
mistouflette
SI.......
Si Dame Nature choisit
De prendre ma raison
Si mon esprit décide
De me mettre en prison
Je brûlerai la Vie
J'interdirai l'ennui
Je ferai du Soleil
La huitième Merveille
S'il me faut survivre
Sans la moindre Passion
Si tous mes souvenirs
Ne sont que déraison
J'instaurerai le Bonheur
Pour juguler la Peur
Pour conjurer le sort
Je prierai aux aurores
Si la Vie, un jour
Devenait invivable
Si la Vie tout à coup
Se transformait en drames
Je ferai de ce monde
Un immense Carrousel
Saturé de tendresse
De joies et d'allégresse
Si je n'ai plus d'Avenir
Et que j'oublie mon nom
Si je ne dois me souvenir
Que d'un seul prénom
Si......
Mistou
montreal
Victor HUGO (1802-1885)
Au peuple
Il te ressemble ; il est terrible et pacifique.
Il est sous l'infini le niveau magnifique ;
Il a le mouvement, il a l'immensité.
Apaisé d'un rayon et d'un souffle agité,
Tantôt c'est l'harmonie et tantôt le cri rauque.
Les monstres sont à l'aise en sa profondeur glauque ;
La trombe y germe ; il a des gouffres inconnus
D'où ceux qui l'ont bravé ne sont pas revenus ;
Sur son énormité le colosse chavire ;
Comme toi le despote il brise le navire ;
Le fanal est sur lui comme l'esprit sur toi ;
Il foudroie, il caresse, et Dieu seul sait pourquoi ;
Sa vague, où l'on entend comme des chocs d'armures,
Emplit la sombre nuit de monstrueux murmures,
Et l'on sent que ce flot, comme toi, gouffre humain,
Ayant rugi ce soir, dévorera demain.
Son onde est une lame aussi bien que le glaive ;
Il chante un hymne immense à Vénus qui se lève ;
Sa rondeur formidable, azur universel,
Accepte en son miroir tous les astres du ciel ;
Il a la force rude et la grâce superbe ;
Il déracine un roc, il épargne un brin d'herbe ;
Il jette comme toi l'écume aux fiers sommets,
Ô peuple ; seulement, lui, ne trompe jamais
Quand, l'oeil fixe, et debout sur sa grève sacrée,
Et pensif, on attend l'heure de sa marée.

chantoon
Je Pense beaucoup a une personne qui est partie très vite, trop vite , et il me vient cette chanson :
Mon Amie La Rose
On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin
A l'aurore je suis née
Baptisée de rosée
Je me suis épanouie
Heureuse et amoureuse
Aux rayons du soleil
Me suis fermée la nuit
Me suis réveillée vieille
Pourtant j'étais très belle
Oui j'étais la plus belle
Des fleurs de ton jardin
On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin
Vois le dieu qui m'a faite
Me fait courber la tête
Et je sens que je tombe
Et je sens que je tombe
Mon cœur est presque nu
J'ai le pied dans la tombe
Déjà je ne suis plus
Tu m'admirais hier
Et je serai poussière
Pour toujours demain.
On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Est morte ce matin
La lune cette nuit
A veillé mon amie
Moi en rêve j'ai vu
Eblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait
Crois celui qui peut croire
Moi, j'ai besoin d'espoir
Sinon je ne suis rien
Ou bien si peu de chose
C'est mon amie la rose
Qui l'a dit hier matin.
mistouflette
Premiers émois
Dans ce petit bal de campagne
Sur un parquet un peu bancal
J'attendais que tu me regardes
Le cœur déjà dans les étoiles
L'Orchestre attaquait une Marche
Les premiers couples se formaient
Et moi dans mon coin j'espérais
Que par la main, tu me prendrais
Se succédaient les marches, les tangos, les paso
Je te regardais danser
Ton sourire à se damner
Pour moi, tu étais le plus beau
En regardant tes beaux yeux bleus
J'attendais ce fameux "Tango bleu"
u as mis le branle-bas de combat
J'étais si bien entre tes bras
Et la musique guidait nos pas
Mistou 2 Mars 21
montreal
Théodore Agrippa d' AUBIGNÉ (1552-1630)
Je sens bannir ma peur et le mal que j'endure
Je sens bannir ma peur et le mal que j'endure,
Couché au doux abri d'un myrte et d'un cyprès,
Qui de leurs verts rameaux s'accolant près à près
Encourtinent la fleur qui mon chevet azure !
Oyant virer au fil d'un musicien murmure
Milles nymphes d'argent, qui de leurs flots secrets
Bebrouillent en riant les perles dans les prés,
Et font les diamants rouler à l'aventure.
Ce bosquet de verbrun qui cette onde obscurcit,
D'échos harmonieux et de chants retentit.
Ô séjour aimable ! ô repos précieux !
Ô giron, doux support au chef qui se tourmente !
Ô mes yeux bien heureux éclairés de ses yeux !
Heureux qui meurt ici et mourant ne lamente !
mistouflette
Premiers émois
Dans ce petit bal de campagne
Sur un parquet un peu bancal
J'attendais que tu me regardes
Le cœur déjà dans les étoiles
L'Orchestre attaquait une Marche
Les premiers couples se formaient
Et moi dans mon coin j'espérais
Que par la main, tu me prendrais
Se succédaient les marches, les tangos, les paso
Je te regardais danser
Ton sourire à se damner
Pour moi, tu étais le plus beau
En regardant tes beaux yeux bleus
J'attendais ce fameux "Tango bleu"
Me permettant de t'inviter
Sans la Bienséance " bafouée"
Tu m'as souri et dans mon cœur en émoi
Tu as mis le branle-bas de combat
J'étais si bien entre tes bras
Et la musique guidait nos pas
Mistou 2 Mars 2017
montreal
Jean de LA FONTAINE (1621-1695)
La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf
Une Grenouille vit un Boeuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf,
Envieuse, s'étend, et s'enfle, et se travaille,
Pour égaler l'animal en grosseur,
Disant : "Regardez bien, ma soeur ;
Est-ce assez ? dites-moi ; n'y suis-je point encore ?
- Nenni. - M'y voici donc ? - Point du tout. - M'y voilà ?
- Vous n'en approchez point. "La chétive pécore
S'enfla si bien qu'elle creva.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages.