
janine33
Sylvaine a écrit :
Oui, et on apprend des choses.
Ce que j'apprécie, c'est l'assiduité d'Andrée ; elle suit tout ça de près.
Oui , elle est consciencieuse et dévouée . Sans être une spécialiste pour autant . Il est tout à fait abusif qu’une dite-quinto-imbue de sa supériorité vienne , sans aucun tact , polluer des jeux jusque là tranquilles . Personnellement, je n’envisage pas de passer l’agrégation de grammaire à la fin de l’année … de toutes façons , je n’en suis pas capable !
Ici nous jouons à tester ce que nous avons retenu et probablement à nous améliorer au passage … mais des erreurs ne seraient pas bien graves .
Par contre , le climat , affectueux , dans lequel nous jouons compte .
Sylvaine
andree a écrit :
J'avoue que j'ai douté, ce qui m'a permis de faire des recherches.
Oui, moi aussi.
Trompeur, ce verbe.
La prochaine fois, je regarderai à nouveau. 😉
Je voulais mettre une dictée ce soir, tirée du certificat Voltaire, il y en a de difficultés graduées.
Mais mon mdp ne passe plus ; et quand je clique sur le lien qui me permet de le réinitialiser, le texte ne s'affiche pas correctement : tout à gauche de mon écran et en colonne, si bien que je ne peux avoir accès à toutes les données nécessaires.
Dommage.
andree
Mots corrigés : s'immiscent - l'heur - nippes - affûtiaux - gré - apocope - rastaquouères - esbroufes - ballottée - drolatique
CORRIGÉ
Les mots ont la bougeotte. Seuls ou groupés, ils forcent les frontières, passent par-dessus les vallons, les vallées et les puys, S'IMMISCENT dans nos fourre-tout, voyagent avec nos NIPPES et nos AFFÛTIAUX. Voudrait-on les empêcher de s’envoler tous azimuts que cela se révélerait inopérant. Car les mots sont cachés dans notre bouche, embusqués derrière nos quenottes, notre luette ou nos amygdales. Sitôt arrivés à Montréal, à Canberra ou à Kinshasa, à peine avons-nous, les uns ou les autres, desserré les lèvres que les mots, pressés de s’égailler dans la nature, s’échappent comme des étourneaux. Les mots sont d’infatigables globe-trotters. Ils se jouent des fouilles et des censures. Les mots sont libres comme l’air.
Mais, de tout temps, les mots se sont battus pour vivre. Que de verbes et d'adjectifs,frappés d'obsolescence, se sont retirés du trafic ! Que d'onomatopées se sont ressemblé, concurrencées, apostrophées, nui, exclues ! Que de substantifs caducs et prétentieux de RASTAQUOUÈRES ! Le vocabulaire détonnant et DROLATIQUE des sans-culottes a eu L'HEUR de régénérer substantiellement la langue. Tes ESBROUFES d'hier, Ô ma langue ! sont devenues prosaïsmes rabâchés d'aujourd'hui. Que de fois t'es-tu retrouvée, ma douce péronnelle, BALLOTÉE au GRÉ des modes imprévisibles ! Maintenant tout va plus vite, et les mots, eux aussi, se sont mis au prêt-à-porter, au clonage, à L'APOCOPE spontanée.
" Je cause, tu causes, il cause … " la plus belle cause, c'est la langue.
andree
Sylvaine a écrit :
J'écrirais plutôt ;
"...à peine AVIONS-nous, les uns ou les autres, desserré les lèvres, que les mots, pressés de s’égailler dans la nature, s’ÉCHAPPÈRENT comme des étourneaux.
NON : L' auteur écrit son récit au présent de l'indicatif, il fait un constat,
andree
janine33 a écrit :
…se sont ressemblées ?
( l’accord du participe passé des verbes pronominaux , réciproques et réfléchis , est très complexe , selon qu’il s’agit de verbes essentiellement pronominaux ou occasionnellement pronominaux )
Ha ! le fameux débat 😅
Participe passé sans complément d'objet direct (cod) donc invariable.
Il convient d'écrire : SE SONT RESSEMBLÉ.
