Emmanuel Macron, le président de l’injustice

- 19 décembre 2021 16:29

Article de Christian Chavagneux

En cinq ans d’exercice du pouvoir, Emmanuel Macron aura fait vivre à la France une période de libéralisme inégalitaire et antisocial. Découvrez en avant-première cet article qui introduira un dossier spécial de 30 pages consacré au bilan du quinquennat, à paraître dans le numéro de janvier 2022 d’Alternatives Economiques. Chez votre marchand de journaux dès le 30 décembre.

« Je suis pour un pays juste », a affirmé le président Macron lors de l’émission qui lui était consacrée mercredi sur TF1 et LCI. « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais », aurait dû être la phrase suivante. Le futur candidat n’est plus le jeune premier de la vie politique française : il a désormais un bilan et c’est celui de l’injustice.

L’une des dimensions de cette injustice a été repérée depuis longtemps : Emmanuel Macron a été et restera le président des riches. Il a supprimé une partie de l’impôt sur la fortune, faisant perdre 3,5 milliards de recettes fiscales en faveur des 1 % les plus aisés, selon l’Insee.

L’ISF représentait un symbole important, mais c’était un impôt mité : l’Institut des politiques publiques (IPP) a montré qu’entre l’exonération des biens professionnels et le bouclier fiscal qui limite les impôts payés à un maximum de 75 % des revenus de l’année précédente, les 400 contribuables les plus aisés voyait leur fortune imposée à 0,1 %.

Les plus riches ont surtout bénéficié de la baisse de l’imposition des revenus du capital (dividendes, intérêts, plus-values) ramenée à un maximum de 30 %, contre un taux d’imposition maximum sur les intérêts à 58,2 % et à 40,2 % sur les dividendes auparavant. Une aubaine pour les 1 % les plus riches dont le patrimoine est constitué à 34 % de placements financiers, alors que ceux-ci pèsent pour 16 % du patrimoine des 10 % les plus riches et presque rien pour les plus pauvres. Résultat, les très riches ont reçu plus de dividendes, la France est saluée par les investisseurs comme le pays européen leader en la matière.

Pourquoi cette politique inégalitaire ? « Nos compatriotes les plus aisés, comme dit Emmanuel Macron, partaient et allaient investir ailleurs », quand les rares données de Bercy sur le sujet ne pointent aucun départ massif des plus riches et encore moins pour des motifs fiscaux.

La logique de tout cela est peut-être celle de la croyance libérale du Président dans le ruissellement : laisser l’argent aux très riches, c’est bon pour l’investissement et l’emploi ; ce qu’aucune étude ne démontre.

A moins qu’il ne mène tout simplement une « guerre des classes », selon l’expression du milliardaire américain Warren Buffet, pour faire gagner les plus riches. Selon l’IPP, entre 2017 et 2022, les 5 % les plus modestes ont perdu en niveau de vie à cause des mesures décidées par l’exécutif, quand les 1 % les plus aisés ont vu le leur s’accroître de 2,8 % et le top 0,1 % de 4,1 %.

Réduire les droits

Le bilan présidentiel est malheureusement tout aussi clair de l’autre côté de l’échelle sociale : entre la fin 2016 et la fin 2020, le taux de pauvreté est passé de 14 à 14,6 %. Et la stabilité observée en 2020 par rapport à 2019 n’a été due qu’aux mesures exceptionnelles liées à la pandémie. Car la politique sociale du quinquennat a nettement été orientée vers la réduction des dépenses sociales par la réduction des droits.

On se rappelle que l’une des premières mesures du gouvernement a consisté à diminuer les aides personnalisées au logement (APL), et les coupes ont continué – la dernière en date est la « contemporanéisation » entrée en vigueur cette année – pour aboutir à un total de 3,7 milliards d’euros par an retranchés aux revenus des plus modestes. Face aux 3,5 milliards rendus aux plus riches par la réforme de l’ISF, on comprend pourquoi la gauche se rêve en Robin des Bois : Emmanuel Macron a endossé les habits du Shérif de Nottingham !

