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Le saviez vous ....
L'eau de Cologne
L’Eau de Cologne est aujourd’hui un incontournable de la parfumerie. Elle rappelle à certains des souvenirs parfumés et des flacons d’apothicaire qui trônaient dans la salle de bain des grands-parents… L’Eau de Cologne c’est aussi et surtout un parfum d’agrumes qui évoque un plaisir rafraîchissant et stimulant. Une fragrance légère d’été qui se porte facilement autant par les hommes que par les femmes. Nous vous proposons un voyage dans le temps qui retrace l’histoire de l’Eau de Cologne, de ses origines à son succès mondial.
Une histoire vieille de 300 ans
L’Eau de Cologne est à l’origine ce que l’on appelait une « eau admirable » ou Aqua Mirabilis. Il s’agissait d’une solution alcoolique parfumée, produite dès le Moyen-Âge par de nombreux monastères italiens, à laquelle on attribuait des vertus thérapeutiques. Ces eaux étaient obtenues par le mélange entre de l’alcool et des essences de plantes.
L’origine de la véritable Eau de Cologne reste à ce jour assez floue. Selon les récits, la recette de l’une de ces Aqua Mirabilis finit par s’échapper des portes d’un monastère. Un épicier italien du nom de Giovanni Pablo Feminis s’en emparait avant de s’installer à Cologne en Allemagne, en 1690. Feminis aurait ensuite transmis cette recette à son arrière petit-neveu parfumeur, Giovanni Maria Farina (Jean-Marie Farina).
Séduit par cette solution fraîche et légère, Farina apporta quelques modifications à la formulation originale, notamment en y ajoutant des essences aromatiques de lavande et de bergamote. Sûr du succès de cette fragrance, il décide de créer une manufacture à Cologne pour fabriquer et commercialiser sa création. Son Aqua Mirabilis di Colonia voit le jour en 1709.
Quelques mois avant la vente de sa première eau, Jean-Marie Farina écrit une lettre à son frère où il décrit sa nouvelle création : “Mon parfum fait penser à une belle matinée printanière après la pluie. C’est une composition d’oranges, citrons, pamplemousse, bergamote, de fleurs et fruits de mon pays natal (…) Il me rafraîchit tout en stimulant mes sens et mon imagination”.
Un parfum d’un nouveau genre
Léger, translucide et à contre-courant des parfums capiteux de l’époque qui servaient à la toilette sèche, un parfum d’un nouveau genre est né. Effectivement, aux XVIème et XVIIème siècles, la propreté n’est souvent qu’apparente. La toilette consiste à se frictionner et s’essuyer avec une étoffe. À cette époque, tout est parfumé : la peau bien sûr, mais aussi les vêtements, les gants, les poudres et même le tabac. Les maisons sont envahies d’odeurs lourdes et capiteuses, utilisées alors en « cache-misère ».
À partir du XVIIIème siècle, on assiste au retour des ablutions. Les bains sont recommandés par les médecins et la toilette devient un rituel plaisant. Les parfums entêtants sont délaissés et tout le monde cherche à se procurer la fameuse Eau Admirable de Cologne.
Jean-Marie Farina (dont le prénom s’est francisé pour attirer une clientèle de nobles) livre son parfum dans toute l’Europe. Cette fragrance devient tout naturellement l’Eau de Cologne, en hommage à sa ville d’adoption. Pendant près de deux siècles, sa fragrance inonde les peaux et les mouchoirs de toute la bonne société.
À Paris en 1806, le petit-fils Farina fonde la Maison Jean-Marie Farina, au 331 rue Faubourg Saint-Honoré. Elle est reprise soixante ans plus tard par Armand Roger et Charles Gallet. La formule originelle de cette eau admirable leur est cédée et est toujours commercialisée. Elle s’appelle aujourd’hui Eau de Cologne Extra-Vieille.
L'histoire de l'Eau de Cologne est étroitement liée à la Maison Farina, première manufacture.
De gauche à droite vous découvrez la première bouteille d’Eau de Cologne avec sa forme typique fuselée, la première manufacture construite à Cologne et le dépôt qui a fait de la famille Farina le fournisseur officiel d’Eau de Cologne de la Cour.
Face à un succès considérable et en l’absence de toute réglementation, de nombreuses Eaux de Cologne font leur apparition sous le nom de Farina à la fin des années 1700. Elles n’avaient pourtant rien en commun avec l’entreprise d’origine. Pour se distinguer dans un marché désormais saturé, ces eaux se parent toutes de vertus plus incroyables les unes que les autres. L’Eau de Cologne acquiert alors une très bonne réputation médicale. Les médecins d’antan encourageaient les frictions, les ablutions et même d’en mettre dans sa soupe ! Un petit livret était d’ailleurs joint à chaque fiole vendue. Il mentionnait en détail les utilisations possibles et les effets de cette eau. Elle guérirait les maux de tête en inspirant ses effluves quelques minutes et pourrait même freiner le rythme cardiaque des personnes âgées qui en avaleraient plusieurs gouttes.
Pour se protéger des maladies, Napoléon croquait quant à lui des « canards Farina » : des morceaux de sucre imbibés d’Eau de Cologne. L’eau de la Reine de Hongrie est une variation à base de romarin. Selon la légende, elle aurait permis à la souveraine de retrouver jeunesse et beauté, et d’être demandée en mariage par le roi de Pologne… à plus de 70 ans.
Pourtant grand consommateur d’Eau de Cologne mais sentant l’escroquerie, Napoléon 1er créé la commission des remèdes secrets en 1810. Elle impose aux parfumeurs apothicaires de divulguer leurs formules pour juger de la véracité de leurs vertus thérapeutiques. Ce décret officialisera la séparation de la pharmacie et de la parfumerie.
Mais finalement, que contient l’Eau de Cologne ?
Cette eau parfumée était composée dans sa formulation de base d’esprit-de-vin, d’eau de mélisse et d’esprit de romarin, agrémentée d’essence de bergamote, de néroli, de cédrat et de citron.
L’Eau de Cologne est composée essentiellement d’alcool, qui doit donc être de très bonne qualité. Mais le cœur de cette eau parfumée vient des huiles essentielles provenant des hespérides. À cette base d’alcool s’ajoute donc bergamote, citron, orange, néroli, petit grain, parfois quelques aromates, et fleur d’oranger. Une construction olfactive qui n’est pas faite pour durer sur la peau puisque ces huiles essentielles sont extrêmement volatiles. On identifie des notes de têtes « calmantes » comme la fleur d’oranger ou la lavande et des notes de fond aux essences distillées.
Une success story
Face à une demande toujours plus importante, les parfumeurs de l’époque se mettent à fabriquer leur propre version de l’Eau de Cologne. Ambrée, impériale, à la violette de Toulouse, à la lavande anglaise, l’Eau de Cologne a été revisitée et réinventée de milles façons. Elle s’exporte jusqu’en Amérique avec l’Eau de Floride et même en Asie au XIXème siècle.
À l’aube du XXème siècle, les molécules de synthèse apparaissent. Les matières premières naturelles coûteuses sont peu à peu remplacées. L’Eau de Cologne se démocratise et parfume une majeure partie de la population. À partir des années 30, c’est le produit de parfumerie le plus vendu. Elle parfume toute la famille : hommes, femmes et enfants !
C’est à la fin des années 70 que cette fragrance commence à être délaissée. Les nouvelles générations lui préfèrent des parfums encore plus accessibles et dont la rémanence, la tenue sur la peau, est beaucoup plus longue. Mais depuis le début des années 2000, l’Eau de Cologne fait son grand retour. Elle s’est modernisée et a su retrouver un public dans une société qui privilégie le retour à des senteurs plus simples et rassurantes.
Aujourd’hui, on utilise l’appellation Eau de Cologne pour définir une catégorie de parfums. Ils sont composés principalement d’essences d’agrumes, de néroli, de lavande et de romarin, dosées à environ 5%.
