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Le saviez vous ...
Pourquoi le logo de la marque Lacoste représente un crocodile ?
Les crocodiles sont loin d’être les animaux les plus dociles au monde. Seuls les herpétologues et quelques courageux les affectionnent. Pourtant, ce sont des créatures fascinantes lorsqu’elles ne sèment pas la panique sur des plages bondées.
Du côté de la mode, ce reptile géant aux allures de dinosaure est malheureusement très prisé du commerce du luxe. Bien que de plus en plus de marques aient fait le choix de stopper les articles en cuir de crocodile, ils restent tout de même victimes de la vente et du trafic parfois illégal.
Créée en 1933 à Troyes par René Lacoste et André Gillier, il s’agit d’une enseigne française très prisée pour ses articles de prêt-à-porter sportswear. Sa marque de fabrique est le polo indémodable, qui a traversé plusieurs générations. Cependant, c’est par des chemises que les deux créateurs ont débuté leur folle épopée.
Au fil du temps, Lacoste a su étoffer sa gamme de produits. Après avoir survécu à la Seconde Guerre mondiale, la marque se lance dans d’autres modèles de chemises, mais lance également des raquettes de tennis. L’entreprise commercialise aujourd’hui des vêtements pour tous, mais aussi des chaussures, accessoires et même des parfums.
Lacoste collabore régulièrement avec des personnalités très connues.
Pour comprendre l’histoire du logo de la marque, il faut revenir dix ans avant sa création en 1923 . À cette époque, René Lacoste a de grandes ambitions dans le sport. Pour couronner le tout, son capitaine d’équipe le motive en promettant de lui offrir « la belle valise en cuir de crocodile qu’il admire en vitrine » s’il remporte un match de tennis.
Hélas, il ne gagne pas. Cependant, sa rage de vaincre a tapé dans l’oeil d’un journaliste américain, qui le compare alors au reptile. Lors d’une interview donnée sur France 3 en 1991, René Lacoste, décédé cinq ans plus tard, dévoile l’intitulé exact de la phrase à l’origine du logo « René Lacoste n’a pas eu sa valise en peau de crocodile, mais il s’est défendu comme un véritable crocodile » .
Cette image a beaucoup plus au joueur car elle résumait assez bien son style de jeu et son comportement sur le court», explique Valerio Emanuele, auteur du «Dictionnaire du tennis» (Éditions Honoré Champion). Le Français est, à l'époque réputé très tenace. Il accueille donc le surnom avec plaisir. Quelques années plus tard, en 1929, il s'affiche avec des chemises qui portent comme décoration un crocodile. Il faudra toutefois attendre trois ans pour que l'un des «Quatre Mousquetaires» crée son enseigne, en 1933.
Capusa06
L'Internationale est un chant révolutionnaire dont les paroles ont été écrites par Eugène Pottier en 1871 lors de la répression de la Commune de Paris, sous forme d'un poème à la gloire de l'Internationale ouvrière, et dont la musique fut composée par le belge Pierre Degeyter à Lille en 1888.
Traduite dans de très nombreuses langues, L'Internationale est le chant symbole des luttes sociales à travers le monde. Elle est chantée par les socialistes (au sens premier du terme), les anarchistes, les communistes mais aussi certains membres des partis dits socialistes ou sociaux-démocrates et bien sûr par des syndicats de gauche, ainsi que dans des manifestations populaires.
La version russe d'Arkadi Iakovlevitch Kots a servi d'hymne national à la République socialiste fédérative soviétique de Russie, puis à l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) de sa création en 1922 jusqu'en 1944.
Histoire
Le poème
À l'origine, il s'agit d'un poème à la gloire de l'Internationale ouvrière, écrit par le chansonnier, poète et goguettier Eugène Pottier, caché à Paris en juin 1871, en pleine répression de la Commune — sous laquelle il fut maire du 2e arrondissement.
