
chocolatte
Chanel fête les 100 ans du N° 5
Coco Chanel rencontre Ernest Beaux lors d'un séjour sur la Côte d'Azur à Grasse, elle lui commande « un parfum de femme à odeur de femme ». Beaux présente à Chanel deux séries d'échantillons numérotés de 1 à 5 et de 20 à 24. Elle choisit, selon la légende, l'échantillon no 5. À la question « Quel nom allez-vous lui donner ? », elle répondit : « Je lance ma collection le 5 mai, cinquième mois de l'année, laissons-lui le numéro qu'il porte et ce numéro 5 lui portera chance .
Pourtant, ce qui deviendra l'incarnation du succès de la parfumerie française est à l'origine un parfum créé avant la Première Guerre mondiale à Moscou, à destination de l'aristocratie russe. Le Français Ernest Beaux est alors le nez d'une entreprise russe.
Ernest Beaux a l'idée d'ajouter au traditionnel bouquet floral, Il est composé de notes de tête acides : l’aldéhyde (composé synthétique à l’odeur d’orange), le néroli, le citron et la bergamote ; de notes de cœur fleuries : l’ylang-ylang, le jasmin, la rose de mai, l’iris et le muguet ; de notes de fond plus masculines : le vétiver, le santal, le musc et le cèdre. À l'époque, les ingrédients synthétiques ne sont pas utilisés par les parfumeurs, et les soliflores dominent le marché.
Le N°5 se déploie ainsi « sans note dominante, distillant une richesse florale voluptueuse avec pas moins de 80 éléments dont la puissance est démultipliée par une audacieuse surdose d'aldéhydes. Ce mariage entre les corps synthétiques et les ingrédients naturels imposera un vocabulaire résolument nouveau en parfumerie ».
Coco Chanel teste le parfum lors d'un dîner dans le plus grand restaurant de Cannes où elle invite Ernest Beaux et quelques amis. Sur la table, elle place un vaporisateur sur lequel elle prend plaisir à appuyer dès que quelque élégante personne passe à proximité. Elle raconte « L'effet fut stupéfiant, toutes les femmes en passant près de notre table s'arrêtaient, humant l'air ».
Le design du flacon aux lignes sobres et anguleuses serait inspiré de la trousse de toilette pour homme de la maison Charvet ou de la flasque à whisky de son ancien amant Boy Capel. Ce design a eu cinq formes différentes : celle, initiale, de 1921, puis de 1930, 1950, 1970 et 1986. Pour le premier des années 1920, Gabrielle Chanel choisit d'enfermer le parfum sophistiqué dans un flacon relativement simple, à l'encontre de la tendance d'alors qui consistait à créer des contenants spectaculaires pour des parfums parfois moyens.
Le parfum est lancé le jour de la présentation de la collection Chanel, le 5 mai 1921 (05 05 1921), dans sa boutique rue Cambon à Paris, et, devant son succès, elle s'associe à la famille juive des Wertheimer qui possèdent un vaste réseau de distribution dans le monde. Le 4 avril 1924, leur union commerciale donne naissance aux Parfums Chanel détenus à 70 % puis à 90 % par les deux frères Wertheimer Paul et Pierre qui assument tous les risques financiers, ce qui explique que Coco Chanel se sentira lésée ; elle verra dans sa collaboration avec les nazis un moyen opportuniste de récupérer la propriété des Parfums Chanel.
Dès 1929, le N° 5 de Chanel est le parfum le plus vendu au monde
Longtemps parfum le plus vendu en France, No 5 perd sa place en 2011 au profit de J'adore des Parfums Christian Dior
Capusa
Pourquoi le fromage a-t-il des trous ?
Tout le monde s'est déjà posé la question au moins une fois en dégustant un bon morceau d'emmental. Une découverte accidentelle, révélée ce jeudi, vient de lever le voile sur ce mystère.
Vous ne serez plus jamais intrigué par ce fromage à trous dans votre assiette. L'énigme est désormais résolue grâce à une équipe de l'Agroscope, l'Institut des sciences en denrées alimentaires basé à Berne, associée à celle de l'Empa, Laboratoire fédéral d'Essai des Matériaux et de Recherche. Après un siècle de recherches, ces scientifiques ont réussi à percer le fameux secret des trous des fromages comme l'emmental.
Non, ça n'a rien à voir avec les souris contrairement à ce que veulent faire croire aux enfants les dessins animés. L'apparition de ces trous serait en réalité due à... la présence de petites particules de foin tombées dans le lait. Pendant la fermentation, ces dernières dégageraient des gaz qui formeraient alors les fameux trous dont la taille et l'emplacement varient.