Capusa06
La danse des 7 voiles est un des fantasmes attachés à la danse orientale. Elle est parfois reliée à la danse exécutée par Salomé pour Hérodote Antipas afin d’obtenir la tête de Saint Jean-Baptiste. Il s’agit en fait d’une modification judéo-chrétienne d’un mythe sumérien bien plus ancien, dont la protagoniste est la déesse Inanna, Ishtar en Akkadien.
L’action se situe en Mésopotamie, région qui s’étend entre les cours du Tigre et de l’Euphrate, jusqu’au golfe Persique. Actuellement, ce territoire de plaines et de collines se trouve en Iraq et au nord-est de la Syrie. Les hommes le peuplent depuis 12.000 ans avant notre ère, et au VIIIème millénaire avant JC, le mode de vie agricole y fait son apparition. L’emplacement d’un temple datant du Vème millénaire avant JC témoigne d’une vie religieuse.
Au nord, se trouvent les sémites, ou akkadiens, qui peuplent les cités-états de Babylone, Sippar, Kish, Opis, Akshak, Kouta et Akkad. Au sud, les non-sémites dits sumériens, avec Uruk, Nippur, Larsa, Lagash, Eridu et Ur. Les hégémonies d’une ville sur l’autre sont éphémères, jusqu’à ce que toutes soient réunies sous la domination de la cité-état d’Akkad où règne Sargon 1er, vers 2300 avant JC. Puis, à partir de 1785 avant JC, Hammurabi fonde l’Empire babylonien.
Akkadiens et sumériens admettent l’existence d’un grand nombre de dieux et de déesses. Chaque ville a le sien. Inanna/Ishtar est célébrée dans de nombreux temples, et son culte domine celui des autres déesses mésopotamiennes. Elle est la déesse tutélaire de la ville d’Uruk.
Qui est-elle ?
Tantôt fille d’Anou, dieu suprême qui règne dans le ciel, tantôt fille de de Sîn, divinité de la lune qui mesure le temps, sœur d’Ereshkigal, déesse des enfers, et de Shamash, dieu de la lumière, elle est identifiée à la planète Venus et associée au lion.
Inanna/Ishtar symbolise une force complexe. Certaines sources la disent mâle le matin, et femelle le soir. Elle est liée à la fertilité de la terre et des animaux, en tant que principe à l’origine de l’accouplement. Elle est la déesse du désir et de la sexualité libérés de toute subordination à l’ordre humain où règnent les conventions établies par les hommes. Elle ne célèbre pas l’épouse et la mère, mais toutes les manifestations de l’amour charnel, y compris quand celui-ci conduit à renverser l’ordre habituel des genres et des sexes.
Elle est une déesse du changement, du cycle, du franchissement, de l’opposition et de l’union des contraires. En ce sens, elle est la déesse de la guerre qui fait de certains des bourreaux, d’autres des héros, et qui transforme à jamais ceux qui la font ou la subissent.
Elle ne préside pas à la naissance, mais elle accompagne les êtres dans toutes les étapes de leurs existences. Son amour et sa bienveillance font et défont les rois et les vainqueurs des batailles.
Les civilisations mésopotamiennes sont patrilinéaires et patriarcales. Elles opposent les hommes et les femmes. Le Féminin est perçu comme l’expression de forces que les hommes veulent dominer sans jamais y parvenir. Le culte rendu à la déesse est une façon de composer avec ces forces, tout en les excluant de la vie réelle et sociale. Plus tard, les monothéismes nieront à ces forces le seul droit d’exister, et ne toléreront qu’un dieu mâle.
Les dieux mésopotamiens vivent comme les êtres humains. Inanna/Ishtar possède une maison dans la ville, elle gère, par l’intermédiaire d’intendants, ses terres et sa fortune, elle mange et elle éprouve les mêmes passions que les hommes. Mais elle est immortelle et elle est bienveillante, même quand elle soumet l’humanité à de cruels châtiments 😉
Plusieurs prêtres et prêtresses la servent quotidiennement. Les enfants de la haute noblesse ne dédaignent pas de s’engager au service de la déesse. Certains des desservants pratiquent des rituels érotiques, mais l’existence de « prostituées sacrées » n’est pas prouvée. Des sacrifices d’animaux se font régulièrement à l’extérieur du temple. Seuls le prince et les membres du clergé peuvent pénétrer dans le sanctuaire et être mis en présence de la divinité.
Le temple est la maison de la déesse. Mais c’est aussi un centre d’administration temporelle. Les actes de la vie courante donnent souvent lieu à des contrats qui sont authentifiés par le personnel du temple, et notamment par les scribes qui constituent une caste privilégiée et respectée. Le temple offre aussi des services financiers, comme le prêt d’argent ou d’orge, souvent à un taux en dessous de l’intérêt légal.
Que fait-elle ?
Le mythe le plus connu où apparaît Inanna/Ishtar est celui de sa descente aux enfers. C’est celui qui est l’origine de la danse des 7 voiles.
Déesse des conflits et des inversions, elle décide un jour d’aller taquiner sa sœur Ereshkigal déesse des enfers, et de la détrôner pour prendre sa place. Mais sa venue éveille la méfiance d’Ereshkigal qui lui demande de se défaire d’un vêtement et d’un bijou à chacune des 7 portes menant au monde inférieur. Ainsi, Inanna/Ishtar apparaît nue et fragile devant sa sœur qui la fait mettre à mort par les démons. Les dieux intercèdent à temps, et obtiennent d’Ereshkigal qu’elle laisse partir sa sœur à la condition qu’elle lui envoie un autre dieu pour prendre sa place. Aspergée des eaux de la vie, Inanna/Ishtar revient à la surface de la terre et choisi une de ses nombreuses conquêtes pour la remplacer au royaume d’Ereshkigal. Il s’agit de Dumuzi, Tammuz pour les akkadiens, pasteur et héros mythique devenu dieu de fertilité. La sœur du malheureux obtient qu’Ereshkigal le laisse demeurer une moitié de l’année à la surface du monde, tandis qu’il passe l’autre moitié aux enfers. Quand Dumuzi est à la surface de la terre, la végétation renaît. « Quand le moissonneur a lancé sa faux et réuni les épis en gerbe, il [Dumuzi] meurt et descend aux enfers ; alors les femmes répètent la lamentation annuelle fixée par Ishtar :
Jusques à quand le germe sera-t-il retenu captif ?
Jusques à quand la verdure sera-t-elle enchaînée ?
et la déesse se met en route vers « le pays d’où on ne revient pas » pour aller chercher son amant et le ramener sur la terre. »*
Voilà l’origine de la danse des 7 voiles. J’espère que ce saut dans le temps vous aura fait rêver. 🙂
chocolatte
Le saviez vous ...
Une grande botte de tulipes n’est de nos jours pas forcément synonyme de richesse et de célébrité. Et bien, c’était pourtant le cas il y a quelques siècles. À l'époque, les Hollandais n’achetaient pas de fleurs pour pendre la crémaillère, ils payaient les maisons sur les canaux d’Amsterdam avec des bulbes de tulipes. Quelle joyeuse pagaille ce serait si cela pouvait encore se faire en Europe aujourd'hui !
UN VRAI SULTAN OSE PORTER DES TULIPES
Lorsque la tulipe, originaire d’Iran, d’Afghanistan et du Kazakhstan arriva en Turquie, les fiers sultans eurent tôt fait d’en orner leur tenue. Ils piquèrent une tulipe dans leur turban. C’est ainsi que la fleur reçut le nom de « tulipan », qui signifie turban.
UN LONG VOYAGE
Vers l'année 1500, la Turquie était une grande puissance. Les jardins du palais du riche sultan Soliman le Magnifique étaient remplis de superbes tulipes. A cette époque, une vie humaine valait moins qu’une tulipe. Le sultan Soliman était donc très considéré. Ce puissant personnage n’offrait que très exceptionnellement une tulipe à un invité et un jour, un noble flamand fut l’heureux élu. Ce noble donna ensuite ce trésor à un ami, qui était chargé de gérer le jardin d’herbes aromatique de l’empereur d’Autriche.