L'histoire de ce poème et de son auteur est liée à celle des goguettes. En 1883, Eugène Pottier présente une chanson au concours de la goguette de la Lice chansonnière et remporte la médaille d'argent. Il retrouve à cette occasion le chansonnier Gustave Nadaud qu'il a croisé en 1848 et à qui il avait alors fait une forte impression. Grâce à ces retrouvailles, une cinquantaine de chansons de Pottier sont publiée pour la première fois en 1884 et sauvée de l'oubli par Nadaud qui admire beaucoup son talent poétique tout en étant très loin de partager ses opinions politiques.
L'initiative de Nadaud incite les amis politiques de Pottier à publier en 1887 ses Chants révolutionnaires avec une préface d'Henri Rochefort. Au nombre de ceux-ci figure L'Internationale. Sans la Lice chansonnière et Nadaud, ce chant révolutionnaire célèbre et les autres œuvres de Pottier seraient aujourd'hui oubliées.
L'Internationale est dédiée à l'instituteur anarchiste Gustave Lefrançais.
La musique
L'historien Robert Brécy indique :
« Sans doute Pottier, comme le font la plupart des poètes chansonniers, avait écrit ses paroles avec un timbre en tête (probablement La Marseillaise, qui a la même coupe), mais il ne l'a pas précisé . »
En 1888, un an après la première édition imprimée des paroles, la chorale lilloise du Parti ouvrier demande à un de ses membres, Pierre Degeyter, de composer une musique originale pour L'Internationale. Le 23 juillet 1888, pour la première fois, la chorale de la Lyre des Travailleurs, réunie dans l'estaminet La Liberté au 21 rue de la Vignette à Lille (partie disparue de cette rue englobée dans l'actuelle avenue du Président-Kennedy), dans le quartier populaire Saint-Sauveur, interprète le chant sur l'air nouveau de Degeyter. Sa partition est publiée en 1889.
Dès 1900, l'anarchiste italien Sante Ferrini, enfermé dans la forteresse de Narni , entend pour la première fois ce chant révolutionnaire : « Celui qui chantait, un détenu de Bielle, avait appris l’hymne de Pottier à Paris [...] C’est donc en écoutant ce détenu que, dans ce château de la faim, d’où l’on ne devait sortir que morts ou, pire encore, tels des squelettes vivants, pour la première fois les prisonniers politiques entendirent l’Internationale. »
Le succès
À partir de 1904 L'Internationale, après avoir été utilisée pour le congrès d'Amsterdam de la IIe Internationale, devient l'hymne des travailleurs révolutionnaires qui veulent que le monde « change de base », le chant traditionnel le plus célèbre du mouvement ouvrier.
L'Internationale a été traduite dans de nombreuses langues. Traditionnellement, ceux qui la chantent lèvent le bras en fermant le poing. Elle est chantée par les socialistes (au sens premier du terme), les anarchistes, les communistes mais aussi certains membres des partis dits socialistes ou sociaux-démocrates et bien sûr par des syndicats de gauche, ainsi que dans des manifestations populaires. Ce fut même l'hymne de ralliement de la révolte des étudiants et des travailleurs sur la place Tian'anmen en 1989.
L'Internationale fut l'hymne national de l'URSS (dans une version la plupart du temps expurgée du cinquième couplet) jusqu'en 1944. Elle est toujours l'hymne de la majorité des organisations anarchistes, marxistes ou communistes.
Plus tard, certains groupes anarchistes ont utilisé plus volontiers l'adaptation intitulée L'Internationale noire.
Dans de nombreux pays d'Europe, ce chant a été illégal durant des années du fait de son image communiste et anarchiste et des idées révolutionnaires dont il faisait l'apologie.
En août 1894, l'éditeur Armand Gosselin est condamné par la Cour d'assises à un an de prison ferme pour avoir publié le texte de L'Internationale, incriminé pour le cinquième couplet dit « des généraux ».
Le tribunal correctionnel de Mulhouse, investi par des policiers armés et casqués, juge le 24 mai 1973 le mensuel alsacien Klapperstei 68 poursuivi pour « provocation de militaires à la désobéissance, injures publiques envers l'armée et provocation à la désertion »par la publication d'un article antimilitariste titré de vers du cinquième couplet de L'Internationale.
En France, le Parti socialiste remplace L'Internationale par son propre hymne lors des fins de congrès à partir de celui de Valence en 1981 ; elle est réintroduite lors du congrès de Lille de 1987 .
