
mistouflette
[Citation de Montreal]Quand le froid s'insinue jusque dans notre cœur,
Quand au feu nos espoirs se sont consumés,
Quand même avancer ne devient que douleur,
Quand on cherche sa place dans cette réalité.
Quand les murs se resserrent et ne sont que prison,
Quand le monde extérieur n'est plus qu'une oppression,
Quand nos rêves insensés poussent à la déraison,
Quand souffrance se conjugue avec le mot passion.
On s'abîme alors au plus profond de soi,
Naufragé solitaire, on livre son combat,
Quand le corps et l'esprit sont exténués,
Ne reste comme seul choix : dériver ou oser.
Oser exprimer les non-dits qui lacèrent,
Hurler son silence comme une nécessité,
Au risque de ne récolter que de la poussière,
Oser clamer l'envie que l'on ne veut plus cacher.
Bousculer les codes, faire place au changement,
Oser danser la vie tant qu'il est encore temps,
Tenter faire de ses jours une joyeuse ritournelle,
Vivre l'instant présent sans penser l'éternel.
Oser se mettre à nue et abaisser les armes,
Faire de nos mots une force pour ne pas renoncer,
Se battre et affronter les noirceurs de l'âme,
Oser juste pour vivre et ne plus chanceler.[Fin de citation]Superbe
montreal
Quand le froid s'insinue jusque dans notre cœur,
Quand au feu nos espoirs se sont consumés,
Quand même avancer ne devient que douleur,
Quand on cherche sa place dans cette réalité.
Quand les murs se resserrent et ne sont que prison,
Quand le monde extérieur n'est plus qu'une oppression,
Quand nos rêves insensés poussent à la déraison,
Quand souffrance se conjugue avec le mot passion.
On s'abîme alors au plus profond de soi,
Naufragé solitaire, on livre son combat,
Quand le corps et l'esprit sont exténués,
Ne reste comme seul choix : dériver ou oser.
Oser exprimer les non-dits qui lacèrent,
Hurler son silence comme une nécessité,
Au risque de ne récolter que de la poussière,
Oser clamer l'envie que l'on ne veut plus cacher.
Bousculer les codes, faire place au changement,
Oser danser la vie tant qu'il est encore temps,
Tenter faire de ses jours une joyeuse ritournelle,
Vivre l'instant présent sans penser l'éternel.
Oser se mettre à nue et abaisser les armes,
Faire de nos mots une force pour ne pas renoncer,
Se battre et affronter les noirceurs de l'âme,
Oser juste pour vivre et ne plus chanceler.
montreal
@ Mistouflette , ce n'est pas vraiment que je m'implique mais si je ne participe pas à quelques forums se soient , autant disparaître . Les membres de Dijon , ceux de Troyes , soit un peu plus de 9000 personnes , épient ce qu'il se dit mais peu participe et souviens-toi du nombre que l'on était avant la fin de l'année dernière et la participation , en comparaison à maintenant , Quintonic ,ça devient un site de " Q " pour la majeure partie du temps , personnellement ça ne me gêne en rien mais je ne suis pas là pour ça . Ma philosophie est simple la vie est plus courte que la mort .
mistouflette
@ Montréal Merci je vois que tu t’impliques Bisous
@ Chantoon Tu sais,j'ai cherché pendant des semaines pour faire ces trois acrostiches,que je voulais offrir le jour de Noël,rien ne venait et puis le 25 Décembre au matin je les ai fait en quelques minutes,les phrases venaient toutes seules.Tu y comprends quelque chose? Moi pas Bonne journée Bisous
@ Tous ceux qui viennent sur le forum Bonne journée
montreal
En gris
L’homme est né de la terre,
à la terre s’en retourne
et redevient poussière.
Ainsi les choses tournent.
Or, pour son plus grand bien,
la nature a prévu
qu’avant de n’être plus,
gris-poussière l’homme devint.
Car si l’heureux destin
lui prête longue vie,
tout en l’homme devient gris,
cheveu, poil, oeil et teint.
Ainsi, du grand passage
s’amoindrit le dommage.
C’est douce préparation,
qu’on la camoufle ou non.
Et grisâtres mouvements
et grisâtres pensées
et grisâtres vêtements
déjà l’ont imprégné.
Dans cette brume uniforme
tous les vieux ont même forme
comme antiques tapisseries
tournant toutes au même gris.
Ainsi, du grand passage
s’amoindrit le dommage…
montreal
L'Amour, l'Hymen, l'Intérêt, la Folie,
Aux quatre coins se disputent nos jours.
