

Anne marie
artmonika a écrit :
Très...
Après je pense que c'est à nous de veiller à utiliser des mots français quand c'est possible.
Je ne dis jamais spoiler (déjà parce que c'est seulement un morceau de carrosserie automobile ahahah) mais j'utilise divulgacher et en plus j'adore ce mot.
artmonika
Anne marie a écrit :
Il faut savoir aussi que certains mots "anglais" que nous utilisons n'existent pas - ce sont donc des français qui importent "bêtement" des mots sans la signification de base et créent "un pseudo anglicisme"
baby foot se dit table football
basket.... sport shoes ou sneakers (on y vient doucement au sneaker)
brushing.... blow dry
footing.. jogging
parking.... car park
smoking... dinner suit
spoiler.. disclose
etc...
la liste est très très longue..
Très...

Anne marie
Il faut savoir aussi que certains mots "anglais" que nous utilisons n'existent pas - ce sont donc des français qui importent "bêtement" des mots sans la signification de base et créent "un pseudo anglicisme"
baby foot se dit table football
basket.... sport shoes ou sneakers (on y vient doucement au sneaker)
brushing.... blow dry
footing.. jogging
parking.... car park
smoking... dinner suit
spoiler.. disclose
etc...
la liste est très très longue..
artmonika
colette a écrit :
la grammaire anglaise est beaucoup plus facile que la grammaire française .le français est riche en nuances de tous ordres il oblige la pensée à travailler pour trouver le mot juste .Que dire de la poésie ?
C’est vrai ... Le français n’est pas si simple que acquérir disent les étrangers. Beaucoup de nuances ...

2ALAIN
helene9434 a écrit :
pour remettre un peu "the church in the middle of the village"
"Quand on demande aux gens ce qui pourrait mettre la langue française en danger, on entend souvent citer les anglicismes et la place trop importante que l’anglais prendrait aujourd’hui dans notre langue.
On entend même des gens utiliser des termes comme invasion. Notre langue serait « polluée », voire « infestée » d’anglicismes.
Si on parle d’« anglicismes », on est directement confronté à un problème de définition. En effet, dans le mot anglicisme, le suffixe -isme pourrait sous entendre qu’il y en aurait trop, une sorte d’excès, comme dans maniérisme, populisme ou protectionnisme.
Pour garder une certaine objectivité, les linguistes parleront plutôt d’« emprunts ». Finalement, le mot anglicisme, ça sert surtout à rappeler qu’un mot n’est pas vraiment français. Mais alors c’est quoi, un mot vraiment français ? Prenons trois exemples : moustache, guitare et train. Qui dirait aujourd’hui que ces mots ne sont pas français ? Pourtant, moustache vient de l’italien, guitare de l’arabe en passant par l’espagnol et, quand il désigne un moyen de transport, le mot train nous vient de… l’anglais.
Donc, quand un mot d’origine anglaise est bien intégré, comme budget ou compétition, est-ce que c’est toujours un anglicisme ? Et si le mot d’origine anglaise qu’on emprunte est lui-même d’origine française ? Comme le mot tennis, qui vient du mot tenez adressé à l’adversaire lorsqu’on lui envoyait la balle au jeu de paume. Ou encore le mot management, qui fut emprunté au xve siècle au verbe français mesnager qui signifie « tenir en main » et qu’on retrouve aujourd’hui dans le mot manège.
Et si l’anglicisme n’existe qu’en français, est-ce que c’est toujours un anglicisme ? En anglais, un smoking se dit « tuxedo » et si vous invitez un Anglais à une soirée people, il pensera que vous l’invitez à une soirée avec des gens.
Et si le mot est à moitié français ? Sa terminaison par exemple. Un stripteaseur ou une blogueuse, est-ce que ce sont encore des anglicismes ?
Et si l’anglicisme est prononcé à la française ? En France, on prononce un /skwar/ et pas un /skwèr/, ou la /séia/ plutôt que la /siyayé/ pour la CIA. On dit pourtant le /èfbiaïe/ et pas le /èfbéi/.
Et si le mot anglais est écrit à la française ? Par exemple, si on écrit « louseur » pour looser, est-ce qu’il devient français ? C’est ce qu’on a fait avec bouledogue ou redingote (qui viennent de bulldog et de riding coat, le manteau pour monter à cheval).
Et si c’est un grand écrivain qui utilise l’anglicisme en premier, ça compte ? Stendhal écrit Les Mémoires d’un touriste et introduit pour l’occasion le mot touriste dans la langue française. On lui doit aussi l’expression « happy few », utilisée dans La Chartreuse de Parme en référence au Henry V de Shakespeare. Et Mallarmé est le premier à utiliser le mot fashion.
