
andree
Un texte avec une dizaine de fautes :
Voilà revenue la Semaine de la langue française ainsi que son bouquet de mots fétiches, lesquels sont censés cette année nous consoler de la main-mise grandissante de l'anglo-américain sur nos us et coutumes langagiers. C'est qu'il n'est pas rare, quoi qu'on en pense, que l'étranger ait à son tour un authentique coup de foudre pour nos propres vocables ! Concluerons-nous pour autant à un vif « désir de Français » hors de l'hexagone, comme les parrains de l'opération s'ingénient, en l'occurrence, à nous le faire croire ? Si tentante qu'elle soit, l'hypothèse semble hardie, voire relève de la méthode Coué ! Plus modestement, bornons-nous à admirer que, face au rouleau compresseur de la mondialisation, notre idiome ait su se protéger et préserver une part, fut-elle infime, de son cachet...
Pour ce faire d'ailleurs, pouvait-on rêver atelier plus approprié que la médiathèque André Malraux ? Ladite structure ne s'est-elle pas fixé pour principal — sinon unique — dessein d'ouvrir les esprits sur le monde ? Et, au-delà, n'est-ce pas l'équipe municipale tout entière qui, soucieuse de confronter les savoirs faire, privilégie les contacts tous azimuts avec, entre autres partenaires, ses vis-à-vis des nations polonaise, portugaise, et bientôt centrafricaine ? Au reste, il ne fallait pas attendre autre chose d'une ancienne place forte du textile, où tisser des liens est presque une seconde nature ; d'une cité ô combien encline à concilier l'héritage culturel d'hier et les exigences de demain : pourquoi diable s'interdirait-on de pousser la brouette, à l'instar de l'emblématique poète patoisant du crû, puisque celle-ci charrie, du design à l'art contemporain en passant par le jazz, force idées novatrices ?
andree
CORRIGÉ
Devait-on s'attendre à pareil opprobre ? Ce SOIR MÊME , la chanson française — celle de Charles Trenet et de Juliette Gréco — aura pour ambassadeur un transfuge : la voix qu'a PLÉBISCITÉE France 3 pour nous représenter n'a-t-elle pas choisi de roucouler en anglais ? Il ne suffit plus à l'Eurovision de nous pomper l'air, voilà qu'elle nous coupe aussi la parole ! Sans doute nos fins stratèges de l'audiovisuel espèrent-ils par là mettre un terme à une kyrielle de débâcles et de raclées puisque la France, aux dires des statistiques, ne l'a plus emporté depuis trente et un ans. La vérité oblige à reconnaître qu'elle s'en était aisément ACCOMMODÉE ...
C'était bien la peine, soit dit en passant, que l'on mît SUR PIED tant de sommets francophones ! Que les commissions de terminologie vinssent nous expliquer pourquoi aux blogs il fallait préférer les blocs-notes, aux raves les fêtes technos ! Qu'un président de la République, d'ordinaire plus prompt à flatter les arrière-trains de la gent bovine que les avant-gardes des bataillons puristes, s'exaspérât au spectacle d'un patron des patrons français ânonnant son speech — pardon, son laïus — dans la langue de Shakespeare : « Ces boss, quelle plaie ! », aurait alors susurré le chef de l'État en filant incontinent à l'anglaise.
Bien la peine, surtout, qu'ait été récemment reconduite, et en grand tralala par-dessus le marché, cette « Semaine de la langue française », censée attester l'intérêt que porte notre establishment — le bien -nommé — à notre idiome bien-aimé ! N'inclurait-elle pas, en réalité, QUATRE JEUDIS? Et que vont donc penser de ce Trafalgar new-look nos ALTER EGO québécois, si tatillons, si combatifs même, quand il s'agit de défendre leur pré carré contre ces satanés Angliches ? Qu'en l'occurrence c'est la fin des haricots ? Tranquillisons-les sans délai : en ces temps de capitulation linguistique, ce ne sont pas, il s'en faut, les fayots qui manquent ...
andree
Bonjour,
Les 3 fautes restantes sont glissées dans les phrases suivantes :
une kyrielle de débâcles et de raclées puisque la France, aux dires des statistiques ...
l'intérêt que porte notre establishment — le bien -nommé ..
que vont donc penser de ce Trafalgar new-look nos alter-ego québécois ....
andree
Reste 3 fautes
Devait-on s'attendre à pareil opprobre ? Ce SOIR MÊME , la chanson française — celle de Charles Trenet et de Juliette Gréco — aura pour ambassadeur un transfuge : la voix qu'a PLÉBISCITÉE France 3 pour nous représenter n'a-t-elle pas choisi de roucouler en anglais ? Il ne suffit plus à l'Eurovision de nous pomper l'air, voilà qu'elle nous coupe aussi la parole ! Sans doute nos fins stratèges de l'audiovisuel espèrent-ils par là mettre un terme à une kyrielle de débâcles et de raclées puisque la France, aux dires des statistiques, ne l'a plus emporté depuis trente et un ans. La vérité oblige à reconnaître qu'elle s'en était aisément ACCOMMODÉE ...
C'était bien la peine, soit dit en passant, que l'on mît SUR PIED tant de sommets francophones ! Que les commissions de terminologie vinssent nous expliquer pourquoi aux blogs il fallait préférer les blocs-notes, aux raves les fêtes technos ! Qu'un président de la République, d'ordinaire plus prompt à flatter les arrière-trains de la gent bovine que les avant-gardes des bataillons puristes, s'exaspérât au spectacle d'un patron des patrons français ânonnant son speech — pardon, son laïus — dans la langue de Shakespeare : « Ces boss, quelle plaie ! », aurait alors susurré le chef de l'État en filant incontinent à l'anglaise.
Bien la peine, surtout, qu'ait été récemment reconduite, et en grand tralala par-dessus le marché, cette « Semaine de la langue française », censée attester l'intérêt que porte notre establishment — le bien -nommé — à notre idiome bien-aimé ! N'inclurait-elle pas, en réalité, QUATRE JEUDIS? Et que vont donc penser de ce Trafalgar new-look nos alter-ego québécois, si tatillons, si combatifs même, quand il s'agit de défendre leur pré carré contre ces satanés Angliches ? Qu'en l'occurrence c'est la fin des haricots ? Tranquillisons-les sans délai : en ces temps de capitulation linguistique, ce ne sont pas, il s'en faut, les fayots qui manquent...
