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Légaliser la drogue, pour où contre

rodoalex - 23 octobre 2024 18:35

Peut on envisager de légaliser les drogues.

Légaliser la drogue, pour où contre

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rodoalex23 octobre 2024 18:35

Peut on envisager de légaliser les drogues.

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hervé Nono

27 octobre 2024 08:51
2ALAIN a écrit :
" Le problème c’est que nous sommes en démocratie..."

Le problème c’est que nous ne sommes plus en démocratie ...

Bonjour Alain je pense que nous sommes en démocratie c'est-à-dire le pouvoir du peuple bon c'est-à-dire des élections relativement libres
je dis relativement parce que on peut toujours trouver des arguments pour dire que c'est relativement libre bien sûr l'expression démocratique est fonction des possibilités d'expression est fonction des outils d'expression est fonction des moyens d'expression

c'est-à-dire moyens financiers moyen intellectuels moyen de réseau ...moyen de lobby et comme le dit parfois Macron avec beaucoup de justesse bien sûr il y a des lobbies mais beaucoup beaucoup d'organismes que l'on considère pas comme des lobbies en fait sont des ́lobbies

les syndicats sont des lobbys les associations sont des lobbies les institutions sont des lobbies

par exemple la justice ou la fonction publique sont des lobbies ils ont de par leur etendue et prérogatives ...de par leurs moyens ...des possibilités de se faire entendre que n’ont pas des gens qui sont dans une situation économique et sociale différente et qui sont en petits nombre ou très dispersés dans le territoire
donc nous sommes en démocratie mais la démocratie et ben c'est le pouvoir du peuple tel qu'il est organisé c'est-à-dire tel qu'il est en quelque sorte émietté .... avec d'un côté des très grosses miettes et de l'autre des petites miettes

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2ALAIN

27 octobre 2024 08:09
hervé Nono a écrit :
Je peux me retrouver dans certains de vos propos...

ceci dit

Le problème c’est que nous sommes en démocratie...et que les solutions sont a concevoir à priori dans ce cadre

" Le problème c’est que nous sommes en démocratie..."

Le problème c’est que nous ne sommes plus en démocratie ...

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hervé Nono

27 octobre 2024 07:36

Bonjour bien sûr on ne peut pas envisager de légaliser toutes les drogues il est connu que certaines drogues sont extrêmement dangereuses dès la première prise c'est le cas de drogue qui sont apparues récemment sur le marché et qui rendent immédiatement prisonnier de cette substance

donc bien sûr les partisans de la légalisation encadrée du cannabis ne sont pas des fous
ce sont des gens raisonnables qui pensent que il faut reconnaître les problèmes et qui pensent que le le mieux pour la société

la meilleure façon pour la société de régler ses problèmes c'est de les affronter et de les gérer avec la fois avec bienveillance et disons conscience

c'est-à-dire conscience des enjeux conscience des conséquences conscience aussi du fait que l'être humain n'est pas un être de perfection n'est pas un être de comportement absolument défini une fois pour toutes
il y a des gens qui considèrent que la consommation récréative de cannabis est quelque chose qui ne les affecte pas dans leur possibilité de contrôle de la vie quotidienne et donc au nom de quoi leurs interdirerions- nous une consommation raisonnable s'ils remplissent leur obligation de contrôle en cas de besoin ...

Et puis par ailleurs on ne peut réfléchir à la question des drogues en dehors de la question plus générale de l'organisation de la vie individuelle et sociale
si on laisse les gens a leurs solitudes a leurs difficultés
à leurs névroses ,,, à leurs angoisses à leurs problématiques de toutes sortes en solitude

il faut pas s'étonner que beaucoup de gens recherchent une sorte de solution intérieure alors que pour moi le gros de la solution des problématiques humaines est de nature n'ont pas extérieur mais je dirais de l'ordre d'un rapport entre l'intérieur et l'extérieur c'est-à-dire relationnel

nous avons besoin d'une société plus inclusive plus relationnelle
nous avons besoin de ne plus être livrées à nous-même et à des solutions disons d'intervention sur le moi...
nous avons besoin d'être considérées comme des êtres sociaux inter relationnel et en quelque sorte inséparables
à certains niveaux au moins de considération
Hors si on laisse quantité d'individus sans sans espérance sociale sans perspectives économiques sans perspective d'épanouissement dans une activité intéressante enrichissante pour la collectivité et pour soi-même on ne résoudra jamais de manière intéressante et profonde la problématique de la consommation de drogue

