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đŸ˜â€ïžđŸ˜˜ POESIES, HAÏKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đŸ˜â€ïžđŸ˜˜

chantoon - 16 janvier 2014 05:47

Si comme moi vous aimez la magie des mots, la beauté des phrases, si vous lisez avec plaisir les auteurs anciens, nouveaux , poésie de tout pays, si vous trouvez réconfort, apaisement et ressort en les dévorant :
Vous ĂȘtes a la bonne adresse, venez nous offrir en toute amitiĂ© vos poĂšmes prĂ©fĂ©rĂ©s ou pourquoi pas venez nous faire dĂ©couvrir vos propres Ă©crits...
En un mot, disons trois....VENEZ NOUS RÉGALER...
Si vous vous intéressez aux haïkus, venez nous les faire partagez, si vous en avez envie.
Cordialement.

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chantoon16 janvier 2014 05:47

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montreal

13 mars 2017 12:41


Aprùs l’hiver


N’attendez pas de moi que je vais vous donner
Des raisons contre Dieu que je vois rayonner ;
La nuit meurt, l’hiver fuit ; maintenant la lumiùre,
Dans les champs, dans les bois, est partout la premiĂšre.
Je suis par le printemps vaguement attendri.
Avril est un enfant, frĂȘle, charmant, fleuri ;
Je sens devant l’enfance et devant le zĂ©phyre
Je ne sais quel besoin de pleurer et de rire ;
Mai complùte ma joie et s’ajoute à mes pleurs.
Jeanne, George, accourez, puisque voilĂ  des fleurs.
Accourez, la forĂȘt chante, l’azur se dore,
Vous n’avez pas le droit d’ĂȘtre absents de l’aurore.
Je suis un vieux songeur et j’ai besoin de vous,
Venez, je veux aimer, ĂȘtre juste, ĂȘtre doux,
Croire, remercier confusément les choses,
Vivre sans reprocher les épines aux roses,
Être enfin un bonhomme acceptant le bon Dieu.

Ô printemps ! bois sacrĂ©s ! ciel profondĂ©ment bleu !
On sent un souffle d’air vivant qui vous pĂ©nĂštre,
Et l’ouverture au loin d’une blanche fenĂȘtre ;
On mĂȘle sa pensĂ©e au clair-obscur des eaux ;
On a le doux bonheur d’ĂȘtre avec les oiseaux
Et de voir, sous l’abri des branches printaniùres,
Ces messieurs faire avec ces dames des maniĂšres.

26 juin 1878

Victor Hugo

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chantoon

13 mars 2017 09:11

Bonjour...

Les nuages folĂątrent dans le bleu du ciel.
Le vert tendre des prĂšs se parseme de pastels
Une douceur parcourt l'air et nos cƓurs
Je vous le dis : le printemps est lĂ ..bien lĂ ...!!!

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montreal

12 mars 2017 13:01


Du besoin de s’unir aprĂšs le dĂ©part des Ă©trangers


Ô toi que l’univers adore,
Ô toi que maudit l’univers,
Fortune, dont la main, du couchant à l’aurore,
Dispense les lauriers, les sceptres et les fers,
Ton aveugle courroux nous garde-t-il encore
Des triomphes et des revers?

Nos malheurs trop fameux proclament ta puissance;
Tes jeux furent sanglans dans notre belle France;
Le peuple mieux instruit, mais trop fier de ses droits,
Sur les débris du trÎne établit son empire,
Poussa la libertĂ© jusqu’au mĂ©pris des lois,
Et la raison jusqu’au dĂ©lire.

BientÎt au premier rang porté par ses exploits,
Un roi nouveau brisa d’un sceptre despotique
Les faisceaux de la république,
Tout dégouttans du sang des rois.

Pour affermir son trĂŽne, il lassa la victoire,
D’un peuple gĂ©nĂ©reux prodigua la valeur;
L’Europe qu’il bravait a flĂ©chi sous sa gloire;
Elle insulte Ă  notre malheur.
C’est qu’ils ne vivent plus que dans notre mĂ©moire
Ces guerriers dont le nord a moissonné la fleur.
O désastre! O pitié! Jour à jamais célÚbre,
OĂč ce cri s’éleva dans la patrie en deuil;
Ils sont morts, et Moscow fut le flambeau funĂšbre
Qui prĂȘta ses clartĂ©s Ă  leur vaste cercueil.

