đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47

montreal
Béatitude
Dans les doux prémices du vent d'octobre
Offrir mon visage aux caresses de la brise
Les paupiĂšres closent sur un esprit sobre
L'été à l'agonie pour l'automne lùche prise
Seule et sans but marcher et me sentir libre
Humer les senteurs des feuilles qui se meurent
D'une saison muse insufflatrice du félibre
Et entendre mon coeur sourire Ă cette langueur
J'aime dans le silence de la forĂȘt dĂ©nudĂ©e
Me ressourcer dans le délice de la solitude
Instant privilégié que cette balade enchantée
OĂč mon Ăąme navigue sur un ocĂ©an de plĂ©nitude
Rùle de l'été dans le souffle d'une légÚre rafale
Le voile de la nuit enveloppe cette nature stérile
Songer Ă rentrer, abandonner cette dame philosophale
L'automne est saison chÚre à mon coeur fébrile.
Marie.C
scoubidou51
LE DEPART DES HIRONDELLES-
Vous nous avez quittés charmantes voyageuses,
Fuyant la sĂšcheresse ou le vent violent.
Ătes vous reparties vers les mers radieuses,
Des pays des soleils flambants sous le couchant ?
Combien je vous guettais mes charmantes beautés !
Et quand vint le printemps, vos cris ont égayés
NĂŽtre pays trop sage, par lâhiver affectĂ©.
DĂšs le lever du jour, en ballets volubiles,
Vous cherchiez un abri pour construire le nid.
Et quand vos chers petits se montrĂšrent agiles,
Ils quittĂšrent ce nid pour rejoindre la vie.
Que de soirée trÚs douce avec vos cris joyeux,
Et vos vols incessants, inépuisable jeu !
Maintenant la saison devient plus monotone,
Mais au printemps prochain vous serez de retour,
Et vos jeux insouciants réjouiront nos jours.
montreal
Lâautomne est lĂ , le ciel trĂšs bas.
Les colombes chagrines fuient
Pour trouver la chaleur lĂ -bas.
SâĂ©rige un mur de parapluies
Sur les badauds, pressant leurs pas,
Parant les griffes de la nuit.
Lâautomne est lĂ , aussi la pluie.
Pan déverse ses douces larmes,
Abreuvant le sol alangui
Et faunes et flores qui pĂąment.
Les brĂšmes faufilant, ravies,
Flirtant avec le ru. Ă quel charme !
Et surgit un magique monde
En arc-en-ciel : vert, jaune, rouxâŠ
La forĂȘt dâune robe blonde
Se pare, parsĂšme dâun doux
Tapis de mousses vagabond
Les pieds nus de saules chez nous.
Dans les foyers campe lâautomne ;
Certains, passant au coin de lâĂątre
Leurs longues soirées monotones,
Avec thé, jeux de cartes à quatre,
Dâautres, seuls, Ă©pousant leur plume
Survolant lâĂ©tendue de brume.
Simlecteur.
montreal
Dame nature
Beauté si pure
A l'air si tendre
Regard impure
Laissez vous prendre
Remplir vos yeux
Graver vos coeurs
Merveilles des cieux
Vibrer les choeurs
Amour tu abrites
Sans rien quémander
Louanges tu mérites
Vies tu sais garder
Souvent tu danses
Dans le vent léger
Mais blessure tu panses
Dans la tempĂȘte affliger
Senteurs subtiles
L'Ăąme tu enchantes
De peines tu es asiles
Paix dans tes adiantes.
montreal
Triste saison
Quand résonne le chant du flavert
Sur la forĂȘt qui s'endort
Dans les prémices de l'hiver
L'automne sĂšme ses feuilles d'or
Valse de tutus mordorés
Le petit rat tourbillonne
Gracieuse voltige élaborée
Du feuillage qui papillonne
BientĂŽt ne subsisteront
Que de fines silhouettes
Branches lisses oĂč dormiront
Les frĂȘles alouettes
Le souffle glacé de la bise
Hurlera son chant funeste
Dans la froidure,seule l'iphise
Vers une proie odorée,se preste
La nature doucement sommeil
Engrenage du cycle de la vie
Ronde fragile du vert au vermeil
Passé les frimas,la douceur ravie

chantoon
Bonjour,Bonjour....merci Scoubidou, MĂME avec un temps tout gris. Nous pouvons trouver de la Poesie....đ
Amusante celle lĂ ....
LA GRENOUILLE
Ce petit batracien aux débuts aquatiques
Poisson sorti dâun oeuf pour sautiller bon train
Est subtil instrument météorologique
Qui vit par tous les temps ses drĂŽlesques desseins âŠ
Danseuse de la pluie sur gouttes dâeau en fleurs
DĂ©ployant Ă lâenvol quatre pattes en lâair
Voit son saut vers le ciel agile et plein dâardeur
A plat ventre finir en retombant parterre âŠ
Coeur en gorge au soleil du printemps des étangs
Grenoille dâautrefois coasse Ă perdre haleine,
Gonflant chaque bajoue dâun ballon transparent
Pour que ses cris dâamour lui donnent moins de peine âŠ
Son nom sert Ă loisir bien des caricatures :
Argent dilapidĂ© se dit â lâavoir bouffĂ©e â,
De â bĂ©nitier â pour ces pieuses Ăąmes pures,
Dâ â homme-grenouille â enfin au mĂ©tamorphosĂ© âŠ
Minuscule tĂȘtard ne pouvait deviner
Que ses cuisses seraient hautement appréciées !
Il aurait pu sinon ses nageoires garder
Et ne jamais tenter de vilains cuisiniers âŠ
Aimons de notre mieux ces douces créatures
Que le peintre parfois fait voler ou pleuvoir,
Notes en croches coeurs de musique nature
Grenouilles chantent fort le verbe sâĂ©mouvoir !

