Emmanuel Macron, le président de l’injustice

- 19 décembre 2021 16:29

Article de Christian Chavagneux

En cinq ans d’exercice du pouvoir, Emmanuel Macron aura fait vivre à la France une période de libéralisme inégalitaire et antisocial. Découvrez en avant-première cet article qui introduira un dossier spécial de 30 pages consacré au bilan du quinquennat, à paraître dans le numéro de janvier 2022 d’Alternatives Economiques. Chez votre marchand de journaux dès le 30 décembre.

« Je suis pour un pays juste », a affirmé le président Macron lors de l’émission qui lui était consacrée mercredi sur TF1 et LCI. « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais », aurait dû être la phrase suivante. Le futur candidat n’est plus le jeune premier de la vie politique française : il a désormais un bilan et c’est celui de l’injustice.

L’une des dimensions de cette injustice a été repérée depuis longtemps : Emmanuel Macron a été et restera le président des riches. Il a supprimé une partie de l’impôt sur la fortune, faisant perdre 3,5 milliards de recettes fiscales en faveur des 1 % les plus aisés, selon l’Insee.

L’ISF représentait un symbole important, mais c’était un impôt mité : l’Institut des politiques publiques (IPP) a montré qu’entre l’exonération des biens professionnels et le bouclier fiscal qui limite les impôts payés à un maximum de 75 % des revenus de l’année précédente, les 400 contribuables les plus aisés voyait leur fortune imposée à 0,1 %.

Les plus riches ont surtout bénéficié de la baisse de l’imposition des revenus du capital (dividendes, intérêts, plus-values) ramenée à un maximum de 30 %, contre un taux d’imposition maximum sur les intérêts à 58,2 % et à 40,2 % sur les dividendes auparavant. Une aubaine pour les 1 % les plus riches dont le patrimoine est constitué à 34 % de placements financiers, alors que ceux-ci pèsent pour 16 % du patrimoine des 10 % les plus riches et presque rien pour les plus pauvres. Résultat, les très riches ont reçu plus de dividendes, la France est saluée par les investisseurs comme le pays européen leader en la matière.

Pourquoi cette politique inégalitaire ? « Nos compatriotes les plus aisés, comme dit Emmanuel Macron, partaient et allaient investir ailleurs », quand les rares données de Bercy sur le sujet ne pointent aucun départ massif des plus riches et encore moins pour des motifs fiscaux.

La logique de tout cela est peut-être celle de la croyance libérale du Président dans le ruissellement : laisser l’argent aux très riches, c’est bon pour l’investissement et l’emploi ; ce qu’aucune étude ne démontre.

A moins qu’il ne mène tout simplement une « guerre des classes », selon l’expression du milliardaire américain Warren Buffet, pour faire gagner les plus riches. Selon l’IPP, entre 2017 et 2022, les 5 % les plus modestes ont perdu en niveau de vie à cause des mesures décidées par l’exécutif, quand les 1 % les plus aisés ont vu le leur s’accroître de 2,8 % et le top 0,1 % de 4,1 %.

Réduire les droits

Le bilan présidentiel est malheureusement tout aussi clair de l’autre côté de l’échelle sociale : entre la fin 2016 et la fin 2020, le taux de pauvreté est passé de 14 à 14,6 %. Et la stabilité observée en 2020 par rapport à 2019 n’a été due qu’aux mesures exceptionnelles liées à la pandémie. Car la politique sociale du quinquennat a nettement été orientée vers la réduction des dépenses sociales par la réduction des droits.

On se rappelle que l’une des premières mesures du gouvernement a consisté à diminuer les aides personnalisées au logement (APL), et les coupes ont continué – la dernière en date est la « contemporanéisation » entrée en vigueur cette année – pour aboutir à un total de 3,7 milliards d’euros par an retranchés aux revenus des plus modestes. Face aux 3,5 milliards rendus aux plus riches par la réforme de l’ISF, on comprend pourquoi la gauche se rêve en Robin des Bois : Emmanuel Macron a endossé les habits du Shérif de Nottingham !

