đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47

martinemdh
Vous portez une robe grise,
M'a dit Suzanne l'autre jour ;
Or, vous aurai-je bien comprise ?
Ăa veut-il dire qu'elle est grise,
Qu'elle est toute grise d'amour ?
Qu'elle est grise comme la mine
De mes lettres dont le contour
S'éveille sous la plombagine
Qui trace en gris, pour Valentine,
Sur le papier mes vers d'amour
Car cette robe si charmante,
Ă moins que, par un gueux de tour,
Ma mémoire ici ne me mente,
De nĆuds de couleur s'agrĂ©mente,
Comme tous mes billets d'amour.
Je sais que, fiÚre et délicate,
Comme une Reine pour sa cour,
La femme trĂšs femme, et trĂšs... chatte,
Ne peut remuer une patte
Sans quelque intention d'amour.
L'intention ne se dérobe,
Dans son capricieux détour,
Qu'aux sots, peu nombreux sur le globe :
Ma poésie et votre robe
Sont toutes deux grises d'amour.
Clown
Le papillon
Le papillon qui sâĂ©veille
Et sort de sa chrysalide
Aux rayons qui lâensoleille
Chauffe ses ailes humides.
En les déployant ses ailes
Brillent de teintes variées
Qui au soleil étincÚlent
En ocelles colorées.
Puis insouciant il volĂšte
Visitant chaque corolle
Pour y butiner des miettes
De pollen dont il raffole.
Il inspecte ainsi la flore
Arrive en valses légÚres
Au buddleia (1) quâil adore
Pour ses senteurs printaniĂšres.
En voltigeant il explore
Chaque espĂšce florifĂšre.
Heureusement il ignore
Sa destinée éphémÚre
Robert Calmel

chantoon
Bonjour...
EMPATHIE par Scribio. (?)
Empathie
Ah, l'empathie....
quelle noble qualité,
quand un proche en pĂątit
mon coeur en est blessé.
J'empathie assurément
son tourment, je le fais mien
j'en pùti démesurément
et ne suis donc d'aucun soutien.
L'empathie ne me sied pas
j'empĂąte l'ĂȘtre chĂšr
il en pĂątit de ce poids lĂ
ma sensibilité éclaboussée me laisse amÚre.
martinemdh
Veillés par une primevÚre solitaire
nous nous sommes retrouvés à la lisiÚre du monde.
Les pétales nous regardaient surpris
la terre encore blanche de neige
les rayons du soleil embrumés.
Lâhiver est parti, tu lâas senti.
Nous avons osé le désir éphémÚre
ensemble
nous nous sommes laissés éblouir.
La chaleur de tes mains mâa caressĂ©e sans me toucher
pétale primitif
Ton regard mâa modelĂ©e
neige de printemps
Ton souffle a enluminé mon ùme
rayon de certitudes
Tes mots ont su, pour un instant, orner notre futur
Ăternellement embrumĂ©.
Clown
Je te lâai dit pour les nuages
Je te lâai dit pour l'arbre de la mer
Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
Pour les cailloux du bruit
Pour les mains familiĂšres
Pour lâĆil qui devient visage ou paysage
Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
Pour toute la nuit bue
Pour la grille des routes
Pour la fenĂȘtre ouverte pour un front dĂ©couvert
Je te lâai dit pour tes pensĂ©es pour tes paroles
Toute caresse toute confiance se survivent.
EugĂšne Emile Paul Grindel

chantoon
Bonjour...âïž
Sentimentalement votre.
Angoisse : Elle serre le coeur, sans connaĂźtre l'auteur
Bonheur : Etoile les regards, et se déguste sans égard
Crainte: Annihile les projets, et laisse des regrets
Désir: L'assouvir est dessein, quand se dressent les seins
Emoi: Rougeur sur les joues,trouble qui nait en nous
Fatigue: Physique ou morale, la combattre est primordiale
Générosité: La bonté du coeur c'est donné un peu de bonheur
Humour: Le sel dans la vie mais le noir je proscris
Indulgence: Pardonner est facile mais comprendre est utile
Joie : Moment de liesse apportant aux jours l'ivresse
Knoch-out: Nouvelle affreuse survenant de la faucheuse
Larme: Perle d'émotion, naissante de l'ùme en fusion
Malade: Injustice du monde, pour des privilĂšges immondes
Naïveté : Donner sans compter et un jour se voir répudier
Opprimé: Abus de pouvoir, sans droit ni faire-valoir
Plaisir: Délice d'une existence, à consommer dans l'outrance
QuiÚtude : Evasion de l'esprit, pour un voyage sans mépris
Rebelle: Dans son ĂȘtre, insoumise aux lois qui rĂ©gissent
Sourire: GrĂące d'un visage, et d'un coeur de passage
Tristesse: Voilage sombre, recouvrant les heures de son ombre
Unité: Mariage de deux corps, avec l'amour en accord
Vivre: Goûter chaque minute et du bonheur faire sa lutte
WXY: Sentiments indéfinissables,sans nom et cependant non négligeables
Zen: Illumination du coeur rechercher dans la méditation.
?Marie C.

