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La liberté de la presse est l'un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui repose sur la liberté d'opinion et la liberté d'expression.
Ainsi, l'article 11 de la Déclaration française des droits de l'homme et du citoyen de 1789 dispose : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. » L'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme aussi dispose la protection de la liberté de la presse.
Histoire de la liberté de la presse .
En Grande-Bretagne, le Licensing Act de 1662 qui restreint la liberté de la presse n'est pas renouvelé lors de la Glorieuse Révolution britannique en 1695 .
Au tout début de la Révolution française, le roi Louis XVI se montre favorable à la liberté de la presse lors de la Séance royale du 23 juin 1789 des états-généraux. L'article 11 de la Déclaration française des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 a pour conséquence la parution de centaines de journaux pendant les trois premières années de la Révolution française (500 périodiques en France dont 330 à Paris). La presse libre ou subventionnée s'autocensure sous la Terreur et disparaît lors du coup d'État du 18 fructidor an V en 1797.
Sous le Consulat et le Premier Empire, cette liberté est étouffée. Ainsi en 1811, quatre journaux surveillés paraissent à Paris tandis qu'en province, un seul journal est autorisé par département. Elle connaît une fluctuation sous la Restauration (charte constitutionnelle du 4 juin 1814, lois de Serre de 1819) et est rétablie lors des Trois Glorieuses. Sous la monarchie de Juillet, le Ministre de l'Intérieur Adolphe Thiers prépare les lois promulguées en septembre 1835 et qui censurent la presse pour limiter la propagande républicaine. La Loi sur la presse du 9 septembre 1835, considérée par les historiens comme une atteinte importante à la Liberté de la presse, vise à empêcher les discussions sur le roi, la dynastie, la monarchie constitutionnelle. Sont désormais passibles de très lourdes peines l'adhésion publique à toute autre forme de gouvernement, et le cautionnement exigé des gérants de journaux et écrits périodiques est fixé à un niveau très élevé.
Sous la Deuxième République, les lois du 11 août 1848, du 27 juillet 1849 et du 16 juillet 1850 réduisent la liberté de la presse. La presse reste sous étroite surveillance sous le Second Empire.
Ainsi, jusqu'à l'avènement de la Troisième République, tous les régimes, même quand ils proclament la liberté d'expression, cherchent à mettre la presse en tutelle par des dispositions d'ordre fiscal, financier, administratif, législatif ou judiciaire. Les gouvernements successifs oscillent entre indulgence et sévérité, soumettant la presse à un régime préventif (autorisation préalable, déclaration obligatoire, droit de timbre, dépôt d'un cautionnement, censure) ou répressif.
La Troisième République consacre la liberté de la presse avec la loi du 29 juillet 1881 qui connaît son âge d'or à cette période. Le régime de Vichy dénature cette loi .
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Le Visage dans l'abîme (titre original : The Face in the Abyss) est un roman d'aventures de l'auteur américain Abraham Merritt paru en 1931, mêlant fantastique et science-fiction. Le récit raconte les aventures de Nicholas Graydon, ingénieur des mines, qui s'engage avec trois aventuriers dans une expédition au Pérou, sur les traces du trésor d'Atahualpa, l'empereur inca assassiné par le conquistador espagnol Francisco Pizarro. Égarés dans une contrée inconnue, les quatre hommes rencontrent Suarra, une jeune femme magnifique, couverte d'or et de pierres précieuses, dont Graydon tombe amoureux, tandis que ses trois acolytes, Starrett, Dancret et Soames, sont persuadés d'avoir retrouvé la piste du trésor perdu.
Historique
Le Visage dans l'abîme est à l'origine une nouvelle de 33 000 mots parue dans le pulp magazine Argosy All-Story Weekly, le 8 septembre 1923. Sept ans plus tard, le 25 octobre 1930, l'auteur publie dans ce même magazine la suite de son récit, une nouvelle de 87 000 mots qu'il intitule La Mère-Serpent (The Snake Mother).
C'est seulement en 1931 que Horace Liveright réunit les deux textes et les publie comme roman sous son titre définitif : Le Visage dans l'abîme, un roman composé finalement de vingt-sept chapitres.
Résumé
Nicholas Graydon, un ingénieur des mines droit et honnête, s'engage avec trois aventuriers sans scrupules dans une expédition au Pérou, dans la cordillère Carabaya, sur les traces du trésor d'Atahualpa, le célèbre empereur inca assassiné par le conquistador espagnol Pizarro. Alors que les quatre explorateurs sont égarés dans une contrée inconnue, ils rencontrent Suarra, une magnifique jeune femme couverte de bijoux sertis d'or et de pierres précieuses. Tandis que Nicholas Graydon tombe éperdument amoureux de la jeune femme, ses trois acolytes, Starrett, Dancret et Soames, sont persuadés d'avoir enfin retrouvé la piste de leur trésor. La jeune femme, accompagnée d'un lama blanc et de Tyddo, un étrange vieillard, leur promet de les mener à l'endroit où l'or coule comme une rivière et les pierres précieuses poussent comme des fleurs.
En chemin, Graydon apprend de Suarra que les races anciennes de Yu-Atlanchi, le continent perdu, ne connaissent ni la mort, ni la maladie, ni la procréation mais qu'elles maîtrisent en revanche les rêves et l'évolution des autres races. Une fois arrivés dans la caverne du Visage dans l'abîme, une énorme visage taillé dans la roche, les trois acolytes de Graydon se précipitent pour se saisir des richesses dont regorge la caverne et disparaissent, tandis que Graydon s'évanouit. Lorsque le malheureux ingénieur se réveille, il est entouré d'indiens Aymaras qui doivent le raccompagner à Chupan, en dehors des frontières de Yu-Atlanchi. Deux mois plus tard, enfin remis de ses blessures, Nicholas Graydon décide de repartir dans le continent perdu avec tout l'équipement nécessaire pour y retrouver la belle Suarra. Dans son sommeil, Nicholas Graydon voit Adana, la Mère-Serpent, qui lui promet de l'aider s'il réussit à venir jusqu'à elle par la seule force de son astuce et de son courage.
Sur la route du continent perdu, l'explorateur tue des hommes-lézards et sauve in extremis trois Indiens qui l'accompagnent ensuite dans l'antre du Seigneur Huon, chef des hors-la-loi de Yu-Atlanchi. Malgré un accueil réservé et méfiant, Nicholas Graydon réussit à se faire accepter par la communauté des hors-la-loi qui décide de l'aider. Le héros écoute l'histoire de Yu-Atlanchi et de ses six Seigneurs : un jour, Nimir, l'un des six Seigneurs du continent perdu, décide de rompre le pacte qui liait l'ancienne race à la Mère-Serpent et de régner sans partage sur la contrée. Mais il fut fait prisonnier et enfermé par magie dans le « Visage dans l'abîme ». Depuis, seul son esprit erre à nouveau, à la recherche d'un nouveau corps pour l'accueillir. Graydon apprend également que les hors-la-loi voudraient rouvrir les portes de la vie et de la mort afin d'avoir des enfants. Huon propose à l'explorateur de le mener jusqu'à la cité de Yu-Atlanchi. Mais Dorina, la concubine de Huon, propose à Graydon de rencontrer tout d'abord Suarra dans un lieu secret : la caverne de la femme-grenouille. En fait, Graydon tombe dans une embuscade et se fait enlever par des hommes-lézards qui le mènent devant le trône de Nimir, le Ténébreux. L'esprit de Nimir, assisté par le cruel seigneur Lantlu, lui demande de lui prêter son corps et de régner avec lui sur Yu-Atlanchi. Alors qu'il s'efforce de refuser malgré la souffrance psychique que Nimir lui impose, Graydon est finalement sauvé par Kon, l'homme-araignée.
Après avoir rejoint Regor, le fidèle lieutenant de Huon, l'explorateur découvre que l'antre des rebelles a été mis à sac à la suite de la traîtrise de Dorina et que Huon a été fait prisonnier par Lantlu. Le héros décide alors avec Regor d'aller sauver Huon qui doit être livré à des dinosaures à l'occasion de jeux du cirque. Une fois tiré d'affaire, Huon tue Dorina de ses propres mains avant de s'enfuir avec ses compagnons. Peu après, Nicholas Graydon apprend que Suarra a été capturée par les hommes de Lantlu et part la délivrer. Alors que Suarra va être livrée aux désirs lascifs d'un homme-lézard hideux, l'explorateur la sauve, mais il se retrouve confronté à Nimir qui lui remet un collier magique censé le protéger. C'est alors que commence la grande bataille finale entre les forces du bien de la Mère-Serpent et les forces du mal de Nimir, opposant troupes d'humains et légions d'hommes-lézards, forces magiques et charmes maléfiques. Nimir échoue à reprendre le pouvoir sur Yu-Atlanchi, mais la Mère-Serpent annonce la fin du règne des anciennes races. Les portes de la vie et de la mort sont ouvertes à nouveau et Graydon peut enfin aimer à loisir la belle Suarra.