On a déjà oublié les ordonnances qui autorisent plus de travail de nuit et le dimanche, qui permettent aux employeurs de négocier des accords moins favorables que ceux de leur branche et dont la dernière évaluation de ce mois de décembre souligne le coup porté à la qualité du dialogue social.

On a oublié tout cela, car la fin 2021 a vu la mise en œuvre de la réforme des allocations chômage qui réduit l’aide aux salariés ayant perdu leur emploi. Par exemple, devoir travailler six mois au lieu de quatre avant de pouvoir toucher quoi que ce soit, « ça change les choses pour beaucoup ! », s’est félicité Emmanuel Macron mercredi, laissant entendre que la cible était les profiteurs du système.

t seule la pandémie a fait reculer le gouvernement sur une réforme des retraites qui, au-delà de tous ses aspects techniques, n’avait pour seul but politique que de réduire le niveau des pensions.

« Comme nous vivons plus longtemps, il nous faudra travailler plus longtemps », assène le chef de l’Etat. Prenons un peu de recul, comme l’a fait l’économiste Lucas Chancel, dont les données sur la période 1870-2020 montrent que, grosso modo, depuis un siècle et demi, on a multiplié par deux notre espérance de vie et divisé par deux notre temps de travail.

La population vieillit ? C’est indéniable. Mais quand le Conseil d’orientation des retraites dresse douze scénarios pour l’avenir en fonction des gains d’efficacité de l’économie française et de la politique des gouvernements envers les fonctionnaires, il y en a neuf sur douze pour lesquels le régime des retraites est en excédent à moyen long terme, neuf ! Et trois pour lesquels il pourrait y avoir un déficit, compris entre 0 et 0,6 point de PIB : insignifiant.

Le « travaillez plus, parce que vous vivez plus » n’est pas économique, il est idéologique.

Haro sur les impôts

Et nul besoin de réfléchir bien longtemps pour comprendre le corpus de référence du Président au cours de ces cinq années. Emmanuel Macron a puisé dans le libéralisme économique, dans sa version la plus dure, on vient de le voir, la plus antisociale.

La stratégie est bien connue. Ce quinquennat a prolongé une évolution ancienne de transfert du financement de la protection sociale des cotisations sociales vers l’impôt. De quoi réduire le coût du travail, mais sans que l’on puisse montrer un effet favorable sur l’emploi. Par contre, cela facilite le détricotage de l’Etat-providence : toute baisse des impôts réclame une baisse des droits sociaux au nom du maintien des équilibres financiers.

Et c’est bien ce qui se passe avec un gouvernement pour qui les impôts semblent l’ennemi de l’intérêt général : baisse de l’imposition des plus riches et de la taxe d’habitation, défiscalisation des heures supplémentaires, baisse des impôts de production et du taux de l’impôt sur les sociétés, etc. Les hausses de la CSG et des taxes sur le tabac et sur l’énergie du début de mandat sont bien loin et portent majoritairement sur les plus démunis.

Enfin, on hésite entre l’incompréhension et la sidération face à un Président élu à 39 ans et qui, face au réchauffement climatique, reste coincé dans un productivisme et une obéissance au lobby nucléaire comme on en connaît peu dans le reste du monde. Le chef de l’Etat n’est pas avare de paroles en la matière, ni de mesures tant qu’elles restent dans le symbole : arrêt de Notre-Dame-des-Landes, création d’un Haut Conseil pour le climat, Convention citoyenne pour le climat, etc.

Tout cela se termine par une loi « climat et résilience » sans ambition, une rénovation des logements sous-financée, une sortie du glyphosate reportée, des aides agricoles qui ne donnent pas la priorité à l’environnement, des aides aux entreprises sans contreparties environnementales, une faible progression des énergies renouvelables et une promotion du nucléaire alors que l’on dispose maintenant de plusieurs études démontrant la possibilité de scénarios sans dépendance à cette source d’énergie coûteuse et dangereuse.