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hervé Nono

27 octobre 2024 07:15

Ce n’est pas moi qui pense que l’alcool 🍺🍷🍻🥃🍾est une drogue
..c’est la science qui le dit.🍾🍾🍾🍾

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Avatar DOMINIQUE

DOMINIQUE

26 octobre 2024 21:55

je me souviens dans mon enfance de documentaires, d'images très fortes à la télé, d'images de drogués, complètement malades, ..... , images des états-unis, cela, dans mon jeune âge, m'a extrèmement marqué ....... je ne me suis jamais drogué.

je me demande pourquoi aujourd'hui, nous n'avons plus droit à ces images, qui montrent la réalité, et
qui ont ce pouvoir de bien faire réfléchir ......

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Avatar Marc

Marc

26 octobre 2024 21:47

Si vous pensez que le vin ou le patis sont des drogues , alors bien sur a forte dose et a repetition cela s apelle " etre alcoolique " ...sauf si cela est occasionnel par Ex une fete
Quand au tabac ( je ne fume pas ) donc pour moi fumer , c est de la " betise " , car cela coute beaucoup d argent et detruit la santé , c est autorisé et en plus cela rapporte a l etat qui joue les hypocrites ( avec des campagnes anti tabac d ailleurs moins frequente ! )
Je vous laisse a vos croyances en ce qui concerne le " drogue " sa legalisation , moi je reste sur mes positions a ce sujet , pas de compromis avec les " dearlers " .. bonne suite sur le sujet ...

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

26 octobre 2024 19:37
Marc a écrit :
C est bien la le probleme quelle democratie voulons nous ??
J ai donné la mienne ...Apres ...?!

Oui mais la démocratie stipule que on ne puisse pas zigouiller comme vous dites les dealers

donc comment on s'y prend c'est pas simple s'il y a un commerce des drogues c'est qu'il y a une demande de drogues déjà il faut distinguer les choses parce que dans le commerce des drogues il existe déjà les drogues autorisées que sont l'alcool et le tabac qui sont bien des drogues qui sont bien dangereuses si on les utilise de manière inappropriée. En excès par exemple ou si le produit est frelaté

bien évidemment par exemple que si vous créez des bières de consommation courante qui font 5 6 degrés ou que vous créez des des bières de 40 degrés sans prévenir personne ça peut causer des dégâts terribles sur les cerveaux et sur les physiologies et au-delà dans la vie courante de la société
donc problème il est là quand on parle des drogues on parle de toute une problématique des drogues n'est-ce pas et plein d'aspects des drogues on ne peut dire pas de drogue où il y a drogues

la drogue elle est là de toute façon et comment on fait pour qu'elle soit le moins nuisible possible

le plus positif possible bon parce que on peut quand même aussi y voir culturellement certains aspects positifs a consommer un verre de bon vin 🍷

et tout en maintenant la formation à une bonne consommation ..
alors pour le cannabis il est à noter qu’ un bon dosage est impératif

j'entends dire que beaucoup de cannabis sur le marché edt trop fortement dosé ...

et le bénéfice d'une gestion d'État ce serait justement de contrôler de manière précise la composition de ces produits stupéfiants récréatif ..

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Avatar Marc

Marc

26 octobre 2024 18:05
Whisky a écrit :
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Merci , mais ce n est que ma façon de voir les choses ...!
il ne peu pas y avoir de democratie sans certaines regles ...apres chacun a sa vision des choses ..!

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Avatar Marc

Marc

26 octobre 2024 18:01
hervé Nono a écrit :
Je peux me retrouver dans certains de vos propos...

ceci dit

Le problème c’est que nous sommes en démocratie...et que les solutions sont a concevoir à priori dans ce cadre

C est bien la le probleme quelle democratie voulons nous ??
J ai donné la mienne ...Apres ...?!