Références
Dans le roman de George Orwell La Ferme des animaux, relatant allégoriquement l'histoire de la révolution russe sous couvert de narrer une révolution d'animaux, L'Internationale est parodiée sous le nom de Beasts of England et la déchéance des principes originaux de la révolution ouvrière est représentée par la falsification progressive des textes révolutionnaires par la nouvelle élite.
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C'était ... hier...
1829 : William Burt se voit accordé le brevet de la première machine à écrire.
1904 : C'est à Saint-Louis, dans le Missouri, lors d'une foire, que l'Américain Charles Menches présente sa nouvelle invention. Elle se nomme "cornucopia". Sous ce nom mystérieux se cache en fait un biscuit en forme de cône fourré de deux cuillerées de crème glacée. La glace était née.
2001 : Une pluie de météorites, visible en plein jour dans le Nord-Est des États-Unis, sème la panique. Des lumières brillantes ont été aperçues et des bruits d'explosion (provoqués par la destruction des météorites dans l'atmosphère) ont même brisé des vitres.
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Évènements d'....hier
Evènements
1933 : L'aviateur américain Wiley Post réussit le premier tour du monde aérien en solitaire.
1950 : Retour de Léopold III en Belgique après 6 années d'exil
1989 : Californie: un jeune pilote de 11 ans, Tony Allengena, effectue le tour de la planète, aux commandes d'un monomoteur Cessna, en sept semaines et trente-cinq escales.
1998 : Sortie en France du film "L'arme fatale 4".
2004 : Le chanteur Sacha Distel décède des suites d'un cancer à l'âge de 71 ans.
Capusa06
Le Paris-Rouen est la première compétition automobile de l'histoire.
L'épreuve finalise un concours de « voitures sans chevaux » qui se déroula en France du 19 au 22 juillet 1894, concours organisé par Pierre Giffard, journaliste pour Le Petit Journal, un quotidien parisien paru de 1863 à 1944.
On enregistre 102 inscriptions mais seulement 21 concurrents prennent part à l'épreuve finale, de Paris à Rouen sur 126 km.
Le concours débute le mercredi 18 juillet 1894 à Neuilly-sur-Seine, par une journée d'exposition des 26 véhicules engagés. Les trois jours suivants sont réservés à l'épreuve éliminatoire, sur cinq parcours de 50 km partant de Paris, 21 véhicules se qualifient pour l'épreuve finale. Le concours se termine le dimanche 22 juillet 1894 par une promenade à l'allure réglementée de 12,5 km/h. Le départ de la Porte Maillot à Paris est donné dans l'ordre d'inscription et toutes les trente secondes. Le parcours est ponctué de plusieurs arrêts obligatoires dont la pause déjeuner à Mantes-la-Jolie. Quatre véhicules n'arriveront pas à Rouen.
Le concours récompense les véhicules répondant à trois critères : « sécurité », « commodité » et « bon marché relatif ». Le premier prix de 5 000 francs est partagé entre « Panhard & Levassor » et « les fils de Peugeot frères » .
En 1887, le journaliste Pierre Giffard devient chef des informations générales au quotidien parisien Le Petit Journal .
Il organise des défis sportifs populaires, afin de faire « bouger » les gens. Le premier concours, qui eut lieu le 6 septembre 1891, est la première édition du Paris-Brest à bicyclette . Le deuxième concours qui se déroule le 5 juin 1892 est le Paris-Belfort, une course à pied . Le troisième concours, en 1893, devait être un défi de natation mais il est jugé trop dangereux et est annulé.
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C'était ... hier
1969 : A 3H56 (heure française), l'astronaute Neil Armstrong qui participe à la mission spatiale Apollo 11 sort du module lunaire "Eagle" et pose pour la première fois le pied sur la lune. Il prononce alors une phrase qui restera gravée dans l'histoire: "Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité." L'événement est retransmis dans le monde entier. Des millions de téléspectateurs écoutent ébahis les premières impressions d'Armstrong. Un quart d'heure plus tard, il sera rejoint par son camarade Edwin "Buzz" Aldrin.
1974 : Eddy Merckx remporte le Tour de France pour la 5e fois.
