đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47

martinemdh
Puisse le soleil t' apporter chaque jour
une nouvelle énergie
puisse la lune chaque nuit te ressourcer pleinement
puisse la pluie te laver de tes soucis
puisse le vent t'insuffler de nouvelles forces
puisses tu marcher paisiblement
à travers le monde et apprécier tous les jours
la beauté de la vie .....
martinemdh
On ne sait
On sait quand on ne sait pas
On aime quand on n'aime pas
Nous ne savons que peu
Nous en savons beaucoup
La vie est lĂ quand on l'imagine
La vie n'est pas lĂ quand on ne l'imagine pas
Un quelque chose peut tout changer
Ou il ne change rien
Certains le diront, d'autres non
Quand on ne sait pas
On ne sait pas et on ne
Saura pas quoiqu'on fasse
martinemdh
Oui je sais que
la réalité a des dents
pour mordre
que si il gĂšle ,il fait froid
que 1et 1 font 2
je sais ,je sais
qu'une main levée
nâarrĂȘte pas le mal
et que l'on ne désarme pas
d'un sourire
l'homme de guerre
mais je continue Ă croire
à tout ce que j'ai aimé
à chérir l'impossible
buvant Ă la coupe du poĂšme
une lumiĂšre sans preuves
car il faut rester trĂšs jeune
avoir choisi un songe
et s'y tenir
comme la fleur tient Ă la tige
contre toute raison
martinemdh
Cancre
Il dit non avec la tĂȘte
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui Ă ce qu'il aime
Il dit non au professeurÄ
Il est debout
On le questionne
Et tous les problÚmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les piĂšges
Et malgré les menaces du maßtre
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur
Source : Musixmatch
delphinium29
Ce n'est pas une poesie ....Mais un cri ..... audible de tous ....
"Monsieur le Président, je vous écris une lettre..."
"Monsieur le Président, je vous écris une lettre..." © Getty / AnthiaCumming
Cergy, le 30 mars 2020
Monsieur le Président,
« Je vous fais une lettre/ Que vous lirez peut-ĂȘtre/ Si vous avez le temps ». Ă vous qui ĂȘtes fĂ©ru de littĂ©rature, cette entrĂ©e en matiĂšre Ă©voque sans doute quelque chose. Câest le dĂ©but de la chanson de Boris Vian Le dĂ©serteur, Ă©crite en 1954, entre la guerre dâIndochine et celle dâAlgĂ©rie. Aujourdâhui, quoique vous le proclamiez, nous ne sommes pas en guerre, lâennemi ici nâest pas humain, pas notre semblable, il nâa ni pensĂ©e ni volontĂ© de nuire, ignore les frontiĂšres et les diffĂ©rences sociales, se reproduit Ă lâaveugle en sautant dâun individu Ă un autre. Les armes, puisque vous tenez Ă ce lexique guerrier, ce sont les lits dâhĂŽpital, les respirateurs, les masques et les tests, câest le nombre de mĂ©decins, de scientifiques, de soignants. Or, depuis que vous dirigez la France, vous ĂȘtes restĂ© sourd aux cris dâalarme du monde de la santĂ© et ce quâon pouvait lire sur la banderole dâune manif en novembre dernier -LâĂ©tat compte ses sous, on comptera les morts - rĂ©sonne tragiquement aujourdâhui. Mais vous avez prĂ©fĂ©rĂ© Ă©couter ceux qui prĂŽnent le dĂ©sengagement de lâEtat, prĂ©conisant lâoptimisation des ressources, la rĂ©gulation des flux, tout ce jargon technocratique dĂ©pourvu de chair qui noie le poisson de la rĂ©alitĂ©. Mais regardez, ce sont les services publics qui, en ce moment, assurent majoritairement le fonctionnement du pays : les hĂŽpitaux, lâEducation nationale et ses milliers de professeurs, dâinstituteurs si mal payĂ©s, EDF, la Poste, le mĂ©tro et la SNCF. Et ceux dont, naguĂšre, vous avez dit quâils nâĂ©taient rien, sont maintenant tout, eux qui continuent de vider les poubelles, de taper les produits aux caisses, de livrer des pizzas, de garantir cette vie aussi indispensable que lâintellectuelle, la vie matĂ©rielle.