Bien sûr, en entrant dans le détail de l’action présidentielle, comme nous le ferons dans le dossier à paraître dans le numéro de janvier d’Alternatives Economiques, on trouvera ici ou là quelques audaces ou propositions intéressantes. Un constat s’impose néanmoins : le président Macron aura fait vivre à la France cinq ans d’un libéralisme inégalitaire et antisocial, qui conçoit le progrès comme la possibilité donnée à chacun de travailler plus pour produire plus, sans trop d’impôts et sans se préoccuper de la planète. Comme un petit air de fin de XIXe siècle…

https://www.alternatives-economiques.fr//emmanuel-macron-president-de-linjustice/00101560?utm_source=emailing&utm_medium=email&utm_campaign=hebdo_abo&utm_content=19122021

Emmanuel Macron, le président de l’injustice

19 décembre 2021 16:29

Article de Christian Chavagneux

En cinq ans d’exercice du pouvoir, Emmanuel Macron aura fait vivre à la France une période de libéralisme inégalitaire et antisocial. Découvrez en avant-première cet article qui introduira un dossier spécial de 30 pages consacré au bilan du quinquennat, à paraître dans le numéro de janvier 2022 d’Alternatives Economiques. Chez votre marchand de journaux dès le 30 décembre.

« Je suis pour un pays juste », a affirmé le président Macron lors de l’émission qui lui était consacrée mercredi sur TF1 et LCI. « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais », aurait dû être la phrase suivante. Le futur candidat n’est plus le jeune premier de la vie politique française : il a désormais un bilan et c’est celui de l’injustice.

L’une des dimensions de cette injustice a été repérée depuis longtemps : Emmanuel Macron a été et restera le président des riches. Il a supprimé une partie de l’impôt sur la fortune, faisant perdre 3,5 milliards de recettes fiscales en faveur des 1 % les plus aisés, selon l’Insee.

L’ISF représentait un symbole important, mais c’était un impôt mité : l’Institut des politiques publiques (IPP) a montré qu’entre l’exonération des biens professionnels et le bouclier fiscal qui limite les impôts payés à un maximum de 75 % des revenus de l’année précédente, les 400 contribuables les plus aisés voyait leur fortune imposée à 0,1 %.

Les plus riches ont surtout bénéficié de la baisse de l’imposition des revenus du capital (dividendes, intérêts, plus-values) ramenée à un maximum de 30 %, contre un taux d’imposition maximum sur les intérêts à 58,2 % et à 40,2 % sur les dividendes auparavant. Une aubaine pour les 1 % les plus riches dont le patrimoine est constitué à 34 % de placements financiers, alors que ceux-ci pèsent pour 16 % du patrimoine des 10 % les plus riches et presque rien pour les plus pauvres. Résultat, les très riches ont reçu plus de dividendes, la France est saluée par les investisseurs comme le pays européen leader en la matière.

Pourquoi cette politique inégalitaire ? « Nos compatriotes les plus aisés, comme dit Emmanuel Macron, partaient et allaient investir ailleurs », quand les rares données de Bercy sur le sujet ne pointent aucun départ massif des plus riches et encore moins pour des motifs fiscaux.

La logique de tout cela est peut-être celle de la croyance libérale du Président dans le ruissellement : laisser l’argent aux très riches, c’est bon pour l’investissement et l’emploi ; ce qu’aucune étude ne démontre.

A moins qu’il ne mène tout simplement une « guerre des classes », selon l’expression du milliardaire américain Warren Buffet, pour faire gagner les plus riches. Selon l’IPP, entre 2017 et 2022, les 5 % les plus modestes ont perdu en niveau de vie à cause des mesures décidées par l’exécutif, quand les 1 % les plus aisés ont vu le leur s’accroître de 2,8 % et le top 0,1 % de 4,1 %.