Cet ami quitta l’Autriche pour les Pays-Bas, où un poste de professeur l’attendait à l’université de Leyde. L’université lui confia aussi son jardin d’herbes aromatiques. Et les tulipes suivirent bien entendu. Ce brave homme prit soin de ces fleurs si spéciales et les étudia comme si sa propre vie en dépendait. Il fut donc extrêmement choqué lorsqu’il découvrit un matin que les bulbes de tulipes avaient été volés de son jardin. Le commerce des bulbes de tulipes venait de commencer aux Pays-Bas !
En un rien de temps, la tulipe était devenue la fleur culte du moment. Les nombreux riches investissaient donc dans cette fleur magique. Et les prix ne cessaient de grimper !
Les spéculateurs désireux de s’enrichir très vite n’hésitaient pas à échanger tout ce qu’ils possédaient contre un seul bulbe. Même leur maison. Tout cela pour cette simple feuille de papier qui confirmait que vous étiez propriétaire d’un bulbe de tulipe, qui n’existait d’ailleurs peut-être même pas. Des problèmes assurés ...
Le gouvernement mit un terme à cet étrange commerce des tulipes en février 1637 et le marché s’effondra du jour au lendemain. Certains avaient gagné une véritable fortune, d’autres n’avaient plus entre les mains qu’un morceau de papier sans valeur.
ET AU JOUR D'AUJOURD'HUI
Une belle botte de tulipes mettra beaucoup de joie dans la maison mais pour être véritablement impressionné, rien ne vaut bien entendu un voyage aux Pays-Bas. La tulipe est encore et toujours la fleur la plus importante au pays des moulins. Et presque la moitié des champs de bulbes sont occupés par les tulipes. Des champs à perte de vue !
chocolatte
C'était ... hier
18 septembre
1851 : Le quotidien New York Times est publié pour la première fois.
1970 : Jimi Hendrix est retrouvé mort dans son appartement de Londres. Le guitariste a succombé à une surdose de barbituriques
1981 363 voix contre 117, l'Assemblée nationale adopte, après deux jours de débats, le projet de loi portant abolition de la peine de mort présenté, au nom du Gouvernement, par Robert Badinter, garde des Sceaux, ministre de la justice.
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La brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), familièrement appelée la Brigade, est une unité du génie de l'Armée de terre française, placée sous l'autorité du préfet de police de Paris. Elle est commandée par le général de brigade Joseph Dupré La Tour depuis le 1er août 2022 .
Cette brigade, au statut militaire — comme le bataillon de marins-pompiers de Marseille, les formations militaires de la sécurité civile, la brigade des pompiers de l'air et les pompiers de la Marine nationale —, intervient sur le territoire de l'agglomération parisienne, dans Paris et ses trois départements limitrophes (« petite couronne ») : Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne. Elle assure également la protection de la base spatiale de Kourou, en Guyane française, et de la base d'essais de missiles de la DGA, à Biscarrosse.
La devise de la BSPP est : « Sauver ou Périr ». La BSPP comprenait 8 550 sapeurs-pompiers en 2021 dont un peu plus de 300 officiers, environ 1 500 sous-officiers, le reste étant composé de militaires du rang, soit environ 119 pompiers pour 100 000 habitants. La moyenne nationale est de 382 pompiers pour 100 000 habitants, mais la zone couverte par la BSPP est très petite et permet donc des temps d'interventions courts avec un effectif réduit : on compte 9,2 pompiers par km2 dans la zone BSPP, contre 0,34 en moyenne en France.
Le budget annuel de fonctionnement était de 323,7 millions d'euros en 2012, dont 78,2 % de soldes (rémunération et cotisations sociales), 10,5 % de matériel, 8,8 % d'investissement immobilier et 2,5 % de loyers et charges. Les contributeurs à ce budget sont les départements (29 %), la ville de Paris (26 %), le ministère de l'Intérieur (24 %) et les autres communes (21 %).
La BSPP est régie actuellement par les articles R.3222-13 à R.3222-18 du code de la Défense. Elle remplit approximativement le même rôle que les SDIS dans les autres départements français.
Histoire
Pendant longtemps, la lutte contre l'incendie a été à la charge des habitants eux-mêmes ou bien des corps non spécialisés ; cette tâche fut donc confiée successivement au guet royal, au guet bourgeois, aux magistrats communaux. Les anciennes ordonnances de police de 1371, 1395 et 1400 imposaient aux propriétaires d'avoir en permanence un muid d'eau près de leur porte, mais ne donnaient aucune indication quant aux dispositions à adopter en cas d'incendie.
En 1524, le parlement de Paris ordonna que des habitants soient commandés chaque soir par le prévôt des marchands de Paris pour constituer le guet de nuit, que soient constituées des provisions d'eau dans chaque maison, et que des lanternes allumées soient mises aux fenêtres (premier éclairage public à Paris).
Le 7 mars 1670, une ordonnance de police imposa la présence au feu des corporations du bâtiment.
Le 31 juillet 1681, nombre de seaux et brocs fut distribués dans Paris et ses faubourgs, et déposés dans les couvents, chez les échevins, et chez les notables. Un dépôt central était situé à l'hôtel de ville, avec des dépôts secondaires indiqués aux habitants. Mais finalement, il n'y avait guère que les membres des communautés religieuses et des corporations du bâtiment aptes à intervenir, auxquels Louis XIV ajouta alors les Gardes suisses et françaises qui devaient « se porter à l'incendie à la première alerte ».
À cette époque, il y avait alors obligation de maintenir en bon état les puits et puisards, ainsi que tous les moyens de puisage. Cependant, les résultats n'étant pas ceux espérés, en 1699, pour remédier à cette situation, François Dumouriez du Perrier se fit accorder par privilège royal et pour trente ans la construction et la fourniture exclusive des pompes à incendie nouvelles avec boyaux de cuirs[5].
En 1715, François Dumouriez du Perrier est nommé par Louis XIV au poste de directeur général des Pompes publiques pour remédier aux incendies, sans que le Public soit tenu de rien payer. Il devient le premier pompier professionnel de France.
En 1719, 17 pompes publiques sont réparties dans cinq quartiers de Paris, entretenues et manipulées par une quarantaine de gardiens et sous-gardiens[6], les premiers pompiers de Paris. Ils ne sont pas encore professionnels :
trois pompes dans le couvent des Augustins, tenues par Duhamel (serrurier), Herbain (potier), Quenet (menuisier), Laisné (cordonnier), Duhamel (menuisier), Monneton (serrurier), Corbonnot (serrurier) et Legrand (cordonnier) ;
trois pompes dans le couvent des Carmes, tenues par de La Potte (cordonnier), Pelletier (menuisier), Saintbon (menuisier), Pelletier (serrurier), Carel (menuisier), Baumail dit Montauban (cordonnier), Pied, et Jean (relieur) ;
trois pompes dans le couvent de la Mercy, tenues par Paris (cordonnier), Granger et Granger (cordonniers), Blanvillain (menuisier), Pilon (cordonnier), Vlu (cordonnier), Champion (tapissier) et Fendoré (cordonnier) ;
trois pompes aux petits Pères, tenues par Robert (cordonnier), Ferrand, Thibou (serrurier), Le Bret (maître brodeur), Lacour (cordonnier), Masson, Couillard, Compagnon (maître brodeur) ;
quatre à l’hôtel de ville ;
une chez François Dumouriez du Perrier, rue Mazarine.
En 1722, Louis XV fonde la Compagnie des Gardes des Pompes du Roy, toujours sous la direction de Dumouriez.
