
martinemdh
[Citation de Chantoon]Je ne le connaissais pas , et ces ècrits m'ont plu....
Qu'en pensez-vous. ???? 🙂
Ballade du temps qui va
Comme ruisseaux mes amis vont
le temps s’en va comme rivière
nous passons tous à reculons
mais nous allons notre manière
ainsi nuage ainsi l’eau claire
ainsi la source ainsi l’oiseau
mais nous voyons mourir nos pères
et l’homme passe comme l’eau
et comme l’eau vont les saisons
et tournent l’âge et la misère
nous n’avons plus notre raison
quand il faut regarder derrière
a coulé le temps de naguère
comme le vent comme radeau
l’amour est toujours à refaire
et l’homme passe comme l’eau
la neige est lente et nous savons
qu’ainsi la neige va l’horaire
temps de tes yeux temps de mon nom
et tant de feux pour fuir l’hiver
le fleuve a retrouvé la mer
mais les quais meurent sans bateaux
on nous oublie à l’estuaire
et l’homme passe comme l’eau
père ou ma femme ou mes confrères
nous sommes tous du même lot
et que ferons-nous de la terre
si l’homme passe comme l’eau.
Morency, Pierre, « Ballade du temps qui va », Poèmes 1966-1986, Montréal, Éditions du Boréal, 2002.[Fin de citation]moi non plus je ne connaissais pas ,ça fait réfléchir sur le sens de la vie et l’inutilité des tentions de toutes sortes entre les Hommes

chantoon
Je ne le connaissais pas , et ces ècrits m'ont plu....
Qu'en pensez-vous. ???? 🙂
Ballade du temps qui va
Comme ruisseaux mes amis vont
le temps s’en va comme rivière
nous passons tous à reculons
mais nous allons notre manière
ainsi nuage ainsi l’eau claire
ainsi la source ainsi l’oiseau
mais nous voyons mourir nos pères
et l’homme passe comme l’eau
et comme l’eau vont les saisons
et tournent l’âge et la misère
nous n’avons plus notre raison
quand il faut regarder derrière
a coulé le temps de naguère
comme le vent comme radeau
l’amour est toujours à refaire
et l’homme passe comme l’eau
la neige est lente et nous savons
qu’ainsi la neige va l’horaire
temps de tes yeux temps de mon nom
et tant de feux pour fuir l’hiver
le fleuve a retrouvé la mer
mais les quais meurent sans bateaux
on nous oublie à l’estuaire
et l’homme passe comme l’eau
père ou ma femme ou mes confrères
nous sommes tous du même lot
et que ferons-nous de la terre
si l’homme passe comme l’eau.
Morency, Pierre, « Ballade du temps qui va », Poèmes 1966-1986, Montréal, Éditions du Boréal, 2002.
martinemdh
Tout luit ,tout bleuit ,tout bruit
le jour est brulant comme un fruit
que le soleil fendille et cuit
chaque petite feuille est chaude
et miroite dans l'air ou rode
comme un parfum de reine claude
du soleil comme de l'eau pleut
sur tout le pays jaune et bleu
qui grésille et oscille un peu
un infini plaisir de vivre
s'élance de la forêt ivre
des blés roses comme du cuivre
Anna de Nouilles

chantoon
Bonjour...🚿🚿🚿
Vous souvenez-vous de ce poéme appris dans les petites classes (cm1 ou cm2) ....
Midi, Roi des étés, épandu sur la plaine,
Tombe en nappes d'argent des hauteurs du ciel bleu.
Tout se tait. L'air flamboie et brûle sans haleine ;
La Terre est assoupie en sa robe de feu.
L'étendue est immense, et les champs n'ont point d'ombre,
Et la source est tarie où buvaient les troupeaux ;
La lointaine forêt, dont la lisière est sombre,
Dort là-bas, immobile, en un pesant repos.
Seuls, les grands blés mûris, tels qu'une mer dorée,
Se déroulent au loin, dédaigneux du sommeil ;
Pacifiques enfants de la Terre sacrée,
Ils épuisent sans peur la coupe du Soleil.
Parfois, comme un soupir de leur âme brûlante,
Du sein des épis lourds qui murmurent entre eux,
Une ondulation majestueuse et lente
S'éveille, et va mourir à l'horizon poudreux.
Non loin, quelques boeufs blancs, couchés parmi les herbes,
Bavent avec lenteur sur leurs fanons épais,
Et suivent de leurs yeux languissants et superbes
Le songe intérieur qu'ils n'achèvent jamais.
Homme, si, le coeur plein de joie ou d'amertume,
Tu passais vers midi dans les champs radieux,
Fuis ! la Nature est vide et le Soleil consume :
Rien n'est vivant ici, rien n'est triste ou joyeux.
Mais si, désabusé des larmes et du rire,
Altéré de l'oubli de ce monde agité,
Tu veux, ne sachant plus pardonner ou maudire,
Goûter une suprême et morne volupté,
Viens ! Le Soleil te parle en paroles sublimes ;
Dans sa flamme implacable absorbe-toi sans fin ;
Et retourne à pas lents vers les cités infimes,
Le coeur trempé sept fois dans le Néant divin.
Leconte de Lisle
baobab
En hommage aux prisonniers politiques
et à tout ceux qui les attendent .
CUBA
Si belle dans la rue,
Tous les mâles en rut
Lorgne son dos nu
Et la traite de pute
Méprisant ces cons
Elégante et racée
Elle va sur le Malecon
Silhouette élancée.
Son homme est en prison
Pour le voir un instant
Elle met avec raison
Ses atours en avant.
martinemdh
La jeune dame qui marche sur la pelouse
Devant l'été paré de pommes et d'appas,
Quand des heures Midi comblé jette les douze,
Dans cette plénitude arrêtant ses beaux pas,
A dit un jour, tragique abandonnée — épouse —
À la mort séduisant son Poète : Trépas !
Tu mens. Ô vain climat nul ! je me sais jalouse
Du faux Éden que, triste, il n'habitera pas.
Voilà pourquoi les fleurs profondes de la terre
L'aiment avec silence et savoir et mystère,
Tandis que dans leur cœur songe le pur pollen :
Et lui, lorsque la brise, ivre de ces délices,
Suspend encore un nom qui ravit les calices,
À voix faible, parfois, appelle bas : Ellen ! Mallarmé