
martinemdh
Vous portez une robe grise,
M'a dit Suzanne l'autre jour ;
Or, vous aurai-je bien comprise ?
Ça veut-il dire qu'elle est grise,
Qu'elle est toute grise d'amour ?
Qu'elle est grise comme la mine
De mes lettres dont le contour
S'éveille sous la plombagine
Qui trace en gris, pour Valentine,
Sur le papier mes vers d'amour ?
Car cette robe si charmante,
À moins que, par un gueux de tour,
Ma mémoire ici ne me mente,
De nœuds de couleur s'agrémente,
Comme tous mes billets d'amour.
Je sais que, fière et délicate,
Comme une Reine pour sa cour, La femme très femme, et très... chatte,
Ne peut remuer une patte
Sans quelque intention d'amour.
L'intention ne se dérobe,
Dans son capricieux détour,
Qu'aux sots, peu nombreux sur le globe :
Ma poésie et votre robe
Sont toutes deux grises d'amour.
martinemdh
Ses yeux, tout un printemps, éclairèrent ma vie
Je marchais ébloui, la tenant par la main.
Elle était le rayon, l'étoile du chemin,
Et tant qu'elle a brillé sur moi, je l'ai suivie.
Ainsi mes jours passaient sans but et sans envie
Puis vint l'été ; ce fut un triste lendemain.
Je ne vis plus l'étoile au doux regard humain,
Et la sérénité du ciel me fut ravie.
Et souvent, dans l'azur profond des soirs d'hiver,
Lorsque la lune au front du paysage clair
Pose comme un décor sa lueur métallique,
Seul, dans l'apaisement des soirs silencieux
Suivant l'éclosion lente et mélancolique
Des étoiles, j'ai pu reconnaître ses yeux.
MERAT

chantoon
La main....
La main compte cinq doigts.
Le premier, c'est le pouce
Pour mettre dans sa bouche.
Le deuxième, c'est l'index
Pour pousser la sonnette.
Le troisième, c'est le majeur
Qu'on tend en doigt d'honneur.
Le quatrième, c'est l'annulaire
Pour les bagues, on le vénère.
Le cinquième, l'auriculaire,
Pour garder tous nos secrets.
Nous avons tous : deux mains,
Si tous les gens du monde
Se prenaient par la main.
Ils feraient une belle ronde
Qui uniraient de grands liens.
Noella Cailly.

chantoon
LE PULL OVER
L'amour disait-il
C'est une vieille femme
Sous le regard des bougies
Elle veille le corps de son mari
Elle le rase
Elle le lave
Elle l'habille
..........de blanc
...........de noir
Puis elle lui met un pull
** Il a toujours été frileux**
dit-elle.
Barnabé Laleye
martinemdh
Le seul fait de rêver est déjà très important.
Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil et des rires d'enfant.
Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence, aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite surtout d'être vous"
martinemdh
Ma vie
J'en ai vu des amants
Ma vie
L'amour ça fout le camp
Je sais
On dit que ça revient
Ma vie
Mais c'est long le chemin.
Ma vie
J'en ai lu des toujours
Ma vie
J'en ai vu de beaux jours
Je sais
Et j'y reviens toujours
Je sais
Je crois trop en l'amour
Ma vie
J'en ai vu des amants
Ma vie
L'amour ça fout le camp
Je sais
On dit que ça revient
Ma vie
Mais c'est long le chemin
Ma vie
Qu'il est long le chemin
martinemdh
Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures, combien ?
Quand j'y pense, mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...
Combien ?
Je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, pleurer, parler,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, parti, repartir
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste
Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait :
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes-en pour demain...
J'ai encore du pain
Encore du temps, mais combien ?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...
Combien de temps...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...
Combien de temps...
Combien de temps encore
martinemdh
Petite étoile
Frotte, frotte
cette petite étoile
à l’écorce blanche
C’est tant de souvenirs qu’on oublie
Quand on voit au loin, la lumière de Noël.
Poussière d’infini
qui se disperse au fond du coeur
et revient chanter
comme un ange
qui pleure.
Monte, monte,
Au ciel
et revient nous consoler
comme on console un enfant
qui attend