Réduire les droits

Le bilan présidentiel est malheureusement tout aussi clair de l’autre côté de l’échelle sociale : entre la fin 2016 et la fin 2020, le taux de pauvreté est passé de 14 à 14,6 %. Et la stabilité observée en 2020 par rapport à 2019 n’a été due qu’aux mesures exceptionnelles liées à la pandémie. Car la politique sociale du quinquennat a nettement été orientée vers la réduction des dépenses sociales par la réduction des droits.

On se rappelle que l’une des premières mesures du gouvernement a consisté à diminuer les aides personnalisées au logement (APL), et les coupes ont continué – la dernière en date est la « contemporanéisation » entrée en vigueur cette année – pour aboutir à un total de 3,7 milliards d’euros par an retranchés aux revenus des plus modestes. Face aux 3,5 milliards rendus aux plus riches par la réforme de l’ISF, on comprend pourquoi la gauche se rêve en Robin des Bois : Emmanuel Macron a endossé les habits du Shérif de Nottingham !

On a déjà oublié les ordonnances qui autorisent plus de travail de nuit et le dimanche, qui permettent aux employeurs de négocier des accords moins favorables que ceux de leur branche et dont la dernière évaluation de ce mois de décembre souligne le coup porté à la qualité du dialogue social.

On a oublié tout cela, car la fin 2021 a vu la mise en œuvre de la réforme des allocations chômage qui réduit l’aide aux salariés ayant perdu leur emploi. Par exemple, devoir travailler six mois au lieu de quatre avant de pouvoir toucher quoi que ce soit, « ça change les choses pour beaucoup ! », s’est félicité Emmanuel Macron mercredi, laissant entendre que la cible était les profiteurs du système.

t seule la pandémie a fait reculer le gouvernement sur une réforme des retraites qui, au-delà de tous ses aspects techniques, n’avait pour seul but politique que de réduire le niveau des pensions.

« Comme nous vivons plus longtemps, il nous faudra travailler plus longtemps », assène le chef de l’Etat. Prenons un peu de recul, comme l’a fait l’économiste Lucas Chancel, dont les données sur la période 1870-2020 montrent que, grosso modo, depuis un siècle et demi, on a multiplié par deux notre espérance de vie et divisé par deux notre temps de travail.

La population vieillit ? C’est indéniable. Mais quand le Conseil d’orientation des retraites dresse douze scénarios pour l’avenir en fonction des gains d’efficacité de l’économie française et de la politique des gouvernements envers les fonctionnaires, il y en a neuf sur douze pour lesquels le régime des retraites est en excédent à moyen long terme, neuf ! Et trois pour lesquels il pourrait y avoir un déficit, compris entre 0 et 0,6 point de PIB : insignifiant.

Le « travaillez plus, parce que vous vivez plus » n’est pas économique, il est idéologique.

Haro sur les impôts

Et nul besoin de réfléchir bien longtemps pour comprendre le corpus de référence du Président au cours de ces cinq années. Emmanuel Macron a puisé dans le libéralisme économique, dans sa version la plus dure, on vient de le voir, la plus antisociale.

La stratégie est bien connue. Ce quinquennat a prolongé une évolution ancienne de transfert du financement de la protection sociale des cotisations sociales vers l’impôt. De quoi réduire le coût du travail, mais sans que l’on puisse montrer un effet favorable sur l’emploi. Par contre, cela facilite le détricotage de l’Etat-providence : toute baisse des impôts réclame une baisse des droits sociaux au nom du maintien des équilibres financiers.

Et c’est bien ce qui se passe avec un gouvernement pour qui les impôts semblent l’ennemi de l’intérêt général : baisse de l’imposition des plus riches et de la taxe d’habitation, défiscalisation des heures supplémentaires, baisse des impôts de production et du taux de l’impôt sur les sociétés, etc. Les hausses de la CSG et des taxes sur le tabac et sur l’énergie du début de mandat sont bien loin et portent majoritairement sur les plus démunis.