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L'Organisation internationale de police criminelle (OIPC), communément abrégée en Interpol, est une organisation internationale créée le 7 septembre 1923 dans le but de promouvoir la coopération policière internationale. Son siège est situé à Lyon, en France.
Interpol est connue pour délivrer, entre autres, des notices rouges, documents d'alerte qui une fois publiés permettent d'assurer la traque planétaire de criminels recherchés dans le monde. Ces documents qui contiennent des éléments d'identification et des éléments juridiques sur les individus recherchés sont diffusés à travers 195 pays membres. Ils facilitent grandement le travail des polices nationales en leur permettant d'identifier, de localiser et d'arrêter des individus recherchés sur la base de n'importe quel contrôle à des fins d'extradition .
Sa devise est : « Relier les polices pour un monde plus sûr », et sa mission : « Prévenir et combattre la criminalité grâce à une coopération policière internationale renforcée ».
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Le trésor de Lava est un ensemble exceptionnel de monnaies romaines, médaillons et objets en or du iiie siècle découverts en Corse, dans le golfe de Lava, sur la commune d'Alata, à quelques kilomètres d'Ajaccio.
De manière mystérieuse, les 41 premières pièces d'or, aurei ou médaillons, surgissent sur le marché en 1956. Elles sont dispersées aux enchères et font l'objet d'une publication savante établie par Jean Lafaurie, directeur des études de numismatique romaine à l'École pratique des hautes études en 1958 . D'autres découvertes auraient été faites en 1971. Toujours selon Jean Lafaurie, une première découverte aurait eu lieu en Corse par un pêcheur de corail au xixe siècle .
Le site de Lava livre à nouveau de nombreuses pièces d'or découvertes clandestinement à partir du 6 septembre 1985 par trois plongeurs corses Félix Biancamaria, son frère Ange et leur ami Marc Cotoni qui, selon leurs dires, pêchaient au départ des oursins. Jusqu'en novembre 1986, une équipe plus importante de plongeurs corses remonte ainsi de nombreuses pièces remarquables . Les objets sont découverts dans une zone oscillant entre 20 cm et 6 m de profondeur. Certaines pièces étaient collées à la roche par une gangue que les plongeurs ont dû casser au couteau ou au marteau. D'autres se trouvaient dans une couche de sable, sous des rochers que les plongeurs ont soulevés avec divers appareils (ballon, crics, vérins). La présence des objets sous les rochers montre que le site a subi un important éboulement rocheux par le passé.
Les objets du trésor de Lava auraient ainsi été recueillis à plusieurs époques différentes.
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La révolte des chaperons blancs ou révolte des tisserands gantois éclate le 5 septembre 1379 à Gand, contre le comte de Flandre Louis de Maele. Elle atteint Bruges et Ypres puis se répand à travers toute la Flandre. Une trêve est signée avec le comte fin novembre 1379 mais le conflit reprend en février 1380. Philippe van Artevelde prend la tête de la révolte en 1382. Finalement, le roi de France Charles VI écrase la révolte le 27 novembre 1382 à la bataille de Roosebeke, lors de laquelle Philippe van Artevelde est tué.
Contexte
Au milieu du xive siècle, en Flandre, où l'industrie est prodigieusement active, l'organisation de la société est en pleine mutation. En effet, la bourgeoisie est riche, les libertés communales sont délicates, un prolétariat de tisserands devient de plus en plus agité et toutes les classes flamandes supportent avec une impatience croissante le pouvoir féodal et vieilli que l'arrogant comte Louis de Maele personnifie. Gand, Bruges et Ypres sont les cités les plus prospères et les plus ardentes à se délivrer de sa tutelle emprisonnante.
Déjà sous le règne du roi de France Philippe VI, une rébellion communale a failli réussir et faire de la Flandre une république marchande sur le modèle des grandes républiques maritimes de l'Italie. Jacob van Artevelde était le chef de ce soulèvement et seule sa mort, survenue en 1345, a amené une relative accalmie. Mais un nouvel accès fébrile se déclare en Flandre à la fin des années 1370 : une ligue que Louis de Maele a vainement essayé de dissoudre, celle des chaperons blancs, développe des idées subversives et multiplie les occasions de conflit avec le pouvoir seigneurial. Cette agitation flamande se trouve alors en conjonction avec un mouvement qui s'étend à toute l'Occident au cours du xive siècle mais dont la majeure partie va se jouer en Flandre.
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eBay est une place de marché américaine, connue pour son site web de commerce en ligne. Elle a été créée en 1995 par le Français Pierre Omidyar. Elle est devenue une référence mondiale dans son secteur et un phénomène de société. En 2021, elle compte plus de 185 millions d’utilisateurs actifs dans le monde.
Le logo à l'entrée du siège social.
Le siège social d'eBay est à San José dans la Silicon Valley en Californie. Jamie Iannone en est le Président Directeur Général depuis avril 2020. Cette société emploie 13 000 personnes pour un chiffre d'affaires en 2020 de 10,3 milliards de dollars et de 8,6 milliards de dollars en 2019. Porté par le boom d'Internet et du commerce électronique, le site eBay connaît un énorme succès depuis ses débuts.
La société eBay a été créée en 1995 par Pierre Omidyar, sous le nom de AuctionWeb (littéralement réseau d'enchères) puis a pris en 1996, le nom d'eBay, raccourci de Echo Bay Technology, le premier nom de sa société de conseil (quand la société a voulu réserver le domaine echobay.com, elle s'est aperçue qu'il était déjà utilisé).
Le tout premier objet vendu sur eBay fut un pointeur laser défectueux, pour 14,83 dollars américains. Surpris, Omidyar contacta le gagnant de l'enchère et lui demanda s'il avait compris que le laser était défectueux. Dans son courriel de réponse, l'acheteur lui expliqua : je suis un collectionneur de pointeurs laser défectueux. L'histoire selon laquelle son fondateur a créé eBay pour permettre à sa femme d'acheter et vendre des distributeurs de bonbons PEZ qu'elle collectionnait, aurait été inventée de toutes pièces par un responsable des relations publiques d'eBay en 1997, dans le but d'attirer l'attention des médias .
À la fin des années 1990, eBay fait partie avec ses compatriotes Amazon, Yahoo et AOL des sociétés devenues célèbres grâce à une bulle des capitalisations boursières des jeunes sociétés sans équivalent dans l'histoire, qui finit en krach, phénomène touchant aussi des nombreuses petites sociétés de biotechnologies, et des sociétés minières junior.
En mai 1999, eBay acquiert le service de paiement en ligne Billpoint, qui sera finalement fermé après l'acquisition de Paypal en 2002. En juin 2000, eBay acquiert Half.com. En août 2001, eBay acquiert Mercado Libre, Lokau et iBazar, des sites internet de ventes aux enchères.
En juillet 2002, eBay acquiert la société de solution de paiement en ligne PayPal pour 1,5 milliard de dollars en actions .
Le 11 juillet 2003, eBay acquiert EachNet, une importante société de commerce en ligne chinoise pour 150 millions de dollars en liquide. Le 22 juin 2004, eBay acquiert toutes les actions en circulation de Baazee.com, un site indien d'enchères sur internet, pour environ 50 millions de dollars, plus les coûts d'acquisition. Le 13 août 2004, eBay rachète 25% des actions de craigslist.org qui étaient détenues par un ex-employé du site. En septembre 2004, eBay renforce sa participation dans la plate-forme sud-coréenne Internet Auction Co. en achetant 3 millions d'actions à environ 109 dollars l'action. Le 16 décembre 2004, eBay acquiert rent.com pour 30 millions de dollars en liquide et 385 millions de dollars de valeur en actions.
En mai 2005, eBay acquiert Gumtree, site britannique de petites annonces dans des secteurs aussi diversifiés que l'immobilier, le voyage, l'emploi, ou encore les relations inter-personnelles. En juin 2005, eBay acquiert Shopping.com, un moteur de comparaison de prix pour 635 millions de dollars.
En septembre 2005, eBay acquiert Skype pour un montant de 2,6 milliards de dollars.
En avril 2006, eBay investit 2 millions de dollars dans le réseau social en ligne Meetup.com. En avril 2006, eBay acquiert pour 48 millions de dollars Tradera.com, un site d'enchères suédois.
Le 15 avril 2009, eBay acquiert le courtier sud-coréen Gmarket pour 1,2 milliard de dollars . Le 1er septembre 2009, eBay annonce officiellement la vente de 65% de Skype pour un montant de 1,9 milliard de dollars.