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hervé Nono

26 octobre 2024 17:03
Marc a écrit :
Nous sommes dans une societe qui trouve toujours des excuses , que ce soit pour la drogue , les delits de fuite routiere , les deputés qui se drogue , les violeurs , les assassins , voyous qui attaque la police , etc ... Moi , je suis pour l ordre , le respect , l education , l autorité , se qui n empeche pas , la fete , la bienveillance , la famille, la reussite ( chacun avec ces possibilités )
Mais je comprend que cela n est plus d actualité , et je n ai pas honte de mes principes , meme si dans mon entourage gentiment mon surnom est " l ours "
Vous me dite " outrancier " quand je parle d eliminer des nuisibles , c est bien la preuve de la decheance de notre societé ....ou il il ne faut pas conbattre , l insolence a l ecole , la delinquance dans la rue , l agression gratuite , au nom de la liberté ...!
Nous n avons a vrai dire pas la meme conception de la societe ...!

Je peux me retrouver dans certains de vos propos...

ceci dit

Le problème c’est que nous sommes en démocratie...et que les solutions sont a concevoir à priori dans ce cadre

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Avatar Whisky

Whisky

26 octobre 2024 16:37
Marc a écrit :
Nous sommes dans une societe qui trouve toujours des excuses , que ce soit pour la drogue , les delits de fuite routiere , les deputés qui se drogue , les violeurs , les assassins , voyous qui attaque la police , etc ... Moi , je suis pour l ordre , le respect , l education , l autorité , se qui n empeche pas , la fete , la bienveillance , la famille, la reussite ( chacun avec ces possibilités )
Mais je comprend que cela n est plus d actualité , et je n ai pas honte de mes principes , meme si dans mon entourage gentiment mon surnom est " l ours "
Vous me dite " outrancier " quand je parle d eliminer des nuisibles , c est bien la preuve de la decheance de notre societé ....ou il il ne faut pas conbattre , l insolence a l ecole , la delinquance dans la rue , l agression gratuite , au nom de la liberté ...!
Nous n avons a vrai dire pas la meme conception de la societe ...!

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Avatar Marc

Marc

26 octobre 2024 16:34
hervé Nono a écrit :
Oui mais flinguer les dealers c’est outrancier..

.et ça risque d’être contre-productif

Par ailleurs, on peut naître déjà addict si les parents ou le milieu le sont

Er puis c’est un problème collectif..une responsabilité collective .

Mais pas de souci on en discute..

Nous sommes dans une societe qui trouve toujours des excuses , que ce soit pour la drogue , les delits de fuite routiere , les deputés qui se drogue , les violeurs , les assassins , voyous qui attaque la police , etc ... Moi , je suis pour l ordre , le respect , l education , l autorité , se qui n empeche pas , la fete , la bienveillance , la famille, la reussite ( chacun avec ces possibilités )
Mais je comprend que cela n est plus d actualité , et je n ai pas honte de mes principes , meme si dans mon entourage gentiment mon surnom est " l ours "
Vous me dite " outrancier " quand je parle d eliminer des nuisibles , c est bien la preuve de la decheance de notre societé ....ou il il ne faut pas conbattre , l insolence a l ecole , la delinquance dans la rue , l agression gratuite , au nom de la liberté ...!
Nous n avons a vrai dire pas la meme conception de la societe ...!

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Avatar Sylvia

Sylvia

26 octobre 2024 15:18
Anne marie a écrit :
non ça n'évitera pas le marché clandestin ( regardez ce qui se passe pour les cigarettes ??)

