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chantoon - 16 janvier 2014 05:47

martinemdh
Le temps se renouvelle
Ă l'aube d'un nouvel horizon
La vie devient l'étincelle
Des plus belles résolutions.
Et les rĂȘves aux goĂ»ts d'Ă©ternitĂ©
Poursuivent leur chemin
Pour que chaque lendemain
Se dessine dans la sérénité.
Alors en cette nouvelle année
Mes vĆux d'amour et d'amitiĂ©
Aux personnes dans mon cĆur
Ă qui je souhaite le plus grand bonheur.

chantoon
Bonjour....
Je me devais en ce dernier jour de 2019, citer au moins une fois AimÚ Césaire.
Soleil et Eau
Mon eau n'écoute pas
mon eau chante comme un secret
Mon eau ne chante pas
mon eau exulte comme un secret
Mon eau travaille
et a travers tout roseau exulte
jusqu'au lait du rire
Mon eau est un petit enfant
mon eau est un sourd
mon eau est un géant qui te tient sur la poitrine un lion
Ă vin
vaste immense
Par le basilic de ton regard complice et somptueux.
AIME CĂSAIRE.
đ
martinemdh
L'hiver
Plus de belle campagne,
Plus de feuillage vert,
L'enfant de la montagne,
Hirondelle d'hiver,
Chante en la cheminée
OĂč naguĂšre a chantĂ©,
Aux beaux jours de l'année,
L'hirondelle d'été.
Et sur les promenades
Plus de charmants bouquets,
Plus de douces Ćillades,
De manĂšges coquets,
LĂ -bas, sous les grands ormes,
OĂč venaient tous les soirs,
Femmes aux blanches formes,
Aux épais cheveux noirs.
Or, que faire en sa chambre
Quand, sur ses traits maigris,
Le soleil de décembre
Met son capuchon gris !
Il faut se mettre Ă l'aise,
Commodément assis,
Et, les pieds dans la braise,
S'endormir sans soucis.
Ou bien si d'aventure
On a le cĆur Ă©pris
Pour une créature
Qui ne soit pas sans prix,
Il fait bon, il me semble,
La prendre dans ses bras,
Et tous les deux ensemble,
Se mettre entre deux draps
martinemdh
Guillaume Apollinaire
Soulevons la paille
Regardons la neige
Ăcrivons des lettres
es
Attendons des ordres
Fumons la pipe
En songeant Ă lâamour
Les gabions sont lĂ
Regardons la rose
La fontaine nâa pas tari
Pas plus que lâor de la paille ne sâest terni
Regardons lâabeille
Et ne songeons pas Ă lâavenir
Regardons nos mains
Qui sont la neige
La rose et lâabeille
Ainsi que lâavenir
martinemdh
chanson de Marie JosĂ© Neuville ,peu ici la connaisse surement vu mon Ăąge ,je l'aimais bien ,j'avais dans les 20 ans peut ĂȘtre
J'voudrais bien mais j'peux point
C'est point commode d'ĂȘtre Ă la mode
Quand on est bonn' du curé
C'est pas facile d'avoir du style
Quand on est un' fille comm' moié
Entre la cure et les figures
Des grenouilles de bénitier
La vie est dure quand on aim' rigoler
{Refrain:}
Mais quand le diable qu'est un bon diable me tire par les pieds
Ăa me gratouille, ça me chatouille, ça me donn' des idĂ©es
J'fais qu'des bĂȘtises derriĂšr' l'Ă©glise
J'peux point m'en empĂȘcher
Dieu me pardonne j'suis la bonn' du curé.
J'voudrais bien mais j'peux point
Je voudrais mettre un' mini jupette
Et un corsage Ă trous trous,
Mais il parait que pour fair' la quĂȘte
Ăa ne se fait pas du tout
Quand je veux faire un brin de causette
Avec les gars du pays
J'file en cachette derriĂšr' la sacristie.
{Refrain}
J'voudrais bien mais j'peux point
Quand c'est la fĂȘte j'en perds la tĂȘte
J'voudrais ben aller danser
J'voudrais monter en motocyclette
Pour me prom'ner dans les prés
Et qu'un beau gars me compte fleurette
Avec des disqu's Ă succĂšs
Car les cantiques ça n'vaut pas Claude Françoué
{Refrain}

chantoon
SENSATION
Par les soirs bleus d'été, J'irai dans les sentiers,
Picoter par les blés, fouler l'herbe menue:
RĂȘveur , j'en sentirai la fraĂźcheur a mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tĂȘte nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien:
Mais l'amour infini me montera dans l'Ăąme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, - heureux comme avec une femme.
Arthur Rimbaud.
Bonne nuit...đŽđ€
martinemdh
Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.
Voilà que j'ai touché l'automne des idées,
Et qu'il faut employer la pelle et les rĂąteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
OĂč l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.
Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rĂȘve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grÚve
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?
martinemdh
Sous des cieux faits de filasse et de suie,
DâoĂč choit morne et longue la pluie,
Voici pourrir
Au vent tenace et monotone,
Les ors dâautomne ;
Voici les ors et les pourpres mourir.
O vous qui frémissiez, doucement volontaires,
LĂ -haut, contre le ciel, tout au long du chemin,
Tristes feuilles comme des mains,
Vous gisez, noires, sur la terre.
Lâheure sâĂ©puise Ă composer les jours ;
Lâautan comme un rĂŽdeur, par les plaines circule ;
La vie ample et sacrée, avec des regrets sourds,
Sous un vague tombeau dâombre et de crĂ©puscule,
Jusques au fond du sol se tasse et se recule.
Dites, lâentendez-vous venir au son des glas,
Venir du fond des infinis lĂ -bas,
La vieille et morne destinée ?
Celle qui jette immensément au tas
Des siĂšcles vieux, des siĂšcles las,
Comme un sac de bois mort, lâannĂ©e.
Emile Verhaeren
martinemdh
Mon fidĂšle compagnon
Mon beau pq adoré
Tu me soutient dans l'épreuve
Dans la souffrance et les ploufs.
Tu ne m'abandonne jamais!
Ta tĂąche n'est pas trĂšs noble
Mais tu exécutes toujours
Ta mission parfaitement.
Tu en as vu bien des choses
Qui ne sentaient pas la rose !
Tu sers Ă nous essuyer
Nous moucher ou bien pleurer.
Tu garderas le secret
Des moments intimes passé,
A CHIER !!!