đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47


chantoon
En hommage a toutes les victimes du temps...
Catastrophe
par Machajol
Soudain le ciel s'assombrit
J'entends les mouettes qui crient
Le tumulte des flots
Agitent les bateaux
De turquoise, la mer devient grise
les vents violents ont chassé la brise
Des averses de pluie
Délavent le parvis
Soudain un grondement rugit
De l'océan, un mur d'eau s'élÚve
Et roule
Sa course s'achĂšve
Sur la plage de sable
Emportant les galets
Arrachant les pavés
Il n'est plus raisonnable
De regarder le paysage
Des rafales de pluie
Se mĂȘlent aux grands vents
Un second roulement
Sur les eaux déchainées
Et c'est le parapet
Qui vibre sous nous pieds
Encore un rouleau
TrĂšs haut cette fois
Se jette en toute hĂąte
Le mur de digue se noie
Roulant dans les ruelles
S'étalant sur les places
Cette seconde vague
Annonce la cata
Les volets bleus fermés
Des maisons aveuglées
Attendent d'ĂȘtre dĂ©lavĂ©s
Par les flots au tumulte d'enfer
Le tsunami est lĂ
Les eaux roulent sauvages
Déchainées au passage
laissant une image de désespoir
Dans ce paysage englouti
Dévasté par les eaux en colÚre
AtmosphÚre délétÚre
MessagĂšre de misĂšres
D'une terre oĂč erre
La désespérante désespérance.

chantoon
Bonsoir...
Le souhait le plus beau
Dans la nuit oĂč l'Ă©toile scintille, se murmurent les chants les plus beaux.
Ils accueillent la joie et l'espoir de tous les renouveaux :
La vie qui revient pour les abandonnés,
La chaleur d'un sourire pour les désespérés,
La richesse d'un festin pour les déshérités,
La promesse de l'amour pour l'humanité.
Dans la nuit oĂč l'Ă©toile scintille, se murmurent les chants les plus beaux.
Pleins de ferveur, ils se rassemblent pour un seul souhait :
Noël... apporte-nous la paix.
(Inconnu)
Une lettre au PÚre Noël
Pour écrire au vieux bonhome,
les enfants hauts comme trois pommes
attendent les publicités
que le facteur va apporter.
Armés de ciseaux et de papier,
ils se mettent Ă l'ouvrage,
coupent et collent les images
des jouets tant espérés.
(Inconnu)
martinemdh
Chanson de la Seine
La Seine a de la chance
Elle n'a pas de souci
Elle se la coule douce
Le jour comme la nuit
Et elle sort de sa source
Tout doucement, sans bruit, sans sortir de son lit
Et sans se faire de mousse
Elle s'en va vers la mer
En passant par Paris.
La Seine a de la chance
Elle n'a pas de souci
Et quand elle se promĂšne
Tout au long de ses quais
Avec sa belle robe verte
et ses lumiÚres dorées
Notre-Dame jalouse, immobile et sévÚre
De haut de toutes ses pierres
La regarde de travers
Mais la Seine s'en balance
Elle n'a pas de souci
Elle se la coule douce
Le jour comme la nuit
Et s'en va vers le Havre, et s'en va vers la mer
En passant comme un rĂȘve
Au milieu des mystĂšres
Des misĂšres de Paris.
Jacques Prévert
martinemdh
VIEILLIR EN BEAUTĂ... ET EN SAGESSE
« Ce n'est pas parce que je suis un vieux pommier que je donne de
vieilles pommes. »
â FĂ©lix Leclerc.
Vieillir en beautĂ©, câest vieillir avec son cĆur,
Sans remords, sans regret, sans regarder lâheure.
Aller de lâavant, arrĂȘter dâavoir peur,
Car Ă chaque Ăąge se rattache un bonheur.
Vieillir en beautĂ©, câest vieillir avec son corps,
Le garder sain en dedans, beau en dehors.
Ne jamais abdiquer devant un effort.
LâĂąge nâa rien Ă voir avec la mort.
Vieillir en beautĂ©, câest donner un coup de pouce
Ă ceux qui se sentent perdus dans la brousse,
Qui ne croient plus que la vie peut ĂȘtre douce
Et quâil y a toujours quelquâun Ă la rescousse.
Vieillir en beautĂ©, câest vieillir positivement.
Ne pas pleurer sur ses souvenirs dâantan.
Ătre fier dâavoir les cheveux blancs,
Car pour ĂȘtre heureux, on a encore le temps.
Vieillir en beautĂ©, câest vieillir avec amour,
Savoir donner sans rien attendre en retour,
Car oĂč que lâon soit, Ă lâaube du jour,
Il y a quelquâun Ă qui dire bonjour.
Vieillir en beautĂ©, câest vieillir avec espoir,
Ătre content de soi en se couchant le soir.
Et lorsque viendra le point de non-recevoir,
Se dire quâau fond, ce nâest quâun au revoir!
Ne regrette pas de vieillir.
C'est un privilÚge refusé à beaucoup
martinemdh
Les reßtres à panache et les mauvais garçons,
Dont le rire tintait aux vitres des auberges,
Aimaient le vin nouveau pour tremper leurs flamberges.
Ils avaient bonne mine et hautaines façons.
Sur les verres tremblant au fracas des chansons,
Les chandelles coulaient, jaunes comme des cierges ;
Et, hautes en couleurs, moins prudes que des vierges,
Les ribaudes servaient aux hommes d'échansons.
OĂč sont les cheveux plats, les bottes Ă©culĂ©es
Des truands et des clercs en grandes attablées,
Qui ne ménageaient pas leur soif jusqu'au matin ;
Et, jurant par l'enfer ou bien par Notre-Dame,
Relevaient leurs propos d'épices en latin,
PrĂšs de l'Ăątre oĂč le feu montait en longue flamme ?
Albert Mérat.
martinemdh
Moi bavarde ?
Moi ! Une bavarde !
Ăa ce voit tant ?
Oh ! Canular !
Vrai ? Ăa sâentend ?
MĂȘme par Ă©crits ?
Le flot des mots,
Vous envahie
De plein dâĂ©chos ?
Dans vos pensées ?
Que de carrefours,
Pour se croiser,
Dans des détours.
Dans vos actions ?
Pour exprimer,
Nos relations,
Pour communier ?