En réalité, plus de la moitié des mots anglais sont d’origine française, la Cour et les institutions d’Angleterre ayant été francophones pendant plus de trois siècles. Les anglicismes, c’est souvent un prêté pour un rendu.
En plus, on parle toujours des anglicismes qui nous envahissent, mais pas de ceux qui disparaissent. L’« ado » a repris le pas sur le « teenager » des années 1980. La « boite » a remplacé le « dancing » et la « muscu » le « body building ».
Mais ne soyons pas naïfs. Beaucoup de gens utilisent aussi les anglicismes par snobisme. La start-up nation de Macron a tendance à « pitcher les business plans au CEO pour benchmarquer un crowdfunding disruptif ».
On maquille le français en anglais pour les mêmes raisons qu’on le maquillait en italien à la Renaissance. Un concerto pour soprano a cappella, c’est comme un break de funk qui groove. La différence est culturelle, pas linguistique. Mais qui oserait dire aujourd’hui que le vocabulaire de la musique classique est infesté d’italianismes ?
Les gens n’ont pas de problème avec les emprunts, ils ont des problèmes avec l’anglais. La culture dominante à la Renaissance, c’est l’italien. Aujourd’hui, que ça nous plaise ou non, c’est la culture anglo-saxonne. Si on veut plus de vocabulaire français dans la culture, il faut développer plus de culture française. Ou plutôt francophone, parce que la culture française, ça ne doit pas forcément venir de France.
Cette chronique est extraite de l'ouvrage Le Français n’existe pas, dans lequel Arnaud Hoedt et Jérôme Piron, deux comédiens belges - également linguistes de formation et professeurs de français - remettent en cause nos certitudes sur la langue française avec humour. À travers vingt et une chroniques diffusées pour la plupart sur France Inter, Hoedt et Piron dynamitent joyeusement poncifs et idées reçues sur « le bon usage » du français, en ouvrant le dialogue avec des chercheurs et des linguistes de tous horizons. Un ouvrage idéal pour réinventer notre rapport à la langue, avec humour et intelligence !
https://dictionnaire.lerobert.com/dis-moi-robert/raconte-moi-robert/mots-epoque/sommes-nous-envahis-par-les-anglicismes.html
" en ouvrant le dialogue avec des chercheurs et des linguistes de tous horizons "
à condition , bien sûr , qu'ils soient wokodéconstructionnistes !
artmonika
helene9434 a écrit :
pour remettre un peu "the church in the middle of the village"
"Quand on demande aux gens ce qui pourrait mettre la langue française en danger, on entend souvent citer les anglicismes et la place trop importante que l’anglais prendrait aujourd’hui dans notre langue.
On entend même des gens utiliser des termes comme invasion. Notre langue serait « polluée », voire « infestée » d’anglicismes.
Si on parle d’« anglicismes », on est directement confronté à un problème de définition. En effet, dans le mot anglicisme, le suffixe -isme pourrait sous entendre qu’il y en aurait trop, une sorte d’excès, comme dans maniérisme, populisme ou protectionnisme.
Pour garder une certaine objectivité, les linguistes parleront plutôt d’« emprunts ». Finalement, le mot anglicisme, ça sert surtout à rappeler qu’un mot n’est pas vraiment français. Mais alors c’est quoi, un mot vraiment français ? Prenons trois exemples : moustache, guitare et train. Qui dirait aujourd’hui que ces mots ne sont pas français ? Pourtant, moustache vient de l’italien, guitare de l’arabe en passant par l’espagnol et, quand il désigne un moyen de transport, le mot train nous vient de… l’anglais.
Donc, quand un mot d’origine anglaise est bien intégré, comme budget ou compétition, est-ce que c’est toujours un anglicisme ? Et si le mot d’origine anglaise qu’on emprunte est lui-même d’origine française ? Comme le mot tennis, qui vient du mot tenez adressé à l’adversaire lorsqu’on lui envoyait la balle au jeu de paume. Ou encore le mot management, qui fut emprunté au xve siècle au verbe français mesnager qui signifie « tenir en main » et qu’on retrouve aujourd’hui dans le mot manège.
Et si l’anglicisme n’existe qu’en français, est-ce que c’est toujours un anglicisme ? En anglais, un smoking se dit « tuxedo » et si vous invitez un Anglais à une soirée people, il pensera que vous l’invitez à une soirée avec des gens.
Et si le mot est à moitié français ? Sa terminaison par exemple. Un stripteaseur ou une blogueuse, est-ce que ce sont encore des anglicismes ?
Et si l’anglicisme est prononcé à la française ? En France, on prononce un /skwar/ et pas un /skwèr/, ou la /séia/ plutôt que la /siyayé/ pour la CIA. On dit pourtant le /èfbiaïe/ et pas le /èfbéi/.
