đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47


chantoon
Il pleut, il pleut, il,pleut...
J'écris en gris maussade
Je pense en gris maussade...
Je guette un rayon de soleil
Qui me mettrait de la Lumiere
Dans mes mots, sur mes maux,
Pour sourire aux oiseaux
Pour rire face au ciel..
Qui me mettrait du baume au coeur.
Soleil, viens...sois mon bonheur.!
Ce n'est pas Mistouflette. Mais en voyant ce temps Ă Nancy...ils sont venus tout seul....
mistouflette
HEUREUSE
J'ai dĂ©cidĂ© d'ĂȘtre heureuse
MĂȘme un tantinet audacieuse
C'est cette idée qui m'a réveillée
Le soleil sur ma joue, posé
Il m'a conté tant de merveilles
Doucement au creux de l'oreille
Il m'a parlé de vacances
Pour me mettre le cĆur en transe
J'ai dĂ©cidĂ© d'ĂȘtre amoureuse
Voire aussi un peu batailleuse
De croquer la Vie Ă pleine dents
Pendant que j'ai encore du temps
Allongée sur mon canapé
Le cĆur plongĂ© dans mes pensĂ©es
Puisque c'est bon pour la santé
Conjuguons donc le verbe "Aimer"
Mistou
mistouflette
@ Chantoon Bonjour ma Belle,
Bien sûr que je suis amoureuse, mais ça ne date pas d'hier. Pour en revenir à cet écrit, juste une divagation entre deux adultes, PoÚtes, séparés par des centaines de kms. Tu y as cru, ça veut dire que ce n'est pas trop mal écrit hihihi!!!! Bonne journée Bisous
mistouflette
Pensées en dérobade
A Toi mon " Amireux"
Quelque peu libertin
Qui m'entraine sans tabou
Sur ce joli chemin
Nos mots se parlent et se répondent
Dansant sur la mĂȘme longueur d'ondes
Des petits messages coquins
Qui nous transportent dĂšs le matin
Toute cette jolie prose
Suggérant tant de choses
Nos sens qui s'embrasent
Volant jusqu'Ă l'extase
Si un jour on osait
Braver les interdits
Si de la "Bienséance"
Une fois, on faisait fi
A l'automne de nos vies
Si on devenait fous
N'avoir des souvenirs
Qui ne seraient qu'Ă nous
RĂȘver des moments bonheur
Dessiner nos corps en couleur
Pardonne moi si je divague
Sur le fil de mes états d'ùme
Mistou 18 Mars 2017
montreal
@ Chantoon :bisous: en effet ce n'est pas rien d'ĂȘtre cambriolĂ© tout en se doutant de qui a fait le coup mais sans pouvoir accuser ni rien faire . Les dĂ©gĂąts sont minimes Ă premiĂšre vue la porte du garage a Ă©tĂ© ouverte d'une maniĂšre rapide professionnelle qui laisse peu de traces d'une effraction , un vieux de la vieille l'aurait ouverte plus proprement , ce qui me fait dire ça c'est parce que je suis serrurier mĂ©tallier Ă la base donc je connais assez bien quand au matĂ©riel bien sĂ»r c'est celui que l'on utilise et qui coĂ»te assez cher mĂȘme trop cher pour moi maintenant puisque je suis en maladie et cette semaine le mĂ©decin de la SĂ©cu m' a classĂ© en invaliditĂ© catĂ©gorie 2 alors qu'avant j'Ă©tais en fin de droit au chĂŽmage et depuis 11 mois je suis en maladie , les rentrĂ©es ne volent pas haut . Je me dĂ©brouillerai pour que mon pote me prĂȘte le matĂ©riel que je n'ai plus lui c'est la semaine derniĂšre qu'il s'est fait volĂ© dans son cabanon . Ce qui est malheureux c'est tous les policiers et gendarmes qui ont Ă©tĂ© retirĂ©s et de faire rentrer n'importe qui sur le sol Français . Il faudrait remettre des forces de l'ordre et qu'elles soient en plus Ă©troite collaboration avec la justice . Tout ce que je vois aujourd'hui , c'est qu'il n'y a plus aucun respect de personne et qu'au dessus de nous on laisse faire , on prĂ©fĂšre s'occuper de rĂ©former l'orthographe alors que l'on a de plus en plus d'analphabĂštes , l'Ă©ducation il s'en foute un gamin fait une bĂȘtise et tu ne peux mĂȘme pas le corriger sans que lui-mĂȘme puisse dĂ©poser une plainte parce que tu lui aura mis une baffe , d'ailleurs rien qu'une insulte tu peux ĂȘtre poursuivie . Il serait temps que ça change vraiment mais le faire avec une mĂ©fiance exacerbĂ©e parce que chez certains qui souhaitent le changement , ils ne sont pas clairs du tout .
