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Le Grand Canyon du Groenland est une gorge de très grandes dimensions située sous l'inlandsis du Groenland. Atteignant au moins 750 kilomètres de longueur, 10 kilomètres de largeur et 800 mètres de profondeur par endroits, il est découvert grâce à des données radar provenant d'observations par avion et par satellite collectées principalement par la NASA. Selon les scientifiques qui ont annoncé sa découverte le 30 août 2013, il s'étend depuis la partie centrale du Groenland pour finir à son extrémité Nord par un fjord profond dans l'océan Arctique .
Géographie
Histoire
Ce canyon est antérieur à la formation de l'inlandsis et a influé sur l'hydrologie du Groenland au cours des cycles glaciaires passés. Son âge est estimé à 4 millions d'années au moins et peut-être plusieurs millions de plus.
Ce sont les données d'explorations radar de l'inlandsis (en), conduites notamment par la Nasa durant l'opération IceBridge (en), qui ont montré la présence de ce canyon subglaciaire. Sa découverte est annoncée dans Science le 30 août 2013, dans un article soumis le 29 avril 2013, par des scientifiques des universités de Bristol, Calgary et Urbino.
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Le saviez vous ...
Le symbole de la Camargue : la croix de la Camargue
La croix originelle a été réalisée par Joseph Barbenson, forgeron aux Saintes Maries de la Mer. Elle a été inaugurée le 7 juillet 1926 et installée face à l'actuel immeuble "Le Grand Large". Elle est déplacée des années plus tard sur les bords de la route direction Aigues-Mortes. Elle décore l'entrée des maisons en Camargue et orne le cou des Arlésiennes.
A la demande du Marquis Folco de Baroncelli, le peintre et sculpteur Hermann Paul réalisa en 1926 une oeuvre associant symboliquement les gardians et les pêcheurs, les deux composantes du peuple des Saintes Maries de la Mer
Elle symbolise les trois vertus théologales :
- La Croix pour la Foi
- L'Ancre pour l'Espérance
- Le Cœur pour la Charité
Les 3 extrémités de la Croix sont terminées par des tridents représentant les gardians et l'âme camarguaise. La croix originelle fut réalisée en fer forgé par Joseph Barbanson, forgeron aux Saintes Maries de la Mer. Inaugurée le 7 juillet 1926, elle fut initialement installée face à l'actuel Grand Large et déplacée une dizaine d'années plus tard au Pont du Mort à l'entrée ouest du village.
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Le saviez vous ..
Le vignes de Montmartre à Paris
HISTOIRE DES VIGNES DE MONTMARTRE
De l'Empire Gallo-Romain à nos jours
Si tout le monde connaît (du moins on l’espère) l’existence du Clos Montmartre, la tradition des vignes sur la Butte ne date pas d’hier, et on buvait déjà le vin de Montmartre au temps de l’Empire Gallo-Romain. On dit même que le vignoble montmartrois fut le premier de notre actuelle Ile-de-France. Cependant, la première trace écrite de l’existence de ces vignes remonte peu avant l’an 1000, lorsqu’un certain Chanoine Frodoard fit état dans ses chroniques d’une tempête qui détruisit en 994 les vignes proches de Paris.
En 1133, on retrouve trace des vignes dans les actes de cession des terrains de Montmartre par Saint Martin des Champs au roi, qui souhaitait installer un monastère en haut de la Butte. La majorité des vignes devient alors la propriété des Dames de Montmartre, dont l’exploitation leur garantit quelques revenus. Dès le 12e siècle, un pressoir est installé à proximité de l’Eglise Saint-Pierre (abbaye du haut), où les habitants sont tenus de venir presser leur raisin moyennant une redevance. De nombreux documents attestent par la suite de l’existence des vignes sur la Butte qu’il serait trop long de citer ici, mais qui prouvent à quel point les terrains étaient convoités, au point qu’elles furent même confisquées par les anglais entre 1423 et 1427.