Enfin, on hésite entre l’incompréhension et la sidération face à un Président élu à 39 ans et qui, face au réchauffement climatique, reste coincé dans un productivisme et une obéissance au lobby nucléaire comme on en connaît peu dans le reste du monde. Le chef de l’Etat n’est pas avare de paroles en la matière, ni de mesures tant qu’elles restent dans le symbole : arrêt de Notre-Dame-des-Landes, création d’un Haut Conseil pour le climat, Convention citoyenne pour le climat, etc.

Tout cela se termine par une loi « climat et résilience » sans ambition, une rénovation des logements sous-financée, une sortie du glyphosate reportée, des aides agricoles qui ne donnent pas la priorité à l’environnement, des aides aux entreprises sans contreparties environnementales, une faible progression des énergies renouvelables et une promotion du nucléaire alors que l’on dispose maintenant de plusieurs études démontrant la possibilité de scénarios sans dépendance à cette source d’énergie coûteuse et dangereuse.

Bien sûr, en entrant dans le détail de l’action présidentielle, comme nous le ferons dans le dossier à paraître dans le numéro de janvier d’Alternatives Economiques, on trouvera ici ou là quelques audaces ou propositions intéressantes. Un constat s’impose néanmoins : le président Macron aura fait vivre à la France cinq ans d’un libéralisme inégalitaire et antisocial, qui conçoit le progrès comme la possibilité donnée à chacun de travailler plus pour produire plus, sans trop d’impôts et sans se préoccuper de la planète. Comme un petit air de fin de XIXe siècle…

https://www.alternatives-economiques.fr//emmanuel-macron-president-de-linjustice/00101560?utm_source=emailing&utm_medium=email&utm_campaign=hebdo_abo&utm_content=19122021

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Avatar Vieuxchat

Vieuxchat

4 février 2022 15:04

Macron mâle à Droite ou maladroit ? Malin plus qu'éduqué, retord plus que tordu ? Que voulez vous qu'il fît, puisque la politique ne sert à rien ? Gauche Droite, ça ne veut plus rien dire...C'est le balancier blanc-bonnet, bonnet- blanc ! Tous ces présidents se sont "servis", de De Gaulle qui s'est donné tous les pouvoirs (même "chef des Armées" !...) à Hollande qui a ridiculisé sa fonction, suivi par notre président qui s'affiche avec des rappeurs à moitié nus qui font "le doigt d'honneur" au photographe !...En attendant la tva sur une baguette est la même pour les nantis que pour les pauvres, les riches le sont de plus en plus (surtout depuis la pandémie, c'est curieux, non ?), et les pauvres désertent les villes dont les loyers ont bondis, et le Bâtiment qui travaille au ralenti, etc... Alors mes beaux messieurs-dames vous pourrez dire ce que vous voulez, la France regarde tristement ce qu'on est devenu ! Et encore, ne nous plaignons pas, nos généraux ne nous ont pas fait perdre une autre guerre (même s'ils la perdent dans les déserts !)...

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

4 février 2022 14:47
bern515 a écrit :
les élections approchent tout va mieux même le livret A , la pension des retraités, plus de covid tombez les masques, quelle naïveté !!!!!! Pauvre France mais les retombées vont être dures

Tu penses qu’omicron est le camarade de Macron ,,🤔

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Avatar bern515

bern515

4 février 2022 14:37

les élections approchent tout va mieux même le livret A , la pension des retraités, plus de covid tombez les masques, quelle naïveté !!!!!! Pauvre France mais les retombées vont être dures

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Avatar jokaire

jokaire

4 février 2022 14:09

Je me réfère à la déclaration de M. Macron faite le 13/01/2022 . Il a du faire marche arrière depuis.
Était ce un ballon d'essai ou le fonds de sa pensée?
Mieux vaut être prudent avec lui.
D'ailleurs des mouvements dans certaines facultés le corroborent.

