đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47

martinemdh
Je dois mourir je le sais
pour que la terre continue
sa petite marche tranquille
dans le jour et la nuit
pour que ma voix s'incruste
comme un lichen en vos mémoires
avec les griffes de mes rires
et les mains liées de mes larmes
je dois mourir pour renaitre
chaque matin à la rosée
quand le ciel dans les yeux des bĂȘtes
semble venir se reposer
je dois partir
avant la tentation d'ĂȘtre un autre
avant d'ĂȘtre chĂątrĂ©
par les mains de la gloire
je dois mourir pour ĂȘtre moi
dites quand tout sera terminé
pensez quelquefois à cet amour qui m'étouffait
et s'il m'arrivait une lettre
venez me l'apporter
je l'ai attendu toute ma vie ....
martinemdh
L'éloge de la fatigue
Vous me dites, Monsieur, que j'ai mauvaise mine,
Qu'avec cette vie que je mĂšne, je me ruine,
Que l'on ne gagne rien Ă trop se prodiguer,
Vous me dites enfin que je suis fatigué.
Oui je suis fatigué, Monsieur, et je m'en flatte.
J'ai tout de fatiguĂ©, la voix, le cĆur, la rate,
Je m'endors épuisé, je me réveille las,
Mais grĂące Ă Dieu, Monsieur, je ne m'en soucie pas.
Ou quand je m'en soucie, je me ridiculise.
La fatigue souvent n'est qu'une vantardise.
On n'est jamais aussi fatigué qu'on le croit !
Et quand cela serait, n'en a-t-on pas le droit ?
Je ne vous parle pas des sombres lassitudes,
Qu'on a lorsque le corps harassé d'habitude,
N'a plus pour se mouvoir que de pĂąles raisons...
Lorsqu'on a fait de soi son unique horizon...
Lorsqu'on a rien à perdre, à vaincre, ou à défendre...
Cette fatigue-lĂ est mauvaise Ă entendre ;
Elle fait le front lourd, l'oeil morne, le dos rond.
Et vous donne l'aspect d'un vivant moribond...
Mais se sentir plier sous le poids formidable
Des vies dont un beau jour on s'est fait responsable,
Savoir qu'on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu'on est l'outil, qu'on est le lendemain,
Savoir qu'on est le chef, savoir qu'on est la source,
Aider une existence Ă continuer sa course,
Et pour cela se battre Ă s'en user le coeur...
Cette fatigue-lĂ , Monsieur, c'est du bonheur.
Et sûr qu'à chaque pas, à chaque assaut qu'on livre,
On va aider un ĂȘtre Ă vivre ou Ă survivre ;
Et sûr qu'on est le port et la route et le quai,
OĂč prendrait-on le droit d'ĂȘtre trop fatiguĂ© ?
Ceux qui font de leur vie une belle aventure,
Marquant chaque victoire, en creux, sur leur figure,
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus
Parmi tant d'autres creux il passe inaperçu.
La fatigue, Monsieur, c'est un prix toujours juste,
C'est le prix d'une journée d'efforts et de luttes.
C'est le prix d'un labeur, d'un mur ou d'un exploit,
Non pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit.
C'est le prix d'un travail, d'une journée remplie,
C'est la preuve, Monsieur, qu'on marche avec la vie.
Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J'écoute mes sommeils, et je me sens fort.
Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance
Et ma fatigue, alors, c'est une récompense.
Et vous me conseillez d'aller me reposer !
Mais si j'acceptais lĂ , ce que vous me proposez,
Si j'abandonnais Ă votre douce intrigue...
Mais je mourrais, Monsieur, tristement... de fatigue
Clown
Sécheresse
La terre sĂšche craque et ne peut plus attendre
Mais le ciel est trop bleu pour quâon ose espĂ©rer .
Le vent pose un linceul sur le sol surchauffé ,
Voilage arachnéen tout piqueté de cendres .
Tout a soif , tout est gris . Les herbes en filandre
Pendouillent desséchées comme de vieux lacets .
La Durance nâest plus quâun rĂ©seau de filets
Se traßnant alanguis au creux de ses méandres .
Pas une goutte dâeau sous le grand soleil fou
Qui ravage les bois en les poudrant de roux ,
Et les fleurs assoiffées ont un teint bien trop pùle .
La vase est craquelĂ©e sur le bord de lâ Ă©tang .
Les arbres , les chemins sont grisailleux et sales .
Le soleil trop brĂ»lant a tuĂ© le printemps âŠ
H . GUEY
***
et bonne AM aux amoureux des jolis mots :content: :paix:
delphinium29
[Citation de Delphinium29]Alain HANNECART
Canicule
Comme de la gueule dâun four sort un souffle brĂ»lant
ChauffĂ©es par les rayons dâun soleil accablant
Comme des fourmis lions qui courent sur lâherbe rase
Des bouffĂ©es de chaleur montent jusquâaux terrasses
AsphyxiĂ©s par lâair chaud Ă©tranglĂ©s Ă©touffĂ©s
Les membres las pesants plongĂ©s dans lâinaction
Les hommes comme assommés aspirent par bouffées
Leur bouche muette large ouverte baille lâĆil est hagard
Ayant pris sur la tĂȘte un furieux coup de barre
Au dessus des épis qui dressent leurs lourdes tresses
Lâair brĂ»lant rendu flou tremble de commotion
Et Ă la canicule sâajoute la pollution[Fin de citation]
Alain, HANNECART ;;
de son vrai nom Ămile-Auguste Chartier, nĂ© le 3 mars 1868 Ă Mortagne-au-Perche et mort le 2 juin 1951 au VĂ©sinet, est un philosophe, journaliste, essayiste et professeur de philosophie français. Il est rationaliste, individualiste et critique.
delphinium29
Alain HANNECART
Canicule
Comme de la gueule dâun four sort un souffle brĂ»lant
ChauffĂ©es par les rayons dâun soleil accablant
Comme des fourmis lions qui courent sur lâherbe rase
Des bouffĂ©es de chaleur montent jusquâaux terrasses
AsphyxiĂ©s par lâair chaud Ă©tranglĂ©s Ă©touffĂ©s
Les membres las pesants plongĂ©s dans lâinaction
Les hommes comme assommés aspirent par bouffées
Leur bouche muette large ouverte baille lâĆil est hagard
Ayant pris sur la tĂȘte un furieux coup de barre
Au dessus des épis qui dressent leurs lourdes tresses
Lâair brĂ»lant rendu flou tremble de commotion
Et Ă la canicule sâajoute la pollution
martinemdh
On devrait barbouiller d'enfance sa vie entiĂšre
la garder dans cette belle lumiĂšre
l'éclabousser encore des années aprÚs
avec cette lampe magique
conserver l'éclat des émotions
des émerveillements aux genoux écorchés vifs
le gout du caillou porter Ă sa bouche
le gout des Ă©toiles porter Ă ses rĂȘves
nous avons tous Ă perdre en perdant l'enfance
et tant l'on déjà perdu ....