Le 6 juin 2010, eBay annonce officiellement son désir de racheter les 51% de parts qui lui manquaient dans la société Magento éditeur de la plateforme libre de commerce en ligne Magento.
En septembre 2013, eBay rachète l'entreprise Braintree pour 800 millions de dollars.
En 2014, eBay acquiert le service de traduction automatisée d'AppTek.
En janvier 2014, eBay lance The Plaza qui sert à "abriter des shop-in-shop de grandes marques". Ce service permet aux marchands de vendre leurs produits directement aux consommateurs sans avoir à être mélangés avec les produits d'occasion ou vendus aux enchères.
En juin 2014, eBay lance le service eBay Valet. Ce service permet de déléguer toutes les étapes de la vente d'un produit directement au site, en échange d'une commission .
En septembre 2014, eBay lance son service de curation Collections en France. Apparu en 2013 aux États-Unis, ce service permet aux internautes de créer leurs propres sélections de produits et de consulter celles des autres.
En janvier 2015, eBay annonce la suppression de 2,400 postes soit 7% de sa masse salariale, dans un contexte d'anticipation de la scission de Paypal.
En mars 2015, eBay officialise le lancement d'une plateforme commune avec le spécialiste du marché de l'art Sotheby's. La première vente en ligne est annoncée pour le 1er avril 2015.
En juillet 2015, eBay scinde ses activités vers les entreprises issues de son acquisition en 2011 de GSI pour 2,4 milliards de dollars, dans une opération d'un montant 925 millions de dollars .
En janvier 2018, eBay annonce la fin de son partenariat avec Paypal pour 2020, ce partenariat mettait en avant Paypal comme solution de paiement. En février 2018, eBay acquiert Qoo10, filiale de Giosis au Japon.
En juillet 2020, eBay annonce la cession d'eBay Classifieds Group la branche petites annonces d'eBay à Adevinta, la maison mère de Leboncoin, pour 8 milliards d'euros. Dans le cadre de cet accord, eBay devient l’actionnaire majoritaire d’Adevinta à hauteur de 44%. La transaction devra être finalisée d'ici au 1ᵉʳ trimestre 2021.
En juillet 2021, eBay annonce la vente d'une participation de 10,2 % dans Adevinta pour 2,25 milliards de dollars, ne gardant qu'une participation de 34 %, à la suite d'une demande des autorités de la concurrence autrichienne.
En août 2022, eBay annonce l'acquisition de TCGplayer, un site spécialisée dans la vente de cartes à collectionner, pour 295 millions de dollars.
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La Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE), ou Convention relative aux droits de l'enfant, est un traité international adopté par l’Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies, le 20 novembre 1989 dans le but de reconnaître et protéger les droits spécifiques des enfants. Élargissant aux enfants le concept de droits de l'homme tel que prévu par la Déclaration universelle des droits de l'homme, elle introduit le concept d'intérêt supérieur de l'enfant, principe général d'interprétation juridique relevant du droit international privé et consacrant le passage de l'enfant d'objet de droit à sujet de droit. La CIDE est aussi appelée Convention relative aux droits de l'enfant.
Elle constitue l'aboutissement d'un long processus international engagé en 1923 par l'Union internationale de secours aux enfants (en), qui adopte la déclaration de Genève ensuite adoptée en 1924 par la Société des Nations. C'est en 1959, onze ans après l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, que l'Assemblée générale des Nations unies adopte la première Déclaration des droits de l'enfant, qui donnera lieu, trente ans plus tard en 1989, au texte actuel rédigé à l'initiative de la Pologne dès 1978 sur le fondement des idées du Dr Janusz Korczak, pédiatre polonais.
Elle se complète de protocoles facultatifs que les États parties à la convention sont libres de ratifier, ou non. Le suivi régulier de l'application de la convention et des protocoles facultatifs est assuré par le Comité des droits de l'enfant placé auprès du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme.
En l'honneur de cette Convention, est organisée tous les 20 novembre, la journée internationale des droits de l'enfant.
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La journée nationale de l'acacia (National Wattle Day) est un jour de fête célébré le 1er septembre de chaque année en Australie, qui correspond au début officiel du printemps australien. C'est le moment où beaucoup d'espèces d'acacias (communément appelées « wattles » en Australie) sont en fleurs. Les gens arborent donc un rameau fleuri pour célébrer la journée. Bien que l'emblème floral national de l'Australie soit une espèce particulière, le « mimosa doré » (Acacia pycnantha), n'importe quelle espèce d'acacia peut être portée pour célébrer cette journée.
Wattle Day (Sydney, 1935).
La journée avait à l'origine pour but de promouvoir le patriotisme en faveur de la nouvelle nation australienne :
« Les journées de l'acacia (Wattle Days) ont pris de l'importance en Australie dans les premières années de la nation fédérée. Ils ont endossé certaines responsabilités nationales et civiques à l'égard des enfants, ce que [le plus officiel] « Jour de l'Australie » (Australia Day) ne pouvait pas. »
— Libby Robin
Origine tasmanienne .
Le 1er décembre 1838, la première Hobart Town Anniversary Regatta a eu lieu à Hobart, Tasmanie pour célébrer l'anniversaire de la découverte européenne de l'île au xviie siècle par l'explorateur néerlandais Abel Tasman, premier découvreur européen de l'île le 24 novembre 1642. Entre 5 000 et 6 000 personnes sont présentes.
Le 10 août 1853 à Launceston, lors des « Célébrations de la cessation des déportations » (Cessation of Transportation Celebrations), la procession défile sous un arc de triomphe décoré de fleurs d'acacia .
Il est alors suggéré que pour les futures régates, l'événement soit célébré par le port d'un brin de fleur d'acacia argenté (Acacia dealbata) attaché avec un ruban bleu marine britannique. La proposition a flirté avec le ridicule car l'acacia argenté fleurit en août et septembre et ne serait pas disponible en novembre. En conséquence, l'acacia noir à floraison en novembre (Acacia mearnsii) a été choisi pour la régate. La coutume de porter un brin d'acacia a persisté au moins jusqu'en 1883.
Le thème de l'acacia dans la littérature, la poésie et la chanson s'est imposé à partir des années 1860 jusqu'au début des années 1900. Quand Adam Lindsay Gordon est mort en 1870, il est enterré avec les mentions : « ici la vague de fleurs de l'acacia » - une citation de son poème « 'The sick Stockrider' » ; « Des valses d'acacia et vous pouviez boire de la bière Foster's Wattle » .
La "Wattle Blossom League" a été créée par W. J. Sowden et le bureau de l'Australian Natives Association d'Australie-Méridionale en 1890 en tant que branche féminine de l'Association . Le but de la « Wattle Blossom League » était « d'encourager la littérature et la musique australiennes ». Les membres devraient « à toutes les assemblées publiques appropriées porter un brin de fleur d'acacia, réelle ou artificielle, comme un badge distinctif ». Un autre objectif de la ligue était de « promouvoir un sentiment patriotique national parmi les femmes d'Australie ».
La dernière réunion mensuelle de la Wattle Blossom League a eu lieu à Beach's Rooms le 1er juin 1893.
La célébration populaire de la Journée nationale de l'acacia a mis du temps pour évoluer. La controverse autochtone du 26 janvier a surgi alors que le choix de l'Australia Day semblait l'emporter, les Australiens ont alors recherché une autre date et la Journée nationale de l'acacia a été proposée.
chocolatte
C'était ... hier
1985 : L'épave du Titanic coulé en 1912 est retrouvée par des scientifiques français et américains
Le naufrage du Titanic
Le paquebot
Construit en 1907 en Angleterre pour afin de concurrencer le Lusitania qui coulera lui aussi, torpillé pendant la Grande Guerre, et le Mauretania, le Titanic, propriété de la White Star Line, est né dans l’idée d’être le plus confortable et le plus élégant navire de son époque. Ce sera aussi le plus grand.
La White Star Line, dirigée par Joseph Bruce Ismay, confie la construction à Alexander Montgomery Carlisle et à Thomas Andrews, ce dernier devenant seul directeur général après le départ de Carlisle, en 1910. Ce dernier est en effet parti en claquant la porte : il voulait faire installer 66 canots de sauvetage, qui ne lui ont pas été accordés…
Le paquebot est construit à partir de la fin 1908 : il mesurera 269 mètres de long, 28 mètres de largeur et 53 mètres de hauteur pour un tonnage de 46 000 tonneaux. A son bord, 885 membres d’équipage et 2741 passagers de Première, Deuxième et Troisième classe. L’échafaudage utilisé pour sa construction sera le plus grand du monde. Son petit frère, l’Olympic, est construit en parallèle.
Le Titanic est mis en eau le 31 mai 1911, dans les chantiers navals où il a été construit, à Belfast, devant 100 000 personnes. Pendant l’année qui suit, 3000 personnes vont travailler à l’équiper et terminer son aménagement.