"C'est une découverte qui a été faite complètement par accident, comme toutes les grandes découvertes", a confié le porte-parole d'Agroscope repris par l'AFP. Mais il aura tout de même fallu un siècle pour démêler le vrai du faux. "De tout temps, le phénomène de la formation des trous a attiré l’attention de la science", explique l'Agroscope dans un communiqué.
Une théorie détrônée
En 1917 déjà, l'Américain Wiliam Clark s'était intéressé au sujet et avait établi que les trous étaient le résultat de l'action du dioxyde de carbone. Il avait alors émis l'hypothèse que ce gaz provenait de bactéries. "Il ne savait cependant ni quelle espèce de bactéries ni quel processus de fermentation étaient à l’origine de la formation de gaz dans l’Emmental", indique le communiqué.
De même, le fait que les trous se formaient à certains endroits et pas ailleurs posait question. Pour résoudre l'énigme, les scientifiques suisses ont étudié la formation des trous au moyen de la tomographie assistée par ordinateur et ce, au cours d'une durée de 130 jours. Ils ont ensuite réalisé une série d'essais dont les résultats les ont "laissés stupéfaits".
Ils ont découvert que "selon le dosage des particules de foin, il est possible de quasiment piloter l’ouverture du fromage à sa guise". Une conclusion qui a permis de résoudre une autre énigme : celle de la disparition des trous.
De l'importance du seau ouvert
Les chercheurs ont remarqué que le nombre de trous dans le fromage avait tendance à diminuer au cours de ces dernières années, et ceci notamment lorsque la fabrication du fromage se faisait avec des techniques plus modernes et "aseptisées". Selon l'équipe, ce serait ainsi "la disparition du seau traditionnel" placé sous le pis de la vache lors de la traite qui serait à l'origine de la disparition des "trous".
"La traite traditionnelle à l'étable avec des seaux ouverts a été remplacée au cours des dernières décennies par des systèmes de traite fermés", indique l'Agroscope. Et ces systèmes fermés ont "totalement supprimé les micro-particules de foin dans le lait. Conséquence : il y a moins de "germes de trous" dans le fromage".
Cette découverte va désormais permettre aux fromagers de changer la donne en jouant sur le taux de particules de foin présent dans le fromage, et ainsi établir de nouvelles recettes selon la quantité de "trous" voulue.
Capusa
QUI EST L'INVENTEUR DES PÂTES?
L'orient ou l'occident, la chine ou l'Italie ?, Ni l'un ni l'autre : l'origine des pâtes remonte très profondément aux sources l'histoire de l'humanité, au début du néolitique, lorsque les chasseurs-cueilleurs apprennent à maîtriser leurs ressources en cultivant les graminées et en domestiquant les animaux. Depuis cette époque charnière le blé est indissociablement lié à l'histoire des pâtes. Se transmettent dès lors sans fin la mouture du blé, la confection de la pâte avec de l'eau, les techniques de cuisson sur des pierres brûlantes.
Quelques mille années avant J.-C. nous savons que les Grecs et peulpes du moyen-orient produisaient et consommaient des pâtes. Le grec «laganon» signifie un morceau de pâte découpé en bandes. De cette expression dérive aussi le «laganum» cité par Cicéron et plus tard par Apicius. Ce terme qui désigne un mode de préparation faisant alterner des couches de lagane avec de la viande est à l'origine des célèbres lasagnes.
Les nomades de la péninsule arabique et de l'afrique du nord, qui ne disposaient pas d'assez d'eau pour préparer des pâtes chaque jour furent sans doute à l'origine de la dessication des pâtes à fin de conservation. Ces nomades inventèrent le calibrage en petit tube de pâtes qui accèlérait le processus de séchage. Ibran al Mibrad, au onzieme siecle, parle de la «rista» : des macaroni mélangé aux lentilles, un plat qui se consomme encore de nos jours au moyen-orient.
Le savoir nécessaire à la production des pâtes sèches a été introduit à Palerme entre le IXème et le XIème siècle pendant la domination arabe. Au moyen age, la Sicile était déjà célèbre pour la production de ses pâtes. Le géographe arabe Al-Idrisi affirme dans ses ouvrages qu'à Trabia : « on fabrique des pâtes en abondance, en forme de fils, appelées triyan qui s'exportent un peu partout, en Calabre, et dans de nombreux pays musulmans et chrétiens, par bateaux aussi ». Cette tradition s'est perpétuée jusqu'à nous et les siciliens mangent toujours «la tria bastarda», «les vermicelles de tria» et «les ciceri e tria».
