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chantoon - 16 janvier 2014 05:47

delphinium29
Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l'ont appris à la télé, le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue, chantaient, pleuraient, embrassaient leurs voisins, sans masques ni gants.
Et c'est lĂ que l'Ă©tĂ© est arrivĂ©, parce que le printemps ne savait pas. Il a continuĂ© Ă ĂȘtre lĂ malgrĂ© tout, malgrĂ© le virus, la peur et la mort. Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie.
e Petit Journal Hong Kong a décidé de diffuser ce poÚme anonyme lu sur les réseaux sociaux. à tous les Français de Hong Kong et du monde entier, gardez courage.
delphinium29
C'était en mars 2020 ...
Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient plus sortir.
Mais le printemps ne savait pas, et les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, les hirondelles allaient bientÎt arriver, le ciel était bleu, le matin arrivait pus tÎt.
C'était en mars 2020 ...
Les jeunes devaient étudier en ligne, et trouver des occupations à la maison, les gens ne pouvaient plus faire de shopping, ni aller chez le coiffeur. BientÎt il n'y aurait plus de place dans les hÎpitaux, et les gens continuaient de tomber malades.
Mais le printemps ne savait pas, le temps d'aller au jardin arrivait, l'herbe verdissait.
C'était en mars 2020 ...
Les gens ont Ă©tĂ© mis en confinement. pour protĂ©ger les grands-parents, familles et enfants. Plus de rĂ©union ni repas, de fĂȘte en famille. La peur est devenue rĂ©elle et les jours se ressemblaient.
Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers et autres ont fleuri, les feuilles ont poussé.
Les gens ont commencĂ© Ă lire, jouer en famille, apprendre une langue, chantaient sur le balcon en invitant les voisins Ă faire de mĂȘme, ils ont appris une nouvelle langue, ĂȘtre solidaires et se sont concentrĂ©s sur d'autres valeurs.
Les gens ont rĂ©alisĂ© lâimportance de la santĂ©, la souffrance, de ce monde qui s'Ă©tait arrĂȘtĂ©, de lâĂ©conomie qui a dĂ©gringolĂ©.
Mais le printemps ne savait pas. les fleurs ont laissé leur place aux fruits, les oiseaux ont fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées.
Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l'ont appris à la télé, le virus avait perdu, les gens sont
Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l'ont appris à la télé, le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue, chantaient, pleuraient, embrassaient leurs voisins, sans masques ni gants.
Et c'est lĂ que l'Ă©tĂ© est arrivĂ©, parce que le printemps ne savait pas. Il a continuĂ© Ă ĂȘtre lĂ malgrĂ© tout, malgrĂ© le virus, la peur et la mort. Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie.
delphinium29
Je voudrais vous transmettre un magnifique texte de Catherine TESTA, à méditer :
Et les français restÚrent chez eux.
Et ils se mirent à lire et à réfléchir.
Et ils n'oubliĂšrent plus de prendre des
nouvelles de leurs proches.
Dans l'incertitude de demain, ils
comprirent enfin ce que voulait dire
profiter de l'INSTANT PRĂSENT.
Progressivement les publicités vantant des
produits dont ils n'avaient pas besoin leur
semblĂšrent bien vides.
Et ils comprirent.
Ils n'étaient pas en train
de survivre mais bien de VIVRE.
On venait de leur faire un cadeau
incroyable : on leur avait offert DU TEMPS.
Et la Terre les trouva digne d'elle et elle
commença à respirer à nouveau.
martinemdh
Il faut ĂȘtre poli avec la terre
Et avec le soleil
Il faut les remercier en se réveillant
Il faut les remercier
Pour la chaleur
Pour les arbres
Pour les fruits
Pour tout ce qui est bon Ă manger
Pour tout ce qui est beau Ă regarder
Pour tout ce qui est beau Ă toucher
Il faut les remercier
Il ne faut pas les embĂȘter, les critiquer
Ils savent ce qu'ils ont Ă faire
Ou bien ils sont capables de se fĂącher
Et puis tout change
En courage
En melon d'eau
Ou en pierre Ă briquet
Et on est bien avancé
martinemdh
Tu aimes dans un roman
T'installer pour un long moment
Tu as la passion page aprĂšs page
De découvrir des personnages
Tu les imagines ,tu les vois
Pour un peu ils vivent en toi
Captivé tu dévores le récit
En quĂȘte d'autres vies
Un peu acteur ,un peu rĂȘveur
D'un roman tu es aussi l'auteur
Puisque au quotidien de ta lecture
S'imprime ta propre aventure
delphinium29
Je voudrais vous transmettre un magnifique texte de Catherine TESTA, à méditer :
Et les français restÚrent chez eux.
Et ils se mirent à lire et à réfléchir.
Et ils n'oubliĂšrent plus de prendre des
nouvelles de leurs proches.