montreal
La Bataille de Waterloo
Ils ne sont plus, laissez en paix leur cendre;
Par dâinjustes clameurs ces braves outragĂ©s
Ă se justifier nâont pas voulu descendre;
Mais un seul jour les a vengés :
Ils sont tous morts pour vous défendre.
Malheur Ă vous si vos yeux inhumains
Nâont point de pleurs pour la patrie!
Sans force contre vos chagrins,
Contre le mal commun votre Ăąme est aguerrie;
Tremblez, la mort peut-ĂȘtre Ă©tend sur vous ses mains!
Que dis-je? Quel français nâa rĂ©pandu des larmes
Sur nos défenseurs expirans?
PrĂȘt Ă revoir les rois quâil regretta vingt ans,
Quel vieillard nâa rougi du malheur de nos armes?
En pleurant ces guerriers par le destin trahis,
Quel vieillard nâa senti sâĂ©veiller dans son ame
Quelque reste assoupi de cette antique flamme
Qui lâembrasait pour son pays?
Que de leçons, grand dieu! Que dâhorribles images
Lâhistoire dâun seul jour prĂ©sente aux yeux des rois!
Clio, sans que la plume échappe de ses doigts,
Pourra-t-elle en tracer les pages?
Cachez-moi ces soldats sous le nombre accablés,
Domptés par la fatigue, écrasés par la foudre,
Ces membres palpitans dispersés sur la poudre,
Ces cadavres amoncelés!
Eloignez de mes yeux ce monument funeste
De la fureur des nations;
Ă mort! Epargne ce qui reste!
Varus, rends-nous nos légions!
Les coursiers frappĂ©s dâĂ©pouvante,
Les chefs et les soldats épars,
Nos aigles et nos étendards
SouillĂ©s dâune fange sanglante,
Insultés par les léopards,
Les blessés mourant sur les chars,
Tout se presse sans ordre, et la foule incertaine,
Qui se tourmente en vains efforts,
Sâagite, se heurte, se traĂźne,
Et laisse aprĂšs soi dans la plaine
Du sang, des débris et des morts.
Parmi des tourbillons de flamme et de fumée,
Ă douleur, quel spectacle Ă mes yeux vient sâoffrir?
Le bataillon sacré, seul devant une armée,
SâarrĂȘte pour mourir.
Câest en vain que, surpris dâune vertu si rare,
Les vainqueurs dans leurs mains retiennent le trépas.
Fier de le conquĂ©rir, il court, il sâen empare;
La garde, avait-il dit, meurt et ne se rend pas.
On dit quâen les voyant couchĂ©s sur la poussiĂšre,
Dâun respect douloureux frappĂ© par tant dâexploits,
Lâennemi, lâoeil fixĂ© sur leur face guerriĂšre,
Les regarda sans peur pour la premiĂšre fois.
Les voilà ces héros si long-temps invincibles!
Ils menacent encor les vainqueurs étonnés!
Glacés par le trépas, que leurs yeux sont terribles!
Que de hauts faits écrits sur leurs fronts sillonnés!
Ils ont bravĂ© les feux du soleil dâItalie,
De la castille ils ont franchi les monts;
Et le nord les a vus marcher sur les glaçons
Dont lâĂ©ternel rempart protĂ©ge la Russie.
Ils avaient tout dompté⊠Le destin des combats
Leur devait, aprĂšs tant de gloire,
Ce quâaux français naguĂšre il ne refusait pas;
Le bonheur de mourir dans un jour de victoire.
Ah! Ne les pleurons pas! Sur leurs fronts triomphans
La palme de lâhonneur nâa pas Ă©tĂ© flĂ©trie;
Pleurons sur nous, français, pleurons sur la patrie;
Lâorgueil et lâintĂ©rĂȘt divisent ses enfans.
Quel siĂšcle en trahisons fut jamais plus fertile?
