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chantoon - 16 janvier 2014 05:47

martinemdh
il pleure dans mon cĆur
comme il pleut sur la ville
qu'elle est cette langueur
qui pĂ©nĂštre mon cĆur ?
o bruit de la pluie
par terre et sur les toits
pour un cĆur qui s'ennuie
o le bruit de la pluie
il pleure sans raison
dans ce cĆur qui mâĂ©cĆure
quoi !nulle trahison ?
ce deuil est sans raison
c'est bien la pire chose
de ne savoir pourquoi
sans amour et sans haine
mon cĆur Ă tant de peine
Verlaine
martinemdh
Parce que aimer est un mystĂšre
Presque une aberration
Voire un sortilĂšge
Parce qu'aimer désespÚre
Dans la désillusion
Qui fait un siĂšge
De solitude
Dans la maison
Comme dans un piĂšge
Ou l'on perdrait la raison ...
Sans l'illusion
Du blanc de neige
Qui flambe et brûle l'horizon
D'une seule certitude
Ou les corps se désagrÚgent
Et se réveillent en passion
Dans le lit qui finira par taire
Tous les doutes qui assiĂšgent ...
Parce que aimer
Est hors raison :
Aimons
Clown
Giboulées
La pluie éparpille un bouquet
De perles tiÚdes et légÚres.
On entend chanter les bergĂšres
Et les oiseaux dans les bosquets.
Le soleil joue Ă cache cache
Avec les gros nuages gris.
Les moutons blancs, les veaux, les vaches,
Dans les prĂšs semblent tout surpris !
Et voici que parmi l'ondée,
Comme du fond d'un vrai pastel,
On voit monter, arche irisée,
Le pont joyeux d'un arc-en-ciel.
Raymond Richard
martinemdh
La Poule aux oeufs d'or
L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux, pour le témoigner,
Que celui dont la Poule, Ă ce que dit la Fable,
Pondait tous les jours un oeuf d'or.
Il crut que dans son corps elle avait un trésor.
Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable
A celles dont les oeufs ne lui rapportaient rien,
S'Ă©tant lui-mĂȘme ĂŽtĂ© le plus beau de son bien.
Belle leçon pour les gens chiches :
Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus
Qui du soir au matin sont pauvres devenus
Pour vouloir trop tĂŽt ĂȘtre riches ?
martinemdh
Le paradoxe
Les violons de Bach en écho
Jâaime du soir le silence
La voix du stylo qui sâĂ©lance
Et lâarĂŽme du cafĂ© chaud
La mer de la tranquillité
Les soirs oĂč je suis dans la lune
Quand Pierrot me prĂȘte sa plume
Que ma main se laisse guider
Jâaime la danse du lampion
Qui anime ma solitude
Qui calme les inquiétudes
Et fait monter lâinspiration
Jâaime la lampe de chevet
Qui mâemmitoufle de la lumiĂšre
De Vigneault ou dâApollinaire
Quand ils me livrent leurs secrets
Jâaime parfois me retrouver
Aller Ă ma propre rencontre
Aller parfois mĂȘme Ă lâencontre
De cette vie en société
**********
Oui mais voilĂ le paradoxe
Du silence vient parfois lâennui
Et jâentends alors dans la nuit
Une rengaine de juke-box
âAre you lonesome tonightâ
Et ma paix comme lâeau du lac
Que vient transpercer le caillou
Est perturbée par ce remous
Qui crée la vague et son ressac
Quel est la valeur dâun poĂšme
Vaut-il une vie dâesseulĂ©
Vaut-il une vie sans aimer
Vaut-il au moins lâamour quâil sĂšme
Si le poĂšte nâĂ©tait quâun cĆur
Extrader de son propre corps
Pour servir un amour plus fort
Dont il aurait traduit lâardeur
Est-ce un prix de consolation
La deuxiĂšme marche du podium
Une facultĂ© donnĂ©e Ă lâhomme
Qui aurait raté sa chanson
Eh oui voilĂ le paradoxe
Du silence vient parfois lâennui
Et jâentends alors dans la nuit
Une rengaine de juke-box

chantoon
Bonjour...âïžâïž
Vertige Des Cimes
Je garde en moi la nostalgie des moments rares
Car il arrive quelquefois que lâon sâĂ©gare.