Et si le mot anglais est écrit à la française ? Par exemple, si on écrit « louseur » pour looser, est-ce qu’il devient français ? C’est ce qu’on a fait avec bouledogue ou redingote (qui viennent de bulldog et de riding coat, le manteau pour monter à cheval).
Et si c’est un grand écrivain qui utilise l’anglicisme en premier, ça compte ? Stendhal écrit Les Mémoires d’un touriste et introduit pour l’occasion le mot touriste dans la langue française. On lui doit aussi l’expression « happy few », utilisée dans La Chartreuse de Parme en référence au Henry V de Shakespeare. Et Mallarmé est le premier à utiliser le mot fashion.
En réalité, plus de la moitié des mots anglais sont d’origine française, la Cour et les institutions d’Angleterre ayant été francophones pendant plus de trois siècles. Les anglicismes, c’est souvent un prêté pour un rendu.
En plus, on parle toujours des anglicismes qui nous envahissent, mais pas de ceux qui disparaissent. L’« ado » a repris le pas sur le « teenager » des années 1980. La « boite » a remplacé le « dancing » et la « muscu » le « body building ».
Mais ne soyons pas naïfs. Beaucoup de gens utilisent aussi les anglicismes par snobisme. La start-up nation de Macron a tendance à « pitcher les business plans au CEO pour benchmarquer un crowdfunding disruptif ».
On maquille le français en anglais pour les mêmes raisons qu’on le maquillait en italien à la Renaissance. Un concerto pour soprano a cappella, c’est comme un break de funk qui groove. La différence est culturelle, pas linguistique. Mais qui oserait dire aujourd’hui que le vocabulaire de la musique classique est infesté d’italianismes ?
Les gens n’ont pas de problème avec les emprunts, ils ont des problèmes avec l’anglais. La culture dominante à la Renaissance, c’est l’italien. Aujourd’hui, que ça nous plaise ou non, c’est la culture anglo-saxonne. Si on veut plus de vocabulaire français dans la culture, il faut développer plus de culture française. Ou plutôt francophone, parce que la culture française, ça ne doit pas forcément venir de France.
Cette chronique est extraite de l'ouvrage Le Français n’existe pas, dans lequel Arnaud Hoedt et Jérôme Piron, deux comédiens belges - également linguistes de formation et professeurs de français - remettent en cause nos certitudes sur la langue française avec humour. À travers vingt et une chroniques diffusées pour la plupart sur France Inter, Hoedt et Piron dynamitent joyeusement poncifs et idées reçues sur « le bon usage » du français, en ouvrant le dialogue avec des chercheurs et des linguistes de tous horizons. Un ouvrage idéal pour réinventer notre rapport à la langue, avec humour et intelligence !
https://dictionnaire.lerobert.com/dis-moi-robert/raconte-moi-robert/mots-epoque/sommes-nous-envahis-par-les-anglicismes.html
Bah, Hélène, je veux bien qu’on "remette l’église au milieu du village" puisque, même si l’expression a un autre sens, elle nous ramène à nos traditions ancestrales.
Et justement traditions et culture sont au coeur-même de cette discussion.
Il y a évidemment beaucoup à dire sur l’origine du français comme de l’anglais.
Je ne suis pas linguiste mais j’aime tant notre langue que je regrette (comme beaucoup de participants) la fâcheuse invasion de mots anglais au détriment de nos propres mots.
Je me demande ce qu’en penserait "notre" Molière ?
En perdrait-il son latin ?
artmonika
2ALAIN a écrit :
Les français n'ont que ce qu'ils méritent , où est le pb ?
Peu importe, Alain, de chercher un responsable à ce qui est une triste constatation plus qu’un "problème" !
Notre langue est assez belle pour qu’on en utilise son propre vocabulaire.
Ainsi, j’ai toujours privilégié le mot "accompagnement" a celui de "coaching" galvaudé et "servi à toutes les sauces". ...
Car nous avons aussi beaucoup d’expressions bien françaises qui méritent de ne pas "tomber dans la désuétude".
N’est ce pas à chaque français de faire en sorte de préserver notte langue en lui accordant sa place au mépris des autres langues.
C’est là encore le maintien de notre culture qui est en cause.
helene9434
pour remettre un peu "the church in the middle of the village"
"Quand on demande aux gens ce qui pourrait mettre la langue française en danger, on entend souvent citer les anglicismes et la place trop importante que l’anglais prendrait aujourd’hui dans notre langue.
On entend même des gens utiliser des termes comme invasion. Notre langue serait « polluée », voire « infestée » d’anglicismes.
Si on parle d’« anglicismes », on est directement confronté à un problème de définition. En effet, dans le mot anglicisme, le suffixe -isme pourrait sous entendre qu’il y en aurait trop, une sorte d’excès, comme dans maniérisme, populisme ou protectionnisme.
