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chantoon - 16 janvier 2014 05:47

martinemdh
que le soleil est beau quand tout frais il se lĂšve
comme une explosion nous lançant son bonjour
bienheureux celui la qui peut avec amour
saluer son coucher plus glorieux qu'un rĂȘve
je me souviens j'ai vu tout,fleur,source,sillon
se paner sous son Ćil comme un cĆur qui palpite
courons vers l'horizon ,il est tard courons vite
pour attraper au moins un oblique rayon
Baudelaire

chantoon
Bonjour...đđ
SUR LA PLUIE
Que tombe la pluie
Dâun plafond tout gris
Les coeurs qui sâennuient
Et les coeurs meurtris
Au fond des maisons
Pleurent Ă lâunisson
Et font de la buée
Sur les baies vitrées !!!
Que tombe la pluie
Et paraĂźt lâennui
Contraint et forcé
Comme retranché
Dans les intérieurs
Des maisons, des coeurs âŠ.
La fin de lâaverse
Nâest quâune promesse !!!
Que tombe la pluie
Noirs sont les soucis
triste est la chanson
En deuil, lâhorizon
Nous rend tous moroses âŠ.
Se métamorphosent
Les couleurs du ciel
Privées de soleil !!!
Que tombe la pluie
Occasion jolie
Du fond de nos lits
A la rĂȘverie
De sâabandonner
Comme au dieu Morphée
Puis se réveiller
Forts et purifiés !!!
Quand cesse la pluie
Tout ragaillardis
Les sombres pensées
soudain oubliées
La vie reprend cours
Les serments dâAmour
De lâaube nouvelle
Semblent éternels !!!
Inconnu...c'est bien dommage !!!!

chantoon
Bonjour....
J'ai bien aimé decouvrir cette poésie...
Au Nord
Deux vieux marins des mers du Nord
Sâen revenaient, un soir dâautomne,
De la Sicile et de ses Ăźles souveraines,
Avec un peuple de SirĂšnes,
A bord.
Joyeux dâorgueil, ils regagnaient leur fiord,
Parmi les brumes mensongĂšres,
Joyeux dâorgueil, ils regagnaient le Nord
Sous un vent morne et monotone,
Un soir de tristesse et dâautomne.
De la rive, les gens du port
Les regardaient, sans faire un signe :
Aux cordages le long des mĂąts,
Les SirĂšnes, couvertes dâor,
Tordaient, comme des vignes,
Les lignes Sinueuses de leurs corps.
Et les gens se taisaient, ne sachant pas
Ce qui venait de lâocĂ©an, lĂ -bas,
A travers brumes ;
Le navire voguait comme un panier dâargent
Rempli de chair, de fruits et dâor bougeant
Qui sâavançait, portĂ© sur des ailes dâĂ©cume.
Les SirĂšnes chantaient
Dans les cordages du navire,
Les bras tendus en lyres,
Les seins levés comme des feux ;
Les SirĂšnes chantaient
Devant le soir houleux,
Qui fauchait sur la mer les lumiĂšres diurnes ;
Les SirĂšnes chantaient,
Le corps serré autour des mùts,
Mais les hommes du port, frustes et taciturnes,
Ne les entendaient pas.
Ils ne reconnurent ni leurs amis
â Les deux marins â ni le navire de leur pays,
Ni les focs, ni les voiles
Dont ils avaient cousu la toile ;
Ils ne comprirent rien Ă ce grand songe
Qui enchantait la mer de ses voyages,
Puisquâil nâĂ©tait pas le mĂȘme mensonge
Quâon enseignait dans leur village ;
Et le navire auprĂšs du bord
Passa, les alléchant vers sa merveille,
Sans que personne, entre les treilles,
Ne recueillĂźt les fruits de chair et lâor.
Emile Verhaeren
martinemdh
la lune blanche
luit dans les bois
de chaque branche
part une voix
O bien aimée
l'étang reflÚte
profond miroir
la silhouette
du saule noir
ou le vent pleure
rĂȘvons ,câest l'heure
un vaste et tendre
apaisement
semble descendre
du firmament
que l'astre irise
c'est l'heure exquise Verlaine