On a déjà oublié les ordonnances qui autorisent plus de travail de nuit et le dimanche, qui permettent aux employeurs de négocier des accords moins favorables que ceux de leur branche et dont la dernière évaluation de ce mois de décembre souligne le coup porté à la qualité du dialogue social.

On a oublié tout cela, car la fin 2021 a vu la mise en œuvre de la réforme des allocations chômage qui réduit l’aide aux salariés ayant perdu leur emploi. Par exemple, devoir travailler six mois au lieu de quatre avant de pouvoir toucher quoi que ce soit, « ça change les choses pour beaucoup ! », s’est félicité Emmanuel Macron mercredi, laissant entendre que la cible était les profiteurs du système.

t seule la pandémie a fait reculer le gouvernement sur une réforme des retraites qui, au-delà de tous ses aspects techniques, n’avait pour seul but politique que de réduire le niveau des pensions.

« Comme nous vivons plus longtemps, il nous faudra travailler plus longtemps », assène le chef de l’Etat. Prenons un peu de recul, comme l’a fait l’économiste Lucas Chancel, dont les données sur la période 1870-2020 montrent que, grosso modo, depuis un siècle et demi, on a multiplié par deux notre espérance de vie et divisé par deux notre temps de travail.

La population vieillit ? C’est indéniable. Mais quand le Conseil d’orientation des retraites dresse douze scénarios pour l’avenir en fonction des gains d’efficacité de l’économie française et de la politique des gouvernements envers les fonctionnaires, il y en a neuf sur douze pour lesquels le régime des retraites est en excédent à moyen long terme, neuf ! Et trois pour lesquels il pourrait y avoir un déficit, compris entre 0 et 0,6 point de PIB : insignifiant.

Le « travaillez plus, parce que vous vivez plus » n’est pas économique, il est idéologique.

Haro sur les impôts

Et nul besoin de réfléchir bien longtemps pour comprendre le corpus de référence du Président au cours de ces cinq années. Emmanuel Macron a puisé dans le libéralisme économique, dans sa version la plus dure, on vient de le voir, la plus antisociale.

La stratégie est bien connue. Ce quinquennat a prolongé une évolution ancienne de transfert du financement de la protection sociale des cotisations sociales vers l’impôt. De quoi réduire le coût du travail, mais sans que l’on puisse montrer un effet favorable sur l’emploi. Par contre, cela facilite le détricotage de l’Etat-providence : toute baisse des impôts réclame une baisse des droits sociaux au nom du maintien des équilibres financiers.

Et c’est bien ce qui se passe avec un gouvernement pour qui les impôts semblent l’ennemi de l’intérêt général : baisse de l’imposition des plus riches et de la taxe d’habitation, défiscalisation des heures supplémentaires, baisse des impôts de production et du taux de l’impôt sur les sociétés, etc. Les hausses de la CSG et des taxes sur le tabac et sur l’énergie du début de mandat sont bien loin et portent majoritairement sur les plus démunis.

Enfin, on hésite entre l’incompréhension et la sidération face à un Président élu à 39 ans et qui, face au réchauffement climatique, reste coincé dans un productivisme et une obéissance au lobby nucléaire comme on en connaît peu dans le reste du monde. Le chef de l’Etat n’est pas avare de paroles en la matière, ni de mesures tant qu’elles restent dans le symbole : arrêt de Notre-Dame-des-Landes, création d’un Haut Conseil pour le climat, Convention citoyenne pour le climat, etc.

Tout cela se termine par une loi « climat et résilience » sans ambition, une rénovation des logements sous-financée, une sortie du glyphosate reportée, des aides agricoles qui ne donnent pas la priorité à l’environnement, des aides aux entreprises sans contreparties environnementales, une faible progression des énergies renouvelables et une promotion du nucléaire alors que l’on dispose maintenant de plusieurs études démontrant la possibilité de scénarios sans dépendance à cette source d’énergie coûteuse et dangereuse.