Au 18e siècle, on recensait une vingtaine de vignobles sur la Butte, parmi lesquels :
ceux du Haut et du Bas Coteau, au-dessus de l’actuelle Place Saint-Pierre (jardins du Sacré-Cœur) et au niveau de la rue Ronsard
celui de La Rochefoucauld entre la rue Tardieu et la Place Charles Dullin
la vigne de Montaigu côté nord de la rue Azaïs (actuel réservoir)
la vigne de l’église en arrière du chœur (Eglise Saint-Pierre de Montmartre)
la vigne du Bel Air en haut du chemin Vieux (rue Ravignan)
mais également rue Lepic, de la Mire, près du Château des Brouillards, ou encore à l’angle des rues Lamarck et Becquerel. Sur des plans établis en 1730 et 1775 figure en vigne une étendue assez importante bordant l’actuelle rue Marcadet (Chemin des Bœufs) depuis la rue du Mont-Cenis. Bien entendu, la configuration n’était pas la même, et il faut beaucoup d’imagination pour visualiser ces terrains.
La Révolution de 1789 marque le début du déclin des vignes de Montmartre. Les militaires commencent à s’intéresser au lieu, stratégiquement bien situé, puis l’exploitation des carrières de plâtre, la concurrence des vins de Loire, d’Alsace, de Bourgogne et du Bordelais avec les vins de Paris, et enfin la spéculation immobilière auront progressivement raison de nos vignobles.
Il n’empêche que le vin de Montmartre s’était au fil du temps taillé une petite réputation, bonne ou mauvaise selon les sources, certains parlant d’un véritable nectar (ah la mauvaise foi montmartroise !), d’autres vantant ses vertus diurétiques comme en témoigne ce dicton du 17e siècle : « C’est du vin de Montmartre, qui en boit pinte en pisse quarte ». Le vignoble de la Goutte d’Or, à quelques encablures de là, avait lui les honneurs du roi de France.
On connaît mieux l’histoire de l’actuel Clos Montmartre. Alors qu’en 1921, un projet de construction d’habitations à bon marché est adopté par le Conseil de Paris, une pétition est lancée à l’initiative du Vieux Montmartre qui recueille plus de 2300 signatures, stoppant net le projet. En 1929, le Square de la Liberté est inauguré sur le terrain, qui sera progressivement ravagé par les enfants du quartier. Alors qu’il ne subsiste plus aucune vigne sur la Butte, les membres de la Commune Libre du Vieux Montmartre ont l’idée en 1933 d’en replanter et de créer la première Fête des Vendanges de Montmartre l’année suivante, parrainée par Fernandel et Mistinguett.
Aujourd’hui, la Fête des Vendanges de Montmartre est devenue le troisième événement parisien le plus fréquenté, et on boit toujours le vin de Montmartre ! Le Clos Montmartre compte, répartis sur un terrain de 1600 m2, plus de 1700 pieds de cépages issus des plus grandes régions viticoles, et chaque année, le raisin récolté permet la production, dans un caveau aménagé sous la Mairie, de deux cuvées, rouge et rosé, dont l’intégralité des bénéfices des ventes est reversée aux œuvres sociales du 18e arrondissement.
La Cuvée du Clos Montmartre est en vente au Musée de Montmartre (12 rue Cortot), à la Maison des Epicuriens (46 rue Lamarck) ainsi que sur le site du Comité des Fêtes de Montmartre
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C'était ...hier
1831 : Le physicien et chimiste britannique, Michael Faraday, au cours d'une expérience avec un dispositif composé d'un anneau de fer entouré de d fils de cuivre dont l'un est connecté à une batterie, découvre l’induction et l’électromagnétique. Cela l'amènera à établir la théorie de l'électrolyse et à inventer la dynamo, génératrice de courant continu.
1929 : Le dirigeable Graff Zeppelin boucle son tour du monde en 21 jours 7 heures et 21 minutes.
1966 : Dernier concert des Beatles à San Francisco.
2004 : Après avoir écrasé la concurrence avec son écurie Ferrari, Michael Schumacher empoche un septième titre mondial et cinquième titre consécutif. Ces deux chiffres sont des records absolus en Formule 1, et les cinq titres mythiques de Fangio paraissent désormais bien loin. Avec 13 victoires en une saison, un bilan en 2005 de 84 victoires, 142 podiums et 69 records du tour, "Schumi" détient la majorité des records et inscrit pour longtemps son nom au sommet de la discipline.