Pour garder une certaine objectivité, les linguistes parleront plutôt d’« emprunts ». Finalement, le mot anglicisme, ça sert surtout à rappeler qu’un mot n’est pas vraiment français. Mais alors c’est quoi, un mot vraiment français ? Prenons trois exemples : moustache, guitare et train. Qui dirait aujourd’hui que ces mots ne sont pas français ? Pourtant, moustache vient de l’italien, guitare de l’arabe en passant par l’espagnol et, quand il désigne un moyen de transport, le mot train nous vient de… l’anglais.
Donc, quand un mot d’origine anglaise est bien intégré, comme budget ou compétition, est-ce que c’est toujours un anglicisme ? Et si le mot d’origine anglaise qu’on emprunte est lui-même d’origine française ? Comme le mot tennis, qui vient du mot tenez adressé à l’adversaire lorsqu’on lui envoyait la balle au jeu de paume. Ou encore le mot management, qui fut emprunté au xve siècle au verbe français mesnager qui signifie « tenir en main » et qu’on retrouve aujourd’hui dans le mot manège.
Et si l’anglicisme n’existe qu’en français, est-ce que c’est toujours un anglicisme ? En anglais, un smoking se dit « tuxedo » et si vous invitez un Anglais à une soirée people, il pensera que vous l’invitez à une soirée avec des gens.
Et si le mot est à moitié français ? Sa terminaison par exemple. Un stripteaseur ou une blogueuse, est-ce que ce sont encore des anglicismes ?
Et si l’anglicisme est prononcé à la française ? En France, on prononce un /skwar/ et pas un /skwèr/, ou la /séia/ plutôt que la /siyayé/ pour la CIA. On dit pourtant le /èfbiaïe/ et pas le /èfbéi/.
Et si le mot anglais est écrit à la française ? Par exemple, si on écrit « louseur » pour looser, est-ce qu’il devient français ? C’est ce qu’on a fait avec bouledogue ou redingote (qui viennent de bulldog et de riding coat, le manteau pour monter à cheval).
Et si c’est un grand écrivain qui utilise l’anglicisme en premier, ça compte ? Stendhal écrit Les Mémoires d’un touriste et introduit pour l’occasion le mot touriste dans la langue française. On lui doit aussi l’expression « happy few », utilisée dans La Chartreuse de Parme en référence au Henry V de Shakespeare. Et Mallarmé est le premier à utiliser le mot fashion.
En réalité, plus de la moitié des mots anglais sont d’origine française, la Cour et les institutions d’Angleterre ayant été francophones pendant plus de trois siècles. Les anglicismes, c’est souvent un prêté pour un rendu.
En plus, on parle toujours des anglicismes qui nous envahissent, mais pas de ceux qui disparaissent. L’« ado » a repris le pas sur le « teenager » des années 1980. La « boite » a remplacé le « dancing » et la « muscu » le « body building ».
Mais ne soyons pas naïfs. Beaucoup de gens utilisent aussi les anglicismes par snobisme. La start-up nation de Macron a tendance à « pitcher les business plans au CEO pour benchmarquer un crowdfunding disruptif ».
On maquille le français en anglais pour les mêmes raisons qu’on le maquillait en italien à la Renaissance. Un concerto pour soprano a cappella, c’est comme un break de funk qui groove. La différence est culturelle, pas linguistique. Mais qui oserait dire aujourd’hui que le vocabulaire de la musique classique est infesté d’italianismes ?
Les gens n’ont pas de problème avec les emprunts, ils ont des problèmes avec l’anglais. La culture dominante à la Renaissance, c’est l’italien. Aujourd’hui, que ça nous plaise ou non, c’est la culture anglo-saxonne. Si on veut plus de vocabulaire français dans la culture, il faut développer plus de culture française. Ou plutôt francophone, parce que la culture française, ça ne doit pas forcément venir de France.
Cette chronique est extraite de l'ouvrage Le Français n’existe pas, dans lequel Arnaud Hoedt et Jérôme Piron, deux comédiens belges - également linguistes de formation et professeurs de français - remettent en cause nos certitudes sur la langue française avec humour. À travers vingt et une chroniques diffusées pour la plupart sur France Inter, Hoedt et Piron dynamitent joyeusement poncifs et idées reçues sur « le bon usage » du français, en ouvrant le dialogue avec des chercheurs et des linguistes de tous horizons. Un ouvrage idéal pour réinventer notre rapport à la langue, avec humour et intelligence !
https://dictionnaire.lerobert.com/dis-moi-robert/raconte-moi-robert/mots-epoque/sommes-nous-envahis-par-les-anglicismes.html