Bien sûr, en entrant dans le détail de l’action présidentielle, comme nous le ferons dans le dossier à paraître dans le numéro de janvier d’Alternatives Economiques, on trouvera ici ou là quelques audaces ou propositions intéressantes. Un constat s’impose néanmoins : le président Macron aura fait vivre à la France cinq ans d’un libéralisme inégalitaire et antisocial, qui conçoit le progrès comme la possibilité donnée à chacun de travailler plus pour produire plus, sans trop d’impôts et sans se préoccuper de la planète. Comme un petit air de fin de XIXe siècle…

https://www.alternatives-economiques.fr//emmanuel-macron-president-de-linjustice/00101560?utm_source=emailing&utm_medium=email&utm_campaign=hebdo_abo&utm_content=19122021

Emmanuel Macron, le président de l’injustice

19 décembre 2021 16:29

Article de Christian Chavagneux

En cinq ans d’exercice du pouvoir, Emmanuel Macron aura fait vivre à la France une période de libéralisme inégalitaire et antisocial. Découvrez en avant-première cet article qui introduira un dossier spécial de 30 pages consacré au bilan du quinquennat, à paraître dans le numéro de janvier 2022 d’Alternatives Economiques. Chez votre marchand de journaux dès le 30 décembre.

« Je suis pour un pays juste », a affirmé le président Macron lors de l’émission qui lui était consacrée mercredi sur TF1 et LCI. « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais », aurait dû être la phrase suivante. Le futur candidat n’est plus le jeune premier de la vie politique française : il a désormais un bilan et c’est celui de l’injustice.

L’une des dimensions de cette injustice a été repérée depuis longtemps : Emmanuel Macron a été et restera le président des riches. Il a supprimé une partie de l’impôt sur la fortune, faisant perdre 3,5 milliards de recettes fiscales en faveur des 1 % les plus aisés, selon l’Insee.

L’ISF représentait un symbole important, mais c’était un impôt mité : l’Institut des politiques publiques (IPP) a montré qu’entre l’exonération des biens professionnels et le bouclier fiscal qui limite les impôts payés à un maximum de 75 % des revenus de l’année précédente, les 400 contribuables les plus aisés voyait leur fortune imposée à 0,1 %.

Les plus riches ont surtout bénéficié de la baisse de l’imposition des revenus du capital (dividendes, intérêts, plus-values) ramenée à un maximum de 30 %, contre un taux d’imposition maximum sur les intérêts à 58,2 % et à 40,2 % sur les dividendes auparavant. Une aubaine pour les 1 % les plus riches dont le patrimoine est constitué à 34 % de placements financiers, alors que ceux-ci pèsent pour 16 % du patrimoine des 10 % les plus riches et presque rien pour les plus pauvres. Résultat, les très riches ont reçu plus de dividendes, la France est saluée par les investisseurs comme le pays européen leader en la matière.

Pourquoi cette politique inégalitaire ? « Nos compatriotes les plus aisés, comme dit Emmanuel Macron, partaient et allaient investir ailleurs », quand les rares données de Bercy sur le sujet ne pointent aucun départ massif des plus riches et encore moins pour des motifs fiscaux.

La logique de tout cela est peut-être celle de la croyance libérale du Président dans le ruissellement : laisser l’argent aux très riches, c’est bon pour l’investissement et l’emploi ; ce qu’aucune étude ne démontre.

A moins qu’il ne mène tout simplement une « guerre des classes », selon l’expression du milliardaire américain Warren Buffet, pour faire gagner les plus riches. Selon l’IPP, entre 2017 et 2022, les 5 % les plus modestes ont perdu en niveau de vie à cause des mesures décidées par l’exécutif, quand les 1 % les plus aisés ont vu le leur s’accroître de 2,8 % et le top 0,1 % de 4,1 %.

Réduire les droits

Le bilan présidentiel est malheureusement tout aussi clair de l’autre côté de l’échelle sociale : entre la fin 2016 et la fin 2020, le taux de pauvreté est passé de 14 à 14,6 %. Et la stabilité observée en 2020 par rapport à 2019 n’a été due qu’aux mesures exceptionnelles liées à la pandémie. Car la politique sociale du quinquennat a nettement été orientée vers la réduction des dépenses sociales par la réduction des droits.