Après un premier essai de navigation le 2 avril 1912, le colosse des mers est prêt : le 10 avril 1912, à 12h15, la Titanic part de Southampton, en Angleterre. Il prend des passagers à Cherbourg puis à Cobh (anciennement Queenstown) en Irlande, et débute sa traversée de l’Atlantique à destination de New-York. Edward Smith, 62 ans est le commandant du navire. La légende veut qu’il ait prévu que ce soit son dernier voyage avant son départ à la retraite, mais le fait n’est pas avéré.
Tout se passe bien jusqu’au 14 avril à 21h, alors que le navire à déjà parcouru 2687 kilomètres, soit les deux-tiers du trajet…
Le naufrage
Le 14 avril, à 23h40, la plupart des passagers sont couchés et dorment. Le Titanic, pourtant averti en début de soirée de la présence d’icebergs, continue sa route à bonne allure (41,7 km/h). Deux veilleurs aperçoivent alors un iceberg devant eux, mais il est trop tard : malgré une tentative par l’officier de quart William Murdoch pour virer de bord, le côté droit du navire frotte contre la glace et la coque se déchire.
L’eau pénètre le Titanic, et la fermeture des portes étanches ne fait que retarder l’inévitable car celles-ci n’ont pas été prévues pour fermer sur toute leur hauteur.
Une demi-heure plus tard, l’alerte est donnée par radio et quelques minutes après l’évacuation des passagers commence, ou plutôt l’évacuation “des femmes et des enfants d’abord”, et seulement de ceux et celles qui ont réussi à sortir des cabines, car les passagers de troisième classe sont nombreux à être enfermés à clé dans les plus bas niveaux du navire. C’est notamment le cas du personnel du restaurant de luxe franco-italien “A la carte” pour lequel travaillent de nombreux Français qui feront partie des victimes.
Si le bateau avait été correctement équipé en canots de sauvetage, le naufrage n’aurait sans doute pas laissé un tel souvenir dans la mémoire collective. Mais ce n’était pas le cas : il n’y a que vingt canots (16 en bois et 4 pliables), ce qui limite le nombre de place à seulement la moitié des passagers… De surcroît, les premiers canots vont partir à moitié vides.
A 2h20 du matin, le navire se casse en deux et disparaît dans des eaux glacées à -2°C. Les navires appelés au secours arrivent sur place à partir de 3h30. La plupart de ceux qui s’étaient jetés à l’eau et n’avaient pu monter sur des canots sont morts de froids rapidement. Le bilan est dramatique : environ 1500 morts pour 700 rescapés, les plus grosses pertes concernant les passagers de troisième classe, le personnel du navire et les hommes en général.
Il faudra attendre 73 ans pour que l’épave soit retrouvée au fond de l’océan, la légende du Titanic étant désormais forgée pour l’éternité.
chocolatte
Le saviez vous ...
L'histoire de la boule de cristal..
Les boules de cristal fascinent beaucoup de gens, car ce sont des boules mystérieuses que les médiums experts utilisent pour prédire l’avenir. Une boule de cristal est essentiellement un petit globe en verre. Elle est de forme ronde et de couleur transparente. Elle est essentiellement utilisé par les voyants en tant qu’instrument de divination. Les voyants ont l'habileté de regarder une surface réfléchissante pour avoir un aperçu du monde invisible.
La plupart d'entre nous ont vu des diseurs de bonne aventure regarder dans une boule de cristal, soit dans la vraie vie ou peut-être dans un film. On croit que les boules de cristal ont des pouvoirs magiques qui leur sont associés, qui aident à prédire l'avenir.
Le cristal a une structure de réseau unique, et certaines personnes pensent qu’il a une qualité d’une autre dimension. Il peut transmettre et recevoir des messages d'autres dimensions et est en réalité une substance d'une autre dimension. La capacité de cristal à communiquer de manière inter-dimensionnelle pourrait expliquer pourquoi des personnes de l’histoire ont utilisé des boules de cristal pour prédire l’avenir ou même pour se tourner vers le passé.
L'histoire chronologique des boules de cristal
L'utilisation de boules de cristal pour prédire l’avenir ou pour connaître la bonne fortune remonte à plusieurs siècles. Les peuples anciens étaient très conscients de l’importance des cristaux et de leur caractère, en un sens, d’objets de haute technologie. Mais comment sauraient-ils cela ?
Au 1er siècle après JC, Pline l'Ancien décrit l'utilisation par les devins des boules de cristal (qu’il appelle « crystallum orbis »). Elles seront plus tard appelées « orbuculum » par les scribes du Moyen Âge. Jetons un bref coup d’œil à l'histoire de la boule de cristal.
Une origine celtique
La première utilisation des boules de cristal remonte à 2000 avant JC. À cette époque, les druides veillaient à ce que toutes les tribus celtiques ne se fassent pas la guerre l'une contre l'autre et travaillent ensemble en tant que communauté. Ces druides étaient des polythéistes et jouaient un rôle important dans les tribus celtes. Ils étaient une classe de mystiques et de prêtres dont les racines remontent à l'aube de la civilisation européenne.
A Anglesey, dans les îles britanniques, les soldats romains conquièrent la dernière forteresse des druides en l'an 60. Tout ce que nous savons sur les druides, nous le savons par leurs ennemis, les Romains, qui se sont donné beaucoup de mal pour les exterminer, car ils les ont vus, à juste titre, comme des organisateurs sociaux, des leaders importants autour desquels les tribus celtes se sont regroupées. Ils avaient un rôle de tout premier plan dans les tribus parce qu'ils étaient des philosophes, des prêtres, des enseignants, des scientifiques, des conseillers et même des juges. Ces druides ont été les premiers à utiliser des boules de cristal pour parler aux gens de leur avenir.
De nombreux pouvoirs sont attribués aux druides, par exemple, les druides détenaient des connaissances mystiques. Les druides avaient une philosophie de la réincarnation. Les druides utilisaient le cristal pour prédire l'avenir, faire des rituels extatiques et mystiques.
Dans les Highlands écossais on appelaient ces pierres les « pierres du pouvoir ».
Une boule de cristal se trouve dans le sceptre royal d'Écosse qui aurait été possédé à l'origine par des druides païens.
Au Moyen Âge
Boule de cristalAu Moyen Age, les diseurs de bonne aventure connurent une expansion fabuleuse. Le nombre de diseurs de bonne aventure, y compris les sorciers, les magiciens, les voyants et les gitans a augmenté et ainsi, l'utilisation de boules de cristal a également augmentée. Les boules de cristal ont été utilisées en Europe centrale pour regarder dans le passé et prédire l'avenir.
Initialement, la boule de cristal était composée d'une substance appelée « béryl », qui est une pierre précieuse colorée transparente naturelle. Il y avait une croyance ancienne voulant que cette pierre précieuse possédait un pouvoir incroyable. Plus tard, le matériau utilisé pour la boule de cristal a été remplacé par du cristal de roche, réputé plus puissant. On dit que le cristal de roche est plus efficace dans la divination car il offre plus de perspicacité et de clarté.
Il y a quelque chose dans la clarté du cristal, dans l'expérience étrange de regarder dedans, dans les choses que l'on peut imaginer. Et la boule de cristal qui en résulte est utilisée par les voyants plus récents et elle aide vraiment une personne à se glisser dans une sorte d’état de transe à partir duquel elle est capable d’imaginer, d’entendre, de vivre ou de voir quelque chose qui est considéré comme une information importante.
L'information était autrefois considérée comme venant des dieux ou des esprits.
À l'époque médiévale, regarder dans une boule de cristal était un autre moyen de contacter le monde divin pour entrer en contact avec des intelligences d'un autre monde.
Utilisation des boules de cristal par les conseillers royaux
Pendant une longue période, les conseillers royaux ont utilisé ces boules de cristal de druides. Chaque roi ou reine d’Europe avait son devin personnel. Catherine de Médicis et la reine Elizabeth I sont parmi les quelques noms célèbres dans la liste de ces personnes qui ont eu des conseillers qui utilisaient des boules de cristal. Le Dr John Dee était un consultant de la reine Elizabeth. C’était un astronome, un mathématicien et un scientifique. Il avait aussi un grand intérêt pour la philosophie et l’occultisme. Il était d'avis que la boule de cristal était un excellent moyen pour entrer en communication avec les anges. Ce n’est pas avec une boule de cristal mais avec une pyramide de cristal qu’il aurait découvert le langage des anges : l’énochien.
Des origines encore plus anciennes
Selon certains rapports historiques, l'utilisation de la boule de cristal pouvait avoir été plus ancienne que l'ère chrétienne. Certains autres rapports font remonter les origines de la boule de cristal à la civilisation maya. C’est sans doute à cause des crânes de cristal d’origine inconnue retrouvés dans les fouilles de sites mayas en Amérique du sud.