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Le traité de Nankin est l'accord qui mit fin à la première guerre de l'opium, qui s'est terminée en 1842 par une nette victoire du Royaume-Uni, au côté d'autres puissances occidentales colonisatrices, sur l'Empire chinois de la dynastie Qing. Le traité ouvre aux Européens de nouvelles possibilités commerciales dans un pays auquel ils n'avaient encore qu'un accès restreint ou militaire. Il ouvre cinq nouveaux ports au commerce dont celui de Shanghai, et proclame la cession de l'île de Hong Kong au Royaume-Uni. La Chine est aussi dans l'obligation de verser des indemnités de 21 millions de dollars sur quatre ans, pour la drogue détruite en 1839. Cet accord fait partie des « Traités inégaux », série de traités imposés militairement par les puissances colonisatrices occidentales aux pays d'Extrême-Orient.
Il fut signé à Nankin le 29 août 1842 à bord d'un vaisseau de guerre britannique, le HMS Cornwallis, par Qiying, Yilibu (zh), et Niu Jian (zh) du côté mandchou et Henry Pottinger du côté britannique.
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En France, la Société française pour l'étude et la protection des mammifères (SFEPM) a été créée en 1977, réunissant des naturalistes motivés par l'étude et la protection des mammifères de France. Elle compte fin 2014, 500 adhérents directs et 10 160 adhérents indirects associés au travers de 46 associations adhérentes.
L'association cherche à proposer des mesures d'aménagement du territoire mieux adaptée à la cohabitation Homme-mammifères, notamment concernant les mammifères « sauvages. »
La SFEPM a contribué à lever un certain nombre de préjugés sur les mœurs ou impacts de ces animaux, Carnivores ou nocturnes notamment. Si l'image des chauve-souris ou des castors s'est améliorée, celle du loup ou de l'ours sont encore localement des causes d'absence ou régression de ces espèces. L'association a notamment aidé à la protection des mammifères marins et à la réhabilitation d'espèces mal-aimées par son colloque annuel ou diverses manifestations telles que la Nuit de la Chauve-Souris. Le 29e colloque francophone de mammalogie de la SFEPM [archive] les 20, 21 et 22 octobre 2006 a pour thème : « Mammifères sauvages en ville… » Mammifères urbains et péri urbains : risques publics ou bénéfices environnementaux...
La SFEPM contribue à l'INPN (Inventaire du patrimoine naturel) , piloté de Paris par le Muséum national d'histoire naturelle.
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La Charte de la langue française (communément appelée la loi 101) est une loi québécoise qui fait du français, langue maternelle de la majorité de la population de la province, l'unique langue officielle du Québec.
Proposée par le ministre du Développement culturel Camille Laurin, la loi est adoptée à l'Assemblée nationale le 26 août 1977 sous le mandat du 1er gouvernement du Parti québécois dirigé par René Lévesque. La loi abroge et remplace la Loi sur la langue officielle (la loi 22), adoptée sous le mandat du gouvernement de Robert Bourassa en juillet 1974. L'adoption de la Charte tranche un débat opposant au Québec les partisans du libre choix entre le français et l'anglais à ceux de l'unilinguisme français, en faisant essentiellement du français la langue habituelle de l'enseignement, du commerce, du travail et de l'administration publique.
Plusieurs fois contestée devant les tribunaux, la Charte de la langue française a depuis son adoption subi de nombreuses modifications ayant trait notamment à l'affichage commercial et à l'admission à l'école anglaise.
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Le Radeau de La Méduse est une peinture à l'huile sur toile, réalisée entre 1818 et 1819 par le peintre et lithographe romantique français Théodore Géricault (1791-1824). Son titre initial, donné par Géricault lors de sa première présentation, est Scène d'un naufrage. Ce tableau, de très grande dimension (491 cm de hauteur et 716 cm de largeur), représente un épisode tragique de l'histoire de la marine coloniale française : le naufrage de la frégate Méduse. Celle-ci est chargée d'acheminer le matériel administratif, les fonctionnaires et les militaires affectés à ce qui deviendra la colonie du Sénégal. Elle s'est échouée le 2 juillet 1816 sur un banc de sable, un obstacle bien connu des navigateurs situé à une soixantaine de kilomètres des côtes de l'actuelle Mauritanie. Au moins 147 personnes se maintiennent à la surface de l'eau sur un radeau de fortune et seuls quinze embarquent le 17 juillet à bord de L'Argus, un bateau venu les secourir. Cinq personnes meurent peu après leur arrivée à Saint-Louis du Sénégal, après avoir enduré la faim, la déshydratation, la folie et même l'anthropophagie. L'événement devient un scandale d'ampleur internationale, en partie parce qu'un capitaine français servant la monarchie restaurée depuis peu est jugé responsable du désastre, en raison de son incompétence.
