
andree
Mots corrigés : s'immiscent - l'heur - nippes - affûtiaux - gré - apocope - rastaquouères - esbroufes
Reste 2 fautes
Les mots ont la bougeotte. Seuls ou groupés, ils forcent les frontières, passent par-dessus les vallons, les vallées et les puys, S'IMMISCENT dans nos fourre-tout, voyagent avec nos NIPPES et nos AFFÛTIAUX. Voudrait-on les empêcher de s’envoler tous azimuts que cela se révélerait inopérant. Car les mots sont cachés dans notre bouche, embusqués derrière nos quenottes, notre luette ou nos amygdales. Sitôt arrivés à Montréal, à Canberra ou à Kinshasa, à peine avons-nous, les uns ou les autres, desserré les lèvres que les mots, pressés de s’égailler dans la nature, s’échappent comme des étourneaux. Les mots sont d’infatigables globe-trotters. Ils se jouent des fouilles et des censures. Les mots sont libres comme l’air.
Mais, de tout temps, les mots se sont battus pour vivre. Que de verbes et d'adjectifs,frappés d'obsolescence, se sont retirés du trafic ! Que d'onomatopées se sont ressemblé, concurrencées, apostrophées, nui, exclues ! Que de substantifs caducs et prétentieux de RASTAQUOUÈRES ! Le vocabulaire détonnant et drôlatique des sans-culottes a eu L'HEUR de régénérer substantiellement la langue. Tes ESBROUFES d'hier, Ô ma langue ! sont devenues prosaïsmes rabâchés d'aujourd'hui. Que de fois t'es-tu retrouvée, ma douce péronnelle, ballotée au GRÉ des modes imprévisibles ! Maintenant tout va plus vite, et les mots, eux aussi, se sont mis au prêt-à-porter, au clonage, à L'APOCOPE spontanée.
" Je cause, tu causes, il cause … " la plus belle cause, c'est la langue.
janine33
andree a écrit :
Vous avez cité : sont devenues ? où est la faute ?
Les sans culottes : toléré avec la nouvelle orthographe ; B. Pivot respecte l'origine des mots, donc il est préférable d'écrire " les sans-culottes "
Tes esbroufes d’hier , …., sont devenues . ( pas de majuscule à sont car c’est la phrase qui continue ) ?

Léo
andree a écrit :
Vous avez cité :
Esbroufes ...OUI
Se sont ressemblées ... NON ( Participe passé sans complément d'objet direct (cod) donc invariable.)
Il convient d'écrire : SE SONT RESSEMBLÉ.
rastaquouères ... OUI
globe-trotteurs.... NON ( globe-trotters ) trotter vient de l'anglais, désigne ceux qui parcourent le monde
Rabâchées ... NON (prosaïsme : nom masculin - donc " prosaïsmes rabâchés "
andree
Mots corrigés : s'immiscent - l'heur - nippes - affûtiaux - gré - apocope - rastaquouères - esbroufes
Reste 3 fautes
Les mots ont la bougeotte. Seuls ou groupés, ils forcent les frontières, passent par-dessus les vallons, les vallées et les puys, S'IMMISCENT dans nos fourre-tout, voyagent avec nos NIPPES et nos AFFÛTIAUX. Voudrait-on les empêcher de s’envoler tous azimuts que cela se révélerait inopérant. Car les mots sont cachés dans notre bouche, embusqués derrière nos quenottes, notre luette ou nos amygdales. Sitôt arrivés à Montréal, à Canberra ou à Kinshasa, à peine avons-nous, les uns ou les autres, desserré les lèvres que les mots, pressés de s’égailler dans la nature, s’échappent comme des étourneaux. Les mots sont d’infatigables globe-trotters. Ils se jouent des fouilles et des censures. Les mots sont libres comme l’air.
Mais, de tout temps, les mots se sont battus pour vivre. Que de verbes et d'adjectifs,frappés d'obsolescence, se sont retirés du trafic ! Que d'onomatopées se sont ressemblé, concurrencées, apostrophées, nui, exclues ! Que de substantifs caducs et prétentieux de RASTAQUOUÈRES ! Le vocabulaire détonnant et drôlatique des sans-culottes a eu L'HEUR de régénérer substantiellement la langue. Tes ESBROUFES d'hier, Ô ma langue ! Sont devenues prosaïsmes rabâchés d'aujourd'hui. Que de fois t'es-tu retrouvée, ma douce péronnelle, ballotée au GRÉ des modes imprévisibles ! Maintenant tout va plus vite, et les mots, eux aussi, se sont mis au prêt-à-porter, au clonage, à L'APOCOPE spontanée.
" Je cause, tu causes, il cause … " la plus belle cause, c'est la langue.