1985 : Bernard Hinault gagne son 5ème Tour de France, égalant Jacques Anquetil et Eddy Merckx.
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Col du St Gothard situé à 2107 m
La légende du Saint-Gothard
Histoire
Escarpé, sinueux et parfois abrupt, le relief quelque peu capricieux de la Suisse nous pousse à réaliser des exploits. Nul besoin de franchir les Alpes à dos d’éléphant comme le fit jadis Hannibal. Enfin…c’est ce que l’on raconte. La construction du Saint-Gothard a tout d’une légende devenue réalité.
Un peu d’histoire
Le passage du Saint-Gothard ne date pas d’aujourd’hui. Le sentier du XIIIe siècle a tout d’abord été emprunté par des mules. Puis, petite révolution, par la malle-poste. La malle-poste était l’équivalent de DHL ou de Fedex aujourd’hui, un peu moins rapide mais tout aussi efficace. Lettres et colis franchissaient les montagnes à bord d’une voiture hippomobile, autrement dit, tirée par des chevaux.
Plein feu sur 1882 !
Première grande évolution. Le train fait son apparition et change radicalement les trajets sur cet axe qui relie le nord au sud du pays. Le premier tunnel du Saint-Gothard, un magnifique tunnel flambant neuf à double voie de 15 km de long, est inauguré en 1882. Il reliera Göschenen au nord, dans le canton d’Uri, à Airolo, ville située au sud, dans le canton du Tessin.
Passage du Gothard
Inauguration du tunnel ferroviaire du Saint-Gothard, le 22 mai 1882
En 1883, pendant la première année d’exploitation complète du tunnel, pas moins de 250 000 voyageurs et 300 000 tonnes de marchandises ont transité par le nouveau tunnel. Quelques années plus tard, en 1909, nos chemins de fer fédéraux (CFF) reprendront le flambeau sur cette mythique et désormais indispensable ligne ferroviaire.
D’hier à nos jours
Depuis cette époque, l’eau n’a pas fait que couler sous les ponts. Elle a aussi été intelligemment utilisée et recyclée lors de la construction du tunnel. En effet, la température de l’eau s’échappant de la roche traversée oscille entre 20 et 40 degrés selon l’épaisseur de celle-ci. Associée à un fort débit, cette eau devient une ressource géothermique intéressante pour chauffer les habitations à proximité du tunnel !
Il aura fallu 17 ans de dur labeur et des travaux colossaux pour réaliser ce chef d’œuvre de génie civil. Le nouveau tunnel de base du Saint-Gothard, le plus long tunnel ferroviaire au monde, est l’incarnation de la précision, de l’innovation et de la fiabilité suisses. Il s’étire sur 57 kilomètres et se situe à 2300 mètres sous la roche. Il permet de relier en seulement 20 minutes Erstfeld, au nord des Alpes, à Bodio, le portail sud. En réduisant les temps de parcours, la Suisse contribue, avec cet ouvrage, à rapprocher les villes, les régions et les pays du nord et du sud de l’Europe.
Creusement du tunnel de base à Sedrun, dans les Grisons
L’épopée n’est pas terminée pour autant, En 2020, le tunnel du Ceneri entrera en service et raccordera les villes de Bellinzone et de Lugano par une ligne de plaine. Cette voie, située dans le prolongement du tunnel de base du Saint-Gothard, permettra de faire le trajet entre les deux capitales économiques que sont Zurich et Milan en à peine trois heures. Les trains gagneront près d’une heure sur le temps de parcours actuel.
Grâce à sa faible déclivité, le tunnel de base du Saint-Gothard complète les lignes de faîte existantes et permet non seulement d’accroître la vitesse de transport mais favorise également l’utilisation de trains de marchandises lours.
Cette nouvelle ligne transversale à travers les Alpes (NLFA) et ses tunnels de base du Saint-Gothard, du Ceneri et du Lötschberg offrent une alternative attrayante et écologique au trafic routier.
Train CFF Cargo pour le transport de marchandises par rail
La Suisse aura ainsi franchi une nouvelle étape sur l’itinéraire du Saint-Gothard, déjà riche d’une longue histoire. Cela marquera l’aboutissement d’un immense projet un peu fou devenu réalité.