Et c’est intéressant parce que, quand on pense à la légende selon laquelle les crânes de cristal étaient des récipients d’une grande connaissance, il existe peut-être une grande quantité d’informations, comme disent les anciens américains, à l’intérieur d’un crâne de cristal.
Une utilisation intéressante des boules de cristal était répandue sur l'île de Fidji. Chaque fois que quelque chose de maléfique ou de mauvais se produisait, les gens recouraient à la boule de cristal, car on croyait que grâce à l'utilisation de la boule de cristal, ils apprendraient à connaître le vrai coupable. Les Aztèques et les Incas ont également utilisé cette méthode pour trouver des coupables d’un crime.
Ces objets de haute technologie devaient auparavant être utilisés par les anciens peuples ou, dans un sens, apportés par des extraterrestres.
Les diseurs de bonne aventure se sont répandus en Europe depuis le nord de l'Inde. Les romanichels et les bohémiens n'étaient pas aimés par l'église, car ils pratiquaient la divination en utilisant la boule de cristal. L'industrie de la bonne aventure est devenue proéminente en Europe au fil du temps. Elle est devenue encore plus populaire quand les migrants venus de Roumanie, les Roms, ont commencé à se répandre à travers le monde. Ainsi, l’utilisation des boules de cristal a également augmenté.
La boule de cristal dans la culture populaire
Dans la culture populaire, les boules de cristal ont été grandement utilisées pour raconter des histoires qui ont souvent été portées au cinéma. L'une des utilisations les plus importantes était dans le film « Le Magicien d'Oz ».
Le voyant moderne
La boule de cristal est également utilisée dans les temps modernes pour connaître la prévision des événements sportifs, commerciaux, technologiques et politiques, etc. A l’époque contemporaine, la boule de cristal est utilisée pour l'assistance et l'autonomisation et non seulement pour la divination. Dans le processus de voyance, la boule de cristal n’est pas le seul objet utilisé pour la divination mais il existe d'autres moyens tels que les horoscopes, les cartes de tarot, et la lecture des lignes de la main pour prédire l'avenir.
Tout au long de l'histoire, la boule de cristal a été d'une importance significative dans diverses cultures en raison des pouvoirs mystiques qu'elle possède. Elle est encore considérée par beaucoup comme l'objet le plus puissant quand il s'agit de divination.
Est-il possible que les anciennes cultures aient eu accès à d'autres dimensions grâce à l'utilisation d'objets en cristal, comme le suggèrent certains partisans de la théorie des anciens astronautes ? Et si oui, pourrait-il y avoir une raison scientifique pour laquelle des objets de divination tels que des crânes de cristal sont fabriqués à partir de ce matériau unique ?
Comment fonctionne la boule de cristal ?
Une sphère transparente, quel que soit sa matière, dont l'indice de réfraction est supérieur à un, concentre les rayons de lumière dans un foyer. Cet effet est utilisé dans l'enregistreur Campbell-Stokes pour enregistrer la luminosité du soleil en brûlant la surface d'un morceau de carton placé près de la sphère. Le même effet peut se produire avec une boule de cristal portée en plein soleil : elle peut soit brûler une main qui la tient, soit même allumer un feu si elle est placée assez près d’un matériau inflammable de couleur foncée.
Pour des valeurs typiques de l'indice de réfraction, le foyer est habituellement très proche de la surface de la sphère, du côté diamétralement opposé à l'endroit où les rayons sont entrés. Si l'indice de réfraction est supérieur à 2, le foyer est à l'intérieur de la sphère, de sorte que le point accessible le plus lumineux est sur sa surface directement en face de la source de lumière. Cependant, peu de matériaux ont cette propriété. Pour la plupart des matériaux, l'accent est légèrement en dehors de la sphère. Plus l'indice de réfraction est proche de 2, plus le foyer est proche de la surface de la sphère, et donc plus la tache formée sur un objet touchant la sphère est brillante.
Tout l'art de la voyance ou le processus de "vision" consiste à discerner des images qui se forment à la surface de la boule de cristal et de les interpréter. Les images qui se forment sont interprétées comme des informations significatives. Ces bribes d’ « informations » sont alors utilisées pour prendre des décisions importantes dans la vie (amour, mariage, finances, voyages, affaires, etc.). Autrefois on les utilisait pour les batailles et les guerres. C’est en quelque sorte une forme d’oracle tels qu’ils étaient pratiqués dans la Grèce Antique.
L’utilisation d’une boule de cristal demande énormément de concentration et un esprit vif et clair. Il faut de longues années d’expérience et d’entraînement pour arriver à produire des divinations sérieuses.
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C'était ... hier
1888 : Dans la nuit, le corps de Mary Ann Nichols, une prostituée surnommée "Polly", est retrouvée affreusement mutilé dans le Whitechapel, l'un des quartiers pauvres de l'East End de Londres. Entre le 31 août et le 9 novembre, cinq femmes seront assassinées dans ce quartier. La police de Scotland Yard enquêtera sur le mystérieux assassin, surnommé "Jack the Ripper", sans résultat.
1973 : Mort du cinéaste John Ford
1997 : Diana, l'ex-épouse du prince de Galles, meurt à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, après avoir été victime d'un accident de voiture dans le tunnel du pont de l'Alma. Son compagnon Dodi al-Fayed, riche Egyptien, a été tué sur le coup, tout comme le chauffeur, Henri Paul, qui roulait vite afin de semer des paparazzi. Seul le garde du corps de Diana Trevor Rees Jones en réchappera. deux millions de personnes suivront ses funérailles.
Capusa06
Robert Surcouf, né le 12 décembre 1773 à Saint-Malo et mort le 8 juillet 1827 à Saint-Servan, est un corsaire et un armateur français.
Embarqué dès l'âge de treize ans, il devient ensuite capitaine corsaire. Il harcèle les marines marchandes et militaires britanniques, non seulement sur les mers de l'Europe, mais aussi sur celles des Indes, et reçoit d'eux le sobriquet de « tigre des mers ». Ses activités le font reconnaître — il est nommé membre de la Légion d'honneur le 26 prairial an XII (14 juin 1804) — et l'enrichissent. Il devient l'un des plus riches et plus puissants armateurs de Saint-Malo et un grand propriétaire terrien.
Biographie
Robert Charles Surcouf naît le 12 décembre 1773, à Saint-Malo, en France. S'il est certain que cette naissance eut lieu rue du Pélicot ou rue de la Bertaudière, on ignore toutefois laquelle des deux exactement. En effet sur le rôle d'imposition de 1773, la famille Surcouf est déclarée comme résidant rue du Pélicot, mais sur celui de 1775 son adresse est située rue de la Bertaudière. Le registre de 1774 ayant disparu, il est donc impossible de dire si la famille Surcouf habitait déjà rue de la Bertaudière tout en payant l'impôt à son ancienne adresse ou résidait encore à cette dernière .
Descendant d'une famille « ancienne, riche et justement considérée dans ce pays», fils de Charles-Ange Surcouf, sieur de Boisgris, et de Rose-Julienne Truchot de la Chesnais, il était notamment cousin de Duguay-Trouin par sa mère et par Pierre Porcon de La Barbinais (1639-1681), dit le « Régulus malouin ». Son frère aîné Nicolas Surcouf (né en 1770) est également corsaire. Par ailleurs, sous le règne de Louis XIV entre 1704 et 1705, son arrière grand-père paternel, Robert Surcouf de Maisonneuve (1671-1720) avait pris le commandement du navire corsaire le Comte de Toulouse.
Formation
Ses parents, commerçants, destinaient Robert Surcouf à la prêtrise. Il suit des études au collège de Dinan dont il fugue, en 1786, après avoir mordu le mollet du prêtre qui tentait de le retenir. Le jeune garçon parcourut sept lieues dans la neige pour rejoindre la mer, un trajet qui faillit lui être fatal. La même année, alors qu'il n'a que treize ans et demi, ses parents l'autorisent à embarquer à bord du brick Le Héron sur lequel il accomplit son premier voyage .