chantoon
Bonjour.....un peu tristounet le temps, trés tristounet les actualités....
La poesie...
La poésie est une amie
Câest Ă elle quâon se confie
Aux heures lentes de la vie
Quand tous les amis sont absents
Il nây a quâelle qui comprend
Tous nos soucis tous nos tourments
Elle a toujours un compliment
La poésie
Elle est fidĂšle Ă tous ses gens
Quâon ne trouve pas forcĂ©ment
A la Maison de la Culture
La poĂ©sie a de lâallure
Mais nâaime pas les fioritures
Elle est partout sur les murs
Dans une rue ou dans lâazur
La poésie
La poésie est une amie
Sur qui on peut toujours compter
Car elle est souvent bien lunée
Pour sĂ»r quâun jour elle ouvrira
Sa porte nâest jamais fermĂ©e
Et quand on est tout seul un soir
Ellânous laissera pas tomber
La poésie
La poésie a la vie dure
On la supprime on la rature
Mais un beau jour ellâremet ça
Ellâse laissâpas fairâ comme ça
La poésie ne meurt jamais
Car elle aime lâaventure
Et elle a toujours des idées
La poésie
Elle aime nous dire ses vers
Mais ellâprĂ©fĂšrâ quand câest lâhiver
Et câest pour elle quâon Ă©crit
Pour oublier les matins gris
Pour sĂ»r quâon finira pas tous
A lâAcadĂ©mie
Et câest pour ça quâelle tousse
La poésie
ArsÚne Maulavé
montreal
Le sang des vignes
Tout en grains noirs jaillit en grĂące la vermeille*
Des astres et soleil serviteur devient Page !
Dâun regard sur raisins en grappes sur la treille
Frémit réjouissance en futur bon cépage!
Tinte rĂ©sonne pur lâunivers dans les champs
OĂč les rangĂ©es de ceps reviennent en pensĂ©e !
En ce saint jour autour dâune table, tranchant
Le subtil merveilleux sang, de vigne embrassée.
Belle sĂšve que le fruit sans luxure, la jambe*
Ou cuisse, fait bon vin pour vous Messieurs savants*
Vantant avec finesse et haut la main enjambe
Tous les records divins lancés aux quatre vents !
Sans sentir ni goûter un aperçu délice
Et vous avez déjà un avant-goût moelleux
Ou sec devant les yeux ou un perçu acide,
La mise en bouche suit tout en savoir soyeux !
Une gorgée, saveur au palais se promÚne
Le temps de décupler tout arÎme divin
Voyageant expiré par le nez vous amÚne
Toutes perceptions criant lâEsprit-de-vin !
Nâoublions pas son corps qui nâest autre quâassise
Qui permet dĂ©finir sâil est lĂ©ger ou fort,
Sâil a du caractĂšre affinant sans surprise
Et lâhomme trouve en lui un super contrefort !
Cieux sur chaque tulipe transpire un fin bouquet,
Regard anobli mesure en bon gosier
Qui atteint le cristal la robe dâun banquet!
Le produit de la force en la veine saignée !
Quand, un archange passe, un silence déguste
Un sublime sur lĂšvre une Ăme suspendue
SâĂ©prend de cet instant en Ă©phĂ©mĂšre auguste
Bénit et communie en priÚre épandue !

chantoon
Eh oui, messieurs, en automne tout s'endort, meurt, Ou tout comme, en hiver, pour mieux se rĂ©veiller doucettement au printemps et vivre Ă©panouie enfin en Ă©tĂ©.....c'est la loi des saisons, l'homme aussi vit ses saisons Ă sa maniĂšre.....en tout cas celĂ nous a permis de profiter de vos poĂ©mes....MERCI Ă tous les deux.......đ đ
montreal
En septembre
Parmi la chaleur accablante
Dont nous torrĂ©fia lâĂ©tĂ©,
Voici se glisser, encor lente
Et timide, à la vérité,
Sur les eaux et parmi les feuilles,
Jusque dans ta rue, ĂŽ Paris,
La rue aride oĂč tu tâendeuilles
De tels parfums jamais taris,
Pantin, Aubervilliers, prodige
De la Chimie et de ses jeux,
Voici venir la brise, dis-je,
La brise aux sursauts courageuxâŠ
La brise purificatrice
Des langueurs morbides dâantan,
La brise revendicatrice
Qui dit Ă la peste : va-tâen !
Et qui gourmande la paresse
Du poĂ«te et de lâouvrier,
Qui les encourage et les presseâŠ
» Vive la brise ! » il faut crier :
» Vive la brise, enfin, dâautomne
AprĂšs tous ces simouns dâenfer,
La bonne brise qui nous donne
Ce sain premier frisson dâhiver ! «
Paul Verlaine,