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Le saviez vous ..
La cigogne emblème de l'Alsace ..
La cigogne alsacienne est une cigogne blanche. la Ciconia ciconia. Car c’est son nom binominal !
La cigogne blanche est une espèce d’oiseaux échassiers. Elle fait partie de la famille des Ciconiidés où l’on retrouve d’autres cigognes, tantales, bec-ouverts, jabirus et marabouts.
Elle se reconnait à son plumage blanc, avec du noir sur les ailes.
C’est qu’elle a fière allure notre Ciconia ciconia ! Remarquez ses longues pattes rouges et son bec rouge long et droit.
Du bout du bec à l’extrémité de la queue, elle mesure de 100 à 115 cm. La mesure de son envergure est de 155 à 215 cm. Et son poids ? De 2,3 à 4,4 kg.
Son espérance de vie est de 20 à 30 ans.
Elle est carnivore !
Elle est plutôt portée sur des délices du genre insectes, mollusques, poissons, amphibiens, reptiles. Et son dessert favori ? des petits mammifères et des petites oiseaux et elle sera ravie. Si sa proie est petite, elle l’avalera d’un coup.
Notre cigogne alsacienne chasse généralement pendant le jour. On l’aperçoit souvent à la suite des engins de labour ou des batteuses. Pourquoi ? Parce que ces puissantes machines, en travaillant la terre, mettent à jour des animaux débusqués ou déchiquetés. Y-a plus qu’à se servir
Ceci dit, cette chasse sans gêne peut se révéler dangereuse pour notre cigogne. Car Madame ne sait pas faire la différence entre un ver de terre et un élastique. En avalant ce dernier, l’échassier risque la mort par occlusion intestinale.
Est-ce que la cigogne se mange ?
Non mais allô quoi ! Quelle drôle de question !
Au 21e siècle, n’essayez pas de la mettre dans la marmite. Vous auriez les autorités sanitaires sur le dos. Et puis, qui apporterait les bébés à sa place ? 😃
Ceci dit, ce n’est pas une question dénuée de sens. Car au Moyen-âge, l’échassier faisait partie des plus belles tables aristocratiques.
La noblesse en raffolait.
À l’époque des preux chevaliers et des belles damoiselles existait une hiérarchie des aliments.
La cigogne et les oiseaux dominaient les autres animaux
Les médecins considéraient que la viande des volailles (domestiques ou sauvages) était « peu nourrissante ». Cela ne pouvait qu’être apprécié par les nobles « oisifs » à l’estomac délicat. Mieux encore, la chair des oiseaux, « chaude » et « humide » formait une sorte d’idéal alimentaire. Tout le contraire de la viande de bœuf, cet aliment « grossier » qui convenait mieux à la rugosité des estomacs des paysans !
Mais il y avait également une dimension toute symbolique, voire religieuse. Les cigognes, associées à l’élément « air », volant haut dans le ciel, sont plus proches de Dieu. A l’instar des autres oiseaux (hérons, grues, cygnes, paons, faisans…), les cigognes dominent tous les autres animaux.
Il n’est donc pas surprenant qu’elle fît partie des mets de choix sur la table des festins de la noblesse.
La cigogne claquette. Elle craquette. Elle glottore.
S’il vous est possible d’assister au claquement de bec de la cigogne, vous comprendrez pourquoi c’est un spectacle inoubliable.
On compare souvent ce claquement bruyant à des tirs lointains de mitrailleuses. !
Pourquoi la cigogne claque du bec ?
Ce son émis par la cigogne blanche adulte lui permet d’interagir socialement avec ses comparses.
Les claquements de bec se font de plus en plus forts et à des rythmes endiablés selon la situation. Plutôt lent pendant l’accouplement… mais hyper rapide lorsqu’il y a danger. ALAARRME !
Mais ce n’est pas tout. Car en plus du claquement, nous avons droit au spectacle de la tête jetée rapidement vers l’arrière ! Au point que la tête touche le dos !
Il s’agit d’un salut entre cigognes… surtout quand le mâle a choisi le nid. Pour fêter l’occasion, Monsieur et Madame se saluent en claquetant du bec.