A cette époque la Ligurie se spécialise aussi dans la fabrication et l'exportation de pâtes. A Naples, plus précisément à Gragnano, les sources nombreuses furent à l'origine de la création d'un grand nombre de moulins, puis à la renaissance, de nombreuses maisons spécialisées dans la fabrication de pâtes.
De la fin du moyen-âge jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, les macaroni sont le plat emblématique des Napolitains. Ces pâtes italiennes célèbres en Europe, sont associés étroitement à Pulcinella, célèbre masque de Naples dont l'humeur est placée sous le signe de la faim et dont la quête se résume à un énorme plat de macaroni.
Capusa
. Le temple de Saksaywaman au Pérou
Il y a des dizaines de temples au Pérou, mais ce qui fait la particularité de celui-ci, c’est la pierre parfaitement taillée et empilée avec précision. Les bâtisseurs de cet édifice n’ont eu recours, ni à la terre glaise, ni au mortier. Les pierres sont tellement bien liées les unes aux autres qu’il est parfois impossible d’y glisser même une feuille de papier. Toutes les pierres, même si elles ne sont pas calibrées de façon identique, sont lisses sur leur surface et arrondies sur les bords. Personne n’est, pour l’heure, en mesure d’expliquer comment il a été construit avec autant de précision et de netteté avec si peu de moyens et de connaissances.
chocolatte
C'était en 'Une'... hier
23 janvier 2005 : Inauguration à Paris du mur portant les noms des 76.000 juifs déportés de France entre 1942 et 1944, devant le nouveau Mémorial de la Shoah, qui regroupe un musée et un centre de documentation.
23 janvier 2004 : La sonde européenne Mars Express apporte la preuve qu'il y a de l'eau sous forme de glace sur la planète Mars.
23 janvier 2001 : Pour la première fois, une femme, l'allemande Jutta Kleinschmidt, sur Mitsubishi, remporte le 23e rallye Paris-Dakar.
martinemdh
Une nouvelle espèce de mosasaure, appelée Xenodens calminechari, a été découverte au Maroc. Ce gros lézard marin aux dents de requin vivait il y a 72 à 66 millions d’années.
Attention frissons ! Si Xenodens calminechari, n’était pas plus grand qu’un marsouin, sa dentition lui conférait une morsure redoutable et lui permettait de s’attaquer à des proies bien plus grandes que lui. En effet le mosasaure adepte des eaux tropicales peu profondes, possédait des dents semblables à celles de certains requins. Leur particularité ? Elles se succédaient en se touchant bord contre bord, formant ainsi une lame dentelée extrêmement tranchante.
C’est en référence à cette dentition très particulière que les scientifiques l’ont nommé Xenodens calminechari qui signifient respectivement « dent étrange » en grec et « comme une scie » en arabe. Les résultats de cette équipe de recherche européenne incluant des chercheurs du Centre de Recherche en Paléontologie – Paris (Muséum national d’Histoire naturelle – CNRS – Sorbonne Université) sont publiés dans la revue Cretaceous Research.
Une grande diversité de reptile marin
Ces résultats démontrent l’extrême diversité des reptiles marins dans les phosphates du Maroc, il y a -72 à -66 millions d’années. En effet, ce carnivore s’ajoute à une longue liste de reptiles marins qui, comme lui, peuplaient la mer des phosphates. Cette mer présentait une abondante vie marine, riche en nutriments et attirait tous les maillons de la chaine alimentaire, du plancton aux méga-prédateurs. La diversité des prédateurs y était donc tout à fait remarquable et unique.
Cette nouvelle découverte témoigne de l’importance des gisements des phosphates du Maroc qui permettent de comprendre la dynamique des écosystèmes passés, notamment lors des périodes d’extinctions en masse.
Capusa
Le daltonisme est une anomalie de la vision affectant la perception des couleurs (ce trouble de la vision des couleurs étant appelé dyschromatopsie)[1]. D'origine généralement génétique elle a alors pour cause une déficience d'un ou plusieurs des trois types de cônes de la rétine oculaire.
Habituellement classé comme une infirmité légère, il existe des situations où les daltoniens peuvent avoir un avantage sur les individus ayant une vision normale. Cela peut être une explication évolutive de la fréquence étonnamment haute de daltonisme rouge-vert congénital[2].
Le physicien et chimiste britannique John Dalton publie sa première étude scientifique sur ce sujet en 1798 intitulée « Faits extraordinaires à propos de la vision des couleurs »[3], après avoir découvert son propre trouble des couleurs. À la suite des études faites par Dalton, la condition est désormais nommée « daltonisme » (sauf dans les pays anglophones où elle est nommée colour blindness), bien que ce terme ne soit actuellement utilisé pour nommer qu'un symptôme nommé « deutéranopie ».