Le Radeau de La Méduse présente une certaine continuité avec les courants picturaux antérieurs au romantisme, notamment dans le choix du sujet et le caractère dramatique de la représentation, mais rompt de manière nette avec l'ordre et la quiétude de la peinture néo-classique. En choisissant de représenter cet épisode tragique pour sa première œuvre d'importance, Géricault a conscience que le caractère récent du naufrage suscitera l'intérêt du public et lui permettra de lancer sa jeune carrière. Cependant, l'artiste s'est également pris de fascination pour cet événement, et réalise ainsi d'abondantes recherches préparatoires et plusieurs esquisses avant d'entamer la création du tableau. Il rencontre en effet deux des survivants de la catastrophe, construit un modèle réduit très détaillé de la structure du radeau, et se rend même dans des morgues et des hôpitaux afin de voir de ses propres yeux la couleur et la texture de la peau des mourants.
Ainsi que Géricault le pressent, le tableau provoque la controverse lors de sa première présentation à Paris, au salon de 1819 : certains s'en font les ardents défenseurs, tandis que d'autres le fustigent immédiatement. Peu après, l’œuvre est exposée à Londres, ce qui achève d'établir la réputation du jeune peintre en Europe. Aujourd'hui, elle compte parmi les œuvres les plus admirées du romantisme français, et son influence est perceptible dans les créations de peintres tels que Joseph William Turner, Eugène Delacroix, Gustave Courbet ou encore Édouard Manet. Le tableau, qui souffre d'un assombrissement irréversible dû à un apprêt au bitume de Judée ou à une huile rendue trop siccative par un ajout abondant d'oxyde de plomb et de cire, est conservé au musée du Louvre, qui l'achète à un ami de l'artiste peu après sa mort en 1824.
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Le massacre de la Saint-Barthélemy est le massacre de protestants par des catholiques déclenché à Paris, le 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy, prolongé pendant plusieurs jours dans la capitale, puis étendu à plus d'une vingtaine de villes de province durant les semaines suivantes et même les mois suivants.
Cet événement des guerres de Religion résulte d'un enchevêtrement complexe de facteurs, aussi bien religieux et politiques que sociaux. Il est la conséquence des déchirements de la noblesse française entre catholiques et protestants, notamment de la vendetta entre la maison de Guise, catholique, et le clan des Châtillon-Montmorency, catholiques modérés et protestants. Il intervient deux ans après la paix de Saint-Germain, alors que l'amiral de Coligny, chef du parti protestant, vient de réintégrer le conseil royal. Aggravé par la sévère réaction catholique parisienne hostile à la politique royale d'apaisement, il reflète également les tensions internationales entre les royaumes de France et d'Espagne, avivées par l'insurrection anti-espagnole aux Pays-Bas.
Faute de sources, les historiens sont longtemps restés partagés sur le rôle exact de la couronne de France, et la tradition historiographique a fait du roi Charles IX et de sa mère, Catherine de Médicis, les principaux responsables du massacre. Ils retiennent aujourd'hui que seuls les chefs militaires du parti protestant étaient visés par le gouvernement. Dès le matin du 24 août, Charles IX ordonne l'arrêt immédiat des tueries mais, dépassé par l'acharnement des massacreurs, il ne peut les empêcher.
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L’éruption du Vésuve, survenue le 24 août en l’an 79 ap. J.-C. à 13h, est sans doute l’une des catastrophes naturelles les plus célèbres de l’Histoire. Le récit du volcan dont la fureur s’abattit sur Pompéi déchaîne toujours les passions chez les archéologues et les historiens.
Un nom reste indissociable du « Vésuve » lorsque l’on raconte cette histoire : celui de Pompéi. Cette ville romaine, située dans la baie de Naples à une distance de seulement quelques kilomètres du volcan, est principalement connue pour avoir subi les foudres de ce dernier dont la dernière éruption remonte à 1944.
Mais si l’ancienne ville romaine a subi de plein fouet la colère du Vésuve, elle n’est pas la seule. Les villes voisines d’Herculanum, Oplontis et Stabies ont également souffert de cet épisode et ne sont aujourd’hui plus que ruines.