Comme une bĂȘte solitaire au milieu de nulle part,
Sur les sommets environnants, je pose mon regard.
Je mâagrippe Ă la roche. Un vertige mâenvahit.
Un voile obscur me drape dans la nuit.
Une pluie dâĂ©toiles tourbillonne dans ma tĂȘte.
Accrochée à un bloc rocheux, déjà je regrette
DâĂȘtre montĂ©e si haut. Mes repĂšres sâestompent.
Des ombres sur lâaspĂ©ritĂ© des reliefs, me trompent.
Je pense Ă ces alpinistes au courage suprĂȘme,
Ces globe-trotters des cimes, adeptes de lâextrĂȘme.
La peur au ventre, qui maintenant me glace,
Me rappelle que je nâaurai jamais leur audace.
SONGES
martinemdh
[Citation de Clown]Ăclairage Ă perte de vue
Je tiens ce nuage or et mauve au bout d'un jonc
L'ombrelle ou l'oiselle ou la fleur
La chevelure
Descend des cendres du soleil se décolore
Entre mes doigts
Le jour est gorge-de-pigeon
Vite un miroir Participé-je à ce mirage
Si le parasol change en paradis le sol
Jouons
Ă l'ange
à la mésange
Au passereau
Mais elles qui vaincraient les grĂȘles et l'orage
Mes ailes oublieront les bras et les travaux
Plus lĂ©ger que l'argent de l'air oĂč je me love
Je file au ras des rĂȘts et m'Ă©vade du rĂȘve
La Nature se plie et sait ce que je vaux.
Louis Aragon.
***
De qui est ce magnifique poĂšme Martinemdh ?... :bisous: et bon courage ![Fin de citation]dĂ©solĂ©e on me l'a envoyĂ© sans mettre le nom de l'auteur ,j'ai essayĂ© mais je n'ai pas trouvĂ© ,j'ai rendez vous avec le rire ne doit pas ĂȘtre le titre ....ça ne va pas nous empĂȘcher de rire
Clown
Ăclairage Ă perte de vue
Je tiens ce nuage or et mauve au bout d'un jonc
L'ombrelle ou l'oiselle ou la fleur
La chevelure
Descend des cendres du soleil se décolore
Entre mes doigts
Le jour est gorge-de-pigeon
Vite un miroir Participé-je à ce mirage
Si le parasol change en paradis le sol
Jouons
Ă l'ange
à la mésange
Au passereau
Mais elles qui vaincraient les grĂȘles et l'orage
Mes ailes oublieront les bras et les travaux
Plus lĂ©ger que l'argent de l'air oĂč je me love
Je file au ras des rĂȘts et m'Ă©vade du rĂȘve
La Nature se plie et sait ce que je vaux.
Louis Aragon.
***
De qui est ce magnifique poĂšme Martinemdh ?... :bisous: et bon courage !
martinemdh
Je suis en route vers le rire,
Dans la montagne et sur la mer
J'ai dĂ» foutre mon Ăąme en lâair,
Le temps me libĂšre un sourire ;
Jâai rendez vous avec le rire,
Juste mâenfuir de la pitiĂ©,
Taper des mains, taper du pied,
Jâai rendez vous avec le rire.
Jâai rendez-vous avec le rire,
Je le prendrai mĂȘme en Ă©clat
Peu mâimporte, comme il sera.
Pas pour lâamour, pour le dĂ©lire,
Sans prétention mais vous le dire
Dans tous les cas il sera lĂ ,
Jâai rendez-vous avec le rire,
Je le prendrai mĂȘme en Ă©clat.
Certains matins et jusquâau soir,
Avant de tomber dans le pire
Juste avant de broyer du noir,
Enfin !il me lâa fait savoir,
Jâai rendez-vous avec le rire.
martinemdh
Sans se consumer
se posent nos mains
sur lâĂ©paule du Temps
Se lĂšvent sur son visage
le jour
les souvenirs
essaim de papillons
Malgré les rides importunes
avec nos rires dâantan
pour tout bagage
dans la mémoire rebelle
lâon voyage
Nos voix aussi
sont les mĂȘmes
LâariditĂ© de lâĂąge
ne les a pas taries
Elles coulent toujours
dans cette oasis de lâamitiĂ©
oĂč vieillir est un mirage