L'Amitié vient compléter la partie,
Mais qu'on lui fait de mauvais tours !
Lorsqu'aux plaisirs l'âme se livre entière,
Notre raison ne brille qu'à moitié,
Et la Folie attaque la première
Le coin de l'Amitié.
Puis vient l'Amour, joueur malin et traître,
Qui de tromper éprouve le besoin.
En tricherie on le dit passé maître ;
Pauvre Amitié gare à ton coin !
Ce dieu jaloux, dès qu'il voit qu'on l'adore,
A tout soumettre aspire sans pitié.
Vous cédez tout ; il veut avoir encore
Le coin de l'Amitié.
L'Hymen arrive : Oh, combien on le fête !
L'Amitié seule apprête ses atours.
Mais dans les soins qu'il vient nous mettre en tête
Il nous renferme pour toujours.
Ce dieu, chez lui, calculant à toute heure,
Y laisse enfin l'Intérêt prendre pied,
Et trop souvent lui donne pour demeure
Le coin de l'Amitié.
Auprès de toi nous ne craignons, ma chère,
Ni l'Intérêt, ni les folles erreurs.
Mais, aujourd'hui, que l'Hymen et son frère,
Inspirent de crainte à nos cœurs !
Dans plus d'un coin, où de fleurs ils se parent,
Pour ton bonheur qu'ils règnent de moitié ;
Mais que jamais, jamais ils ne s'emparent
Du coin de l'Amitié.
montreal
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n'est assez riche pour s'en passer,
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,
Il est le signe sensible de l'amitié,
Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Donne du courage au plus découragé
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu'un qui ne sait plus sourire,
Soyez généreux donnez-lui le vôtre,
Car nul n'a autant besoin d'un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres.
montreal
Encore un autrepoème de ta région et en créole ( je ne pratique pas ) mais la langue chante si bien le malheur d'un peuple .
TANBOU
Tambour
Pou Jéra Lokèl
A Gérard Lockel
Ou vwè noutout fèt é grandi.
Tu nous a tous vus naître et grandir.
Nou fè ‘w viv èvè lokans a dwèt an nou,
Nous t'avons fait vivre avec l'éloquence de nos doigts,
an kadans a doulè an nou,
au rythme de nos douleurs,
a lenbé an nou.
de nos chagrins.
Nou fè ‘w ri a pèd souf
Nous t'avons fait rire à en perdre le souffle
Lè sa té ka rivé nou ri.
Lorsqu'il nous arrivait de rire.
É byendéfwa, douvanjou,
Et bien des fois, au lever du jour,
lè lé répondè té kagou
lorsque les répondeurs étaient à plat
nou pran sonmèy an kontribann,
nous avons pris sommeil en douce,
tèt an nou apiyé si zépòl a ‘w.
notre tête appuyée sur ton épaule.
Tanbou,
Tambour,
ou sé on pyès-fanm,
tu es une forte femme,
doubout dwèt kon bitasyon san bityé ;
debout droite comme un champ non défriché ;
mouchwè anpizé, maré san on pli
mouchoir empesé, amarré sans un pli
lantou tèt a ‘w,
autour de ta tête,
ren sanglé pou ‘w pé sa woulé,
les reins sanglés pour que tu puisses travailler,
pou ‘w wouklé, pou ‘w boula ;
pour que tu beugles, pour que tu martelles ;
Ha ! Tanboudibrèz !
Ah ! Tambour de braise !
ou sé on fanm-bitasyon :
tu es une paysanne :
ou pa ni kolyé ;
tu n'as pas de collier ;
ou pa ni zanno,
tu n'as pas de boucles d'oreilles,
mé lè ou bay lavwa,
mais lorsque tu donnes de la voix,
sé onsèl voumtak, onsèl voukoum,
c'est un seul tumulte, un seul vacarme,
moun ka santi yo adan on nich a taktak.
les gens se sentent dans un nid de fourmis noires.
An tan maléré pò té kò obliyé
Dans le temps où les miséreux n'avaient pas encore oublié
onlo sé mèt a déotwa.
(que) beaucoup est maître de quelques uns.
A lè yo té ka kwè toujou
A l'époque (où) ils croyaient encore
pli ni dwèt ka woulé
(que) plus il y a de doigts qui roulent (sur la peau du tambour)
pli travay ka vansé,
plus le travail progresse,
- Tanbou pa di sa ! -
- Le tambour n'as pas dit ça ! -
konvwa-la té réglé an kadans a ‘w.
le travail collectif était réglé sur ton rythme.