Ces rùgnes d’un moment, et les chutes soudaines
De ces trînes d’un jour l’un sur l’autre croulans,
Ont laissé des levains de discorde et de haines
Dans nos esprits plus turbulens.

Cessant de comprimer la fiùvre qui l’agite,
Le fier républicain, sourd aux leçons du temps,
Appelle avec fureur, dans ses rĂȘves ardens,
Une liberté sans limite;
Mais cette liberté fut féconde en forfaits;
Cet ocĂ©an trompeur, qui n’a point de rivages,
N’est connu jusqu’à nous que par de grands naufrages
Dans les annales des Français.

<< Que nos maux, direz-vous, nous soient du moins utiles; Opposons une digue aux tempĂȘtes civiles; Que deux pouvoirs rivaux, l’un Ă©manĂ© des rois, L’autre sorti du peuple et garant de ses droits, Libres et dĂ©pendans, offrent au rang suprĂȘme Un rempart contre nous, un frein contre lui-mĂȘme. >>

Vainement la raison vous dicte ces discours;
L’égoĂŻsme et l’orgueil sont aveugles et sourds;
Cet amant du passé, que le présent irrite,
Jaloux de voir ses rois d’entraves dĂ©gagĂ©s,
Le front baissé, se précipite
Sous la verge des préjugés.

Quoi! Toujours des partis proclamés légitimes,
Tant qu’ils rĂšgnent sur nos dĂ©bris,
L’un par l’autre abattus, proscrivant ou proscrits,
Tour Ă  tour tyrans ou victimes!
Empire malheureux! Voilà donc ton destin! 

Français, ne dites plus : << La France nous est chÚre; >>
Elle désavoûrait votre amour inhumain.
Cessez, enfans ingrats, d’embrasser votre mùre,
Pour vous étouffer dans son sein.

Contre ses ennemis tournez votre courage;
Au conseil des vainqueurs son sort est agité;
Ces rois qui l’encensaient fiers de leur esclavage,
Vont lui vendre la liberté.

Non, ce n’est pas en vain que sa voix nous appelle;
Et, s’ils ont prĂ©tendu, par d’infames traitĂ©s,
Imprimer sur nos fronts une tache éternelle;
Si de leur doigt superbe ils marquent les cités
Que veut se partager une ligue infidĂšle;
Si la foi des sermens n’est qu’un garant trompeur;
Si, le glaive Ă  la main, l’iniquitĂ© l’emporte;
Si la France n’est plus, si la patrie est morte,
Mourons tous avec elle, ou rendons-lui l’honneur.

Qu’entends-je? Et d’oĂč vient cette ivresse
Qui semble croĂźtre dans son cours?
Quels chants, quels transports d’allĂ©gresse!
Quel bruyant et nombreux concours!
De nos soldats la foule au loin se presse;
D’une nouvelle ardeur leurs yeux sont embrasĂ©s;
Plus d’anglais parmi nous! Plus de joug! Plus d’entraves!
Levez plus fiÚrement vos fronts cicatrisés

Oui, l’étranger s’éloigne; oui, vos fers sont brisĂ©s;
Soldats, vous n’ĂȘtes plus esclaves!

Reprends ton orgueil,
Ma noble patrie;
Quitte enfin ton deuil,
Liberté chérie;
Liberté, patrie,
Sortez du cercueil!

D’un vainqueur insolent mĂ©prisons les injures;
Riches des étendards conquis sur nos rivaux,
Nous pouvons à leurs yeux dérober nos blessures
En les cachant sous leurs drapeaux.

Voulons-nous enchaĂźner leurs fureurs impuissantes?
Soyons unis, français; nous ne les verrons plus
Nous dicter d’Albion les dĂ©crets absolus,
Arborer sur nos tours ses couleurs menaçantes.
Nous ne les verrons plus, le front ceint de lauriers,
Troublant de leur aspect les fĂȘtes du gĂ©nie,
Chez MelpomĂšne et Polymnie
Usurper une place oĂč siĂ©geaient nos guerriers.
Nous ne les verrons plus nous accorder par grace
Une part des trésors flottans sur nos sillons.
Soyons unis; jamais leurs bataillons
De nos champs envahis ne couvriront la face;
La France dans son sein ne les peut endurer,
Et ne les recevrait que pour les dévorer.