En effet, rien n' arrêtera les narco trafiquants.
Les barons de la drogue sont bien implantés dans tous les pays, la France également est bien gangrènée
Nous savons très bien que l' addiction débute par un petit joint, cannabis, etc.
Puis la personne, pour peu qu' elle soit fragile, " testera " un autre produit,
Plus dangereux et ce sera l' Escalade avec peu de moyens pour un retour en arrière.
Coke, héro, crack.
Cocktail de toutes ces m....es
Toutes sortes de drogues de synthèse qui crameront les cerveaux, qui tueront jeunes et moins jeunes.
Utopique :
Brûlons les laboratoires où se fabriquent ces saloperies, brûlons les plantations, supprimons tous les dealers qui pourrissent la vie des pauvres citoyens, au cœur des cités.
Légaliser ne ferait qu' engendrer une autre " rivalité " plus grave.
Barons de la drogue contre état.
Devinez qui en sortirait vainqueur ?
Éduquons plutôt nos enfants, entourons- les !
En 2024, il semble que tout le monde se réveille alors que, sous nos yeux
Indifférents, se passait ce manège à la sortie des écoles, puis le soir dans certains quartiers, puis dans la journée , puis dans les montées d' Escalier terrorisant les
habitants.
Ah oui il est bien temps de se réveiller !

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2ALAIN

26 octobre 2024 14:41
hervé Nono a écrit :
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ARTICLE
Drogues : au nom de la loi
16.10.2023, par Grégory Fléchet

PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP
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Après des décennies de législations répressives, la manière dont nos sociétés encadrent l'usage des substances psychoactives évolue mais reste pour le moins ambigüe.
Interrogé le 14 septembre 2020 sur la chaîne LCI à propos d’une possible légalisation de l’usage du cannabis par la France, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin ne laissait planer aucun doute quant à la position de son gouvernement : « La drogue c’est de la merde. Eh bien, on ne va pas légaliser cette merde. » Au-delà de son caractère outrancier, la formule a le mérite de résumer la façon dont notre pays appréhende la question des drogues dites « illicites » : en dehors de l’interdiction pure et simple, point de salut. Cette posture prohibitionniste que la France applique à tous les produits stupéfiants (cannabis, héroïne, cocaïne, drogues de synthèse…) a longtemps fait l’unanimité à l’échelle de la planète.


La logique qui a prévalu jusqu'au début des années 2010 a été d’interdire les usages non médicaux des stupéfiants et des produits psychotropes tout en instaurant un simple contrôle sur ces substances qui, en tant que telles, restent autorisées.
Aujourd'hui encore, le régime international de contrôle des drogues s’inscrit dans cette ligne répressive. D’un point de vue réglementaire, il s'appuie sur trois traités adoptés entre le début des années 1960 et la fin des années 1980, eux-mêmes ratifiés par la quasi-totalité des 193 États reconnus par l'Organisation des Nations unies1. « La logique qui a prévalu jusqu'au début des années 2010 a été d’interdire les usages non médicaux des stupéfiants et des produits psychotropes tout en instaurant un simple contrôle sur ces substances qui, en tant que telles, restent autorisées », résume François-Xavier Dudouet, directeur de recherche CNRS en sociologie politique et morale à l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales2.

Mais après plusieurs décennies de « guerre à la drogue » menée par les gouvernements américains successifs et leurs alliés occidentaux, force est de constater que cette stratégie destinée à éradiquer l’usage de produits stupéfiants a échoué. Ainsi, entre le début de la War on drugs lancée par Richard Nixon en 1971 et la fin de l’administration Reagan en 1989, qui a porté cette « guerre à la drogue » à son paroxysme, les importations de produits stupéfiants aux États-Unis ont été multipliées par trois.

Une politique prohibitionniste inopérante
En France, le cannabis reste de loin la drogue illicite la plus consommée. Son trafic génère à lui seul un chiffre d'affaires annuel de 1,2 milliard d’euros selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives3. Ce même organisme estime que cinq millions de Français en consomment au moins une fois dans l'année, 900 000 d’entre eux en faisant même un usage quotidien.


En France, le cannabis reste de loin la drogue illicite la plus consommée. Son trafic génère à lui seul un chiffre d'affaires annuel de 1,2 milliard d’euros.
« Bien que la politique criminelle française en matière d'usage et de détention de cannabis demeure l’une des plus répressives d'Europe, comme en attestent les 150 000 interpellations réalisées chaque année par les forces de l'ordre pour ces seuls motifs, la France compte parmi les pays européens où la consommation de ce produit stupéfiant reste la plus élevée », constate Renaud Colson, maître de conférences en droit privé et sciences criminelles au laboratoire Droit et changement social4.