Pilotin
Embarqué comme pilotin sur le Héron faisant du cabotage à destination de Cadix, Surcouf, bien que sans solde (« apprenant le métier »), n'en mange pas moins à la table du capitaine et est considéré comme étant membre de l'état-major. En sa qualité d'élève officier il est exempté des corvées incombant habituellement aux mousses ; il apprend en revanche les rudiments de la navigation et du commandement, et ne perçoit pas de salaire . Après cette première expérience, il embarque le 3 mars 1789 sur l'Aurore , navire marchand de sept cents tonnes commandé par le capitaine Tardivet, en partance vers les Indes pour y faire le commerce d'esclaves. Surcouf n'a pas encore seize ans. L’Aurore rejoint Pondichéry, d'où il est chargé de transporter des troupes à destination de l'isle de France. Cette mission accomplie, l’Aurore part chercher des esclaves sur la Corne de l'Afrique ; sur le chemin du retour, il fait naufrage dans le canal de Mozambique, quatre cents esclaves meurent noyés enchaînés dans les cales . Tardivet et son équipage, qui ont pu quitter le navire et rejoindre la terre ferme, affrètent un navire portugais, le San Antonio, en octobre 1790, pour retourner à Port-Louis, mais ils sont contraints de se dérouter sur Sumatra en raison de mauvaises conditions météorologiques. Finalement ils ne regagneront Port-Louis qu'à la fin 1790 à bord d'un vaisseau de guerre français parti de Pondichéry.
Officier
Promu officier de la marine marchande, Surcouf embarque à bord du Courrier d'Afrique, un autre navire négrier en partance pour le Mozambique sous les ordres du capitaine Garnier. À son retour, il est nommé lieutenant par le capitaine Tardivet et embarque sur le nouveau navire de celui-ci, la Revanche. À son bord, Surcouf effectue plusieurs expéditions au large de Madagascar . Il quitte la marine de commerce et s'engage alors dans la Marine royale comme timonier. Il embarque sur la flûte de vingt canons la Bienvenue, en partance pour la métropole, et il est sous les ordres du lieutenant de vaisseau Haumont. La Bienvenue arrive à Lorient le 2 janvier 1792. C'est là que Surcouf découvre les bouleversements politiques générés par la Révolution.
Après six mois passés sur place, Surcouf embarque comme lieutenant sur le navire négrier le Navigateur, commandé par le capitaine Lejolif . Le Navigateur appareille le 27 août 1792 à destination du Mozambique avant de rejoindre l'Isle de France, où Surcouf est informé à son arrivée de l'éclatement des guerres de la Révolution .Il reprend du service dans la Marine royale comme enseigne auxiliaire à bord de la Cybèle, frégate de quarante canons, dans l'océan Indien. Il connaît son baptême du feu lors du premier combat de la Rivière Noire, le 22 octobre 1794 : la Cybelle, la frégate Prudente et la corvette Jean Bart parviennent à chasser deux petits vaisseaux britanniques de cinquante et 44 canons qui assuraient le blocus de l'île. C'est le seul combat de Surcouf dans la marine de l'État refusant toujours par la suite le commandement de frégates. Il retourne rapidement à la course, ne dépassant jamais le grade d'enseigne de vaisseau dans la marine militaire. À vingt ans, déjà capitaine au long-cours, il commande le Créole, un navire négrier alors que l'esclavage a été aboli dans les colonies françaises en février 1794 par la Convention. Sans en exclure la possibilité, il est toutefois douteux que, sous le commandement de Surcouf, le navire ait effectué un pareil transport : les rotations, avérées, du navire ne correspondent pas en termes de délai avec ceux nécessités par un voyage de nature "négrière" .
Capitaine corsaire à vingt ans, Surcouf commande successivement plusieurs bâtiments : l' Émilie, le Cartier, la Clarisse, la Confiance et le Revenant. Il effectue des dizaines de combats et par deux fois, il fait front à deux contre un : en février 1799, contre l'Anna-Maria et le Coturbok, puis, en janvier 1800, contre la Louisia et le Mercury. Il totalise, entre 1795 et 1801, puis 1807 et 1808, pas moins de 44 prises dont deux — le Triton et le Kent — entreront dans la légende.
Ses débuts : 1795-1796
À bord de l'Émilie
Faute d'avoir pu obtenir en juin ou juillet 1795 une lettre de marque, le capitaine brestois Le Vaillant renomma son navire le Modeste en Émilie. Armé pour le commerce, le bâtiment n'avait, de fait, qu'une faible puissance de feu et un équipage réduit. Il en confia le commandement à Surcouf dont la feuille de route était des plus claires : aller aux Seychelles afin d' y acheter des tortues, à défaut du maïs, du coton et autres marchandises.
Parti le 3 septembre 1795 de l'isle de France, Surcouf déroute dès le 8 octobre son navire de sa trajectoire initiale. Dans un procès-verbal — contresigné par l'ensemble de son équipage —, Surcouf se justifie ainsi : résultant d'une concertation entre Surcouf et ses hommes, la décision avait été prise d'un commun accord devant l'imposante présence de navires anglais. Dérouté pour sa sécurité vers l'est (secteur allant de la côte orientale du golfe du Bengale jusqu'au sud de la Malaisie), le navire y ferait cargaison de marchandises. Et de prévoir — si nécessité se faisait sentir — de défendre la dite cargaison à l'aide des quelques canons dont le bateau disposait.
Dans le cadre de cette « défense », il arraisonne le 18 décembre 1795 un brick anglais, le Peguan, dans les brasses du Pégou (delta de l'Irrawady situé sur le littoral de la Birmanie). Puis, s'étant dirigé vers l'embouchure du Gange, il rencontre le 10 janvier 1796 un senau américain — le Sambolass, le 15 janvier c'est le tour d'un schooner — le Russel, enfin le 21 janvier vient un brick-pilote du Gange : le Cartier. Plus performant que l’Émilie, dès sa prise Surcouf le renomme Hazard et s'y installe avec 23 hommes et quatre canons, confiant le soin à un de ses seconds de ramener l’Émilie à l'isle de France laquelle y arrivera à bon port le 15 mars 1796.
À bord du Cartier : La prise du Triton
Dès le 28 janvier 1796, Surcouf « inaugure » son nouveau navire par la prise d'un brick américain, la Diana, et ce après un bref combat. Le capitaine Tapson soulignera ultérieurement combien les Français se conduisirent en gentlemen. En effet aucun membre de l'équipage, passagères et passagers, n'eurent à se plaindre du moindre mauvais traitement à leur encontre.
Le lendemain, un indiaman de 1 000 tonneaux croise le Cartier, c'est le Triton. Surcouf inclus, ils sont 19 hommes et quatre canons, le Triton peut compter de son côté sur 150 hommes et 26 canons. Surcouf, sous pavillon anglais, s'approcha du navire, puis envoya le pavillon français juste avant l'assaut. L'abordage lancé, les officiers furent rapidement tués, désorganisant ainsi l'équipage, lequel se rendra après une résistance brève mais violente. Surcouf a vingt-trois ans, à la tête de trois navires, le Cartier, la Diana et le Triton, sa légende peut commencer.
Le Cartier sera envoyé à l'Isle-de-France sous le commandement d'un adjoint. Intercepté par le Victorious, il sera dérouté sur Madras. Contre promesse de régler une rançon (qui ne sera jamais payée), la Diana sera rendue au capitaine Tapson. Y seront embarqués les prisonniers faits sur le Triton, lesquels furent traités avec les mêmes égards que ceux de la Diana — la presse anglaise saluera d'ailleurs ce geste dans ses colonnes. Quant à Surcouf, ayant pris le commandement du Triton, une fois toutes ces affaires réglées, il fera route à son tour vers l'Isle-de-France — destination qu'il atteindra le 10 mars 1796 .
Le conflit autour des prises
Ayant armé en course sans lettre de marque, il fut sur le point d'être privé du fruit de ses exploits. En effet, dès qu'il accosta avec le Triton, ses prises furent confisquées puis vendues sans que ni Surcouf ni les armateurs de l'Émilie perçoivent quoi que ce fût dessus. Le tribunal de l'île en avait décidé ainsi par jugement rendu le 9 floréal an IV (28 avril 1796), ayant estimé qu'absence de permission à faire la Course ôtait, dans ces conditions, tout droit financier. Malgré ce jugement peu flatteur, Surcouf, auréolé du prestige de la prise du Triton, fut le 22 mai 1796 initié dans la loge maçonnique La Triple Espérance. Toutefois il ne resta pas longtemps en compagnie de ses nouveaux frères.
Bien que le montant des ventes soit inconnu, le préjudice devait être conséquent. De fait les armateurs de l'Émilie décidèrent d'envoyer, dès la mi-août, Surcouf plaider à Paris leur cause commune auprès du Conseil des Cinq-Cents. Informés des circonstances mais jugeant que l'exploit du fougueux corsaire méritait largement récompense, un décret fut pris en date du 17 fructidor an V (3 septembre 1797) afin d'octroyer à Surcouf au titre de « don national » le montant de ses prises, évaluées à 1 700 000 livres. Surcouf ne voulut pas ruiner son pays dont les finances étaient mal en point. Non seulement il se contenta pour lui et les armateurs de 660 000 livres mais il poussa le geste jusqu'à proposer que cette somme soit réglée autrement que par de l'argent.