On se rappelle que l’une des premières mesures du gouvernement a consisté à diminuer les aides personnalisées au logement (APL), et les coupes ont continué – la dernière en date est la « contemporanéisation » entrée en vigueur cette année – pour aboutir à un total de 3,7 milliards d’euros par an retranchés aux revenus des plus modestes. Face aux 3,5 milliards rendus aux plus riches par la réforme de l’ISF, on comprend pourquoi la gauche se rêve en Robin des Bois : Emmanuel Macron a endossé les habits du Shérif de Nottingham !

On a déjà oublié les ordonnances qui autorisent plus de travail de nuit et le dimanche, qui permettent aux employeurs de négocier des accords moins favorables que ceux de leur branche et dont la dernière évaluation de ce mois de décembre souligne le coup porté à la qualité du dialogue social.

On a oublié tout cela, car la fin 2021 a vu la mise en œuvre de la réforme des allocations chômage qui réduit l’aide aux salariés ayant perdu leur emploi. Par exemple, devoir travailler six mois au lieu de quatre avant de pouvoir toucher quoi que ce soit, « ça change les choses pour beaucoup ! », s’est félicité Emmanuel Macron mercredi, laissant entendre que la cible était les profiteurs du système.

t seule la pandémie a fait reculer le gouvernement sur une réforme des retraites qui, au-delà de tous ses aspects techniques, n’avait pour seul but politique que de réduire le niveau des pensions.

« Comme nous vivons plus longtemps, il nous faudra travailler plus longtemps », assène le chef de l’Etat. Prenons un peu de recul, comme l’a fait l’économiste Lucas Chancel, dont les données sur la période 1870-2020 montrent que, grosso modo, depuis un siècle et demi, on a multiplié par deux notre espérance de vie et divisé par deux notre temps de travail.

La population vieillit ? C’est indéniable. Mais quand le Conseil d’orientation des retraites dresse douze scénarios pour l’avenir en fonction des gains d’efficacité de l’économie française et de la politique des gouvernements envers les fonctionnaires, il y en a neuf sur douze pour lesquels le régime des retraites est en excédent à moyen long terme, neuf ! Et trois pour lesquels il pourrait y avoir un déficit, compris entre 0 et 0,6 point de PIB : insignifiant.

Le « travaillez plus, parce que vous vivez plus » n’est pas économique, il est idéologique.

Haro sur les impôts

Et nul besoin de réfléchir bien longtemps pour comprendre le corpus de référence du Président au cours de ces cinq années. Emmanuel Macron a puisé dans le libéralisme économique, dans sa version la plus dure, on vient de le voir, la plus antisociale.

La stratégie est bien connue. Ce quinquennat a prolongé une évolution ancienne de transfert du financement de la protection sociale des cotisations sociales vers l’impôt. De quoi réduire le coût du travail, mais sans que l’on puisse montrer un effet favorable sur l’emploi. Par contre, cela facilite le détricotage de l’Etat-providence : toute baisse des impôts réclame une baisse des droits sociaux au nom du maintien des équilibres financiers.

Et c’est bien ce qui se passe avec un gouvernement pour qui les impôts semblent l’ennemi de l’intérêt général : baisse de l’imposition des plus riches et de la taxe d’habitation, défiscalisation des heures supplémentaires, baisse des impôts de production et du taux de l’impôt sur les sociétés, etc. Les hausses de la CSG et des taxes sur le tabac et sur l’énergie du début de mandat sont bien loin et portent majoritairement sur les plus démunis.

Enfin, on hésite entre l’incompréhension et la sidération face à un Président élu à 39 ans et qui, face au réchauffement climatique, reste coincé dans un productivisme et une obéissance au lobby nucléaire comme on en connaît peu dans le reste du monde. Le chef de l’Etat n’est pas avare de paroles en la matière, ni de mesures tant qu’elles restent dans le symbole : arrêt de Notre-Dame-des-Landes, création d’un Haut Conseil pour le climat, Convention citoyenne pour le climat, etc.