Gerald Darmanin, ministre français de l'Intérieur, lors d'une visite de commissariat consacrée à la lutte contre le trafic de drogue.
Nicolas TUCAT / AFP
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Face à l’incapacité des politiques prohibitionnistes à limiter la consommation de cannabis, de plus en plus de pays consentent à en dépénaliser l’usage. Parmi les vingt-sept États de l’Union européenne, plus de la moitié ont déjà fait ce choix5.

Parmi les vingt-sept États de l’Union européenne, plus de la moitié ont choisi de dépénaliser l'usage du cannabis.
Précurseurs de cette approche qui vise à ne plus poursuivre le consommateur sur le plan pénal, les Pays-Bas tolèrent, depuis 1976, la vente de cannabis dans leurs fameux coffee shops. En dehors de ces établissements, dont l’activité reste étroitement encadrée par l'État, la production et la vente de ce psychotrope demeurent toutefois strictement interdites.

« Ce véritable paradoxe législatif obligeant la plupart des coffee shops à s’approvisionner auprès d'organisations mafieuses, il n’a jamais permis de régler la question de la criminalité associée au commerce de cette drogue, précise Renaud Colson. C’est l'une des raisons pour lesquelles le gouvernement néerlandais a décidé d’expérimenter à partir de 2024 un dispositif de production de cannabis encadré par la loi. »

Légaliser pour affaiblir le trafic
Au cours de la décennie écoulée, d’autres nations sont allées encore plus loin en termes de libéralisation du marché du cannabis. En décembre 2013, l'Uruguay est ainsi devenu le premier pays à légaliser à la fois sa consommation « récréative », sa production et sa vente. Cinq ans plus tard, le Canada faisait de même, devenant au passage le premier État fédéral à appliquer la légalisation du cannabis sur l’ensemble de son territoire6.

Les produits a base de cannabidiol (CBD), substance naturellement présente dans la plante de cannabis mais non classée comme stupéfiant ou psychotrope, sont désormais en vente libre.
Francois HENRY/REA
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À l’instar des politiques publiques qui encadrent le tabac, l’alcool ou les jeux d’argent, la légalisation d’une drogue illicite offre aux gouvernements les moyens d’agir plus efficacement pour protéger les publics les plus fragiles comme les jeunes consommateurs ou les personnes dépendantes. En prenant des parts de marché aux organisations criminelles qui contrôlent le trafic illégal, cette stratégie permet en outre d’affaiblir leur pouvoir de nuisance.

Tous les pays qui ont légalisé le cannabis ont constaté une réduction importante du marché noir et de la criminalité qui en découle.
Tous les pays qui ont légalisé le cannabis ont d’ailleurs constaté une réduction importante du marché noir et de la criminalité qui en découle. « La vente aux mineurs demeurant interdite dans les pays qui légalisent, ceux-ci n’ont pas constaté de hausse de la consommation chez les plus jeunes et les indicateurs laissent au contraire entrevoir une baisse des usages dans cette partie de la population », ajoute Renaud Colson.

Chez les plus âgés, la consommation de cannabis a en revanche tendance à augmenter légèrement dès lors que cette drogue devient légale. Une hausse qui ne serait pas nécessairement problématique en termes de santé publique selon l'expert en politiques des drogues : « Bien qu’il soit encore un peu tôt pour tirer des conclusions définitives, cette augmentation de la consommation pourrait traduire un effet de substitution du cannabis à d’autres produits psychotropes plus dangereux tels que l’alcool, les anxiolytiques ou certains opioïdes de synthèse. »

La faillite du système de contrôle américain
Comme en témoigne la crise des opioïdes qui affecte les États-Unis depuis la fin des années 1990, la nécessité d’encadrer la consommation de substances potentiellement addictives et dangereuses ne concerne pas seulement les drogues illicites.


