đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47

montreal
PoĂšme pour la Toussaint
Un poĂšme pour le jour de la Toussaint
FĂȘte de nos ancĂȘtres et des dĂ©funts
Nos disparus sont tous des saints
En vérité, la mort n'est pas une fin
Beaux poÚmes écrits pour le premier novembre
FĂȘte des morts de nos chers et regrettĂ©s anciens
La Toussaint, un enseignement pour l'Humain
Ce jour nous rappelle que tout finit cendres
Messages de souvenirs pour nos morts
Nos disparus nous rendent plus forts
Belle poĂ©sie pour la fĂȘte de la Toussaint
Les tombes pour les fleurs sont des écrins
Point de poĂ©sie dans la fĂȘte d'Halloween
PoĂšme sur la Toussaint la vie prend racines
Doux message pour les sages disparus un jour
Que les vacances de la Toussaint soient amour

chantoon
Bonjour, Bonjour....
En ces pĂ©riodes difficiles pour certaines et certains d'ĂȘtre nous, je positive avec tout ce qui m'entoure pour retrouver
une belle serennitĂ©...le soleil, le ciel bleu, une tourterelle qui passe pour aller je ne sais oĂč, le jargon chantant du petit
voisin sur le pallier, une bougie allumée en hommage....quelques beaux vers qui se posent avec douceur sur mon coeur
Et le réchauffe à sa maniÚre.
Chacun ses trucs...
je vous souhaite de trouver vous aussi le petit quelque chose qui plaira Ă votre coeur et adoucira la
cicatrice de votre souffrance.....
montreal
Bestiaire du Grand Nord
Perdu sur un glacier polaire
Dans la froidure du Grand Nord,
Un pingouin gémit sur le sort
Qui le prive de ses compĂšres.
Pendant quâun phoque solitaire
Sâextrait de lâonde avec effort,
Un renard blanc hurle Ă la mort
Sous les yeux blasés de ses frÚres.
SitĂŽt que leur enfant sâendort,
Deux pétrels prennent leur essor
Pour une pĂȘche alimentaire.
Un loup déchiquette le corps
Dâun caribou dont les viscĂšres
Exaltent sa faim sanguinaire.

chantoon
Bonjour....
Allez, je vous emmĂšne lĂ oĂč j'aimerais passer du temps,
comme Montreal avec le Canada, moi, ce sont des contrées
lointaines q'un ami connait bien, mais pour moi c'est encore du rĂȘve ...
..alors rĂȘvez avec moi. Si vous le voulez bien! đ
De Maryjo Claus-Rauch
Ce soir la jonque vogue dans la baie d'Along
Le vent chaud glisse entre ma peau et le sarong.
Le ciel est d'anthracite les feux se tamisent
Ma main frĂŽle tes cheveux, ouvre ta chemise.
J'ai mis des étoiles dans nos yeux et sur nos peaux
Nous sommes bercés du doux clapotis des eaux,
Ton souffle habille mes seins d'un baiser de soie
Sous ma robe satin, ma perle est en émoi.
Heureux couchés sur le futon, nos corps brûlants
S'enroulent en lianes sauvages, nos doigts serpents.
Tes lÚvres ouvrent le corset de mon orchidée
Je pousse un cri plaintif, le plaisir est secret.
Se dressent les rochers découpés sur le ciel,
Aux flancs lissés, s'accrochent les nids d' hirondelles.
La nuit déploie son étole mauve soyeuse.
La lune pose sa joue sur l'onde rĂȘveuse..
Baie.D'Along.Mai.199O.Voyages.
montreal
Apogée du net
Sur la toile
Le secret se dévoile
L'intimité jette le voile
L'ùme est une étoile
Confiante, sans peur
Livrer ses malheurs
Sur des vers conteurs
Transcrit par l'auteur.
Le net est exutoire
Oreille de nos déboires
Que le cĆur veut parloir
Le net est dévidoir
Mais parfois sans raison
S'installe la déception
L'internet est passion
A user avec modération
Gare aux beaux parleurs
Offrant amitiés et chaleur
Qui aussi vite qu'une fleur
Se fanent sans faveur
Le net est un paradis
Pour les menteurs avertis
Qui brisent des vies
Par jeux ou par envies
montreal
Vieille ferme Ă la Toussaint
La ferme aux longs murs blancs, sous les grands arbres jaunes,
Regarde, avec les yeux de ses carreaux éteints,
Tomber trĂšs lentement, en ce jour de Toussaint,
Les feuillages fanĂ©s des frĂȘnes et des aunes.
Elle songe et resonge Ă ceux qui sont ailleurs,
Et qui, de pĂšre en fils, longuement sâĂ©reintĂšrent,
Du pied bĂȘchant le sol, des mains fouillant la terre,
A secouer la plaine Ă grands coups de labeur.
Puis elle songe encor quâelle est finie et seule,
Et que ses murs épais et lourds, mais crevassés,
Laissent filtrer la pluie et les brouillards tassés,
MĂȘme jusquâau foyer oĂč sâabrite lâaĂŻeule.
Elle regarde aux horizons bouder les bourgs ;
Des nuages compacts plombent le ciel de Flandre ;
Et tristement, et lourdement se font entendre,
LĂ -bas, des bonds de glas sautant de tour en tour.
Et quand la chute en or des feuillage effleure,
Larmes ! ses murs flétris et ses pignons usés,
La ferme croit sentir ses lointains trépassés
Qui doucement se rapprochent dâelle, Ă cette heure,
Et pleurent.
Emile Verhaeren,