Ah! Ne l’oublions pas; naguùre, dans ces plaines
OĂč le sort nous abandonna,
Nous n’avions pas portĂ© des ames moins romaines
Qu’aux champs de Rivoli, de Fleurus, d’IĂ©na;
Mais nos divisions nous y forgeaient des chaĂźnes.
Effrayante leçon qui doit unir nos coeurs
Par des liens indestructibles;
Le courage fait des vainqueurs;
La concorde, des invincibles.

Henri, divin Henri, toi qui fus grand et bon,
Qui chassas l’espagnol et finis nos misùres,
Les partis sont d’accord en prononçant ton nom;
Henri, de tes enfans fais un peuple de frĂšres.
Ton image déjà semble nous protéger,
Tu renais; avec toi renaĂźt l’indĂ©pendance;
Ô roi le plus français dont s’honore la France,
Il est dans ton destin de voir fuir l’étranger!

Et toi, son digne fils, aprùs vingt ans d’orage,
RĂšgne sur des sujets par toi-mĂȘme ennoblis.
Leurs droits sont consacrés dans ton plus bel ouvrage.
Oui, ce grand monument, affermi d’ñge en ñge,
Doit couvrir de son ombre et le peuple et les lis.
Il est des opprimĂ©s l’asile impĂ©rissable,
La terreur du tyran, du ministre coupable,
Le temple de nos libertés.
Que la France prospĂšre en tes mains magnanimes,
Que tes jours soient sereins, tes décrets respectés,
Toi, qui proclames ces maximes;
Ô rois, pour commander, obĂ©issez aux lois;
Peuple, en obéissant, sois libre sous tes rois!

Casimir Delavigne (1793-1843),

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mistouflette

12 mars 2017 10:42

@ Chantoon Super tout ce bonheur dont il ne faut pas perdre une miette.
Bonne journée Bisous.
@ MontrĂ©al Merci pour tous ces bons poĂšmes que tu dĂ©niches pour nous mettre le cƓur en fĂȘte. Bonne journĂ©e Ă  toi aussi

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chantoon

11 mars 2017 16:09



🎉 🎁🎂 ☀ 😍 ❀

Petit souper en tĂȘte Ă  tĂȘte
Pour fĂȘter 14 annĂ©es de bonheur
Mamie et son petit fils.

🕯🕯🕯🕯🕯🕯🕯🕯🕯🕯🕯🕯🕯🕯

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chantoon

11 mars 2017 12:24

Mistouflette ET Montreal , vous nous gĂątĂ©s.....😍😍😘

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montreal

11 mars 2017 12:08


Fleurs d’aurore


Comme au printemps de l’autre annĂ©e,
Au mois des fleurs, aprĂšs les froids,
Par quelque belle matinée,
Nous irons encore sous bois.

Nous y verrons les mĂȘmes choses,
Le mĂȘme glorieux rĂ©veil,
Et les mĂȘmes mĂ©tamorphoses
De tout ce qui vit au soleil.

Nous y verrons les grands squelettes
Des arbres gris, ressusciter,
Et les yeux clos des violettes
À la lumiùre palpiter.

Sous le clair feuillage vert tendre,
Les tourterelles des buissons,
Ce jour-lĂ , nous feront entendre
Leurs lentes et molles chansons.

Ensemble nous irons encore
Cueillir dans les prés, au matin,
De ces bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.

Nous y boirons l’odeur subtile,
Les capiteux aromes blonds
Que, dans l’air tiùde et pur, distille
La flore chaude des vallons.

Radieux, secouant le givre
Et les frimas de l’an dernier,
Nos chers espoirs pourront revivre
Au bon vieux soleil printanier.

En attendant que tout renaisse,
Que tout aime et revive un jour,
Laisse nos rĂȘves, ĂŽ jeunesse,
S’envoler vers tes bois d’amour !

ChĂšre idylle, tes primevĂšres
Éclosent en toute saison ;
Elles narguent les froids sévÚres
Et percent la neige Ă  foison.

Éternel renouveau, tes sùves
Montent mĂȘme aux coeurs refroidis,
Et tes capiteuses fleurs brĂšves
Nous grisent comme au temps jadis.

Oh ! oui, nous cueillerons encore,
Aussi frais qu’à l’autre matin,
Ces beaux bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.

