
Dany
Mais dis donc Artmonika, c'est un grand copié collé 😁😆.
Mais il nous relate bien les faits et explique en quoi l'originalité de la DS a permis ces prouesses.
Paraît-il que, même une roue arrière retirée, la voiture pouvait rouler sans s'affaisser !
Merci pour le reportage de ce fait historique ! 🙂
artmonika
Ton sujet, Dany, à moi qui ne connais rien de l'histoire de l'automobile, m'a donné envie d'en savoir plus sur cette voiture mythique que je savais juste être la préférée du Général de Gaulle. J'ai donc relevé cette histoire dans l'express que tu connais, toi, sans doute et donne de surcroît nombre détails techniques chers aux vrais amateurs de voitures, anciennes.
(article abrégé sur la fin).
"La voiture qui sauva de Gaulle...
La légende le dit, de Gaulle avait la baraka. Ce qui se passa au Petit-Clamart ce mercredi 22 août 1962, peu après 20 heures, tient du miracle. Armé jusqu'aux dents, très mobile et parfaitement renseigné, le commando chargé d'éliminer la «Grande Zohra» - ainsi appelait-on le Général dans les rangs de l'OAS - avait organisé son affaire avec minutie. Un guetteur, le chef des conjurés, Jean Bastien-Thiry, signale l'arrivée du convoi présidentiel en soulevant son journal. Un groupe de tueurs jaillit d'une Renault Estafette placée sur le trottoir de l'avenue et fait feu sur la voiture du Général, à hauteur de l'habitacle. Puis une Citroën ID 19, garée dans une rue adjacente, coupe la route du véhicule présidentiel et ses occupants achèvent le travail. Simple et en théorie efficace. Mais rien ne se déroula comme prévu. Il pleut et il fait déjà sombre ce soir-là, les premiers tireurs distinguent mal le signal, sortent de la camionnette en retard et leur proie file sous leur nez.
Sur près de 150 balles tirées, seules quelques- unes atteignent le flanc droit de la DS 19 du Général, tandis que ses pneus avant gauche et arrière droit sont crevés. L'ID, elle, démarre trop tard pour se lancer à sa poursuite. Dans le même temps, le servant du fusil-mitrailleur tente en vain de refermer sa portière... Il patientait un pied hors de la voiture - une désinvolture étonnante de la part d'un activiste aguerri. Quand enfin il tire, il rate sa cible et le conducteur abandonne vite la chasse. C'est fini. Le couple présidentiel, son gendre et son chauffeur rejoignent l'aérodrome de Villacoublay sains et saufs. L'histoire raconte que Mme de Gaulle s'inquiéta de l'état de santé de poulets embarqués dans le coffre (ils étaient saufs!).
De fait, le chef de l'Etat dut la vie à un extraordinaire concours de circonstances. Des terroristes maîtrisant mal les subtilités du métier - de Gaulle railla leurs piètres qualités de tireurs - une arme qui s'enraie, 14 projectiles qui perforent la carrosserie de la DS sans toucher personne. Mais à cette chance inouïe, il convient d'ajouter le grand sang-froid du chauffeur, le gendarme Francis Marroux qui, dès l'ouverture des hostilités, eut la présence d'esprit de rétrograder de quatrième en troisième pour donner plus de vigueur à l'auto, et se dégager au plus vite de l'embuscade. Grâce à la commande de boîte de vitesses oléopneumatique et son embrayage automatique, Marroux opéra en un éclair et gagna ainsi de précieux dixièmes de seconde. Merveilleuse DS!
Miracle au Petit-Clamart
Car, au bout du compte, c'est bien elle qui sauva de Gaulle. Avoir affaire à une bande de Pieds nickelés, passer à travers les balles et s'attacher les services d'un chauffeur talentueux ne suffisait pas.
Encore fallait-il une voiture capable de filer droit avec deux pneus crevés, tout en prenant de la vitesse. Toute autre automobile de l'époque, dans les mêmes circonstances, serait partie en tête-à-queue avant de s'immobiliser d'une manière ou d'une autre.
