
helene9434
doyen a écrit :
Nul doute que ni vous ni votre époux, vous n'avez pris le mariage à la légère puisque vous êtes restés mariés jusqu'au décès survenu trop tôt de ce dernier.
Le divorce est une épreuve et le veuvage, une tragédie.
Félicitations et merci à vous qui nous donnez l'exemple à suivre.
heu, non ! je ne prétends aucunement être un exemple , et je m'y refuse même !
Chacun voit sa vie à sa façon, dans un couple il y a forcément des hauts et des bas, on les surmonte ou non. On supporte , ou relativise, certaines choses ou non.
Il arrive même qu'avant, on peut clamer haut et fort que JAMAIS on ne supportera telle ou telle situation, et que, le cas échéant, on reste quand même pour tout un tas de raisons qui n'appartiennent qu'à la personne, selon tout un tas de facteurs.
giancarlo13
Marie-louise a écrit :
Peut etre se poser quelques questions avant de se marier et d'avoir des enfants; ça eviterai les enfants "déboussolés" avec des traces à vie
Vous avez raison, le mariage et faire des enfants est une chose à ne pas prendre à la légère. Mais même avec ça le divorce peut frapper des personnes éclairées. Et c’est pour cela que je trouve le divorce triste et pas stupide comme certaines personnes le pensent ! Dans ce cas là on ne se marie pas et on ne fait pas d’enfants !
doyen
labichedada a écrit :
Non pas d'accord.....l'homme est aussi responsable dans le cas de non relations sexuelles.
Le nombre d'années de mariage, l'usure du temps, la vie quoi, peuvent amener à vivre sans relation
Encore une fois dans le cas jurisprudentiel rapporté, c'était la femme
doyen
labichedada a écrit :
A bon!!!!
Seules les femmes seraient donc la cause ?????
Dans le cas présent, c'est la femme.
Bon nombre de femmes se plaignent de défaillance sexuelle de leur époux, mais elles ne l'invoquent pas comme motif du divorce.
Elles divorcent simplement pour engager ou poursuivre une relation déjà existante avec un autre homme ou une femme, ce qui n'est pas exclu
giancarlo13
cappucino a écrit :
A Giancardo oui c'est stupide d'ores s'être aimé et c terrible quand il y a des gamins
Non ! Je persiste, ce n’est pas stupide mais triste ! Dans ce cas il ne faut plus se marier ou vivre ensemble seulement et surtout ne pas faire d’enfants ! Les aléas de la vie font que les gens divorcés et si enfants beaucoup de douleurs. Vous trouvez cela stupide ? Pour moi ce n'est que douleurs et tristesse !
doyen
Autrement dit le refus d’avoir des relations intimes, le plus fréquemment de la part de l’épouse, constitue-t-il une cause de divorce pour faute, notamment prononcé à ses torts exclusifs ?
A cette interrogation, la Cour d’appel de Versailles avait répondu par l’affirmative par un arrêt rendu le 7 novembre 2019 (n° 18/05762) au motif qu’un « ‘refus continu » constitue « une violation grave et renouvelée des devoirs et obligations du mariage rendant intolérable le maintien de la vie commune ».
Cette décision de condamnation a été confirmée par la Cour de cassation (1re chambre civile) dans son arrêt du 17 septembre 2020 (n° 20-10.564) qui a rejeté le pourvoi formé par l’épouse.
Pour autant à l’heure actuelle, il s’avère que le « libre consentement » fonde l’exercice d’une activité sexuelle au point de rendre ineffectif le pr étendu « devoir conjugal » devenu archaïque.
En effet, si le code civil énonce une obligation de communauté de vie, une obligation de fidélité, un devoir d’assistance et de secours et de participation aux charges du ménage , il ne signale absolument pas une « obligation d’avoir des relations sexuelles ».
A complètement disparu des mœurs l’ancien adage « le vol et le viol entre époux n’existent pas ». Seul subsiste le viol (voire entre autres l’affaire Pélicot)
C’est en ce sens que s’est récemment prononcée la CEDH (Cour européenne des droits de l’homme), dans sa décision du 23 janvier 2025, saisie par l’épouse débouté auparavant par la cour d’appel de Versailles et la cour de cassation
Selon elle « l'existence même d'une telle obligation matrimoniale est à la fois contraire à la liberté sexuelle et au droit de disposer de son corps et à l'obligation positive de prévention qui pèse sur les États contractants en matière de lutte contre les violences domestiques et sexuelles ».
Par ailleurs, on ne saurait prétendre que « le consentement au mariage emporte un consentement aux relations sexuelles futures » car cela « serait de nature à ôter au viol conjugal son caractère répréhensible »
Désormais un époux ou une épouse qui se plaindrait de cette absence d’intimité, devrait obtenir de l’autre un divorce par consentement mutuel ou introduire une procédure de divorce sur demande acceptée. En revanche, l’adultère peut être invoqué comme faute, mais simplement comme cause fautive du divorce, bien qu’en pratique les intéressés n’y ont guère recours
doyen
gregg a écrit :
Si je me fie à ce que je lis ici.
Dans un mariage régulier, il serait possible pour l'un des époux de refuser toute relation sexuelle.
Pourtant
Ceux qui font un mariage blanc, doivent justifier de se rejoindre dans l'intimité et pas qu'une seule fois.
C'est cool, il y a longtemps que notre paysage politique est ridicule. 😄
Juste une précision.
Contrairement ce que l'on pense généralement dans l'inconscient collectif, le mariage fictif ou blanc ne concerne pas que les étrangers voulant rester en France ou obtenir la nationalité française.
Certes, bien moins fréquemment, il vise également les fonctionnaires, notamment les enseignants désireux d'obtenir une mutation.
Prenons un exemple.
Une femme enseigne à Bordeaux. Un simple copain ou ami en tout bien tout honneur enseigne à Toulouse. Ce dernier veut venir ou revenir à Bordeaux sa ville d'origine. Is se marient et l'homme vien toutes les semaines à Bordeaux sous le toit de la femme. Après mariage et obtention de la mutation de l'homme, le couple divorce et le tour est joué.
doyen
janine33 a écrit :
Alors je m’interroge sur ce qui est la communauté de vie .
Le mariage n’est il pas une communauté de vie de couple ?
Comme vous le dites fort justement le mariage implique une communauté de vie, donc une vie sous le même toit avec partage du quotidien.
Le code civil érige ce principe en obligation, si bien qu'un des deux époux pourrait l'invoquer comme cause de divorce pour faute, ce qui n'est pas le cas, selon la dernière jurisprudence, de l'absence de relations sexuelles