Dans l'incertitude de demain, ils
comprirent enfin ce que voulait dire
profiter de l'INSTANT PRĂSENT.
Progressivement les publicités vantant des
produits dont ils n'avaient pas besoin leur
semblĂšrent bien vides.
Et ils comprirent.
Ils n'étaient pas en train
de survivre mais bien de VIVRE.
On venait de leur faire un cadeau
incroyable : on leur avait offert DU TEMPS.
Et la Terre les trouva digne d'elle et elle
commença à respirer à nouveau.
martinemdh
Quel jour sommes-nous ?
Nous sommes tous les jours
Mon amie
Nous sommes toute la vie
Mon amour
Nous nous aimons et nous vivons
Nous vivons et nous nous aimons
Et nous ne savons pas ce que c'est que la vie
Et nous ne savons pas ce que c'est que le jour
Et nous ne savons pas ce que c'est que l'amour.
martinemdh
des sourires ça se propage
des sourires ça se multiple
des sourires ça se transmet
des sourires ça ne s'achÚte pas
les sourires ça se collectionne
les sourires ça fait des petits plaisirs
les sourires ça fait rire parfois
les sourires rappelle des bons souvenirs
les sourires ça nous fait penser à plein de choses
Capusa
Ă la nuit
Nuits oĂč meurent lâazur, les bruits et les contours,
OĂč les vives clartĂ©s sâĂ©teignent une Ă une,
Ă nuit, urne profonde oĂč les cendres du jour
Descendent mollement et dansent Ă la lune.
Jardin dâĂ©pais ombrage, abri des corps dĂ©ments,
Grand cĆur en qui tout rĂȘve et tout dĂ©sir pĂ©nĂštre
Pour le repos charnel ou lâassouvissement,
Nuit pleine des sommeils et des fautes de lâĂȘtre.
Nuit propice aux plaisirs, Ă lâoubli, tour Ă tour,
OĂč dans le calme obscur lâĂąme sâouvre et tressaille
Comme une fleur Ă qui le vent porte lâamour,
Ou bien sâabat ainsi quâun chevreau dans la paille.
Nuit penchée au-dessus des villes et des eaux,
Toi qui regardes lâhomme avec tes yeux dâĂ©toiles,
Vois mon cĆur bondissant ivre comme un bateau,
Dont le vent rompt le mĂąt et fait claquer la toile.
Regarde, nuit dont lâĆil argente les cailloux,
Ce cĆur phosphorescent dont la vive brĂ»lure
Ăclairerait ainsi que les yeux des hiboux
Lâheure sans clair de lune oĂč lâombre nâest pas sĂ»re.
Vois mon cĆur plus rompu, plus lourd et plus amer
Que le rude filet que les pĂȘcheurs nocturnes
LĂšvent, plein de poissons, dâalgues et dâeau de mer
Dans la brume mouillée agile et taciturne.
Ă ce cĆur si rompu, si amer et si lourd,
Accorde le dormir sans songes et sans peines,
Sauve-le du regret, de lâorgueil, de lâamour,
Ă pitoyable nuit, mort brĂšve, nuit humaine !âŠ
Anna de Noailles, Le CĆur innombrable, 1901
martinemdh
>> VoilĂ un auteur qui nâest pas Ă cĂŽtĂ© de ses pompes.đ
>> J'ai le plaisir de vous envoyer ce poĂšme plein d'humour.
------------------------------------------------
>> Le plaisir d'essence. (Ăa commence bien !!!)
>> Dans ce monde de brut
>> de moins en moins raffiné
>> nous passons Leclerc de notre temps
>> Ă faire l' Esso sur des routes, pour,
>> au Total, quel Mobil ?
>> On se plaint d'ĂȘtre Ă sec,
>> tandis que le moteur économique,
>> en ce temps peu ordinaire,
>> est au bord de l'explosion,
>> dans un avenir qui semble citerne.
>> Il conviendrait de rester sur sa réserve,
>> voire, jauger de l'indécence de ces bouchons
>> qu'on pousse un peu trop loin.
>> Il y a des coups de pompes
>> ou des coûts de pompes
>> qui se perdent.
>> La vérité de tout cela sortira-t-elle du puits de pétrole ?
>> Qu'en pensent nos huiles ?
>> Peut-on choisir entre L'Ă©thanol et l'Ătat nul,
>> voilà qui est super inquiétant!
>> C'est en dégainant le pistolet de la pompe
>> qu'on prend un fameux coup de fusil.
>> Je vous laisse réfléchir sur cet axe-là ou sur ces taxes-là ...
>> Bonne route Ă tous
martinemdh
Jusqu'au bout de ta vie
tu porteras ton enfance
ses fables et ses larmes
ses grelots et ses peurs
tout au long de tes jours
te précÚde ton enfance
entravant ta marche
ou te frayant chemin
singuliĂšrement magique
lâĆil de ton enfance
qui détient de sa source
l'univers des regards