chantoon
Trop chaud, cet aprem...
Sur ma tasse ...
Sur ma tasse de Thé chaud
Sont dessinés trois superbes chameaux
Seuls au milieu du désert sans caravaniers
Livrés à leurs instincts auquels ils peuvent se fier
Je fixe cette incroyable, fascinante image
Ou je pense déceler un miracle ! Que dis-je un mirage !
Je me vois en djellaba prĂšs dâun animal
Le tenant par les rĂȘnes tant bien que mal
Curieusement entre ma petite personne et la bĂȘte
Le courant passe mais mes sens se mettent en alerte
Lorsque sur son dos je mâinstalle enfin
Pour une traversĂ©e de lâimmense Erg sans fin
Indéfinissable mer de sable que rien ne ternit
Mes yeux ont du mal Ă sâhabituer Ă cette beautĂ© infinie
Puis avec la nuit la FraĂźcheur Saharienne mâinonde
Avec le froid je reviens Ă moi ! Dans mon petit monde
Mon thĂ© nâest plus chaud tout juste bon Ă passer au Micro ondes !!

chantoon
Bonjour,bonjour...
...Parlons un peu de l'amitié..
Titre : L'huĂźtre et le marsouin
PoĂšte : Antoine-Vincent Arnault
« Enfin j'ai trouvé le repos ! »
Disait une huĂźtre de MarĂšne.
« FidĂšle au nĆud qui nous enchaĂźne,
Ce roc me défendra des flots :
Nous ne faisons qu'un ; je défie
Au trident de nous séparer ;
Je défie au temps d'altérer
La tendre amitié qui nous lie. »
« â L'amitiĂ©, repart un marsouin,
De sa nature est peu constante,
Quand le besoin qui la cimente
N'est pas un mutuel besoin.
Ă maint courtisan qui s'accroche
AprĂšs maint puissant, c'est pourquoi
Je dis : â Crains le flot qui s'approche ;
Bien que tu tiennes Ă la roche,
La roche ne tient pas à toi. »