Heureusement pour le général, la DS constituait un véritable concentré de techniques toutes plus originales les unes que les autres.
Au Petit-Clamart, la fameuse suspension, baptisée à tort «hydraulique», car c'est de l'huile qui circule dans les sphères et les tuyaux, fit un miracle. Malgré les deux pneus crevés, l'assiette de la DS présidentielle resta constante; la voiture ne s'affaissant pas sur l'une ou l'autre des deux roues concernées, elle put poursuivre sa route sans mouvements de caisse venant perturber le conducteur. Deux autres éléments ont également joué un rôle stabilisateur: l'empattement (la distance entre les deux essieux) démesuré de la DS et la direction assistée, qui intégrait elle aussi «l'usine à gaz» constituée par le système oléopneumatique, au même titre que les freins et la boîte de vitesses. Le volant n'a pas tressauté dans les mains du chauffeur Marroux, cela a son importance.
Une tenue de cap hors concours
Surtout, si de Gaulle est sorti indemne du guet-apens, c'est grâce à une spécificité technique de la voiture: le très gros pivot de direction placé dans l'axe de chacune des deux roues avant. Le coût de production est élevé pour le constructeur, car cela l'oblige à repousser les freins à disque en sortie de la boîte de vitesses, mais cela assure à la DS une tenue de cap hors concours en son temps. Jacques Wolgensinger, patron de la communication de Citroën de 1957 à 1987, auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la marque, se montre encore plus précis: «Les rotules de la direction sont dans l'exact plan de symétrie de la roue, ce qui supprime tout braquage induit et toute réaction dans le volant en cas d'incident sur l'une des roues avant. Un pneu qui éclate est sans effet sur la direction, la trajectoire demeure intangible.» Ainsi, la DS du Petit-Clamart échappa à ses assaillants et ne fit pas du Général un ingrat. Lui qui en avait fait la voiture officielle de l'Etat, appréciant particulièrement l'espace réservé à ses longues jambes par l'ample compartiment arrière, refusa la voiture blindée que Renault lui proposa après l'attentat..."
Ce haut fait historique illustre le prestige de la La DS qui compte parmi les voitures de collection les plus recherchées.
" Tous retracent la naissance de cette voiture révolutionnaire, saluée à l'époque comme un chef-d'oevre stylistique par bon nombre d'artistes contemporains. Tous pointent aussi ses particularités: la suspension qui monte et qui descend et éc?ura des générations d'enfants, le volant monobranche, le «champignon» en guise de pédale de frein, le levier de vitesses servant de démarreur? La plupart, d'ailleurs, restèrent sans suite chez Citroën et ne firent jamais recette chez d'autres constructeurs. Cela dit, la DS fut la première voiture produite en grande série à recevoir des freins à disque et, plus tard, une injection électronique, techniques devenues aujourd'hui de rigueur. Quant aux phares tournants, ils sont de nouveau à la mode. La DS ne fut-elle pas elle-même vedette de cinéma? Aucune autre automobile n'a participé à autant de films.
Belmondo et Bourvil à bord d'une DS coupée en deux dans Le Cerveau... une scène d'anthologie!
De cette automobile unique dans l'histoire, produite à 1 330 775 exemplaires en vingt ans, nous attendons toujours la descendante."
....
Bonne journée à tous et Kenavo
Dany
Vamycrons a écrit :
J'ai un Beauf, passionné d'automobiles et de mécanique qui dans le temps de la DS disait ; ''Si je n'étais pas ingé chez Renault et ne lui devais pas tout... j'achèterais une DS...''
(moi elle me berçait trop... je préférais la 404... ? de suspension plus ferme mais qui tenait moins bien la route... ) 😝
Vamyc, la 404 a pu concurrencer un la DS dans la mesure où sa mécanique simple rassurait les gens, sa ligne, classique mais équilibrée plaisait.
Mais essieu rigide à l'arrière comme la 403 et la 203 rien de changé 18 ans après !