Wop !
Hop !
Tout hou lévé ansanm
Toutes les houes se sont lever ensemble
kon kòk-genm an pit.
comme des coqs de combat dans l'arène.
Henkenchyen !
Han !
Léhou fésé ansanm
Les houes se sont affesser ensemble
adan mové zèb kon zépon.
dans les mauvaises herbes comme des éperons.
Tout sab té ka twazé ‘w menm lè.
Tous les sabres te fixaient du même air.
Wap si wap !
Coup sur coup !
On kouzyé, é sé té zéklè an kò a bwa.
Un regard, et c'était la foudre dans le corps de la forêt.
Adan syèl-la,
Dans le ciel,
Pwòp kon kokozyé a inosan,
Propre comme le blanc des yeux de l'innocent,
Sòlèy-la kon chadwon
Le soleil tel un oursin
Té ka fouré pikan a ‘y
enfonçait ses épines
An po a tout travayè ansanm.
dans la peau de tous les travailleurs unis (dans l'effort).
Tanbou difé !
Tambour de feu !
ou té ka bat
tu battais,
san pèd fil a ‘w,
sans perdre ton fil,
san jen pèd lakat.
sans jamais perdre la main.
Tout kè té ka kongné ansanm !
Tous les coeurs cognaient ensemble !
Lévwa té ka kriyé menm lè
Les voix criaient le même air
an tan maléré té ni lèspri a maléré !
dans le temps où les miséreux avaient des âmes de miséreux !
A lè yonn adan nou té chapé mizè,
Au moment (où) l'un d'entre nous avait échappé à la misère,
a lè i té kaskòd apré on dègné jou siren,
au moment où il s'était enfui après un dernier jour de serin (rosée du soir),
lavéyé té ka anonsé
La veillée s'annonçait
pou lézanmi vini di on dègné bonjou,
pour que les amis viennent dire un dernier bonjour,
dègné adyé a yo an kaz a mò-la.
leurs derniers adieux dans la maison du mort.
Ha, tanbou a maléré !
Ah ! tambour des miséreux !
ou té ka la ka bat
tu étais là à battre
bat é bat kon kè a jenn bougrès gyòk
battre et battre comme le coeur d'une jeune fille pleine de vie
an kaz a mò-la.
dans la maison du mort.
É ponmoun pa té ka fè ‘w pé !
Et personne ne te faisait taire !
Ponmoun pa té pé fè ‘w pé la !
Personne ne pouvait te faire silence !
Tanbou,
Tambour,
sé ‘w té ka di
c'est toi qui disais
sa noutout té ka kwè adan kè an nou
ce que nous croyions tous dans nos coeurs
asi lavi,
sur la vie,
asi lanmò a maléré.
sur la mort des miséreux.
Ou té ka di nou :
Tu nous disais :
« Lavi an nou sé fè,
« Notre vie n'est qu'épreuve,
mizè, maladi, dévenn ;
misère, maladie, déveine ;
é lanmò ka rivé pou nou
et la mort arrive pour nous
kon soulajman
comme un soulagement
apré soufwans,
après la souffrance,
kon lanbéli
comme l'éclaircie
apré movétan. »
après le mauvais temps. »
É nou té ka chanté,
Et nous chantions,
nou té ka dansé.
nous dansions.
Ou té ka la ka bat
Tu étais là à battre
bat é bat an kaz a mò-la
battre et battre dans la maison du mort
pou yonn di nou ki té chapé mizè,
pour l'un de nous qui avait échappé à la misère,
yonn adan nou ki té kaskòd
l'un d'entre nous qui s'était enfui
apré on dègné jou siren.
après un dernier jour de serin.
Jòdijou ou pé sèk ;
Aujourd'hui tu t'es tu sec ;
Po a ‘w ka grigné kon ta on vyékò las.
Ta peau se flétrit comme celle d'un vieillard fatigué.
Ou fwèt adan ti kwen a ‘w.
Tu as froid dans ton petit coin.
Ou ka chonjé an tan ou té mèt-a-mangnòk
Tu te souviens du temps où tu étais le maitre du manioc (le leader)
an tan ou té an tout sòs.
du temps où tu étais dans toutes les sauces.
Tanbou !
Tambour !