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Avatar joiedevivre15

joiedevivre15

4 février 2022 14:08
Vieuxchat a écrit :
Ce président élu à 25% a bien été obligé de "renvoyer l'ascenseur" à ses ex employeurs qui l'ont aidé à devenir le locataire de l'Elysée ! Ces chiffres sont, hélas, bien vrais, ne serait-ce que de constater que les riches sont plus riches, que la Bourse n'a jamais été si haute, et que beaucoup de Français ont de plus en plus de mal à survivre !...Les admirateurs d'ici vont dire que les chômeurs sont moins nombreux, bien sûr, quand on enlève les CDD de qq jours de Pôle Emploi..que le pouvoir d'achat a augmenté, ah bon , à qui, surtout depuis la pandémie ? La France a été mal gérée et a perdu de son rayonnement depuis plus d'un siècle...Alors cinq ans de plus...? Continuons braves gens à être exploités ! A quoi a servi notre Révolution ?

Bonne analyse.

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

4 février 2022 14:05
jokaire a écrit :
Pour les droits d'inscription des étudiants je parlais de ce qui est dans les tuyaux.
J'ai lu qu'il était envisagé d'aligner les frais de scolarité de l'université sur ceux des écoles de commerce donc de faire une sélection drastique par le fric...

A titre de renseignement minimum ...
🤔
Bourse sur critères sociaux : des montants revalorisés pour les étudiants en 2021-2022
Publié le 04 août 2021 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Illustration 1
Crédits : © sebra - Fotolia.com
Illustration 1
Deux arrêtés parus au Journal officiel le 29 juillet 2021 fixent les montants de la bourse d'enseignement supérieur pour l'année universitaire 2021-2022 ainsi que les plafonds de ressources à ne pas dépasser pour en bénéficier. Le ministère de l'Enseignement supérieur a annoncé la revalorisation des bourses sur critères sociaux pour la prochaine rentrée universitaire de 1 %. Les taux annuels sur 10 mois distribués aux étudiants peuvent ainsi aller de 1 042 € pour l'échelon 0 bis à 5 736 € pour l'échelon 7. De plus, certains étudiants peuvent bénéficier du maintien de la bourse pendant les grandes vacances universitaires, leur taux annuel est alors un peu plus élevé.

Cordialement 🙂

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Avatar janine33

janine33

4 février 2022 13:59

Je cite la citation complète :
« Les frais d'inscription pour l'année 2021/2022 sont fixés à 2770 € pour une licence et 3 770 € pour un master par le Ministère de l'Enseignement Supérieur, pour les étudiants ressortissants d'un pays hors Espace Economique Européen.« 

Donc , HORS ESPACE ECONOMIQuE EUROPÉEN

Ma petite fille fait pharmacie ,2 eme année , je n’ai pas entendu ses parents dire qu’ils avaient payé une somme équivalente aux chiffres cités

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

4 février 2022 13:58
jokaire a écrit :
Pour les droits d'inscription des étudiants je parlais de ce qui est dans les tuyaux.
J'ai lu qu'il était envisagé d'aligner les frais de scolarité de l'université sur ceux des écoles de commerce donc de faire une sélection drastique par le fric...

c’est a priori faux puisqu’il existe les bourses ,,,,sur criteres d3 revenus ,,,

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Avatar janine33

janine33

4 février 2022 12:45

Je n’ai plus d’enfants à l’université , je n’y suis plus moi même pour connaître les tarifs d’inscription .
Mais , ceux ci étaient conformes aux ordres de grandeur cités par Adalbert .
Je suis terrassée par les affirmations de Jokaire . D’où sortent-elles ? Quels sont ces « tuyaux » dont il s’inspire ?
Attention aux généralisations , à l’aveuglement .
Plus c’est gros , plus ça passe .