Tout cela se termine par une loi « climat et résilience » sans ambition, une rénovation des logements sous-financée, une sortie du glyphosate reportée, des aides agricoles qui ne donnent pas la priorité à l’environnement, des aides aux entreprises sans contreparties environnementales, une faible progression des énergies renouvelables et une promotion du nucléaire alors que l’on dispose maintenant de plusieurs études démontrant la possibilité de scénarios sans dépendance à cette source d’énergie coûteuse et dangereuse.

Bien sûr, en entrant dans le détail de l’action présidentielle, comme nous le ferons dans le dossier à paraître dans le numéro de janvier d’Alternatives Economiques, on trouvera ici ou là quelques audaces ou propositions intéressantes. Un constat s’impose néanmoins : le président Macron aura fait vivre à la France cinq ans d’un libéralisme inégalitaire et antisocial, qui conçoit le progrès comme la possibilité donnée à chacun de travailler plus pour produire plus, sans trop d’impôts et sans se préoccuper de la planète. Comme un petit air de fin de XIXe siècle…

https://www.alternatives-economiques.fr//emmanuel-macron-president-de-linjustice/00101560?utm_source=emailing&utm_medium=email&utm_campaign=hebdo_abo&utm_content=19122021

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jokaire

2 février 2022 18:01

Il n'y a que Monsieur RUFFIN pour oser proposer de mettre tous les politiques députés, sénateurs ministres et président au niveau du seul de pauvreté.Mais pour être juste pourquoi ne pas les payer 3 fois le SMIC et rembourser leurs frais sur justificatifs. On aurait plus de chance de trouver des personnes convaincues du bien public.Savez vous que Madame MERKEL faisait ses courses elle même tout simplement.Elle partait en vacances à ses frais. Chez nous on achète de la vaisselle pour 500.000,00 euros.On fait construire une piscine sans parler de la flotte aérienne et automobile.
Chez nous on aime le m'as tu vu et on arrive même à se faire du fric sur nos aînés chez ORPEA et d'autres établissements.C'était d'ailleurs une des réformes promises pour le quinquennat actuel.
Mais rien , le riche ne pense qu'aux riches.Logique il a été choisi par cette caste aussi 'attendez rien
de lui Je vous invite à l'oublier comme i a oublié les pauvres,les sans abris,nos aînés,les soignants,l’hôpital, les jeunes ,les salariés modestes.
Il faut être maso ou vouloir se tirer une balle dans le pied pour voter pour lui....

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

2 février 2022 13:22
janine33 a écrit :
Hortensia cite un article très approfondi dont j’avais entendu parler .
Les mécanismes de l’économie sont complexes , seuls certains leviers sont dans les mains de qui gouverne .
De fait , l’argent va à l’argent , c’est le levier suprême .
Grâce à la re-distribution , une petite partie , très petite , est utilisée pour notre bien être , au service des avancées sociales .
Un élément m’inquiète , ainsi décrit :

« …. Ce quinquennat a prolongé une évolution ancienne de transfert du financement de la protection sociale des cotisations sociales vers l’impôt. De quoi réduire le coût du travail, mais sans que l’on puisse montrer un effet favorable sur l’emploi. Par contre, cela facilite le détricotage de l’Etat-providence : ».

N’y a t il pas danger à détricoter les services de l’état ?
Privatiser tout au nom d’un meilleur rendement , c’est s’asservir à la notion de rendement , mais également aux bas coûts de ce qui est produit à l’extérieur … avec les suites que l’ont connaît .