Et pour finir ... rappel de la fable de Jean de La Fontaine
Compère le Renard se mit un jour en frais, et retint à dîner commère la Cigogne.
Le régal fut petit, et sans beaucoup d'apprêts ;
Le galand pour toute besogne
Avait un brouet clair (il vivait chichement).
Ce brouet fut par lui servi sur une assiette :
La Cigogne au long bec n'en put attraper miette ;
Et le drôle eut lapé le tout en un moment.
Pour se venger de cette tromperie,
À quelque temps de là, la Cigogne le prie.
Volontiers, lui dit-il, car avec mes amis
Je ne fais point cérémonie.
À l'heure dite il courut au logis
De la Cigogne son hôtesse,
Loua très fort la politesse,
Trouva le dîner cuit à point.
Bon appétit surtout ; Renards n'en manquent point.
Il se réjouissait à l'odeur de la viande
Mise en menus morceaux, et qu'il croyait friande.
On servit, pour l'embarrasser,
En un vase à long col et d'étroite embouchure
Le bec de la Cigogne y pouvait bien passer,
Mais le museau du Sire était d'autre mesure.
Il lui fallut à jeun retourner au logis,
Honteux comme un Renard qu'une Poule aurait pris,
Serrant la queue, et portant bas l'oreille.
Trompeurs, c'est pour vous que j'écris :
Attendez-vous à la pareille.
Capusa06
Pourquoi éternue - t- on ?
C’est un mécanisme de protection, un réflexe qui permet à ton corps d’expulser les envahisseurs – bactéries, virus, pollen, poils de chat… On ne parle pas ici d’une réaction immunitaire très complexe, mais bien d’un simple éternuement!
Lorsque les cellules qui tapissent l’intérieur de ton nez capturent de tels intrus, c’est plus fort que toi : ton visage se tord en une drôle de grimace, presque aussitôt suivie d’un éternuement retentissant. Plusieurs irritations peuvent être à l’origine de ce phénomène. Un signal tactile peut suffire, comme un poil de nez qui chatouille. Dans d’autres cas, les globules blancs détectent quelque chose qui leur déplaît et relâchent de l’histamine, un médiateur chimique qui excite les terminaisons nerveuses dans le nez.
Ces signaux ont tous la même conséquence : ils déclenchent l’éternuement en stimulant le nerf trijumeau. Celui-ci passe le message au cerveau: « Besoin d’un coup de balai dans le nez », qui lui-même prend les choses en main et se charge d’envoyer des messages en cascade au reste du corps pour activer le réflexe de l’éternuement.
Le tout ne prend que quelques secondes. Les muscles respiratoires te font inspirer une grosse bouffée d’air que tu retiens sous l’action des muscles de la trachée et du pharynx, tes yeux se ferment et la pression monte grâce à la contraction des muscles du thorax et de l’abdomen. Enfin, l’air est brusquement expulsé par la bouche et le nez, expédiant au passage les indésirables hors des voies respiratoires, de façon plus ou moins bruyante et à une vitesse qui peut atteindre 50 km/h. L’activité des cellules ciliées est alors stimulée. Celles-ci possèdent de petits poils qui se terminent en crochet dont les mouvements aident à évacuer mucus et particules étrangères vers la sortie, soit le nez ou la bouche.
Curieusement, certaines personnes éternuent aussi en passant de l’ombre à une lumière vive. C’est un point commun que partage 17 à 35% de la population. Dans ces cas-là, rien à voir avec le nez qui picote. Une surstimulation du nerf optique provoquerait plutôt l’excitation accidentelle du nerf trijumeau situé à proximité, déclenchant ainsi l’éternuement… un court-circuit nerveux en quelque sorte. Cette particularité d’origine génétique porte un nom, le réflexe photo-sternutatoire. On l’appelle même « ACHOO Syndrome » en anglais!
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Le parc national de Sagarmatha est une région protégée du nord-est du Népal, dans l'anchal de Sagarmatha près de la frontière tibétaine. Il contient une partie de l'Himalaya et la partie sud du mont Everest. Ce parc fut créé le 19 juillet 1976 et fut inscrit au patrimoine mondial en 1979. Sagarmatha est le nom népalais du mont Everest qui signifie « la déesse mère du ciel » en sanskrit.