Dany
marie5949 a écrit :
Bonjour Dany , amateur de voitures et quelles voitures, mon mari était un fou de Citroën , nous avons eu une DS 19 puis 21 , quel confort! Ce que j’aimais c’était d’attendre qu’elle monte d’un cran c’était une sensation extraordinaire, elles étaient grises métallisées , malheureusement elle a été explosée dans un grave accident , heureusement que du matériel, pas de corporel… Aujourd’hui j’ai une golf depuis 18 ans , elle n’a jamais connu le garage, une solidité à toute épreuve, aucune panne mais je l’entretiens elle m’accompagnera jusqu’au cimetière 😉😊
Mais une Golf est suspendue à peu près comme un tombereau, non ? 😁😆.
Solide, je veux bien le croire 🙂
marie5949
Bonjour Dany , amateur de voitures et quelles voitures, mon mari était un fou de Citroën , nous avons eu une DS 19 puis 21 , quel confort! Ce que j’aimais c’était d’attendre qu’elle monte d’un cran c’était une sensation extraordinaire, elles étaient grises métallisées , malheureusement elle a été explosée dans un grave accident , heureusement que du matériel, pas de corporel… Aujourd’hui j’ai une golf depuis 18 ans , elle n’a jamais connu le garage, une solidité à toute épreuve, aucune panne mais je l’entretiens elle m’accompagnera jusqu’au cimetière 😉😊
Vamycrons
J'ai un Beauf, passionné d'automobiles et de mécanique qui dans le temps de la DS disait ; ''Si je n'étais pas ingé chez Renault et ne lui devais pas tout... j'achèterais une DS...''
(moi elle me berçait trop... je préférais la 404... ? de suspension plus ferme mais qui tenait moins bien la route... ) 😝
Dany
Pimaly a écrit :
Deuxième lecture à l’homme : super documentation, super récit ! 👍
Et super souvenirs pour moi : mon père en avait une, la première d’une série de 3, puisque suivie d’une 21 et d’une 23 et il en était fou !!!
Les voitures et la mécanique étaient la grande passion de mon père et de mon grand-père qui lui, avait débuté sa carrière de transporteur sur Mack, sans pare-brise, pneus à bandages... Il a participé au déblaiement de Caen après les bombardements (et s’est fait des coucougnettes en or!). L’heureux homme à pris sa retraite à 50 ans et mon père qui travaillait avec lui a repris l’entreprise. La marque des camions était exclusivement Berliet.
Merci Pimaly, et si tu veux bien remercier également ton mari pour son appréciation 🙂.
J'avoue être allé chercher l'information sur Mack : je ne connaissais pas. On pourrait dire de Jack Mac et de ses frères qu'ils furent les inventeurs des vrais camions. Avant, les Américains partaient sur une base automobile et ajoutaient un plateau. La soc Mack concevait ses camions dès le départ comme des camions.
Les roues à bandage, je m'en souviens 🙂 on en voyait sur les camions des forains !
C'est super (comme la D Super !) d'avoir roulé en DS, de la 19 à la 23 ! La 23 frôlait le 190 kmh ... et qu'elle belle automobile !
Je n'ai eu que deux ID 19 la première, pas pourrie mais presque, payée par quelques vacations et un petit coup de pouce de ma mère 😁.
Mon oncle, chez Citroën, n'avait fait aucun effort pour m'en trouver une, bien ... et pas chère 🙄 😆
Pimaly
Deuxième lecture à l’homme : super documentation, super récit ! 👍
Et super souvenirs pour moi : mon père en avait une, la première d’une série de 3, puisque suivie d’une 21 et d’une 23 et il en était fou !!!
Les voitures et la mécanique étaient la grande passion de mon père et de mon grand-père qui lui, avait débuté sa carrière de transporteur sur Mack, sans pare-brise, pneus à bandages... Il a participé au déblaiement de Caen après les bombardements (et s’est fait des coucougnettes en or!). L’heureux homme à pris sa retraite à 50 ans et mon père qui travaillait avec lui a repris l’entreprise. La marque des camions était exclusivement Berliet.