À bord de la Clarisse : 1798 - 1800
Son conflit juridique réglé, Surcouf accepta en février 1798 l'offre du négociant nantais Félix Cossin, à savoir le commandement du corsaire la Clarisse. Avec ses deux cents tonneaux, vingt canons et plus de cent hommes d'équipage, rejoint par son frère Nicolas qui devint pour l'occasion son second, Surcouf prit, le 18 août 1798, la direction de l'océan Indien.
Première série de prises
Avant même d'y être arrivé, le navire fit cinq rencontres et pas moins de quatre prises. Il croisa en premier, au passage de l'Équateur, un trois-mâts anglais aux 22 canons qui échappa de peu à un abordage. En effet, un de ses boulets ayant brisé le petit mât de hune de Surcouf, le trois-mâts put filer sans demander son reste.
Il y eut ensuite la rencontre avec l’Eliza, brick anglais de 150 tonneaux qui se rendit sans combattre. Le bateau fut emmené à isle de France et la vente de la cargaison rapporta 45 000 piastres soit 45 millions de livres. Puis viendra le Fly et deux autres navires, portugais cette fois.
Seconde série
Ayant fait une rapide escale à l'île Bourbon, Surcouf et son équipage repartirent de plus belle. Avant d'arriver au port de Soo-Soo (royaume d'Achem situé dans l'île de Sumatra), la Catherine et ses deux cents tonneaux chargés de diverses marchandises croisa le chemin de Surcouf, puis ce fut le tour des navires anglais l'Anna Maria et le Cotorbuk. Le premier livra une rude bataille tandis que le second tenta de se jeter sur les côtes. En rétorsion, le Cotorbuk fut conservé à titre de prise et vendu outre sa cargaison.
À cette liste s'ajoutera le Pacific, navire américain. Une fois capturé, un officier de Surcouf en prendra le commandement afin de le rapatrier sur l'Isle de France mais il sera intercepté par les Anglais qui saisiront à leur tour la cargaison et couleront ensuite le navire.
Troisième série
Après une escale à l'Isle de France, puis une autre à l'île Bourbon, laquelle fut des plus tendues avec les autorités locales, la Clarisse reprit la mer. Sur son chemin, il croisa le Rudenmark, un navire danois, un brick portugais la Notre Dame de Bon Succès, un trois-mâts chargé de sel et un autre chargé de fer. Vinrent enfin les trois-mâts l'Auspicious et l'Albion, respectivement de 500 et 460 tonneaux.
Passe alors à portée la Sibylle, navire anglais de 54 canons. Surcouf, avec ses vingt canons, canons, jugea plus prudent de fuir le combat. Afin d'accroître sa vitesse, il allégea donc son navire en faisant jeter, comme la coutume le voulait en pareille circonstance, des canons à la mer, en l'occurrence, huit. Étant parvenu à échapper à la Sibylle, le corsaire reprit sa chasse et bien qu'amoindri en termes de puissance de feu, il arraisonnera un trois-mâts anglais la Jane, pourtant accompagné de deux autres navires. Mais ces derniers s'enfuiront, préférant laisser la Jane à son sort plutôt que de la secourir. Après un combat de trois heures et n'ayant plus de poudre pour ses canons, son commandant se résignera à la reddition. Il sera conduit, lui et son bâtiment, à l'Isle de France sous la direction d'un officier de Surcouf.
Une dernière prise a lieu, clôturant la liste par un nouvel exploit du corsaire. En effet, le navire de Surcouf rencontra sur son chemin deux bâtiments américains : la Louisia et le Mercury. Un combat commença à un contre deux. Outre ce désavantage numérique, s'ajoutaient pour Surcouf un armement diminué et un équipage fortement réduit puisqu'une partie avait été déléguée sur la Jane.
Après un échange de coups de canons entre les trois navires, la Louisia se rua sur la Clarisse, provoquant l'accrochage des deux bateaux. Surcouf en profita pour se lancer à l'abordage de la Louisia avec trente hommes, le reste de l'équipage continuant de canonner de plus belle le Mercury, lequel préféra finalement s'enfuir. Après cette nouvelle victoire, Surcouf rejoignit l'Isle de France en date du 6 février 1800, suivi, le 11 du même mois, par son frère Nicolas, à qui il avait confié le convoyage de la Louisia.
Premier bilan
Le 2 mai 1800, la Clarisse repartit en course mais avec un nouveau capitaine. Surcouf, quant à lui, quitta l'île, le 10 mai, sur la Confiance sans son frère Nicolas, et ce pour une raison inconnue. En dix-huit mois, Surcouf avait fait quinze prises pour un montant, dans son estimation la plus pessimiste, de 264 000 piastres soit l'équivalent en monnaie française de 264 millions de livres.
La Confiance est une frégate de 24 canons lancée en 1799[21]. Parti le 10 mai 1800 de l'isle de France, il ne lui faut pas plus d’un mois et demi pour faire une première prise : un trois-mâts américain l'Alknomack, jaugeant 350 tonneaux et nanti de quatorze canons. Il n’y eut pas de bataille. Si les deux coups de semonce du corsaire laissèrent de marbre l'Alknomack, les trois coups de canons à boulet qui suivirent, plus explicites, incitèrent l’équipage à se rendre sans combat.
Septembre 1800
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Fin septembre 1800 sera une période chargée : le 19 septembre, le Praise, un trois-mât de huit cents tonneaux, est arraisonné. Le 22 septembre, c'est le tour d'un brick anglais dont on ignore le nom et le tonnage. Le 24 septembre, l’Harriet et ses quatre cents tonneaux connaît le même sort. Le 26 septembre, un brick danois croise le chemin de Surcouf et son équipage. Délesté de sa cargaison de riz, le Danois se voit confier les prisonniers anglais qui venaient d’être capturés. Enfin, le 30 septembre, le Tiger et ses cinq cents tonneaux achève, pour ce mois, la période de course.
Prise du Kent, octobre 1800
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Le 2 octobre, l’Union et ses 450 tonneaux tombent dans l’escarcelle de Surcouf. Le 4 octobre voit la prise de deux navires : la Charlotte de 400 tonneaux et la Rebecca de 450 tonneaux. Puis vient le 7 octobre, date à laquelle Surcouf rentre de son vivant dans la légende avec la prise du Kent. Navire anglais de type indiaman, il appartient à la Compagnie anglaise des Indes orientales. Son tonnage est presque le triple de celui de la Confiance, soit 1 200 tonneaux. Il aligne quarante canons de calibres divers face aux 24 canons de la Confiance, tous de calibre inférieur à ceux du Kent. Enfin, côté anglais, on compte 437 hommes tandis que les Français n'en ont que 160.
À l'aube du 7 octobre, les deux navires s'aperçoivent. Certain de sa supériorité, le capitaine anglais convia ses passagers au « spectacle », lequel durera moins de deux heures. Après une course-poursuite nautique où Surcouf se montra plus fin stratège que son adversaire, la Confiance put accoster le Kent, permettant ainsi son abordage. En dix minutes — les Anglais affirmeront vingt — après un combat acharné, l’affaire sera réglée. Il en résultera pour les Anglais, bien que trois fois supérieurs en nombre, une perte humaine quatre fois plus nombreuse que celle des Français, lesquels compteront dans leurs rangs entre trois et cinq morts et de six à treize blessés.
Le combat achevé, Surcouf arrêtera immédiatement le début de pillage de ses hommes et veillera à ce que les passagères ne subissent aucun outrage. De cette prévenance naîtra une véritable amitié entre Surcouf et l'époux de l'une d'elles, une princesse d'origine allemande mariée au général Saint John.
Puis la Confiance et le Kent, dont le commandement fut confié à son second, le capitaine Drieux, feront route vers l'isle de France où ils arriveront en date du 16 novembre 1800. La vente du navire ainsi que sa cargaison sera estimée à 100 000 piastres, soit cent millions de livres. À la suite de quoi la Confiance sera désarmée puis chargée de marchandises, prenant la direction de la France et atteignant La Rochelle le 13 avril 1801.
La prise du Kent aurait été racontée, selon la tradition, par le texte de la chanson de marins Au 31 du mois d'août, bien qu'ayant eu lieu un 7 octobre.
Au total, entre les prises de la Clarisse au montant estimé (à minima) à 264 millions de livres, et celles de la Confiance évaluées à deux cents millions de livres (dont cent millions rien que pour le Kent), Surcouf peut se flatter d’avoir amassé près de 500 millions de livres. Il est possible que la prise du Kent ait inspiré la chanson de marin « Le Trente et un du mois d'août », laquelle modifie toutefois la date du combat[22]. Quant à gêner l'ennemi, premier but de la course, le résultat sera dans ce domaine tout aussi positif : prime au montant record pour qui capturerait Surcouf, hausse des tarifs d'assurance, et installation de filets anti-abordage sur les navires anglais. Consécration suprême : le nom de Surcouf aurait été utilisé comme équivalent du croquemitaine par les mères pour calmer les petits Anglais trop turbulents[23].