Huit brigades sont créées aux Augustins, aux Carmes, à La Mercy, aux Petits Pères, à La Trinité, aux Jésuites, à l'Oratoire, et aux Capucins. Les pompes sont réparties dans 21 dépôts. Chaque brigade est composée de sept hommes : un inspecteur, un brigadier, un sous-brigadier, deux gardes, et deux sous-gardes. Ils ne sont pas encore des professionnels du feu puisqu'ils exercent toujours leur métier de base (cordonniers, menuisiers, etc.) Dumouriez est secondé par son frère, lieutenant. En outre, quatre hommes sont nommés pour servir de Haut le pied (ou Avertisseurs). La première compagnie de pompiers de Paris comportait alors 62 hommes[7].
Dumouriez dirige la compagnie jusqu’à sa mort. Son fils lui succède.
En février 1810, un corps de garde du palais de Saint-Cloud, en surchauffant un poêle, met le feu au salon de la résidence de Napoléon Ier, qui est présent cette nuit-là. Bien que le feu soit rapidement éteint, l'Empereur décide de créer une garde de nuit spéciale à toutes les résidences impériales, garde composée de sapeurs du Génie et transformée le 16 juillet 1810 en compagnie de sapeurs du génie de la Garde impériale[8]. À la suite de l'incendie de l’ambassade d’Autriche, qui cause la mort d'une centaine de convives le 1er juillet 1810, l'Empereur charge le ministre de l'Intérieur et Étienne-Denis Pasquier, préfet de police, de trouver une nouvelle organisation pour remplacer le corps des gardes pompes.
La proposition d’une formation militaire est retenue et officialisée par décret impérial du 18 septembre 1811, qui crée le Bataillon de sapeurs-pompiers de Paris. Quatre compagnies sont formées. Une est installée dans une caserne aménagée pour l'occasion dans les bâtiments de l'ancien hôtel de Chavigny rue de la Culture-Sainte-Catherine, actuelle rue Sévigné.
Conséquemment à l'extension de Paris en 1860 aux communes limitrophes au delà des fortifications, le Bataillon s'agrandit et de nouvelles compagnies sont créées (8ème-9ème-10ème).
Le Bataillon devient Régiment de sapeurs-pompiers de Paris par décret impérial le 5 décembre 1866[9] tandis que sa zone d'action est étendue à tout le département de la Seine.
En 1868, un homme du Régiment sort de l'anonymat et devient une véritable célébrité : le caporal Thibault.
Pendant la Première Guerre mondiale, trente pompiers de Paris et deux autopompes sont arrivés à Reims début mars 1915 pour combattre les incendies causés par les bombardements[10],[11].
Dans la nuit du 5 au 6 juin 1915, à Vauquois, une offensive engage un détachement du Régiment, formant la compagnie spéciale 22/6 dite "Compagnies Z" rattachée au 1er régiment du génie[12]. Celle-ci dispose d'appareils lance-flammes conçus par le capitaine ingénieur Schilt. Chaque appareil est constitué d'un réservoir cylindrique, contenant un liquide composé de 30 % de pétrole et 70 % d'huile légère de houille, relié à une bouteille d'acétylène dissout. Le mélange est enflammé au moyen de grenades incendiaires. L'effet de souffle produit par l'explosion d'un dépôt de munitions allemand, touché par ce mélange, rabat le liquide enflammé sur les lignes françaises. Parmi les victimes, on dénombre des sapeurs-pompiers et des hommes du 3e bataillon du 31e RI, présents dans les tranchées[13].
Casque des pompiers de Paris des années 1940.
En 1939, le plan de mobilisation générale fait passer l'effectif du régiment de 53 officiers, 260 sous-officiers et 1836 militaires du rang à 171 officiers et 7090 sous-officiers et militaires du rang. Des compagnies sont déployées sur l'ensemble des communes de la Seine. La mission du Régiment dans ces communes se limite dans un premier temps à une mission de défense passive contre les attaques aériennes, les interventions courantes demeurant sous la responsabilité des communes. Les sapeurs-pompiers communaux, mobilisés dans diverses unités militaires, sont placés progressivement en affectation spéciale pour servir dans le cadre de la défense passive au sein de leur corps de sapeurs-pompiers municipal. Rapidement le maintien de l’organisation communale et la présence de sapeurs-pompiers militaire en attente de bombardement montra ses limites. Un décret-loi en date du 22 février 1940 puis la loi no 205 du 5 avril 1943 chargea l’autorité militaire du service de défense et de secours contre l’incendie dans tout le département de la Seine.
En 1940, si une partie des effectifs continue son service à Paris et dans la Seine, une autre prend part aux combats qui la conduisent jusqu'à la Loire. Le gouvernement décide de démilitariser le régiment afin qu'il puisse continuer à exercer sa mission dans le futur Paris occupé. Tout en assurant sa mission principale, une partie du régiment sous l'impulsion du capitaine Frédéric Curie participe activement à la résistance notamment à partir de 1942 au sein du groupe "sécurité-parisienne". Ce groupe mène de nombreuses actions clandestines de renseignement et de sabotage. Durant la semaine de la Libération de Paris les sections secrètes "sécurité-parisienne" assurent de nombreuses liaisons avec les forces alliées, transportent du matériel et des armes, participent directement à la bataille aux côtés des FFI, déploie le premier drapeau sur l'arc de triomphe sous le feu des troupes allemandes, mènent des actions de nettoyage des tireurs embusqués sur les toits, et assurent la sécurité du défilé du général de Gaulle puis des troupes américaines. Durant les opérations de la Libération de Paris, le régiment déplore quinze morts et trente-huit blessés. Parallèlement à ces combats, le 25 août 1944, un commando de sapeurs-pompiers hisse symboliquement au sommet de la tour Eiffel le drapeau tricolore.
Rattaché à l'arme de l'infanterie, le régiment est transféré dans l'arme du génie par décret No 65-265 du 2 avril 1965[14].
La loi du 10 juillet 1964 impose un nouveau découpage administratif en supprimant les départements de la Seine et de Seine-et-Oise, pour ceux de Paris, Seine-saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne. La zone d'action du régiment est étendue aux quarante-trois communes du département de Seine-et-Oise intégrées dans les trois nouveaux départements périphériques formant la "Petite Couronne", à partir du 1er janvier 1968.
Après un accroissement des moyens (en personnel et matériels) du Corps pour assurer la défense de Paris et des communes suburbaines de la Seine, le décret no 67-155 du 28 février 1967 dissout le Régiment et créé la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris le 1er mars 1967. Le colonel Casso, qui commandait le Régiment depuis 1963, est nommé par le président de la République, Charles de Gaulle, général de ce qui devient alors la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris. Intervenant personnellement dans près d'une centaine d'intervention de secours, il travaille à la modernisation du corps et à son adaptation pour répondre aux besoins de Paris et la petite couronne[15]. Le général Casso laissera une trace profonde dans la Brigade jusqu'à son départ à la retraite en 1970, date à laquelle il fut nommé maire du 17e arrondissement de Paris par le ministre de l'Intérieur, Raymond Marcellin. Il a notamment écrit l'Éthique du Sapeur-Pompier de Paris[16], apprise par les recrues et lue en caserne. L'esplanade située devant l'État-Major de la Brigade à Paris porte son nom[15], tout comme la promotion 2018-2019 du 4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr.
Les années 70 marquent le début de l’ère des centres de secours modernes. En 1973, l’îlot Masséna qui abrite l’état-major du deuxième groupement d’incendie, les services administratifs de la Brigade et la 2e compagnie devient la plus grande caserne de pompiers d’Europe. En matière de secours aux victimes, des progrès considérables sont obtenus à partir de 1967 avec la création de la première ambulance de réanimation moderne dite "AR", réalisée sous l’impulsion des médecins des sapeurs pompiers de Paris. De nombreux progrès sont accomplis dans les années suivantes. Le plan Rouge, qui n’est que la traduction « sécurité civile » de la manœuvre santé des militaires en cas d’afflux massif des blessés, est mis en œuvre par la Brigade en 1978.