Nérée Beauchemin

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mistouflette

10 mars 2017 18:20

A l'automne de ma Vie

L'Automne de ma Vie
Je la rĂȘve explosive
Tous mes sens en partage
Pour mieux me sentir Femme

Je la rĂȘve en douceur
En tendresse, en chaleur
En abandon total
Pour mieux rendre les armes

L'Automne de ma vie
Pour ma toute fin de vie
Je la rĂȘve avec Toi
Je l'espĂšre prĂšs de Toi

Je pose mes bagages
Il n'y a plus d'orages
Le ciel est toujours bleu
Un vrai feu d'artifice
Explose dans nos yeux
Mistou 10 Mars 2017

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mistouflette

10 mars 2017 18:16

@ Chantoon Merci ma Belle heureuse de t'avoir fait plaisir Bonne soirée Bisous à vous deux.

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chantoon

10 mars 2017 10:23

Bonjour...

Du soleil, des fleurs
Tout le monde en parle,
Est-ce le printemps...?

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chantoon

9 mars 2017 13:53

Bonjour....

@ mistou ma belle...: J'A -DO - RE !
C'est trés frais, trés jolie...j'en redemande..!
😍 đŸ˜»

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mistouflette

9 mars 2017 10:51

LA FEUILLE ET LE CRAYON

La page blanche attend
Depuis bien trop longtemps
Elle a convié son ami le crayon
Qui n'a pas répondu à son invitation.

Elle se sent trahie,
Elle est anéantie
Elle est presque en colĂšre
Elle vit un vrai calvaire

Ce tout petit crayon
Qui n'en fait qu'Ă  sa tĂȘte
A décidé de faire grÚve
Sans donner la moindre raison

La feuille lui propose
D'écrire de la prose
"D'accord" dit le crayon
J'y mets une condition

Cette si jolie page blanche
Et son gentil crayon
Se sont dit "Oui" ce soir
Leurs cƓurs au diapason
Mistou 7 Mars 2017

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montreal

8 mars 2017 12:28


Aux femmes


S’il arrivait un jour, en quelque lieu sur terre,
Qu’une entre vous vraiment comprüt sa tñche austùre,
Si, dans le sentier rude avançant lentement,
Cette Ăąme s’arrĂȘtait Ă  quelque dĂ©vouement,
Si c’était la BontĂ© sous les cieux descendue,
Vers tous les malheureux la main toujours tendue,
Si l’époux, si l’enfant Ă  ce cƓur ont puisĂ©,
Si l’espoir de plusieurs sur Elle est dĂ©posĂ©,
Femmes, enviez-la. Tandis que dans la foule
Votre vie inutile en vains plaisirs s’écoule,
Et que votre cƓur flotte, au hasard entraĂźnĂ©,
Elle a sa foi, son but et son labeur donné.
Enviez-la. Qu’il souffre ou combatte, c’est Elle
Que l’homme à son secours incessamment appelle,
Sa joie et son appui, son trésor sous les cieux,
Qu’il pressentait de l’ñme et qu’il cherchait des yeux,
La colombe au cou blanc qu’un vent du ciel ramùne
Vers cette arche en danger de la famille humaine,
Qui, des saintes hauteurs en ce morne séjour,
Pour branche d’olivier a rapportĂ© l’amour.

Et que votre cƓur flotte, au hasard entraĂźnĂ©,
Elle a sa foi, son but et son labeur donné.
Enviez-la ! Qu’il souffre ou combatte, c’est Elle
Que l’homme à son secours incessamment appelle,
Sa joie et son espoir, son rayon sous les cieux,
Qu’il pressentait de l’ñme et qu’il cherchait des yeux,
La colombe au cou blanc qu’un vent du ciel ramùne
Vers cette arche en danger de la famille humaine,
Qui, des saintes hauteurs en ce morne séjour,
Pour branche d’olivier a rapportĂ© l’amour.

Louise Ackermann, Paris, 1835

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chantoon

8 mars 2017 07:35

Bonjour...

8 MARS

Pensées pour mes soeurs
Pour mes soeurs qui souffrent tant,
Du bonheur pour elles.


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mistouflette

7 mars 2017 19:51

@ Chantoon
Désolée, tu vois quand je dis que la Vie va me prendre ma raison..... j'ai raison ..... Bonne soirée Bisous

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