chantoon
Bonjour.....
MONCHĂTEAU D'ĂTĂ Lisador
Il Ă©tait beau mon chateau dâĂ©tĂ©
On aimait Ă y aller
Toute génération confondu
Jamais, il nây a eu de malentendu
On sây retrouvait toute lâannĂ©e
Pour les vacances, mĂȘme avec nos ainĂ©s
Il était grand et ombragé
CâĂ©tait le plus beau des endroits rĂȘvĂ©s
La cuisine immense réunissait la famille
Nous mangions Ă table avec Camille
Elle était ma plus proche cousine
Son pĂšre travaillait Ă lâusine
Il corvait toute lâannĂ©e pour payer ses vacances
Arrivait lâĂ©tĂ©, il Ă©tait toujours en avance
Mon oncle embarquait femme et enfants
Et ils partaient vers sa destination préféré.
Il ouvrait les fenĂȘtres pour aĂ©rer
Ma tante prĂ©parait un repas digne dâun restaurant Ă©toilĂ©
Une grande tablée nous attendait
CâĂ©tait ça aussi, nos vacances dâĂ©tĂ©
Le jardin, Ă perte de vue
Que de grandes étendues
Nous nous perdions souvent
CâĂ©tait trĂšs Ă©prouvant
Mon cousin Pierre, nous le retrouvions au mĂȘme endroit
Toujours prĂšs du bois
Non loin de la riviĂšre
Pour la traverser, quelle affaire !
Nous la franchissions nu-pied
Les pantalons remontaient Ă mi-mollet
Quand jây pense, que de bon moment passĂ©
Dans mon chateau tant aimé
Le chateau dâĂ©tĂ© nâĂ©tait en fait
Quâune vieille bicoque
Que les hommes de la famille avait retapé
Pour le plus grand bonheur
De nous, les chamailleurs
Quel endroit plus merveilleux ?
Que de se retrouver en famille
MĂȘme pour une peccadille
Nous étions trÚs heureux
De nous revoir tous réunies
Dans ce chateau enchanté et joyeux
Mes souvenirs de vacances
Ont un goĂ»t amer quand jây pense
Ils sont loin de moi maintenant
Et proche de mes souvenirs dâenfance
Je pourrai donner tout ce que jâai
Que jamais, je ne revivrai
Ces merveilleuses vacances dâĂ©tĂ©.

chantoon
Bonjour....
Vacances
TiĂšde est le vent
Chaud est le temps
FraĂźche est ta peau
Doux, le moment
Blanc est le pain
Bleu est le ciel
Rouge est le vin
Dâor est le miel
Odeurs de mer
Embruns, senteurs
Parfums de terre
Dâalgues, de fleurs
Gai est ton rire
Plaisant ton teint
Bons, les chemins
Pour nous conduire
LumiĂšre sans voile
Jours Ă chanter
Millions dâĂ©toiles
Nuits Ă danser
Légers, nos dires
Claires, nos voix
Lourd, le désir
Pesants, nos bras
TiĂšde est le vent
Chaud est le temps
FraĂźche est ta peau
Doux, le moment
Doux le momentâŠ
Doux le momentâŠ
Esther Granek (1927-2016)

chantoon
Bonjour.....c'est de circonstance...je viens de l'Ă©couter Ă la radio....đâïžâïž
ALLEEEEEZ ...TOUS AVEC MOOOOIII.....
Et voilĂ lâaverse qui tombe
Il nây a plus de saisons
Depuis quâon a fait la bombe
Albert Simon
Ay Ay Senor Carlos
Ma grenouille est malade
Ay Ay pauvres de nos
Et elle nâa plus vingt ans
Ay Ay qué catastrophe !
Le soleil est en rade
Elle avait annoncé du beau temps
Senor Météo
Quando dit quâil fait beau
Senor Météo
Ah gla gla qué frigo
Ay Ay Senor Météo
Quando mi transistor
Esperanza calor
Il a tort
Qué dolor !
LâĂ©tĂ© on sâenrhume facile
Et depuis les restrictions
On dort en costume de ville
Jean Breton
De Venise Ă Vesoul
Oublions le chauffage
Emportés par le fuel
Ne formons quâun seul corps
Et de Toulouse Ă Toul
Aimons-nous davantage
Lâamour est le seul vrai radiator..
Senor Météo
Quando dit quâil fait beau
Senor Météo
Ah gla gla qué frigo
Ay Ay Senor Météo
Quando mi transistor
Esperanza calor
Il a tort
Qué dolor !
A la télévision
Tu annonces la neige
Tu prends tes précautions
Je mets mon bermuda
Si dans tes prévisions
Tu promets le soleil
Je ressors mon parapluie Ă pois
Rouges
Senor Météo
Quando dit quâil fait beau
Senor Météo
Ah gla gla qué frigo
Ay Ay Senor Météo
Quando mi transistor
Esperanza calor
Il a tort
Qué dolor !
âïžâïžâïžâïžâïžâïž