Les années 80 arrivent avec un nouveau lot de changements : police secours est dissous en 1985 et les sapeurs pompiers de Paris deviennent les premiers acteurs de soins d’urgence sur la plaque parisienne. Un casque révolutionnaire est créé avec la société Gallet. Les tenues textiles remplacent le cuir en intervention. Une nouvelle génération d’engins polyvalents apparaît : les Premier secours évacuation (PSE) ; assurant aussi bien les missions de lutte contre les incendies, que le secours à victime. De nombreux centres de secours de banlieue sont construits pour remplacer un parc vétuste et mal adapté, hérité de l’après-guerre.
Au xxie siècle, la suppression de la conscription à la fin des années 1990 accélère le processus de professionnalisation, et l’incorporation de premiers sapeurs-pompiers féminins en 2002. À partir de 2007, La Brigade opère une nouvelle métamorphose qui porte de cinq à six le nombre des groupements opérationnels.
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Le saviez vous ...
Le bouton à 4 trous
1854 La trouvaille vestimentaire d'Alexandre Massé
Simple, mais encore fallait-il y penser ! Jusqu'alors les boutons de vêtements ne possédaient que deux trous. De sorte qu'ils se décousaient sans cesse. Grâce à l'ingéniosité du Quimpérois Alexandre Massé, le problème a été résolu.
Certes, il ne s'agit pas de l'invention du siècle. Elle n'a d'ailleurs laissé que peu de traces dans les ouvrages d'histoire et l'on cherchera, en vain, le nom du découvreur dans les dictionnaires encyclopédiques. C'est un fait que, vingt ans tout juste après la création de la machine à vapeur et à l'aube de la révolution industrielle, l'événement apparaît tout à fait mineur. Il n'empêche que, sur le plan du confort, cette trouvaille a rendu un grand service. Les pantalons qui tombaient, les manteaux et les cols de chemises qui s'ouvraient... Bref, on n'en finissait pas de recoudre les boutons et, du même coup, de soigner les rhumes. Tout cela à cause d'un malheureux fil qui, passant par deux fichus trous, cédait à la moindre pression. On en était donc là lorsque cet homme de génie, né sur les bords de l'Odet, à Quimper, trouva enfin le remède à ces maux. Une solution qui, non seulement réconcilia les clients avec leurs effets, mais de surcroît contribua largement à son enrichissement personnel. Qui plus est, Alexandre Massé n'avait pas que l'esprit inventif, il possédait également des vertus morales bien ancrées. Homme de bien, profondément catholique, il s'inscrivait dans la mouvance du progressisme social de l'époque. C'était un philanthrope.
Orphelin à cinq ans
C'est donc à Quimper qu'Alexandre Massé voit le jour, le 15 février 1829, dans une famille qui compte déjà quatre enfants et habite la rue Neuve (aujourd'hui Jean-Jaurès). Son père, Yves Michel, alors âgé de 64 ans, est un ancien de la Marine. Son petit dernier n'a que trois ans lorsque, passée la quarantaine, sa mère, Marie-Hélène Le Clerc, meurt, victime de l'épidémie de choléra qui sévit dans la région. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, son mari la suivra dans la tombe deux années seulement après. Orphelins, les deux aînés sont placés au collège de Pont-Croix, tandis qu'une des soeurs est confiée à des parents et le benjamin recueilli par son parrain, archiviste départemental, un ami de son père. Parvenu à l'âge scolaire, Alexandre entre chez les Frères de la doctrine chrétienne enseignant à l'école Saint-Corentin. D'emblée il se distingue par son application au travail et ses bons résultats. Au point qu'à 15 ans sa famille d'adoption le dirige vers l'École des Arts et Métiers dont il sort trois années plus tard.
Un capitaine d'industrie
Diplôme en poche et nanti d'un pécule de 500 francs, il trouve aussitôt un emploi de dessinateur-mécanicien dans une usine de Nantes. Mais une place plus lucrative s'offre à lui peu de temps après. Voilà donc Alexandre Massé à Paris dans une fabrique de boutons. Les affaires marchent tant bien que mal en raison des événements politiques. Grâce, toutefois, à son esprit d'initiative et à ses connaissances techniques, il redresse rapidement la situation. L'entreprise connaît un tel essor qu'en 1852 il s'en voit confier les commandes. C'est alors le début d'une ascension qui va lui faire côtoyer le nec plus ultra du monde de l'industrie. Il attire en particulier l'attention d'un de ses clients, un certain Petitcuenot, lui-même manufacturier, qui, intuitivement, lui prédestine un grand avenir. D'étroites relations se nouent donc entre les deux hommes au point qu'Alexandre Massé épouse en 1854 la fille de son collègue et ami. Du coup, la carrière professionnelle du Quimpérois émigré franchit un nouvel échelon sur le plan financier. Et pour cause : la dot de 42.000 francs apportée par sa femme dans la corbeille de mariage est sept fois supérieure à la part qu'il possède personnellement dans la fabrique à boutons. En bon gestionnaire, il s'empresse aussitôt d'investir cet apport de capitaux et fonde sa propre usine utilisant des moyens de production plus perfectionnés.
Le bouton conquiert l'Amérique
C'est ainsi qu'apparaît sur le marché le fameux bouton à quatre trous, qui répond à un réel besoin et dont l'idée lui trottait dans la tête depuis quelque temps. Aux côtés d'autres articles originaux pour l'habillement civil et militaire, la nouveauté fait un véritable tabac tant en Europe qu'aux Amériques. Il s'ensuit une augmentation considérable de ses revenus, ce que ne manquera d'ailleurs pas de souligner, après sa mort, le professeur André Allier dans un opuscule intitulé « Un coeur breton ». « Doué d'une loyauté parfaite et de cette initiative hardie qui fait les grands industriels, Alexandre Massé vit sa maison devenir de plus en plus prospère et, après de longues années d'un labeur obstiné, il acquit une véritable fortune », écrit notamment l'auteur. Mais sans risque désormais de « faire craquer les boutons de sa veste », aurait-on pu ajouter plaisamment. Ainsi pourvu, à 55 ans et sans enfants, le dernier-né des Massé décide donc de passer la main. Il cède l'entreprise à son beau-frère, Achille Anglade, et revient en Bretagne pour se consacrer aux jeunes défavorisés..
Au secours de la misère
Il s'établit, en 1888, avec sa femme, deux religieuses et quatre domestiques dans son manoir de Kerbernez, à Plomelin, additionné à son patrimoine immobilier quatre ans auparavant en même temps qu'une propriété surplombant la rue Bourg-les-Bourgs, à Quimper, et comprenant une maison de maître. De celle-ci, il fera un asile destiné à l'accueil des orphelins de sexe masculin sans ressources afin de pourvoir à leurs besoins et leur procurer l'éducation et l'instruction indispensables. Une trentaine d'enfants âgés de cinq à quinze ans y trouveront place dans des structures construites et aménagées à ses frais. Après quoi, Alexandre Massé transformera, à la fin du XIX e siècle, son château de Plomelin en école d'agriculture, de manière que soit poursuivi cet enseignement professionnel, alors qu'il aura regagné Paris avec son épouse où elle s'éteindra dix-neuf ans avant lui. Outre la Légion d'honneur, l'inventeur du bouton à quatre trous emportera dans la tombe le prix Montyon décerné par l'Académie française en récompense du soulagement apporté à la misère.
Capusa06
La Cour des comptes est une juridiction financière de l'ordre administratif en France, chargée principalement de contrôler la régularité des comptes publics, de l'État, des établissements publics nationaux, des entreprises publiques, de la sécurité sociale, ainsi que des organismes privés bénéficiant d'une aide de l'État ou faisant appel à la générosité du public. Elle informe le Parlement, le Gouvernement et l'opinion publique sur la régularité des comptes.
Les rapports de la Cour des comptes n'ont pas de caractère contraignant. L'une des évolutions récentes est le suivi des actions entreprises de façon glissante d'un rapport au suivant.
La Cour siège au palais Cambon dans le 1er arrondissement de Paris depuis 1912.
Sous l'Ancien Régime .