chantoon
Bonjour...
LA FRANCHISE
Peut-ĂȘtre vous rirez en sachant ma faiblesse ;
N'importe, écoutez-moi, ne fût-ce qu'un moment ;
N'allez pas vous fĂącher si mon aveu vous blesse,
Mais... je voudrais vous plaire et je ne sais comment.
Quand votre long regard jusqu'Ă moi s'abaisse,
Faut-il d'un air soumis peindre mon sentiment ?
Quand vous riez joyeuse, ĂŽ ma belle princesse,
Dois-je dire : « Parbleu ! prenez-moi pour amant ? »
Soyez franche un quart d'heure et cessez d'ĂȘtre femme ;
Jamais plus de ces changements qui me torturent l'Ăąme ;
Et puis, je ne suis qu'une bĂȘte et je ne comprends rien.
Dites-moi : « Je vous aime ! » ou bien : « Je vous déteste ! »
Si vous ĂȘtes... sensible, ordonnez qu'auprĂšs de vous je reste ;
Et si vous me haĂŻssez tant, chassez-moi comme un chien !
Ădouard Burdet.
martinemdh
DĂ©licatesse de lâAmour
Dont quotidiennement tu mâentoures
Délicatesse de tes pensées
Aux miennes reliées
Délicatesse de ces baisers
Que tu rĂȘves de me donner
Délicatesse des caresses passionnées
Quâensemble nous allons Ă©changer
Délicatesse de ton corps abandonné
A notre dĂ©sir partagĂ©âŠ
Délicatesse de notre jouissance
Oui, mais force aussi et puissance
martinemdh
Je retrousse la brise
Je cultive le temps
Lâhiver qui fige
De doux instants Un oiseau qui sâenvole
Le parfum du café
LâĂąme qui me console
Douceur de mon oreiller
Toutes ses petites peccadilles
Ses petits riens qui font du bien
A savourer sur ses papilles
A consommer tous les matins
Ses jolies broquilles
Que lâon touche du bout des doigts
Ses minuscules broutilles
Qui caressent nos émois
Une branche qui sâeffeuille
Un grain de neige qui tombe
Une main qui cueille
Une autre qui sâeffondre
Toutes ses douceurs
Ses petits brins de je tâaime
Qui effleurent nos cĆurs
Font que la vie est bohĂšme
Je retrousse la brise
Je cultive le temps
Je te donne une bise
Et je redeviens le vent

chantoon
Bonsoir...
Toile dâHiver
Elodie Santos
La neige est si belle sur les arbres
lorsque sâempilent petit Ă petit
tous les flocons qui tombent du ciel
Tout est blanc et couleur dâĂ©corce
et quelques oiseaux qui brillent comme des étoiles
au milieu de ce ciel de jour oĂč le bleu est parti
Un rouge-gorge
Une mésange
Orange
virevoltent autour de la mangeoire
Et le grand pré est si blanc
Blanc
Comme une toile moelleuse
Comme une toile dâHiver
OĂč les couleurs de vie
ne partiront jamais
Elodie Santos
âïžâïžâ
martinemdh
mais si ,mais si ,voila une poésie
.En hiver la terre pleure ;
Le soleil froid, pĂąle et doux,
Vient tard, et part de bonne heure,
Ennuyé du rendez-vous.
Leurs idylles sont moroses.
- Soleil ! aimons ! - Essayons.
O terre, oĂč donc sont tes roses ?
- Astre, oĂč donc sont tes rayons ?
Il prend un prĂ©texte, grĂȘle,
Vent, nuage noir ou blanc,
Et dit : - C'est la nuit, ma belle ! â
Et la fait en s'en allant ;
Comme un amant qui retire
Chaque jour son coeur du noeud,
Et, ne sachant plus que dire,
S'en va le plus tĂŽt qu'il peut.

chantoon
Bonjour, bonjour...Je vois que la poesie n'est plus dans les coeurs....dommage....
Mais NOĂL est pour bientĂŽt et mon coeur s'en rejouit....
Le temps de l'AVENT....
đ«âšđđâïžđ«âš
Quand revient le temps de lâAvent,
Qui réjouit petits et grands,
Je me souviens des jours dâantan
OĂč je nâĂ©tais encore quâenfantâŠ
Chaque jour, jâouvrais, dĂ©licatement,
Une des fenĂȘtres et une, seulement,
Du calendrier de lâAvent
Que mâavaient offert mes parents.
Chaque ouverture cachait présent,
Une friandise le plus souvent,
Qui permettait dâattendre sagement
Noël béni en salivant.
Puisque aujourdâhui je suis plus grand,
Je me montre bien moins impatient
Mais câest toujours mon Ăąme dâenfant
Qui vibre pendant un mois durant.
Car il me plait tant ce moment
OĂč chacun cherche, en se cachant,
Comment chérir amis, parents,
En choisissant bonnes chÚres, présents.
La nuit magique que lâon attend,
Celle oĂč lâon sâaime plus fort quâautant,
Câest pour demain, câest maintenant,
Vive NoĂ«l et bientĂŽt vive lâAn !
đđ«âšđđ«đâš