chantoon
Bonsoir...
Conseil .
Eh bien ! mĂȘle ta vie Ă la verte forĂȘt !
Escalade la roche aux nobles altitudes.
Respire, et libre enfin des vieilles servitudes,
Fuis les regrets amers que ton cĆur savourait.
DĂšs lâheure Ă©blouissante oĂč le matin paraĂźt,
Marche au hasard ; gravis les sentiers les plus rudes.
Va devant toi, baisĂ© par lâair des solitudes,
Comme une biche en pleurs quâon effaroucherait.
Cueille la fleur agreste au bord du précipice.
Regarde lâantre affreux que le lierre tapisse
Et le vol des oiseaux dans les chĂȘnes touffus.
Marche et prĂȘte lâoreille en tes sauvages courses ;
Car tout le bois frémit, plein de rhythmes confus,
Et la Muse aux beaux yeux chante dans lâeau des sources.
Juillet 1842.
Theodore de Banville, Les Cariatides (1842)
martinemdh
[Citation de Clown]Pour Martine :bisous:
****
-Voir un ami pleurer â« âȘâ«
Bien sûr il y a les guerres d'Irlande
Et les peuplades sans musique
Bien sûr tout ce manque de tendres
Il n'y a plus d'Amérique
Bien sûr l'argent n'a pas d'odeur
Mais pas d'odeur me monte au nez
Bien sûr on marche sur les fleurs
Mais voir un ami pleurer
Bien sûr il y a nos défaites
Et puis la mort qui est tout au bout
Nos corps inclinent dĂ©jĂ la tĂȘte
ĂtonnĂ©s d'ĂȘtre encore debout
Bien sûr les femmes infidÚles
Et les oiseaux assassinés
Bien sĂ»r nos cĆurs perdent leurs ailes
Mais mais voir un ami pleurer
Bien sûr ces villes épuisées
Par ces enfants de cinquante ans
Notre impuissance Ă les aider
Et nos amours qui ont mal aux dents
Bien sûr le temps qui va trop vite
S'aimer trop remplit de noyer
La vérité qui nous évite
Mais voir un ami pleurer
Bien sûr nos miroirs sont intÚgres
Ni le courage d'ĂȘtre juifs
Ni l'Ă©lĂ©gance d'ĂȘtre nĂšgres
On se croit mĂšche on n'est que suif
Et tous ces hommes qui sont nos frĂšres
Tellement qu'on n'est plus étonnés
Que par amour ils nous lacĂšrent
Mais voir un ami pleurer
JACQUES BREL[Fin de citation]merci beaucoup Clown pour cette chanson que je relis avec plaisir ,j'aime beaucoup les chansons de J Brel
martinemdh
Ah le mois de mars est un joli mois
c'est le mois des surprises
du matin au soir dans les bois
tout change avec les brises
le ruisseau n'est plus engourdi
la terre n'est plus dure
le vent qui souffle du midi
prépare la verdure
le rossignol n'est pas venu
rempli de douces notes
mais dĂ©jĂ sur le hĂȘtre nu
résonnent les linottes
par dessus la haie en éveil
fier de ses fleurs éclosent
on voit le pécher au soleil
ouvrir ses bourgeons roses
gelée et vent ,pluie et soleil
alors tout a des charmes
mars a le visage vermeil
et sourit dans les larmes
A de Musset

chantoon
Bonsoir....c'est le printemps aussi dans nos cĆurs....đâïžđđ
Lâaventure du temps
- Câest le printemps dit joyeusement lâenfant !
- Ah la belle aventure, tu en verras dâautres !
Répond le temps qui court à pas de géant,
Et puis surtout toi aussi bientĂŽt tu seras grand.
- Mais alors un jour je nâaurai plus le temps ? (demande lâenfant)
- Sauf si tu sais garder ton cĆur dâenfant
Pour te réjouir chaque année du printemps (répond le géant).
- Donc je verrai lâannĂ©e prochaine, jâai le temps ! (dit lâenfant)
- Tu vois, câest facile si tu le prends au prĂ©sent (conclut le gĂ©ant Ă pas de temps).
Marie Duval

chantoon
Quand il viendra .....
J'offrirai au printemps, des rĂȘves en bouture,
La chaleur d'un sourire,les jours de froidure,
j'offrirai au printemps, des graines de liesse.
Oubliées quelque part, dans un coin de tristesse,
J'offrirai au printemps, l'élan d'un renouveau,
S'appliquant toujours, à célébrer le beau,
Taillant dans les pensées,le bémol de trop,
Disant aux giboulées de nos pleurs, suffit, stop !
Vous qui passez sur le chemin, bordé de fleurs bleues,
Espérez le printemps, frileux,capricieux,mais si gracieux !
Oderay