Les comptes fiscaux du royaume voyageaient avec les rois de France lors de leurs pérégrinations, car ils servaient de preuves ou de références et étaient essentiels à l'établissement des chartes et des traités sur lesquels étaient apposés les sceaux du roi et de ses vassaux.
C'est en raison de la perte de la totalité des comptes fiscaux du royaume de France lors de la bataille que Richard Ier d'Angleterre mena contre Philippe-Auguste en 1194 dans le comté de Blois — le souverain anglais fit main basse sur les coffres contenant les comptes du royaume de France et refusa de les restituer— que la décision de rendre les comptes de la cour sédentaires fut prise par Philippe II qui installa un embryon de Chambre des comptes dans l'île de la Cité, le Trésor étant gardé à la Tour du Temple.
Cependant, la première organisation officielle ressort de l'ordonnance de Vivier-en-Brie de Philippe V de France « le long » en 1320 : autour du souverain des finances (représentant du roi) siègent des maîtres clercs, préfiguration des actuels conseillers maîtres.
C'est en 1256 qu'une commission issue de la Cour du roi (Curia Regis) est mentionnée dans une ordonnance de saint Louis. Elle prescrit aux « mayeurs et prud'hommes » (les maires) de Haute-Normandie d'établir chaque année des comptes à lui adresser. Quelques années plus tard, en 1303, la Chambre des comptes de Paris, qui succède à la Cour du roi en matière de finances, est installée au palais de la Cité où elle restera jusqu'à la Révolution.
À la fin du xive siècle, apparaissent les fonctions de présidents et celles de représentants du ministère public. La séparation des ordonnateurs et des comptables s'établit en même temps que la Chambre devient une institution distincte de la Cour du roi.
Puis en 1467, une ordonnance sera prise par Louis XI, au terme de laquelle les chambres ne deviennent vacantes qu'en cas de mort, de démission volontaire, ou de condamnation pour forfaiture de leurs titulaires. C'est alors que les fondements de l'inamovibilité des juges des comptes, essentielle à leur fonction, sont ainsi posés. Ces magistrats inamovibles rendaient, en tant que membres d'une Cour souveraine, des arrêts en principe insusceptibles d'appel, sauf intervention de la Chambre du Conseil..
A partir du XVIe siècle, quelques Chambres provinciales des comptes sont créées.
Les attributions et les compétences des différentes juridictions de l'ancienne France, n'étant pas toujours nettement définies, la Chambre des comptes eût à soutenir des conflits ou des rivalités, en particulier avec le Parlement de Paris ou la Cour des Aides.
En septembre 1791, la Chambre des comptes de Paris et les chambres des comptes provinciales sont supprimées et remplacées par un Bureau de comptabilité, créé par la Constituante.
Transformé en Commission de la comptabilité sous la Convention, cet organisme n'avait reçu ni l'autorité, ni les moyens de garantir la régularité des fonds publics.
Pour compléter l'organisation financière du gouvernement, il manquait une institution propre à donner des garanties suffisantes sur le maniement des deniers publics.
Napoléon Bonaparte créa la Cour des comptes, un corps unique centralisé de contrôle des comptes publics, avec la Loi du 16 septembre 1807.
L'établissement de cette Cour des comptes et l'adoption d'un code commercial furent les actes législatifs les plus importants de l'année 1807, Mollien étant à l'époque ministre du Trésor public.
Le 5 septembre, les conseillers d'État Jacques Defermon, Jean Bérenger et Jaubert furent chargés de présenter au nom de Sa Majesté, le projet de loi portant création d’une cour des Comptes au Corps législatif. L’exposé des motifs fut présenté le 5 septembre. La discussion en fut remise au 16 septembre. Ce fut le même Jean Bérenger (1767-1850), fils de pasteur huguenot, conseiller d'État, directeur général de la Caisse d'amortissement, qui rédigea et déposa devant l'Empereur le décret impérial du 28 septembre 1807 sur l'organisation de la Cour des comptes. La séance inaugurale de la cour se tint le 5 novembre 1807 .
La Cour des comptes siégeait au palais d'Orsay, jusqu'à son incendie lors de la Commune de Paris en 1871. L'escalier y avait été décoré à fresque par Théodore Chassériau entre 1844 et 1848. Celles-ci sont aujourd'hui conservée au Louvre. Elle fut ensuite hébergée temporairement au Palais-Royal, puis gagna en 1912 la rue Cambon, dans un bâtiment, dit palais Cambon, construit à partir de 1899 d'après les plans de Constant Moyaux, à l'emplacement du couvent de l'Assomption. Depuis lors, l'institution s'est étendue et occupe d'autres bâtiments du quartier.
En 2023, la chambre du contentieux et la cour d'appel financière sont mis en place, pour remplacer la distinction qui existait entre le jugement des comptables (jugés par la Cour des comptes ou la CRTC) et celui des ordonnateurs (jugés par la CDBF).
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Le saviez vous ...
Round baller ..
Qu'est-ce qu'un round baller ?
Les termes de balleuse, ballotteuse, botteleuse, ramasseuse-presse, ou encore roundbaleur pour les presses à bottes cylindriques, sont employés pour désigner une machine agricole utilisée pour la récolte du foin ou de la paille.
La presse à paille.
Tout a commencé avec le célèbre noueur qui, aujourd'hui encore, est utilisé sur les presses à paille CLAAS sous une forme plus évoluée.
En 1921, August Claas dépose son premier brevet pour un noueur de sa propre invention, posant ainsi la pierre angulaire sur laquelle se construira le succès de l'entreprise. Le principe de cette première grande innovation CLAAS est resté inchangé à ce jour, même si son mode de fonctionnement n'a cessé d'être perfectionné. Le noueur symbolise la qualité et la fiabilité, deux valeurs qui guident aujourd'hui encore le développement des presses CLAAS.
1913
Lieuse de paille Franz Claas, père des frères Claas. C'est dans la forge paternelle que le jeune August Claas acquiert les principales connaissances sur le fonctionnement et la technique de la lieuse de paille pour laquelle il dépose un brevet décisif en 1921/1923, celui du noueur. -
Le premier produit à être fabriqué dans l'entreprise créée par August Claas en 1913 est une lieuse de paille. Dès 1907, son père, Franz Claas, lance un modèle de lieuse de propre fabrication. Dans l'en-tête du papier à lettre de l'entreprise, il fait sa promotion avec la devise : « La plus vieille fabrique de lieuses de paille d'Allemagne ». C'est dans la forge familiale que les quatre frères apprennent le savoir-faire technique et, surtout, les connaissances sur le fonctionnement de la lieuse de paille. Ils se spécialisent alors dans la construction de lieuses et exploitent leurs expériences pour bâtir leur propre entreprise en 1913.
En 1921, August Claas, le fondateur de l'entreprise et inventeur du noueur, dépose son premier brevet sous le numéro 372140. Le brevet décisif portant le numéro 414212 est, lui, accordé en 1923 pour le légendaire bec noueur et sa lèvre à mouvement limité. Ce noueur de toute nouvelle conception améliore la fiabilité de la lieuse de paille, très répandue à cette époque. Le système CLAAS est utilisé non seulement sur les propres machines du constructeur, mais aussi sur des lieuses d'autres marques. Grâce à cet immense succès, le noueur CLAAS devient l'emblème de l'entreprise.
En septembre 1931, la toute première presse à paille brevetée de marque CLAAS, répondant au nom de « Bu-Bi », quitte les chaînes de l'usine de Harsewinkel ( Allemagne). Avantage par rapport aux lieuses utilisées jusqu'à présent : la paille peut désormais être comprimée pour former des bottes de paille de forme homogène pouvant être stockées sur un espace réduit. Les presses sont placées derrière des batteuses stationnaires. En sortie, la paille est ramassée pour alimenter la presse via une rampe. La presse comprime ensuite la paille jusqu'à 6 m de hauteur sur une distance de 20 m. Comme les lieuses, les presses font appel au célèbre noueur CLAAS breveté pour réaliser des nœuds très solides.