À lui seul, le fentanyl est désormais responsable de plus 70 000 décès par an aux États-Unis. C’est dix fois plus que les morts par overdose d'héroïne survenant chaque année dans tout le pays.
Ces dernières années, les décès associés à la prise de ces puissants psychotropes prescrits sur ordonnance s'est encore amplifiée avec l'arrivée sur le marché du fentanyl. Développé pour répondre à un besoin d'analgésiques plus efficaces, cet opioïde de synthèse 80 fois plus puissant que la morphine donne lieu à de véritables hécatombes parmi la population américaine. À lui seul, le fentanyl est désormais responsable de plus 70 000 décès par an aux États-Unis. C’est dix fois plus que les morts par overdose d'héroïne survenant chaque année dans tout le pays.

Un panneau d'affichage "Le fentanyl tue" dans le Wisconsin (États-Unis), État où le nombre de décès dus au fentanyl est en forte hausse.
TODD HEISLER/The New York Times-REDUX-REA
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« Si la fabrication, l’importation et l’exportation des opioïdes de synthèse font l’objet d’un contrôle international depuis les années 19307, la commercialisation de ces mêmes produits à l’échelon national et le contrôle qu’exercent sur eux médecins et pharmaciens sont laissés à la discrétion des États, explique François-Xavier Dudouet. La crise des opioïdes aux États-Unis révèle donc moins l’échec de la politique internationale des drogues que la défaillance des dispositifs de contrôle américains. » ♦

Notes
1.Il s’agit de la Convention unique sur les stupéfiants (1961) qui compte 186 États parties, la Convention sur les substances psychotropes (1971) ratifiée par 184 États et de la Convention contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes (1988) ratifiée à ce jour par 190 États.
2.Unité CNRS/ Inrae/Université Paris Dauphine-PSL.
3.https://www.ofdt.fr/produits-et-addictions/de-z/cannabis/(link is external)
4.Unité CNRS/Nantes Université.
5.Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Portugal, Italie, Tchéquie, Croatie, Slovénie, Estonie et Irlande, ont dépénalisé l’usage récréatif de cannabis tandis que Malte et le Luxembourg l'ont récemment légalisé.
6.Aux États-Unis, le Colorado et l'État de Washington ont légalisé le cannabis dès novembre 2012. Bien que 22 autres États fédérés ont depuis lors franchi le pas de la légalisation, le cannabis reste interdit au niveau fédéral.
7.Différentes autorités de contrôle internationales ont été mises en place depuis les années 1930 pour veiller à la bonne application des traités réglementant la lutte contre le trafic de stupéfiants. La dernière en date est l’Organe international de contrôle des stupéfiants fondé en 1968.
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Addictions Drogues Alcool Cannabis Opioïdes Fentanyl Tabac Législations Pays-Bas États-Unis France War On Drugs Prohibition Santé Publique Psychotropes Consommation Criminalité Politiques Publiques
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Auteur
Grégory Fléchet
Grégory Fléchet est né à Saint-Étienne en 1979. Après des études de biologie suivies d’un master de journalisme scientifique, il s’intéresse plus particulièrement aux questions d’écologie, d’environnement et de santé.

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

26 octobre 2024 13:47
Marc a écrit :
Alors je vais etre clair , quand on né , ce n est pas avec " la cigarette au bec " , pas plus qu un " joint " en guise de biberon , je n ai aucune compassion pour les derives de ce genre
Je peux comprendre que nous sommes dans une societé de la l apitoiement ...sauf que moi
je ne cautionne pas cela ...Apres chacun est libre des ces opinions , je passe ( peut etre ) pour un " vieux con " mais j ai des principes simple respect de soi meme et des autres
donc je vous laisse a vos convictions et moi les miennes ...!

Oui mais flinguer les dealers c’est outrancier..

.et ça risque d’être contre-productif

Par ailleurs, on peut naître déjà addict si les parents ou le milieu le sont

Er puis c’est un problème collectif..une responsabilité collective .

Mais pas de souci on en discute..

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