Délè yo ka vini soukwé ‘w an bobi a ‘w
Des fois ils viennent te secouer dans ton assoupissement
pou tanté fè ‘w dépalé,
pour tenter de te faire divaguer,
pou fè ‘w di
pour te faire dire
péyi an nou ka viv adan lopilans san soufwans.
que notre pays vit dans une opulence sans souffrance.
Mé ou ka fèmé kè a ‘w.
Mais tu fermes ton coeur.
Davwa yo vlé fè ‘w fè makak ba moun-dèwò
Car ils veulent te faire jouer le singe pour des gens de l'extérieur
ki byen foutépamal si maléré ka mò pa lafen.
qui se fichent bien si des miséreux meurent de faim.
Ou sav jou a ‘w pa lwen ;
Tu sais que ton jour n'est pas loin ;
ou ka filé lang a ‘w pou lapèldéchanpyon,
tu effiles ta langue pour l'appel des champions,
ou ka paré tout mo a ‘w pou chouboulé kè a moun,
tu prépares tous tes mots pour chambouler le coeurs des gens,
pou fè zyé an nou plen dlo,
pour faire que nos yeux se remplissent d'eau,
pou nou anrajé,
pour que nous enragions,
pou nou lévé tout ansanm,
pour que nous nous levions tous ensemble,
maré ren an nou séré
amarrions nos reins serrés
é désidé nou a rantré o konba !
et nous décidions à rentrer au combat !
Anbenn, ou ka véyé lè a ‘w :
En douce, tu surveilles ton heure :
lè moun péyi an nou dépi Lansbètran jis Vyéfò,
l'heure où les gens de notre pays depuis l'Anse-Bertrand jusqu'à Vieux-Fort,
dépi Marigalant jis Dézirad,
depuis Marie-Galante jusque la Désirade,
ké wouparèt nèf, pòtré a on timoun ki sòti fèt,
réapparaîtront neufs, tel (portrait d') un enfant qui vient de naître
ki sòti an vant a lalit.
qui est sorti du ventre de la lutte.
Ha, tanboudibrèz !
Ah !, tambour de braise !
Tanbou Gwadloup !
Tambour de la Guadeloupe !
Fout ou jenn lè lidé-lasa vini an lèspri a ‘w !
Foutre que tu es jeune quand cette idée te vient à l'esprit !
montreal
Une île sous le vent
Mon île n'est pas très grande on a vite fait le tour
Mais elle recèle une souffrance plus grande qu'un pays entier
Mon île est un pays atroce
Dès que vous enfoncez dans la forêt
Vous trouverez des vies qui s'agitent
- impalpables -
Déambulant dans les corridors de l'histoire
Demandant réparation des outrages
Mon île est une terre qui pleure car le chant du feuillage se transforme en gémissement que l'alizé ne cesse de relayer à travers les mornes
Mon île est un pays vorace
De sueur
De sang
De larmes
Car pour chaque canne qui fut coupée
Combien de coups de fouet furent donnés
Va sur le morne les balatas témoigneront des drames oubliés
Va dans la mangrove les palétuviers te raconteront les souffrances contenues
Va dans la ravine les siguines attesteront que :
Mon île est une terre féroce
De sang
De sueur
De larmes
CAR
Pour chaque balisier couleur rouge
Pour chaque arum couleur rouge
Pour chaque hibiscus couleur rouge
Pour chaque flamboyant couleur rouge
Qui étale son arrogance sous nos cieux
C'est une goutte de notre sang qu'elle régurgite.
Savez-vous combien de foetus avortés à cause de l'histoire
Savez-vous combien de tués pour qu'un naisse
E ntrez dans les profondeurs de la forêt et vous comprendrez
que mon île est une terre rebelle
Elle ne se donne pas, elle se prend par la force
Mon île est une terre insoumise
Elle ne s'offre qu'avec réticences
Mon île ydillique vantée par les poètes est une terre de souffrance
Mon île paradiasiaque hantée par les touristes est une catin qui s'ouvre à l'ailleurs
ET
Mon île soporifique désertée par dizaines de milliers
prend dans le souvenir une forme irréelle
- Enchanteresse -
Car le Nègre oublie vite.
MAIS EN FAIT
Femme, toi seule la rend belle.

chantoon
Celui là, Montreal je vais l'écrire dans mon journal intime....et je vais chercher d'autres écrits de ton auteure, Anne Florentiny.
Pour le créole je ne le maitrise pas..mon père bien que martiniquais, de plus directeur des écoles primaires, ne nous parlait pas créole....