1934
Ramasser, presser, charger. C'est avec ce principe d'une simplicité déconcertante qu'en 1934, CLAAS révolutionne les méthodes de récolte en Europe. Alors que la paille et le foin devaient jusqu'à présent être saisis à la main sur le sol avant d'être chargés sur la remorque, la CLAAS PICK UP assume désormais l'ensemble du processus de manière automatique. La machine ramasse proprement l'andain avec un tambour à doigts, puis presse la récolte pour former des balles compactes qu'elle dépose ensuite par groupes de 10 à 12 sur le sol ou qu'elle pousse directement sur une rampe pour charger la remorque attelée.
Avec le lancement de la moissonneuse-batteuse CLAAS en 1936, le processus de ramassage du grain, des menues pailles et de la paille connaît d'énormes améliorations. Par rapport au battage stationnaire classique, le duo PICK UP-moissonneuse-batteuse permet d'économiser entre la moitié et un tiers du travail habituellement effectué par les ouvriers et les attelages.
En 1953, CLAAS commence à produire la presse-ramasseuse à haute densité HD. Avec la presse HD, la paille ou le foin est directement dirigé vers le canal de pressage par l'ameneur, sans tapis d'alimentation intermédiaire. Les ingénieurs veillent tout particulièrement à une bonne séparation du lien et installent à cet effet des couteaux dans la presse. Les balles sont pressées en bottes de 36 x 50 cm de section, la longueur pouvant être variée entre 50 cm et 1 m. La presse haute densité est entraînée soit par la prise de force du tracteur, soit par un moteur installé sur la machine. Ceci permet d'utiliser des tracteurs de gabarit modeste pour tracter la presse haute pression. Celle-ci peut débiter entre 4 et 6 t de paille ou de foin à l'heure.
1958
Pour succéder aux presses PICK UP I et PICK UP II, CLAAS lance en 1958 la presse basse pression PICK UP LD, appelée plus tard seulement LD (Low Density), avec un canal de pressage d'une largeur de 100 cm. En 1963, la PICK UP LD est rebaptisée pour devenir la LD 100. Elle est secondée par une nouvelle presse de gabarit inférieur, la LD 80, dotée d'un canal de pressage de 80 cm de largeur.
1963
Outre la nouvelle LD 80, CLAAS lance également la MAXIMUM en 1963, un nouveau modèle destiné à remplacer la presse haute pression HD avec une capacité de pressage de 10 t de paille ou de foin à l'heure comprimées en des balles d'une extrême densité. Grâce à des vis de tension permettant de réduire la dureté des balles, cette même presse peut également être utilisée pour produire des balles moins comprimées.
Commercialisée un an plus tard, la MEDIUM est une presse à moyenne densité. Comme son nom l'indique, elle se positionne entre la LD et la MAXIMUM en termes de débit et est proposée en deux largeurs de canal (80 et 100 cm). La MEDIUM a été développée sur la base de la PICK UP LD. Le canal de pressage est plus long, le piston est plus gros et se déplace à un rythme plus rapide. Autre nouveauté : la tige filetée servant au réglage de la pression de pressage. La presse est en outre dotée de paliers spéciaux grâce auxquels le temps de graissage est réduit de 80 % environ par rapport aux modèles précédents.
1 round baller peut peser entre 120 et 300 kgs
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C'était .... Hier
16 septembre 1620
La Mayflower, navire britannique, prend la mer à destination du Nouveau Monde, avec à son bord 102 immigrants anglais dont les Pères pèlerins. 7 présidents des Etats-Unis d’Amérique en étaient leur descendants.
16 septembre 1807
Napoléon 1er crée la Cour des Comptes qui officie encore aujourd'hui et dont les rapports révèlent parfois quelques anomalies dans la gestion de l'argent public.
16 septembre 1824
A la mort du roi de France Louis XVIII, c'est son frère Charles X qui lui succède.
16 septembre 1913
Naissance de l'académicien Louis Carette, écrivain sous le nom de Félicien Marceau (décès le 7 mars 2012), auteur des romans "Le Voyage de noce de Figaro" et "Le corps de mon ennemi".
16 septembre 1918
Le dernier bombardement de Paris pendant la première guerre mondiale fait 37 victimes..
16 septembre 1920
Un attentat terroriste à Wall Street, à New York, aux Etats-Unis, fait 38 morts et plus de 200 blessés. Les commanditaires ne sont à ce jour pas encore formellement identifiés.
16 septembre 1927
Naissance de l'acteur et producteur américain Peter Falk (mort le 23 juin 2011), plus connu en tant qu'interprète de l'inspecteur Columbo.
16 septembre 1941
Mohammad Reza Pahlavi devient shah d'Iran après l'abdication de son père.
16 septembre 1959
Le général de Gaulle proclame le droit des algériens à l'autodétermination.
16 septembre 1974
Le personnage de Casimir apparaît pour la première fois sur C3, la troisième chaîne de télévision en couleur (la première chaîne était encore en noir et blanc), dans la nouvelle émission "L'île aux enfants".
16 septembre 1977
Mort de la célèbre cantatrice grecque Maria Callas (née le 2 décembre 1923), surnommée "La Diva", "La Divina" et "La Diva assoluta".
Capusa06
Le Metropolitan Opera ou le « Met » est une salle d'opéra située dans le centre culturel du Lincoln Center, dans l'arrondissement de Manhattan à New York, aux États-Unis.
Historique
Le premier bâtiment, conçu par J. Cleaveland Cady est inauguré le 22 octobre 1883. L'opéra Faust de Gounod est joué lors de cette inauguration, avec Italo Campanini (en) (Faust), Christine Nilsson (Marguerite) et Sofia Scalchi (Siebel).
Il se trouvait le long de Broadway, entre la 39e et la 45e rue. Il fut endommagé par un incendie en 1892, puis, après restauration, resta utilisé jusqu'en 1966. Cette année-là, la compagnie d'opéra investit les nouveaux locaux du Lincoln Center. L'ancien bâtiment, n'ayant pu obtenir le statut de monument historique, fut rasé en 1967.
L'opéra actuel au Lincoln Center, œuvre de l'architecte Wallace K. Harrison, a ouvert ses portes le 16 septembre 1966 avec la première mondiale d’Antony and Cleopatra (en) de Samuel Barber.
Architecture
Le bâtiment est recouvert de travertin et sa façade est ornée de cinq arches. Dans le hall d'entrée on trouve deux fresques réalisées par Marc Chagall. L'opéra peut accueillir près de 4 000 spectateurs, sur différents niveaux. Le proscenium doré mesure 16 mètres de largeur et autant en hauteur. Le rideau principal, tissé en soie damassée, est le plus grand rideau du monde. Le Metropolitan Opera recèle beaucoup de systèmes mécaniques : sept ascenseurs, trois scènes coulissantes, la scène supérieure disposant d'un plateau tournant de 20 mètres de diamètre. Tout cet équipement permet d'alterner la programmation de différentes œuvres chaque soir.
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C'était ....hier
15 septembre 1984 , naissance du Prince Harry
15 septembre 2000
Les jeux olympiques d'été se déroulent à Sydney, en Australie, du 15 septembre au 1er octobre 2000. La sprinteuse américaine Marion Jones, détentrice de six médailles, les restituera, pour dopage, en 2007.
15 septembre 2008
La banque américaine Lehman Brothers se déclare en faillite. Cet évènement précipite la crise financière mondiale de 2008, qui sera suivie en 2010 par la crise de la dette des pays de la zone euro.
Décès du compositeur et chanteur britannique Richard Wright, un des fondateurs du groupe des Pink Floyd.
15 septembre 2010
Après plusieurs manifestations contre le projet de retraite proposé par le gouvernement français, celui ci ci est voté à l'assemblée nationale : l'âge légal de départ à la retraite passe à 62 ans en 2018.
15 septembre 2012
Pierre Mondy Décès du comédien et acteur Pierre Mondy, surtout connu pour son rôle du Commissaire Cordier dans la série télévisée 'Les Cordier, juge et flic' (né le 10 février 1925).
