paré se contente de pratiquer le métier de chirurgien-barbier dans une échoppe de Paris. Mais il possède une expérience exceptionnelle acquise pendant les guerres d'Italie.
Cautérisation traditionnelle aux fers chaudsAinsi sauva-t-il dix ans plus tôt le duc François de Guise, qui avait été gravement blessé à l'oeil. Le duc en garda le surnom de «Balafré».
Ambroise Paré est à l'origine d'importantes avancées médicales. Par exemple, au lieu de cautériser les plaies en les brûlant, il imagine de les ligaturer ou de les panser avec un mélange de jaune d'oeuf, d'huile et de térébenthine.
Dans ses nombreux traités, écrits en français, il s'affranchit de l'obéissance aux Anciens et recommande l'apprentissage de la chirurgie par la pratique.
Précurseur de la Croix-Rouge et des «french doctors», il soigne les blessés de tous les camps, Français et Allemands, catholiques et protestants. Lui-même protestant, il témoigne d'une pieuse humilité («Je le pansai, Dieu le guérit», dit-il de ses patients).
Le père de la chirurgie moderne s'éteint en 1590 après une longue vie de labeur au service de l'humanité, en digne représentant de la Renaissance. Il demeure l'une des plus belles figures de l'Histoire de France.
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7 décembre 1936 :
Mermoz décolle de Dakar pour le Brésil
Jean Mermoz décolle de Dakar en direction de Natal, sur un hydravion Laté 300 baptisé Croix-du-Sud.
À 10h47, l'hydravion émet un signal : « Coupons moteur arrière droit » avant de disparaître dans l'Atlantique Sud avec son équipage : Pichodou, Ezan, Lavidallie et Cruveilher.
Le 30 décembre, ces pilotes de légende auront droit à des funérailles nationales.
Capusa06
Les Japonais attaquent Pearl Harbor
Le dimanche 7 décembre 1941, au petit matin, des nuées d'avions japonais attaquent par surprise la flotte de guerre américaine à Pearl Harbor, sur l'île d'Oahu, dans l'archipel des Hawaï. Trois heures plus tard, le gouvernement japonais transmet à son homologue américain une déclaration de guerre en bonne et due forme.
Trois jours plus tard, c'est au tour de l'Allemagne et de l'Italie, alliées du Japon, de déclarer la guerre aux États-Unis. D'Européenne, la guerre déclenchée en 1939 sur la frontière germano-polonaise devient mondiale...
Fuite en avant
Dix ans plus tôt déjà, le Japon, dirigé par une junte militaire, s'est lancé à la conquête de la Chine sans reculer devant d'effroyables atrocités comme le « viol de Nankin » en 1937. Les États-Unis, première puissance mondiale, près de dix fois plus riches que le Japon, auraient pu s'en tenir à leur tradition isolationniste. Mais le président Franklin Roosevelt ne ménage pas son soutien aux Britanniques en lutte contre le IIIe Reich allemand et s'inquiète tout autant de l'impérialisme japonais.
Il décrète le 26 juillet 1940 un embargo sur le pétrole destiné au Japon. Craignant l'asphyxie économique, le gouvernement du général Tojo se résout donc à frapper brutalement les États-Unis dans l'espoir fou de les obliger à conclure un armistice rapide et de les renvoyer à leur isolationnisme.
L'amiral Isoroku Yamamoto, qui commande la Flotte impériale, met donc sur pied le « plan Z » en vue d'attaquer Pearl Harbor, en plein océan Pacifique, à 5500 km des côtes japonaises.
Les navires en rang dans la rade de Pearl HarborSes pilotes ont été entraînés en secret et leurs avions équipés de torpilles spéciales capables de plonger dans les eaux très peu profondes de la rade américaine.
Le jour venu, la flotte nippone, forte de 6 porte-avions, 423 avions et 27 sous-marins, s'approche à 500 km de l'archipel sans être repérée par les radars.
Le code de déclenchement de l'attaque est «Tora, Tora, Tora» (Tigre en japonais).
À 7h 40, une première vague d'assaut pique vers les navires rangés dans la rade (90 au total!).
Une deuxième vague frappe la base à 9h 45. En deux heures, les Japonais détruisent ou endommagent huit cuirassés ainsi que 3 croiseurs, 3 destroyers et 4 navires auxiliaires.
188 avions sont aussi détruits.
Au total 2403 marins américains sont tués. Du côté des assaillants, les pertes sont évaluées à 55 tués et 29 avions détruits.
Mais la flotte américaine est loin d'être détruite. Ainsi que l'avait prédit l'amiral Yamamoto, bon connaisseur de l'Amérique, elle va reconstituer ses forces et reprendre l'initiative en six mois...