Surcouf, l'armateur-corsaire
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Statue de Surcouf pointant l’Angleterre, Alfred Caravanniez (1855-1917).
Statue de Surcouf à Saint-Malo par Alfred Caravanniez (1855-1917)
En 1801, revenu à Saint-Malo, il épouse Marie-Catherine fille de l'armateur malouin Louis Blaize de Maisonneuve. Surcouf pouvant déjà se prévaloir d'être à la tête d'une petite fortune, les familles des deux jeunes gens appartenant au monde des armateurs malouins, il n' y a donc pas de difficulté à ce que le mariage se fasse.
Bien que jeune marié, Surcouf n'envisage pas pour autant d'arrêter ses activités de marin. Il prépare d'ailleurs activement l'armement d'un navire en vue de lui faire faire la Course quand la signature de la paix d'Amiens met un terme à son projet. Devenu armateur, la paix le contraint à pratiquer uniquement le commerce maritime mais dès la reprise des hostilités avec l'Angleterre en 1803, il retourne à ses activités guerrières, à la fois comme armateur mais aussi en tant que corsaire lui-même.
En tant qu'armateur, ses navires dédiés à la Course connaîtront des fortunes diverses. Ainsi le bilan de la Caroline, navire corsaire de 1804 à 1806, commandé par son frère Nicolas, sera très positif. Le Marsouin, corsaire de 1805 à 1808 pour être finalement très lucratif, le sera néanmoins moins que le premier. En revanche si le Napoléon, corsaire de 1805 à 1806, est peut-être rentré dans ses fonds, la Confiance, corsaire de 1805 à 1806 sera totalement déficitaire[24].
Le Revenant (1807 - 1808)
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Dès 1803, tout incite Surcouf à reprendre la mer. En effet, durant l'été, Napoléon lui offre un grade élevé — peut-être celui de capitaine de vaisseau — et le commandement d'une escadre, mais Surcouf refuse. Peu enclin à être commandé, il prétexte le manque d'efficacité de la Marine d'État au regard des ravages engendrés par la course au sein de l'économie ennemie. Napoléon ne lui tiendra pas rigueur, lui faisant même décerner, en 1804, la Légion d'honneur[25].
Le corsaire Surcouf repart donc le 2 mars 1807. Il commande le Revenant, un solide trois-mâts de quatre cents tonneaux et vingt canons (six de huit livres et quatorze carronades de 32). Officiellement il n'en est pas l'armateur mais le nom du navire indique qui est, dans les faits, le véritable « maître » tant à bord que sur les quais.
Surcouf, en multipliant exploits et prises, redevient rapidement dans les parages de l'Inde, la terreur du commerce britannique. Contraint de rassurer ses propres armateurs, le gouvernement anglais devra se résigner à l'envoi de plusieurs frégates supplémentaires dans ces mers. Mais Surcouf n'en continuera pas moins d'être aussi insaisissable que redoutable.
Ainsi, entre septembre 1807 et février 1808, Surcouf pourra se flatter d'avoir été pourchassé une dizaine de fois mais toujours en vain grâce à la vitesse du navire et l'adresse de son capitaine, d'avoir capturé quinze navires dont cinq ramenés à l'Isle de France et ce pour un montant avoisinant les deux millions et demi de francs — gains qui ne s'arrêteront pas là.
Quand un officier britannique a contesté la noblesse de Surcouf avec ces mots : « Vous, Français, vous vous battez pour l'argent. Tandis que nous, Anglais, nous nous battons pour l'honneur ! » Surcouf a répliqué : « Chacun se bat pour ce qui lui manque. »[réf. souhaitée]
Surcouf, pour un motif inconnu, confie le commandement à son cousin et second Joseph Marie Potier de la Houssaye. Ce dernier n'hésite pas à aligner les quatre cents tonneaux du Revenant aux 145 hommes et vingt canons face au Conceçao Y Sao Antonio, vaisseau portugais de mille tonnes, deux cents hommes et trente-quatre canons. Au bout d'une heure de combat, le capitaine portugais finit par se rendre portant ainsi le montant des gains du Revenant à presque 4 millions de francs.
Le navire aurait continué ses lucratifs exploits s'il n'avait été réquisitionné le 4 juillet 1808 par le capitaine général de l'Isle de France Decaen. Ce dernier justifie sa décision par la nécessité de devoir remplacer une frégate de la Marine d'État devenue inutilisable, la Sémillante. Surcouf, la mort dans l'âme, sera obligé d'accepter.
La Sémillante, rachetée par des négociants de l'île puis réparée, sera rebaptisée en Charles. Surcouf se voit confier le commandement de ce vaisseau particulièrement vétuste et lourdement chargé. Le navire sera sauvé une dernière fois. Se présentant début 1809 devant Saint-Malo, il y aurait fait naufrage sans l'adresse de Nicolas, son frère .
En tant qu'armateur, ses navires dédiés à la Course connaîtront des fortunes diverses. Ainsi le bilan de la Caroline, navire corsaire de 1804 à 1806, commandé par son frère Nicolas, sera très positif. Le Marsouin, corsaire de 1805 à 1808 pour être finalement très lucratif, le sera néanmoins moins que le premier. En revanche si le Napoléon, corsaire de 1805 à 1806, est peut-être rentré dans ses fonds, la Confiance, corsaire de 1805 à 1806 sera totalement déficitaire[24].
Le Revenant (1807 - 1808)
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Dès 1803, tout incite Surcouf à reprendre la mer. En effet, durant l'été, Napoléon lui offre un grade élevé — peut-être celui de capitaine de vaisseau — et le commandement d'une escadre, mais Surcouf refuse. Peu enclin à être commandé, il prétexte le manque d'efficacité de la Marine d'État au regard des ravages engendrés par la course au sein de l'économie ennemie. Napoléon ne lui tiendra pas rigueur, lui faisant même décerner, en 1804, la Légion d'honneur[25].
Le corsaire Surcouf repart donc le 2 mars 1807. Il commande le Revenant, un solide trois-mâts de quatre cents tonneaux et vingt canons (six de huit livres et quatorze carronades de 32). Officiellement il n'en est pas l'armateur mais le nom du navire indique qui est, dans les faits, le véritable « maître » tant à bord que sur les quais.
Surcouf, en multipliant exploits et prises, redevient rapidement dans les parages de l'Inde, la terreur du commerce britannique. Contraint de rassurer ses propres armateurs, le gouvernement anglais devra se résigner à l'envoi de plusieurs frégates supplémentaires dans ces mers. Mais Surcouf n'en continuera pas moins d'être aussi insaisissable que redoutable.
Ainsi, entre septembre 1807 et février 1808, Surcouf pourra se flatter d'avoir été pourchassé une dizaine de fois mais toujours en vain grâce à la vitesse du navire et l'adresse de son capitaine, d'avoir capturé quinze navires dont cinq ramenés à l'Isle de France et ce pour un montant avoisinant les deux millions et demi de francs — gains qui ne s'arrêteront pas là.
Quand un officier britannique a contesté la noblesse de Surcouf avec ces mots : « Vous, Français, vous vous battez pour l'argent. Tandis que nous, Anglais, nous nous battons pour l'honneur ! » Surcouf a répliqué : « Chacun se bat pour ce qui lui manque. »[réf. souhaitée]
Surcouf, pour un motif inconnu, confie le commandement à son cousin et second Joseph Marie Potier de la Houssaye. Ce dernier n'hésite pas à aligner les quatre cents tonneaux du Revenant aux 145 hommes et vingt canons face au Conceçao Y Sao Antonio, vaisseau portugais de mille tonnes, deux cents hommes et trente-quatre canons. Au bout d'une heure de combat, le capitaine portugais finit par se rendre portant ainsi le montant des gains du Revenant à presque 4 millions de francs.
Le navire aurait continué ses lucratifs exploits s'il n'avait été réquisitionné le 4 juillet 1808 par le capitaine général de l'Isle de France Decaen. Ce dernier justifie sa décision par la nécessité de devoir remplacer une frégate de la Marine d'État devenue inutilisable, la Sémillante. Surcouf, la mort dans l'âme, sera obligé d'accepter.
La Sémillante, rachetée par des négociants de l'île puis réparée, sera rebaptisée en Charles. Surcouf se voit confier le commandement de ce vaisseau particulièrement vétuste et lourdement chargé. Le navire sera sauvé une dernière fois. Se présentant début 1809 devant Saint-Malo, il y aurait fait naufrage sans l'adresse de Nicolas, son frère .