15 septembre 2018
Le super typhon Mangkhut frappe les Philippines, faisant plus de 80 morts, puis se dirige sur Hong-Kong et la Chine.
15 septembre 2021
Le premier ministre australien Scott Morrison annonce la rupture unilatérale du contrat de commande de 12 sous-marins faite à la France. Le constructeur français Naval Group perd ainsi "le contrat du siècle", évalué à 56 milliards d'euros, au profit du pacte AUKUS conclu entre l'Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni.
Capusa06
Lehman Brothers était une banque d'investissement multinationale créée en 1850, proposant des services financiers diversifiés et ayant spectaculairement fait faillite le 15 septembre 2008, sa chute précipitant la crise économique mondiale de 2008.
Le siège social de la firme se trouvait à New York, et elle possédait d'autres sièges régionaux à Londres et Tokyo ainsi que divers bureaux à travers le monde. Faute de repreneurs, elle fit officiellement faillite le 15 septembre 2008 à la suite de la crise financière mondiale née dans le sillage de la crise des subprimes . Le Secrétaire au Trésor, Henry Paulson, avait pourtant enjoint Ben Bernanke, le patron de la FED de trouver un repreneur en recommandant Bank of America ou Barclays. Mais ces deux banques s'étaient désistées. Début 2010, un rapport de la justice américaine révéla que depuis 2007, la banque masquait son endettement. Il accuse les anciens dirigeants d'avoir utilisé de façon abusive une technique comptable, le Repo 105, qui a conduit à « présenter un bilan erroné ». Ernst & Young, l'auditeur financier chargé de vérifier les documents comptables de Lehman, s'est également attiré des critiques car il avait eu connaissance de l'usage du Repo 105 mais n'en avait rien révélé.
Lehman Brothers était présent dans les domaines de la banque d'investissement, actions et obligations, études de marché, capital-investissement et banque privée. C'était un acteur majeur du marché des emprunts d'État américains. Ses filiales comprenaient : Lehman Brothers Inc., Neuberger Berman Inc., Aurora Loan Services, Inc., SIB Mortgage Corporation, Lehman Brothers Bank, FSB, BNC Mortgage, Inc. et le Crossroads Group[9].
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Le saviez vous ...
Histoire de la marque Opinel
Il y a plus de 120 ans naissait la marque savoyarde Opinel. Opinel est devenu au fil des décennies l'une des plus grandes marques de couteaux de poche et couteaux à tout faire. Tout commence avec Joseph Opinel.
1890 : Les prémices d’Opinel
Mr Joseph Opinel, alors âgé de 18 ans est forgeron et taillandier. Autrement dît, il crée et fabrique des outils tels que cisailles, haches et serpes. En outre, il fabrique déjà les ancêtres des premiers couteaux Opinel. Son atelier familial est installé au sein de la commune d’Albiez le Vieux, dans les environs de Saint Jean de Maurienne, dans les Alpes, en Savoie. Dès 1890, les couteaux et outils de Joseph Opinel se forgent une réputation, notamment auprès de ses proches et des paysans de la région.
1897 : La création des couteaux Opinels n°1 à n°12
Mr Joseph Opinel crée une collection de couteaux de poche à la fois simples, solides, pratiques et accessibles, numérotés de 1 à 12. Chaque numéro correspond à une taille différente. Le numéro 1 est le plus petit de ces couteaux. Le numéro 12 est le plus grand. L’ensemble de ces couteaux de poche pliables connait un franc et rapide succès. Joseph Opinel envisage alors une production à plus grande échelle.
1901 : La création de la première Usine de Joseph Opinel
La première usine de Mr Joseph Opinel voit le jour dans la commune de Gévoudaz, près de son premier atelier. Dans son usine fraîchement construite, Joseph Opinel fait installer une première machine destinée à la fabrication des manches en bois.
1909 : La création de la marque Opinel
Mr Joseph Opinel dépose officiellement la marque Opinel, dont l’emblème distinctif sera "La Main Couronnée", signe encore présent sur l’ensemble des couteaux Opinel d’aujourd’hui.
1911 : Le couteau Opinel, médaillé d'Or
Le couteau pliant Opinel remporte sa première consécration lors de l’E.I.A. (Exposition Internationale Alpine) de Turin, en Italie. La marque Opinel, médaillée d’or, est ainsi projetée sur le devant de la scène.
1914 : La fabrication en série des couteaux Opinel
Mr Joseph Opinel met en place et débute la fabrication en série de ses désormais célèbres couteaux Opinel.
1915 : L’établissement à Cognin, près de Chambéry
Mr Joseph Opinel rachète une ancienne tannerie, à l’état d’abandon, dans la commune de Cognin, au bord du Canal de l’Hyères, afin d’y établir une nouvelle usine, plus performante et située près de voies de communication stratégiques.
1920 : Un succès familial
Au sein de ce nouvel établissement, Mr Joseph Opinel est épaulé par ses deux enfants Marcel et Léon Opinel. L’avenir commercial et industriel de la marque Opinel est prometteur.
1926 : L’incendie et la reconstruction de l’usine de Cognin
Un feu ravage l'usine de Cognin. La reconstruction d’une usine plus moderne est décidée au plus vite, si bien qu’en 1927, une usine flambant neuve est à nouveau en place pour assurer la continuité de la marque Opinel et de ses célèbres couteaux.
1930 : Les nouvelles machines de production de couteaux Opinel
Mr Marcel Opinel, fils de Mr Joseph Opinel, met en place un ensemble innovant de machines, dans un souci de qualité et d’amélioration de la production.
1939 : La fin des couteaux Opinels n°1 et n°11
Afin de privilégier les modèles les plus appréciés, la production des couteaux Opinel n°1 et n°11 est stopée.
1950 : La nouvelle génération Opinel
Mr Maurice Opinel rejoint son père Marcel, son oncle Léon et son grand-père Joseph dans l’entreprise familiale Opinel.
1955 : La création de la bague de sécurité Virobloc
Le système de bague de sécurité est inventée, de sorte que la lame du couteau Opinel peut désormais se bloquer. Ce nouvel élément constitue une étape majeure dans l’amélioration du couteau d’origine.
1973 : Un nouvel établissement Opinel<
Un nouvel établissement Opinel est construit à Chambéry, en Savoie. Il est dédié à la fabrication automatisée des manches de couteaux Opinel. Ensuite, sur le même site, en 1981, verront le jour un atelier d’assemblage et une plateforme de logistique.
1985 : Une haute récompense pour la marque Opinel
Une nouvelle fois, la marque Opinel est mise sur un piédestal au grand musée des arts et des sciences de Londres, le Victoria and Albert Museum. Le couteau Opinel y figure aux côtés des prestigieuses Porsche 911 et montre Rolex, parmi une sélection des 100 objets les mieux dessinés de la planète.
1989 : Le terme Opinel figure dorénavant dans le dictionnaire
Présente dans le dictionnaire Larousse, la marque Opinel est désormais un nom commun à part entière, tout en préservant son statut de marque déposée.
2000 : L’amélioration de la bague de sécurité Opinel
Le système de bague de sécurité Virobloc est amélioré. Déjà blocable en configuration ouverte (sécurité d’utilisation), la lame des couteaux Opinel bénéficiant du système Virobloc peut désormais également se bloquer en configuration fermée (sécurité de transport). On parle ainsi de double sécurité.
2003 : Un nouveau siège social Opinel
C’est à Chambéry, en Savoie, que le nouveau siège social de la marque Opinel s’établit.
2006 : Une nouvelle consécration pour le couteau Opinel
Le couteau de poche Opinel prend place dans la stricte sélection des 999 designs les plus aboutis de tous les temps, selon le "Phaidon Design Classics".
2015 : Le succès Opinel continue
Plus d’un siècle après la naissance des premiers Opinel, le couteau poinçonné de La Main Couronnée est diffusé mondialement : aucun continent n’est oublié.