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chantoon - 16 janvier 2014 05:47

martinemdh
Histoire dâamour avec une tomate
La tomate dont je vous parle, moi, est cueillie encore chaude, au coucher du soleil.
Avec prĂ©caution, je la lave dans ma source. Dâun pas lent, je la rapporte jusque dans ma cuisine, oĂč je la plonge cinq secondes dans lâeau bouillante. La peau sâen va dâun coup, et se rĂ©vĂšle un fruit carmin ou vermillon, strillĂ© dâincarnat. Elle est douce comme le velours, car le plaisir dâune bonne tomate tient plus encore Ă sa texture quâĂ son goĂ»t. Câest la douceur tiĂšde quâon recherche, le jus qui coule Ă flot Ă la moindre pression sur le palais.
Cette tomate nâa en rĂ©alitĂ© pas besoin de plus quâun peu de fleur de sel pour donner le meilleur dâelle-mĂȘme, quoique lâail, lâhuile dâolive et une pointe de vinaigre, voire un peu de mozzarella di buffala, la rehaussent encore.
Mais voilĂ : câest une raretĂ©. Un don.
Vous ne pouvez pas lâobtenir en claquant des doigts. Il faut la sĂ©duire, se mettre Ă son service, ou du moins aller jusquâĂ elle, et il est illusoire dâespĂ©rer lui mettre la main dessus en se contentant de dĂ©bourser 5 euros, ou mĂȘme 10 euros le kilo, dans un quelconque supermarchĂ© de grande ville.
martinemdh
Je suis le grain de sable
Celui qui dĂ©rĂšgle lâordre Ă©tabli,
Imprévu et insaisissable,
Celui qui fait de la vie
Un grain de folie.
Grain de sable grain de folie.
Jâaime bien mettre mon grain de sel
Dans vos histoires pour semer la zizanie
Je suis le hasard, je suis lâĂ©tincelle
Qui transforme le soleil en grain de plui
Grain de sable, grain de pluie
Surtout ne prévoyez rien
Car mon plus grand plaisir
Sera, par surprise, de surgir
Pour prendre votre destin en main.
Je suis un vilain grain de sable,
Un grand sournois, un petit malin
Qui arrive sans crier gare dans le matin
Pour renverser dâun revers de main la table.
Que faire, que prévoir ?
Ne cherchez pas dans vos grimoires
Moi âmĂȘme je nâen sais rien.
Laissez-vous aller et accepter
Les changements sont toujours plein dâespoir.
Martine
martinemdh
Vous avez un regard singulier et charmant ;
Comme la lune au fond du lac qui la reflĂšte,
Votre prunelle, oĂč brille une humide paillette,
Au coin de vos doux yeux roule languissamment ;
Ils semblent avoir pris ses feux au diamant ;
Ils sont de plus belle eau quâune perle parfaite,
Et vos grands cils émus, de leur aile inquiÚte,
Ne voilent quâĂ demi leur vif rayonnement.
Mille petits amours, Ă leur miroir de flamme,
Se viennent regarder et sây trouvent plus beaux,
Et les désirs y vont rallumer leurs flambeaux.
Ils sont si transparents, quâils laissent voir votre Ăąme,
Comme une fleur céleste au calice idéal
Que lâon apercevrait Ă travers un cristal.
Théophile Gautier, La comédie de la mort

chantoon
Bonsoir...
La nuit s'en va
La nuit s'en va. Parmi les étoiles qui meurent
Souvent ma rĂȘverie errante fait un choix.
Je travaille debout, regardant a la fois
Ăclore en moi l'idĂ©e et lĂ haut l'aube naĂźtre .
Je pose l'Ă©critoire au bord de la fenĂȘtre
Que voile et qu'assombrit, comme un antre de loups,
Une ample vigne vierge accrochée à cent clous,
Et j'écris au milieu des branches entrouvertes ,
Essuyant par instants ma plume aux feuilles vertes.
VICTOR HUGO
martinemdh
Je me dis parfois quâil serait bon et doux de se laisser porter.
Par la vie, par les événements, prévus ou non.
De voler comme une plume infiniment légÚre, baladée au gré du vent.
Ne se faire aucuns soucis. Se sentir vide de tout, sauf de joie et dâamour.
Je songe Ă combien il serait reposant de ne plus passer son temps Ă tout analyser.
Ni les mots, ni les actes. Se dire que le passé est derriÚre soi.
Puisquâon ne peut réécrire notre histoire, peut-ĂȘtre est-il possible dâapprendre Ă sâen accommoder ?
Faire de ses faiblesses une force.
Vivre lâinstant prĂ©sent, pleinement. Se dĂ©lecter des petits plaisirs quotidiens. Profiter.....
On dit quâil est nĂ©cessaire dâapprendre Ă aimer la pluie pour voir lâarc-en-ciel.
Ou encore, quâil faut amener sa bonne humeur Ă la vie pour la voir nous sourire en retour.
Et si la liberté passait par le fait de se délester de tout ce qui nous ronge ?
Sâautoriser Ă ĂȘtre soi-mĂȘme. Croire en ses rĂȘves. Croire en ses capacitĂ©s.
Sâaccorder le droit de mener lâexistence dont on rĂȘve, sans plus attendre.