« La nuée s'élançait dans l'air, sans qu'on pût distinguer à une si grande distance de quelle montagne elle sortait. » Il y a près de 2 000 ans, Pline Le Jeune faisait la première description historique de l’éruption, précédée par plusieurs jours de tremblements de terre, esquissant une nuée en forme de tronc allongé « avant de se déployer comme un rameau ».
Le ciel ne tarde alors pas à s’assombrir, obstrué par les matériaux volcaniques et la cendre qui s’échappent du volcan. « La mer semblait se renverser sur elle-même… », « une nuée noire et horrible, crevée par des feux qui s'élançaient en serpentant », « Je tourne la tête et j'aperçois derrière nous une épaisse fumée qui nous suivait, en se répandant sur la terre comme un torrent … ».
La description imagée de l’écrivain nous permet d’imaginer cette nuée, composée en réalité de gaz, de cendres et d’autres matériaux pyroclastiques qui investit violemment tout ce qu’elle croise sur son chemin, et ce qu’ont pu ressentir les habitants embourbés dans ce chaos dont il est impossible de sortir vivant.
Ces nuées ardentes ont tout enseveli sur leur passage, mais est-ce là l’unique cause des 15 000 morts ? C'est encore l'objet de nombreuses polémiques au sein de la communauté scientifique et si certains doutent que la chaleur soit la seule responsable de ces décès, il a été prouvé que les crânes de certaines victimes auraient littéralement explosé sous l'effet de la chaleur. Certains habitants auraient même connu une mort plus atroce que d’autres ; une étude suggère que des victimes de l’éruption sont mortes après que leurs liquides organiques se sont évaporés.
Pour en savoir plus, les scientifiques continuent de faire parler les 1150 pétrifiés de Pompéi. Parmi ces corps morts qui semblent, encore aujourd’hui, fuir pour leur vie, 13 ont retenu l’attention de l’archéologue Amedeo Maiuri, qui dirigeait les fouilles du site en 1961 et sont aujourd’hui connus sous le nom de « fugitifs de Pompéi ».
Découverts ensemble et parfaitement alignés, des analyses ont pu déterminer différentes caractéristiques, comme leur âge, leur métier, ainsi que leurs derniers gestes, traduisant en partie certaines de leurs émotions.
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L'expédition Southern Cross, officiellement connue sous le nom de la British Antarctic Expedition 1898–1900, est la première entreprise britannique de l'Âge héroïque de l'exploration en Antarctique (1895-1922) et la pionnière des expéditions plus connues de Robert Falcon Scott et Ernest Shackleton au cours de la décennie suivante. Elle est le fruit de l'explorateur et professeur Carsten Borchgrevink, britannique d'origine norvégienne. Ce dernier envisage la première mission d'hivernage au cap Adare en Antarctique, au nord de la péninsule Adare, avant de faire les premières explorations de l'intérieur du continent, alors totalement inexploré. L'ensemble de l'expédition est financé par l'éditeur britannique de magazines Sir George Newnes.
En février 1899, le navire de l'expédition SS Southern Cross dépose Borchgrevink et une équipe au cap Adare, dans l'extrémité nord-ouest de la mer de Ross, où un camp est érigé. Au cours des mois suivants, le groupe subit l'hostilité du climat hivernal d'Antarctique. Tout un programme de travaux scientifiques est réalisé mais les possibilités d'exploration de l'intérieur du continent sont sérieusement limitées par les montagnes et les glaciers qui entourent le camp de base. Au cours de cette expédition, le zoologiste Nikolai Hansen meurt des suites d'une maladie. En janvier 1900, le Southern Cross reprend l'équipe pour explorer le sud de la mer de Ross et, à la suite de l'itinéraire emprunté par l'expédition Erebus et Terror de James Clark Ross en 1840, atteint la barrière de Ross. Le 16 février, Borchgrevink et deux compagnons montent sur la barrière, puis parviennent en traîneaux jusqu'à environ 16 km vers le sud, pour définir un nouveau « Farthest South » à la latitude de 78°50'S.