Le parc a une superficie de 1 148 km2 et se situe entre 2 845 m d'altitude à Jorsale et 8 849 m au sommet de l'Everest.
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La faïencerie de Longwy est fondée en 1798 par Boch et Nothomb dans un ancien couvent des Carmes en Lorraine.
Il s'agit d'une des rares faïenceries françaises du XIXe siècle encore en activité aujourd'hui.
Emaux et Faïencerie de Longwy en Meurthe et Moselle
Les faïences de Longwy sont marquées au revers par un cachet caractéristique. Celui-ci a évolué avec le temps et permet de dater facilement cette céramique.
Il faut distinguer les motifs classiques des motifs en émaux.
Les émaux de Longwy sont extrêmement décoratifs et toujours recherchées de nos jours.
Un beau plat en émaux Longwy vaut autour de 100 euros, une service complet de 15 pièces plus de 300 euros, selon l'état.
Les faïences plus classiques à simple décor valent beaucoup moins (comme du Sarreguemines, Lunéville, etc).
Longwy et ses émaux colorés
Au début du XIXe siècle, la faïence de Longwy jouit déjà d'une très bonne réputation. En effet Napoléon 1er va commander à la manufacture le service de la légion d'honneur.
En 1875, Amédée de Caranza (1843-1914) lance la mode des émaux cloisonnés qui vont assurer le succès de Longwy. Ces émaux ou engobes richement colorés sont traités en barbotine pour leur donner un léger relief. On les applique au pinceau sur le fond de la pièce.
Les motifs riches et luxuriants sur fond coloré généralement bleu, représentent des semis de fleurs variées (semis au barbeau, au bleuet, au myosotis, etc). Les pétales allongées, les boutons, les tiges épanouies sont de couleurs chatoyantes, turquoise, rose, vert, bleu, lie de vin, violet, etc, avec parfois des rehauts d'or.
Les thèmes ornementaux s'inspirent de l'orient comme les terres cuites chinoises, les bleus de Chine, les porcelaines Satzuma, les bronzes orientaux, etc.
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Michelangelo Merisi da Caravaggio, francisé Caravage ou le Caravage, est un peintre italien, né le 29 septembre 1571 à Milan et mort le 18 juillet 1610 à Porto Ercole.
Son œuvre puissante et novatrice révolutionne la peinture du xviie siècle par son caractère naturaliste, son réalisme parfois brutal et l'emploi appuyé de la technique du clair-obscur allant jusqu'au ténébrisme. Il connaît la célébrité de son vivant et influence nombre de grands peintres après lui, comme en témoigne l'apparition du caravagisme.
Il obtient en effet un succès foudroyant au début des années 1600 : travaillant dans un milieu de protecteurs cultivés, il obtient des commandes prestigieuses et des collectionneurs de très haut rang recherchent ses peintures. Mais ensuite Caravage entre dans une période difficile. En 1606, après de nombreux démêlés avec la justice des États pontificaux, il blesse mortellement un adversaire au cours d'un duel. Il doit alors quitter Rome et passe le reste de sa vie en exil, à Naples, à Malte et en Sicile. Jusqu'en 1610, l'année de sa mort à l'âge de 38 ans, ses peintures sont en partie destinées à racheter cette faute. Toutefois, certains éléments biographiques portant sur ses mœurs sont aujourd'hui revus, car des recherches historiques récentes remettent en cause le portrait peu flatteur qui a été longtemps propagé par des sources du xviie siècle et sur lesquelles on ne peut plus désormais se fonder.
Après une longue période d'oubli critique, il faut attendre le début du xxe siècle pour que le génie de Caravage soit pleinement reconnu, indépendamment de sa réputation sulfureuse. Son succès populaire donne lieu à une multitude de romans et de films, à côté des expositions et des innombrables publications scientifiques qui, depuis un siècle, en renouvellent complètement l'image. Il est actuellement représenté dans les plus grands musées du monde, malgré le nombre limité de peintures qui ont survécu. Toutefois certains tableaux que l'on découvre depuis un siècle posent encore des questions d'attribution.