L’école publique en France est gratuite , pour tous , quelque soit le niveau , de l’écolier jusqu’au doctorant.
Ceci n’a rien à voir avec les élus , ni avec les présidents , ni celui là , ni le suivant .

Toutes les formations ne sont pas publiques , certaines sont privées comme les écoles de commerce , les labos de langues …. , et donc payantes . Cet enseignement est autorisé . Le diplôme délivré peut être reconnu ou pas .

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Avatar jokaire

jokaire

3 février 2022 23:09

Pour les droits d'inscription des étudiants je parlais de ce qui est dans les tuyaux.
J'ai lu qu'il était envisagé d'aligner les frais de scolarité de l'université sur ceux des écoles de commerce donc de faire une sélection drastique par le fric...

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Avatar Carmenlustucru

Carmenlustucru

3 février 2022 08:20
jokaire a écrit :
Il n'y a que Monsieur RUFFIN pour oser proposer de mettre tous les politiques députés, sénateurs ministres et président au niveau du seul de pauvreté.Mais pour être juste pourquoi ne pas les payer 3 fois le SMIC et rembourser leurs frais sur justificatifs. On aurait plus de chance de trouver des personnes convaincues du bien public.Savez vous que Madame MERKEL faisait ses courses elle même tout simplement.Elle partait en vacances à ses frais. Chez nous on achète de la vaisselle pour 500.000,00 euros.On fait construire une piscine sans parler de la flotte aérienne et automobile.
Chez nous on aime le m'as tu vu et on arrive même à se faire du fric sur nos aînés chez ORPEA et d'autres établissements.C'était d'ailleurs une des réformes promises pour le quinquennat actuel.
Mais rien , le riche ne pense qu'aux riches.Logique il a été choisi par cette caste aussi 'attendez rien
de lui Je vous invite à l'oublier comme i a oublié les pauvres,les sans abris,nos aînés,les soignants,l’hôpital, les jeunes ,les salariés modestes.
Il faut être maso ou vouloir se tirer une balle dans le pied pour voter pour lui....

"Il n'y a que Monsieur RUFFIN pour oser proposer de mettre tous les politiques députés, sénateurs ministres et président au niveau du seul de pauvreté."

Je ne sais pas si c'est encore le cas mais "quand il a été élu, il ne gardait que le SMIC et de quoi payer les impôts correspondants sur sa paye de député, le reste étant versé à des associations.

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Avatar Adalbert

Adalbert

3 février 2022 07:52

Droits d'inscription pour l’année universitaire 2022/2023:
170 euros pour une année en cycle de Licence
243 euros pour une année en cycle de Master
601 euros pour une année de cursus en formation d'ingénieur dans un établissement sous tutelle du ministère en charge de l’enseignement supérieur
380 euros pour une année de Doctorat.

Pour info:
Droits en GB : environ 8-10 000 euros minimum, chaque université fixant ses tarifs ( à Oxford, compter environ 38 000 £ )

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Avatar jokaire

jokaire

2 février 2022 23:27

LOL les smicards attendent encore et je les encourage à ne pas attendre Macron....

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Avatar jasbelle

jasbelle

2 février 2022 23:05

jokaire - Il n'a jamais été question de 10.000 euros/an à l'université. Vous écrivez n'importe quoi. De plus, dans tous les pays autres qu'en France les études universitaires sont d'un coût plus élevé. Les très bons élèves de familles pauvres bénéficient de bourses même dans les écoles de commerce.

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

2 février 2022 19:13

Non mais jokaire est un peu comme Ruffin
Ou l’inverse si on veut ,,,,
En cela que la vérité ne leur importe peu ....
Pour moi ce sont deux sectaires bornés ,,

Je crois que les smicards rigoleraient s’ils les écoutaient ,,,,
Macron a fait bien plus pour les bas salaires que Sarkosy et hollande réunis ,,,,

Y’a vraiment des lourds 😅

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