chantoon
Coucou, aujourdhui C'est DEMAIN et en effet : TOUT VA TRĂS BIEN.....
AllĂŽ, allĂŽ James !
Quelles nouvelles ?
Absente depuis quinze jours,
Au bout du fil
Je vous appelle ;
Que trouverai-je Ă mon retour ?
Tout va trĂšs bien, Madame la Marquise,
Tout va trĂšs bien, tout va trĂšs bien.
Pourtant, il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Un incident, une bĂȘtise,
La mort de votre jument grise,
Mais, à part ça, Madame la Marquise
Tout va trĂšs bien, tout va trĂšs bien.
AllĂŽ, allĂŽ James !
Quelles nouvelles ?
Ma jument gris' morte aujourd'hui !
Expliquez-moi
Valet fidĂšle,
Comment cela s'est-il produit ,
Cela n'est rien, Madame la Marquise,
Cela n'est rien, tout va trĂšs bien.
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Elle a péri
Dans l'incendie
Qui détruisit vos écuries.
Mais, à part ça, Madame la Marquise
Tout va trĂšs bien, tout va trĂšs bien.
AllĂŽ, allĂŽ James !
Quelles nouvelles ?
Mes écuries ont donc brûlé ?
Expliquez-moi
Valet modĂšle,
Comment cela s'est-il passé ?
Cela n'est rien, Madame la Marquise,
Cela n'est rien, tout va trĂšs bien.
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Si l'écurie brûla, Madame,
C'est qu'le chùteau était en flammes.
Mais, à part ça, Madame la Marquise
Tout va trĂšs bien, tout va trĂšs bien.
AllĂŽ, allĂŽ James !
Quelles nouvelles ?
Notre chùteau est donc détruit !
Expliquez-moi
Car je chancelle
Comment cela s'est-il produit ?
Eh bien ! Voila, Madame la Marquise,
Apprenant qu'il était ruiné,
A pein' fut-il rev'nu de sa surprise
Que M'sieur l'Marquis s'est suicidé,
Et c'est en ramassant la pell'
Qu'il renversa tout's les chandelles,
Mettant le feu Ă tout l'chĂąteau
Qui s'consuma de bas en haut ;
Le vent soufflant sur l'incendie,
Le propagea sur l'écurie,
Et c'est ainsi qu'en un moment
On vit périr votre jument !
Mais, à part ça, Madame la Marquise,
Tout va trĂšs bien, tout va trĂšs bien.
martinemdh
Ăa ira mieux demain
Ăa ira mieux demain
Comme tout finira bien
Il faut profiter du jour qui vient
Quand le jour paraĂźt, j'ouvre les volets
Pour voir le soleil dans le grand ciel bleu
Tant mieux s'il est lĂ mais s'il n'y est pas
Je me fais mon soleil mĂȘme quand il pleut
J'ai le coeur léger quelque soit la saison
Quand je chante ma chanson
Ăa ira mieux demain
Ăa ira mieux demain
Si ça te semble loin
Pourquoi ne pas prendre un bon jour d'avance
Ăa ira mieux demain
Ăa ira mieux demain
Comme tout finira bien
Il faut profiter du jour qui vient
Quand je vois certains de mes bons copains
Qui pour trois fois rien n'ont plus le moral
Je leur tends la main, je leur dis "c'est rien"
Tant que ton coeur bat ce n'est pas si mal
Pense que ce monde a était fait pour toi
Maintenant chante avec moi
Ăa ira mieux demain
(Ăa ira mieux demain)
Si ça te semble loin
Pourquoi ne pas prendre un bon jour d'avance
Ăa ira mieux demain
(Ăa ira mieux demain)
Comme tout finira bien
Il faut profiter du jour qui vient
Ăa ira mieux demain
(Ăa ira mieux demain)
Si ça te semble loin
Pourquoi ne pas prendre un bon jour d'avance
Ăa ira mieux demain
(Ăa ira mieux demain)
Comme tout finira bien
Il faut profiter, profiter, profiter du jour qui vient
martinemdh
[Citation de Chantoon]Bonjour...
J'ai replongĂ© dans mes cahiers de poesies....je n'aurais pas dĂ»...le spleen m'a sautĂ© dessus....sale bĂȘte va !!!! OUSTE !!!!
Ton corps contre mon corps
Tu Ăšpouses si bien mes courbes
Que je ne sais oĂș je me trouve,
Tu mords dans ma chair
Tu mords dans ma vie
Et je ne peux que te laisser faire.
Mes cris fondent sous tes je t'aime,
Tu Es en moi, en maĂźtre .
Mes doigts t'agrippent, te griffent
Mais il n'y a que le drap...
Sous ma main.....!
Encore une nuit oĂș je suis seule...!
Mars 1988[Fin de citation]Ătre souvent seule, et faire de soi tout son univers, cela peut ĂȘtre la source de grandes joies....peut ĂȘtre pas judicieux ces mots .....bonne nuit
martinemdh
O Nature ! bientĂŽt, sous le nom d'industrie,
Tu vas tout envahir, tu vas tout absorber.
Le poÚte navré s'indigne et se récrie :
« Quoi ! sous ce joug brutal il faudra nous courber ?
Non, tant que la beauté dominera l'argile,
Dans le conflit sacré, c'est nous qui l'emportons.
Comme le bras, la voix a sa tĂąche virile ;
A chacun son essor : travaillez ! nous chantons.
O Nature ! bientĂŽt