Lors de son retour à Londres, l'expédition est froidement reçue par la Royal Geographical Society, qui avait envisagé un tel exploit pour sa propre expédition Discovery. Il y a également des bruits sur la qualité du commandement de Borchgrevink et la quantité limitée d'informations scientifiques obtenues. Toutefois, l'expédition enregistre plusieurs réalisations d'importance, comme le fait d'être la première à passer l'hiver sur le continent et d'y avoir établi des structures. Elle est également la première à faire usage de chiens de traîneaux dans l'Antarctique, la première à explorer de la barrière de Ross, et bat le record de latitude Sud. En dépit de ces succès, Borchgrevink n'atteint jamais un statut d'héros égal à celui de Scott ou Shackleton, et son expédition a été rapidement oubliée dans l'excitation de la suite des événements. Toutefois, Roald Amundsen, conquérant du pôle Sud en 1911, est parmi ceux qui reconnaissent sa contribution à l'exploration de l'Antarctique. Plus tard, Amundsen utilisera l'emplacement de l'arrivée de Borchgrevink sur la barrière de glace comme camp de base pour sa propre expédition vers le pôle, et écrivit plus tard : « Nous devons reconnaître que, en dépassant la barrière, Borchgrevink a ouvert la voie vers le sud, et a mis de côté le plus grand obstacle des expéditions qui ont suivi »
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Écho de Moscou (en russe : Эхо Москвы, Ekho Moskvy) est une des premières radios indépendantes russes. La station a commencé la diffusion le 22 août 1990 (elle s'appelait alors « Radio-M ») et est liquidée le 3 mars 2022, pendant l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Les principales émissions étaient celles d'actualités (politique, culture, histoire, sport), des analyses et des observations sur la vie de la société russe et des programmes d'auteur.
66 % des actions de la station appartiennent au géant gazier Gazprom, le reste des actions sont distribuées parmi les membres de la rédaction. D'après les statuts de la station, la politique de la rédaction est déterminée uniquement par le rédacteur en chef de cette radio.
Selon les statistiques, l'auditoire d'Écho de Moscou était d'environ 600 000 personnes à Moscou et environ 1,5 million dans les autres régions de la Fédération de Russie.
Histoire
La radio émet depuis août 1990 . Ce nouveau média profite des possibilités offertes par une nouvelle loi sur la presse. C'est l'époque de la politique de glasnost du président Mikhaïl Gorbatchev. La radio dispose du soutien de l'Association radio du ministère des télécommunications, du journal Ogoniok, de la faculté de journalisme et de la mairie de Moscou. Elle est créée notamment par une petite poignée de journalistes issus du service informationnel en français de Radio Moscou, et s'appelle Radio-M-Echo de Moscou. Elle ne propose à ses débuts que quelques heures de diffusion par jour .
Quelques jours plus tard, entre le 19 et le 22 août 1991, pendant la tentative de coup d'état à Moscou, la diffusion ne peut se faire que dans des conditions extrêmes. Plusieurs blocages de la diffusion sont ordonnés par les putschistes du Comité d'État sur l'état d'urgence (en) et par le KGB. Des employés de la radio réussissent toutefois à relier le studio directement à l'émetteur par la ligne téléphonique et à continuer à émettre .
À partir de 1994, elle entame une diffusion en continue 24h/24, et en 1997, elle diffuse également ses informations sur Internet.
En 1998, Écho de Moscou entre dans Media-Most. Alexeï Venediktov devient rédacteur en chef.
En 2000, dix ans après son lancement, l'équipe rédactionnelle est passée à cent personnes. Alexeï Venediktov est réélu rédacteur en chef. L'audience quotidienne est de 5 millions dans quarante-cinq villes. Mais dans la période 2000-2001, un conflit éclate entre Média-Most et son principal créancier, Gazprom-Media (dont le DG est Boris Jordan). Ce dernier rachète Média-Most.
En 2010, selon la société d'études Comcon, Écho de Moscou devient en septembre 2010 la première station de radio de Moscou en termes d'audience (un million d'auditeurs par jour). En 2017 : la journaliste Tatiana Felguengauer est victime d'une attaque au couteau, alors que l'Echo de Moscou est accusé « d’organiser une vision pro-occidentale à l’approche de l’élection présidentielle ».
Le 1er mars 2022, « Écho de Moscou » est bloqué par les autorités russes en raison de sa façon de couvrir l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Le 3 mars 2022, le conseil de direction se saborde et décide de sa liquidation complète (station de radio et site web).