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La dynastie Ming (chinois : 明朝 ; pinyin : míng cháo est une lignée d'empereurs qui a régné sur la Chine de 1368 à 1644. La dynastie Ming fut la dernière dynastie chinoise dominée par les Han. Elle parvint au pouvoir après l'effondrement de la dynastie Yuan dominée par les Mongols, et dura jusqu'à la prise de sa capitale Pékin en 1644 lors de la rébellion menée par Li Zicheng, qui fut rapidement supplanté par la dynastie Qing mandchoue. Des régimes loyaux au trône Ming (collectivement appelés Ming du Sud) existèrent jusqu'en 1662, année de leur soumission définitive aux Qing.
Le fondateur de la dynastie, l'empereur Hongwu (1368-1398), tenta d'établir une société de communautés rurales auto-suffisantes au sein d'un système rigide et immobile qui n'aurait aucun besoin de s'associer à la vie commerciale des centres urbains. Sa reconstruction de la base agricole chinoise et le renforcement des voies de communication participèrent à l'essor agricole de l'empire qui déboucha sur la création d'importants surplus céréaliers pouvant être vendus dans des marchés bourgeonnant le long des axes de communication. Les villes connurent une importante phase de croissance démographique et commerciale, et également artisanale avec la multiplication des grands ateliers employant des milliers de travailleurs. Les catégories supérieures de la société rassemblées au sein de la basse noblesse furent également affectées par cette nouvelle culture centrée sur la consommation. S'éloignant des traditions, les familles marchandes commencèrent à s'intégrer au sein de l'administration et de la bureaucratie et adoptèrent les traits culturels et les pratiques de la noblesse.
Les Ming présidèrent à la construction d'une puissante marine de guerre et d'une armée de métier d'un million d'hommes. Bien que des missions commerciales et diplomatiques eussent existé durant les dynasties précédentes, la taille de la flotte menant les différentes expéditions de l'amiral Zheng He était largement supérieure et alla faire la démonstration de la puissance de l'empire jusqu'au Moyen-Orient. Il y eut d'énormes projets de construction dont la restauration du Grand Canal et de la Grande Muraille ainsi que la fondation de Pékin avec sa Cité interdite durant le premier quart du xve siècle. La population de la fin de la dynastie Ming est estimée à quelque 160 à 200 millions d'individus .
La période Ming fut remarquable du point de vue de la création littéraire. Stimulée par l'essor de l'impression qui entraîna celui du marché du livre, la production d'ouvrages explosa en quantité. C'est de cette époque que datent les « quatre livres extraordinaires » (Les Trois Royaumes, Au bord de l'eau, La Pérégrination vers l'Ouest, Jin Ping Mei) et certaines des plus grandes pièces de théâtre chinoises (Le Pavillon aux pivoines). Plus largement, les esthètes collectionneurs s'intéressèrent à diverses formes d'arts (peinture, calligraphie, céramique, mobilier), ce qui eut un impact considérable sur la production artistique et artisanale. Si la classe de lettrés resta largement influencée par la tradition confucéenne, qui restait la référence des programmes des concours impériaux, plusieurs personnalités critiques eurent un écho important, en premier lieu Wang Yangming. La critique de la politique gouvernementale, et donc la politisation des réflexions et des débats intellectuels, furent par ailleurs des phénomènes marquants de la fin de la période Ming.
À partir du xvie siècle, l'économie Ming fut stimulée par le commerce international avec les Portugais, les Espagnols et les Hollandais. La Chine fut impliquée dans l'échange colombien qui vit d'importants transferts réciproques de biens, de plantes et d'animaux entre l'Ancien et le Nouveau Monde. Le commerce avec les puissances européennes et le Japon entraîna un afflux massif d'argent qui devint le moyen d'échange standard en Chine. Durant le dernier siècle de la dynastie, les effets du petit âge glaciaire se firent sentir sur l'agriculture, les catastrophes naturelles et les épidémies, tandis que la vie politique à la cour puis dans l'empire devenait de plus en plus instable. L'effondrement de l'administration qui s'ensuivit fut un prélude à la chute définitive de la dynastie.