Le problème c’est que l’état c’est nous et il serait bien que certains syndicats conservateurs élitistes hiérarchistes corporatistes le comprennent,,,
Le gouvernement élu par le peuple est habilité à intervenir sur les services. Publics ....
Pour l’instant c’est Macron ,,,au nom du peuple ,,,,😊

Vive la France 🇫🇷

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

2 février 2022 13:16
janine33 a écrit :
Peut-être est-ce la fin d’un dogme : la croyance qu’un libéralisme total est souhaitable . ( la concurrence régule les prix du marché et les règle au mieux) .
Je sais bien que De Gaulle était un communiste avec son indépendance énergétique … mais avait il tort ou raison ?

Le libéralisme total n’est pas l’option du gouvernement actuel,

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janine33

2 février 2022 13:12

Hortensia cite un article très approfondi dont j’avais entendu parler .
Les mécanismes de l’économie sont complexes , seuls certains leviers sont dans les mains de qui gouverne .
De fait , l’argent va à l’argent , c’est le levier suprême .
Grâce à la re-distribution , une petite partie , très petite , est utilisée pour notre bien être , au service des avancées sociales .
Un élément m’inquiète , ainsi décrit :

« …. Ce quinquennat a prolongé une évolution ancienne de transfert du financement de la protection sociale des cotisations sociales vers l’impôt. De quoi réduire le coût du travail, mais sans que l’on puisse montrer un effet favorable sur l’emploi. Par contre, cela facilite le détricotage de l’Etat-providence : ».

N’y a t il pas danger à détricoter les services de l’état ?
Privatiser tout au nom d’un meilleur rendement , c’est s’asservir à la notion de rendement , mais également aux bas coûts de ce qui est produit à l’extérieur … avec les suites que l’ont connaît .

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Avatar jokaire

jokaire

1 février 2022 22:26

De Gaulle payait même l'électricité à l'Elysée mais c'était un honnête homme lui.
Macron est la marionnette des riches et des puissants.Pour avoir bien servi ses protecteurs lui
renouvellent un bail de 5 ans sans douter que nous Français avons un petit mot à dire, cette fois ci
il n'aura pas nos votes . Il a mis en place un pouvoir d'argent , injuste pour les plus faibles , il a supprimé l'I.S.F pour les riches et diminué l' A.P.L en début de son quinquennat.Il a mis les salariés en précarité et durci les conditions pour l'allocation chaumage.Avec lui nos étudiants seront tous des fils de riches car avec 10 000 euros de frais d'étude l'université sera inaccessible aux fils d'ouvriers, d'employés ,de cadres moyens.
Enfin combien de compromission ,de mépris et de tromperie cet homme a utilisé pour parvenir à ses fins....

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Avatar Vieuxchat

Vieuxchat

1 février 2022 14:36

Ce président élu à 25% a bien été obligé de "renvoyer l'ascenseur" à ses ex employeurs qui l'ont aidé à devenir le locataire de l'Elysée ! Ces chiffres sont, hélas, bien vrais, ne serait-ce que de constater que les riches sont plus riches, que la Bourse n'a jamais été si haute, et que beaucoup de Français ont de plus en plus de mal à survivre !...Les admirateurs d'ici vont dire que les chômeurs sont moins nombreux, bien sûr, quand on enlève les CDD de qq jours de Pôle Emploi..que le pouvoir d'achat a augmenté, ah bon , à qui, surtout depuis la pandémie ? La France a été mal gérée et a perdu de son rayonnement depuis plus d'un siècle...Alors cinq ans de plus...? Continuons braves gens à être exploités ! A quoi a servi notre Révolution ?

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Avatar janine33

janine33

1 février 2022 13:31

Peut-être est-ce la fin d’un dogme : la croyance qu’un libéralisme total est souhaitable . ( la concurrence régule les prix du marché et les règle au mieux) .
Je sais bien que De Gaulle était un communiste avec son indépendance énergétique … mais avait il tort ou raison ?

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Avatar janine33

janine33

23 janvier 2022 20:54

C’est incroyable qu’on puisse écrire cela sur un forum !