Lâamour du bien commun de tous les coeurs sâexile;
La timide amitiĂ© nâa plus dâĂ©panchemens;
On sâĂ©vite, on se craint; la foi nâa plus dâasile,
Et sâenfuit dâĂ©pouvante au bruit de nos sermens.
O vertige fatal! Déplorables querelles
Qui livrent nos foyers au fer de lâĂ©tranger!
Le glaive étincelant dans nos mains infidÚles,
Ensanglante le sein quâil devrait protĂ©ger.
Lâennemi cependant renverse les murailles
De nos forts et de nos cités;
La foudre tonne encore, au mépris des traités.
Lâincendie et les funĂ©railles
Ăpouvantent encor nos hameaux dĂ©vastĂ©s;
Dâavides proconsuls dĂ©vorent nos provinces;
Et, sous lâĂ©charpe blanche, ou sous les trois couleurs,
Les français, disputant pour le choix de leurs princes,
DétrÎnent des drapeaux et proscrivent des fleurs.
Des soldats de la Germanie
Jâai vu les coursiers vagabonds
Dans nos jardins pompeux errer sur les gazons,
Parmi ces demi-dieux quâenfanta le gĂ©nie.
Jâai vu des bataillons, des tentes et des chars,
Et lâappareil dâun camp dans le temple des arts.
Faut-il, muets tĂ©moins, dĂ©vorer tant dâoutrages?
Faut-il que le français, lâolivier dans la main,
Reste insensible et froid comme ces dieux dâairain
Dont ils insultent les images?
Nous devons tous nos maux Ă ces divisions
Que nourrit notre intolérance.
Il est temps dâimmoler au bonheur de la France
Cet orgueil ombrageux de nos opinions.
Etouffons le flambeau des guerres intestines.
Soldats, le ciel prononce, il relĂšve les lis;
Adoptez les couleurs du héros de Bovines,
En donnant une larme aux drapeaux dâAusterlitz.
France, rĂ©veille-toi! Quâun courroux unanime
Enfante des guerriers autour du souverain!
Divisés, désarmés, le vainqueur nous opprime;
Présentons-lui la paix, les armes à la main.
Et vous, peuples si fiers du trépas de nos braves,
Vous, les témoins de notre deuil,
Ne croyez pas, dans votre orgueil,
Que, pour ĂȘtre vaincus, les français soient esclaves.
Gardez-vous dâirriter nos vengeurs Ă venir;
Peut-ĂȘtre que le ciel, lassĂ© de nous punir,
Seconderait notre courage;
Et quâun autre Germanicus
Irait demander compte aux Germains dâun autre Ăąge
De la défaite de Varus.
Casimir Delavigne (1793-1843)

chantoon
Bonjour....En ce dimanche OU il fait bon flùner, je vous offre de la lecture...ne soyez pas grincheux au vu de sa longueur, lisez et réjouissez-vous....
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
Jeunes et vieux de leur demeure
S'empressent de déloger,
Et le mĂȘme instant sonne l'heure
De la messe et du berger.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
Réunis en grande famille,
Ce jour-lĂ , nos bons lurons
Vont chanceler Ă la Courtille
Et tomber aux Porcherons.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
Javotte, désertant la halle,
Court étaler à Clichy
Son déshabillé de percale
Que la veille elle a blanchi.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
L'ouvrier promĂšne sa femme
Du Bon-Coin au Soleil-d'Or,
Du Soleil-d'Or au mélodrame,
OĂč le couple heureux s'endort.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
Le laquais, dédaignant sa veste,
Se déguise en habit neuf ;
Et l'homme de bien, plus modeste,
Brosse son habit d'Elbeuf.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
Le marchand, muni d'une assiette
Et d'un petit vin nouveau,
Pour déjeuner à la Muette,
Porte une langue de veau.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
A l'église on voit la grisette
Prier Dieu dévotement,
Pour que le beau temps lui permette
D'aller trouver son amant.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
Le commis au tendron qu'il aime
DĂ©pĂȘche un billet galant ;
Et l'écolier fait de son thÚme
L'oreille d'un cerf-volant.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
Ă chaque porte de la ville
Le chagrin est consigné,
Et le débiteur, plus tranquille,
Ne craint pas d'ĂȘtre assignĂ©.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
Si quelquefois l'ennui conspire
Contre un désordre aussi beau,
Un refrain combat son empire,
Et le vin est son tombeau.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.