
baobab
Les enfants sont hautains,dédaigneux,
colères,envieux,curieux,intéressés,paresseux,
volages,timides,intempérants,menteurs,dissimulés;
ils rient et pleurent facilement;ils ont des joies immodérées
et des afflictions amères sur de petits sujets;
ils ne veulent point souffrir de mal,et aiment à en faire:
ILS SONT DEJA DES HOMMES.
La Bruyère

chantoon
Bonjour....
Je relis un recueil de poesies, plus belles les unes que les autres, éditées par une amie, qui venait souvent
nous offrir ces oeuvres. Certaines me font pleurer, reveillant en moi des souvenirs, tristes. ! . D'autres me
font rêver...!
Je ne sais si J'ai Le droit de retranscrire ici, un ou deux de ses poémes. J'aimerai tant qu'elle le fasse elle-même !
Si tu nous lis, ma trés chère Poétesse, fais nous un signe, VIENS ! 😘😍
martinemdh
Dans le creux de l'igloo, l'Inuit tournait en rond
De sommeil épuisé, perdu dans sa nuit blanche,
Il priait la grande ourse en comptant les moutons,
Se morfondant d'ennui comme un triste dimanche.
Car malgré la chaleur d'une très douce Inuite,
Rien ne pouvait changer, la nuit durait des mois.
Dans la case à palabre, un Papou papotait :
Au solstice d'été, même à l'abri des branches,
Les jours semblaient si longs, l'ombre s'évaporait !
Sa doudou essoufflée ne roulait plus des hanches,
Et aux heures volées à la nuit noire en fuite,
Leur fusion perlait en gouttes sans émoi.
Ni au nord, ni au sud, un quidam tempêtait.
Trop de chaud, moins de froid, y avait plus de saison.
Du printemps à l'hiver, le temps déboussolait :
La pluie, le vent, la grêle, au hasard, sans raison,
Le soleil à son tour sur une terre cuite
Échauffait les esprits des veilleurs aux abois.
Comprends bien toi du nord que le froid désespère,
Apprends donc toi du sud que le chaud estourbit,
Sache enfin, toi d'ailleurs, que le milieu tempère :
Le moindre courant d'air, un rien te met à terre,
Quand tes jours et tes nuits tant d'autres les envient.
martinemdh
Une habitude longue et douce lui faisait
Aimer pendant l'hiver les violettes blanches ;
A l'agrafe du châle un peu court sur les hanches
Son doigt fin, sentant bon comme elles, les posait.
Un jour que le soleil piquant et clair grisait
Les moineaux francs criant par terre et dans les branches,
Elle me proposa d'aller tous les dimanches
Cueillir avec l'amour la fleur qui lui plaisait.
A présent, ce bouquet est tout ce que j'ai d'elle ;
Mais j'y trouve toujours, pénétrant et fidèle,
Un vivace parfum émané de mon cœur.
Tel le verre vidé qu'un souvenir colore :
Le regret du buveur pensif l'embaume encore
Et la lèvre y croit boire un reste de liqueur.
martinemdh
[Citation de Chantoon]Ce n'était aucunement un reproche, je pensais seulement qu'il y avait beaucoup de souffrance entre ces deux personnes qui n'ont plus l'air de s'aimer....[Fin de citation]ok chantoon je sais ,je ne l'ai pas pris pour un reproche ,on est bien sur la route de Dijon le digue digue gue don ,c’était une chanson que j'avais apprise en colo au temps des colonies !!!,tu l'as connais ? bonne soirée
martinemdh
[Citation de Chantoon]Bonjour....il pleut .....🙁🙁
Terminus
Alix Lerman Enriquez
J’ai pris un train en sens inverse.
La voie était semée de roses
et de ronces blessées.
Les rails recouverts
de charbons bleus métalliques.
Le ciel lourd de promesses
non tenues, de rêves déchus, diffus,
de désillusions tues, de séparations.
Et sous la désolation de ce jour gris,
je regardais, égarée, mon corps
scarifié de silence et de nuit.
Le trajet était long,
sans précise destination,
comme dans un train fantôme
effaré de solitude crue, atone
au parfum déjà suri
de cendre et de suie.
Au terminus, j’ai respiré
un arôme de mort et de pluie.
Alix Lerman Enriquez, 2018.[Fin de citation]Chantoon ok la poésie que j'ai envoyé" Brrr quelle souffrance" mais la tienne pas particulièrement joyeuse !!!
martinemdh
Je suis le grain de sable
Celui qui dérègle l’ordre établi,
Imprévu et insaisissable,
Celui qui fait de la vie
Un grain de folie.
Grain de sable grain de folie.
J’aime bien mettre mon grain de sel
Dans vos histoires pour semer la zizanie
Je suis le hasard, je suis l’étincelle
Qui transforme le soleil en grain de pluie
Grain de sable, grain de pluie
Surtout ne prévoyez rien
Car mon plus grand plaisir
Sera, par surprise, de surgir
Pour prendre votre destin en main.
Je suis un vilain grain de sable,
Un grand sournois, un petit malin
Qui arrive sans crier gare dans le matin
Pour renverser d’un revers de main la table.
Que faire, que prévoir ?
Ne cherchez pas dans vos grimoires
Moi –même je n’en sais rien.
Laissez-vous aller et accepter votre destin
Les changements sont toujours plein d’espoir

chantoon
Bonjour....il pleut .....🙁🙁
Terminus
Alix Lerman Enriquez
J’ai pris un train en sens inverse.
La voie était semée de roses
et de ronces blessées.
Les rails recouverts
de charbons bleus métalliques.
Le ciel lourd de promesses
non tenues, de rêves déchus, diffus,
de désillusions tues, de séparations.
Et sous la désolation de ce jour gris,
je regardais, égarée, mon corps
scarifié de silence et de nuit.
Le trajet était long,
sans précise destination,
comme dans un train fantôme
effaré de solitude crue, atone
au parfum déjà suri
de cendre et de suie.
Au terminus, j’ai respiré
un arôme de mort et de pluie.
Alix Lerman Enriquez, 2018.
martinemdh
Je te tourne le dos
Je devine
J'imagine
Ta nuque
Tes cheveux
Ton visage tu me tournes le dos
Tu m'ignores
Tu m'effaces
Ton regard
Ton sourire
Ta lumière
Je n'ose bouger
Je ne sais si je dois
Garder le rêve
Briser le miroir
Je te tourne le dos
Tu me tournes le dos
Et pourtant je sais tout de toi
Tu n'ignores rien de moi
Nos corps ne savent
Ni bonheur
Ni souffrance
Juste la position Juste l'apposition
De deux vies
D'une seule nuit...
Ils se tournent le dos...
martinemdh
Le bateau est en plein canal
Ventre en avant plein de mystère.
La petite maison derrière
En fleur et couleur se pavane.
La coque glisse
Et l'eau se plisse.
Le pêcheur retire sa ligne
Et recule en faisant un signe.
La proue dessine une moustache
Dans le flot qui coule et s'en va
Sous le fond du bateau tout plat.
La poule d'eau plonge et se cache.
Le moteur tousse
L'hélice pousse.
L'homme dirige au macaron
Sa femme est au petit salon Femme, homme et maison qui passe
S'engouffrent dans l'écluse ouverte
La porte close plus rien ne reste
De ce petit monde d'en face.
Près de la berge
La poule émerge.
Le pêcheur met sa ligne à l'eau
Moi j'attends le prochain bateau.