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Avatar triccce

triccce

22 janvier 2022 19:37

Macron est à la fois les deux ....!
alors en mai 2022 mettez un bulletin qui le détrônera ! 😂

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

18 janvier 2022 07:45
Bluesbrother a écrit :
Louis-HervéNono: petit groupie macroniste qui fait le tour de tous les forums, de toutes les discussions pour chanter les louanges de son idole et dézinguer tous ceux qui ne sont pas de son avis. Compréhension des mécanismes économiques: zéro (il a du "apprendre" en écoutant 2 ou 3 âneries de Thatcher). Esprit d'analyse: zéro. Compréhension des problèmes concernant l'éducation: zéro. D'ailleurs, si ça va mal, c'est sûrement à cause de ces profiteurs de profs qui sont toujours en vacances entre deux grèves payées.

Et bluesbrother il propose quoi 😶 ZÉRO ...
T’AS SÛREMENT ZÉRO IDÉE 💡 😊
Cordialement

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Avatar janine33

janine33

18 janvier 2022 07:04

Je lis ce texte et m’étonne de l’étonnement .
Pourquoi le libéralisme ne serait- il pas inégalitaire ?
L’égalitarisme comme mantra ne sert qu’à faire la promotion du nivellement … par le bas . Pour quels résultats ?
Il serait temps d’ouvrir les yeux .
Dénigrer le président … comme ceux qui l’ont précédé … il est sorti des urnes et donc légitime ! Patience , vous voterez de nouveau bientôt . Si ce qui sort des urnes ne vous satisfait pas , vous pourrez demander à émigrer . Quel pays choisiriez-vous pour vous sentir bien ?

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

18 janvier 2022 06:46
Bluesbrother a écrit :
Louis-HervéNono: petit groupie macroniste qui fait le tour de tous les forums, de toutes les discussions pour chanter les louanges de son idole et dézinguer tous ceux qui ne sont pas de son avis. Compréhension des mécanismes économiques: zéro (il a du "apprendre" en écoutant 2 ou 3 âneries de Thatcher). Esprit d'analyse: zéro. Compréhension des problèmes concernant l'éducation: zéro. D'ailleurs, si ça va mal, c'est sûrement à cause de ces profiteurs de profs qui sont toujours en vacances entre deux grèves payées.

Je comprend pas tout c’est sûr mais je vois bien le monde tel qu’il est et je vois bien que l,injustice est partout et déjà dans la vie des gens qui prétendent la combattre ,,,
Pour les profs 👩‍🏫👩‍🏫👨‍🏫👩‍🏫👨‍🏫camarade c’est surtout le hiérarchisme qui y sévit que je combat ,,,qu’aucun syndicaliste ne dénonce ,,ce qui montre leur niveau de conformisme ,,
Et ce seront les premiers à crier à l’injustice les deux pieds dedans 😳🧐🤔🙄😳

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Avatar Bluesbrother

Bluesbrother

17 janvier 2022 14:27

Louis-HervéNono: petit groupie macroniste qui fait le tour de tous les forums, de toutes les discussions pour chanter les louanges de son idole et dézinguer tous ceux qui ne sont pas de son avis. Compréhension des mécanismes économiques: zéro (il a du "apprendre" en écoutant 2 ou 3 âneries de Thatcher). Esprit d'analyse: zéro. Compréhension des problèmes concernant l'éducation: zéro. D'ailleurs, si ça va mal, c'est sûrement à cause de ces profiteurs de profs qui sont toujours en vacances entre deux grèves payées.

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hervé Nono

20 décembre 2021 16:02
joe a écrit :
T'as tout faux nono !
D'abord, je ne suis pas de gauche.
Ensuite, je ne cautionne rien du tout.
En revanche, tu peux sans te tromper que je n'aime pas le petit roquet prétentieux.
J'admets que les autres ne valent guère mieux, mais ils nous font marrer !

Pour moi droite et gauche sont des notions géométriques ,,
En politique je crois en la transversalité ,,,,et ce n’est pas Macron qui me l’a soufflé , ,,,,c’est plutôt l’inverse ,,,,
J’ai toujours été plus ou moins dans cet état d’esprit et je n’aime pas les bobards ,,,,

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