FAE
Bonjour et bonne fin de semaine à tous ! 😃
Merci les amis !
"La fête de la Saint-Nicolas est issue de la célébration religieuse du 6 décembre, telle que fixée par le calendrier liturgique de l'Église catholique. Prenant de l'ampleur et quittant le cadre strictement religieux au fil des temps, elle met en scène saint Nicolas, un personnage quasi-légendaire inspiré des évêques lyciens Nicolas de Myre et Nicolas de Sion, dont les traditions hagiographiques se confondent depuis le Xe siècle. Une légende, en particulier, racontait qu'il avait sauvé des orphelins d'une mort atroce.
Lors des célébrations dont le déroulement peut différer selon les régions, saint Nicolas récompense les bons comportements des enfants en les gratifiant de cadeaux ou de friandises, souvent assisté d'un compagnon à l'allure menaçante, qui est chargé de punir ceux qui n'ont pas été sages.
C'est une tradition vivace dans de nombreux pays d'Europe qui se déroule dans les jours précédant le 6 décembre, — ou le 19 décembre du calendrier julien pour les Églises orthodoxes qui suivent encore ce calendrier (russe, géorgienne, jérusalémite, serbe) et le mont Athos — jour de célébration du saint dans les églises chrétiennes.
Origines
La Saint-Nicolas est une fête inspirée de l'évêque Lycien du IIIe siècle, Nicolas de Myre, appelé aussi Nicolas de Bari, et d'un évêque actif dans la même région au VIe siècle, Nicolas de Sion, les traditions hagiographiques confondant les deux personnalités à partir du Xe siècle."
Misterprof-
6 décembre 1922 :
Naissance de l'« État libre d'Irlande ».
Le 6 décembre 1921 avait été signé le traité de Londres, qui a mis fin à deux ans de guerre civile et plusieurs siècles d'oppression de l'Irlande.
Conformément au traité, l'Irlande se sépare de la Grande-Bretagne pour devenir l'« État libre d'Irlande », tout en restant incluse dans le Commonwealth britannique, dans les mêmes termes que le dominion du Canada.
Le Parlement de Belfast reçoit toutefois le droit de se prononcer ultérieurement sur le maintien de l'Irlande du nord, à majorité protestante, au sein du nouvel État.
Les militants indépendantistes du Sinn Fein, partisans d'une séparation complète d'avec Londres et du maintien à tout prix de l'unité de l'île refusent, le 7 janvier 1922, de ratifier le traité.
Lorsque celui-ci entre en vigueur comme prévu le 6 décembre 1922, il est suivi dès le lendemain de la sécession de l'Irlande du nord, laquelle choisit de rester dans le Royaume-Uni.
Il s'ensuit une nouvelle guerre civile longue et douloureuse.
Capusa06
Indépendance de la Finlande
Le 6 décembre 1917, la Finlande s'émancipe de la Russie et proclame son indépendance en profitant des désordres occasionnés par la guerre de 1914-1918 et les Révolutions russes de 1917.
Pour la première fois libéré de la tutelle de ses voisins, d'abord la Suède puis la Russie, ce pays européen à nul autre pareil va défendre âprement sa liberté pendant un siècle avant de ressentir à nouveau le souffle de l'Histoire : immigration et retour de la menace russe...
Fête et fête
Le 6 décembre est fête nationale en Finlande en souvenir d'une indépendance chèrement acquise cependant que le 28 février, anniversaire de la publication du Kalevala, est l'occasion de célébrer l'identité finlandaise.
En 1940, Staline met à profit son alliance avec Hitler pour attaquer la Finlande, sans déclaration de guerre préalable.
Après une éprouvante « Guerre d'Hiver », la Finlande s'incline par le traité de Moscou du 12 mars 1940, et cède à Staline la province orientale du pays, la Carélie (celle-ci, aujourd'hui, fait encore partie de la Russie). Mais, dès l'année suivante, elle tente de prendre sa revanche en joignant ses troupes à celles de Hitler dans l'invasion de l'URSS. Encore un mauvais calcul !
La Carélie est située au nord ouest de la Russie.
Après l'effondrement du nazisme et le triomphe de Staline, la Finlande échappe de peu à une annexion pure et simple par l'URSS.
Par le traité de Paris du 10 février 1947, elle recouvre son indépendance, amputée de la Carélie.
La Finlande verse un lourd tribut aux Soviétiques et doit se résigner à subordonner sa politique étrangère à celle de l'URSS.
En échange, elle préserve ses institutions démocratiques. C'est ce qu'on appellera jusqu'à la fin de la guerre froide la « finlandisation » !