Choix Ă©trange que le mot « rĂ©silience », signifiant reconstruction aprĂšs un traumatisme. Nous nâen sommes pas lĂ . Prenez garde, Monsieur le PrĂ©sident, aux effets de ce temps de confinement, de bouleversement du cours des choses. Câest un temps propice aux remises en cause. Un temps pour dĂ©sirer un nouveau monde. Pas le vĂŽtre ! Pas celui oĂč les dĂ©cideurs et financiers reprennent dĂ©jĂ sans pudeur lâantienne du « travailler plus », jusquâĂ 60 heures par semaine. Nous sommes nombreux Ă ne plus vouloir dâun monde dont lâĂ©pidĂ©mie rĂ©vĂšle les inĂ©galitĂ©s criantes, Nombreux Ă vouloir au contraire un monde oĂč les besoins essentiels, se nourrir sainement, se soigner, se loger, sâĂ©duquer, se cultiver, soient garantis Ă tous, un monde dont les solidaritĂ©s actuelles montrent, justement, la possibilitĂ©. Sachez, Monsieur le PrĂ©sident, que nous ne laisserons plus nous voler notre vie, nous nâavons quâelle, et « rien ne vaut la vie » - chanson, encore, dâAlain Souchon. Ni bĂąillonner durablement nos libertĂ©s dĂ©mocratiques, aujourdâhui restreintes, libertĂ© qui permet Ă ma lettre â contrairement Ă celle de Boris Vian, interdite de radio â dâĂȘtre lue ce matin sur les ondes dâune radio nationale.
Annie Ernaux
delphinium29
ce n'est pas de moi .............
Trouvé sur le site de Lyon et écrit par Perledo:
CON damnés à rester chez nous, bien
CON finés afin d'éradiquer ce sale virus que l'on a surnommé
CON nard de virus (il ne mérite pas mieux).
CON traints de sortir une heure seulement, sur un kilomĂštre Ă la ronde,
CON sidérant qu'il nous faut respecter toutes les
CON signes, chacun doit y aller de sa
CON tribution et prendre garde de ne pas ĂȘtre
CON trÎlé, si l'autorisation de "sortie du territoire" vient à manquer....
CON seils diffusĂ©s Ă longueur de journĂ©e pour Ă©viter d'ĂȘtre
CON taminés, nous devons absolument garder le
CON tact avec famille et amis
CON sidérablement isolés, physiquement et moralement pour certains.
Il nous faut
CON vertir les vrais bisous en bisous virtuels afin de
CON trer ce sale virus et stopper la
CON tagion (on a compris !). TOUS
CON cernĂ©s (et mĂȘme bien cernĂ©s), nous devons
CON venir que nous n'avons pas le choix. Faisons acte de
CON trition et, dans toute cette
CON fusion, il nous reste, heureusement, les plaisirs de la table :
CON fit de canard (ou d'oie selon les goûts) ainsi que divers produits
CON gelés.....
CON combre (pas pour moi...)
CON fiture (ah ça oui) etc. Difficile tout de mĂȘme, vous en
CON viendrez, ne ne pas se sentir, IN FINE, un peu
C..... (je vous laisse compléter selon votre inspiration).
martinemdh
Martine
Objet : Dur dur pour tout le monde...
Les problĂšmes des boulangers sont croissants
Alors que les bouchers veulent défendre leur beefsteak,
Les éleveurs de volailles se font plumer,
Les éleveurs de chiens sont aux abois,
Les pécheurs haussent le ton !
Et bien sur , les éleveurs de porcs sont dans la merde,
Tandis que les volaillers sont sur la paille.
Par ailleurs, alors que les brasseurs sont sous pression,
Les viticulteurs trinquent.
Heureusement les électriciens résistent.
Mais pour les couvreurs, c'est la tuile et l'ardoise est lourde.
Certains plombiers prennent carrément la fuite.
Les vendeurs de fringues se retrouvent Ă poil avec leur rideau de fer
baissé.
Dans l'industrie automobile, les salariés débrayent dans l'espoir que la
direction fasse marche arriĂšre
Chez EDF, les syndicats sont sous tension mais la direction fait mine de
ne pas ĂȘtre au courant.
Les cheminots voudraient garder leur train de vie, mais la crise est
arrive sans crier gare.
Alors les veilleurs de nuits, eux, vivent au jour le jour.
Pendant que les pédicures se rongent les ongles.
Les croupiers jouent le tout pour le tout,
Les dessinateurs font grise mine,
Les militaires battent en retraite,
Les imprimeurs dépriment
Et les météorologistes sont en dépression.
Les prostitues se retrouvent confinées, c'est vraiment une mauvaise
passe pour elle aussi.
MĂȘme les banquiers y perdent au change...
OUI VRAIMENT C'EST DUR DUR !!!
martinemdh
Les roses éternelles
La mer Ă la campagne
La montagne Ă la mer
La fin de la douleur
les journaux en couleur
Tout les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les cranes
Des géniaux ingénieurs
Des jardins joviaux
Des urbains urbanistes
et des pensifs penseurs .....Boris Vian
