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CURIOSITÉS

chocolatte - 21 août 2020 08:02

Curiosités, Étrangetés,  Insolites, Surprenants, Découvertes, Infos, .....glanées ICI OU LÀ...

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chocolatte21 août 2020 08:02

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chocolatte

14 octobre 2022 15:35

Capusa, il y a des appartements à vendre , ils sont grands et lumineux ..😉

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Capusa06

14 octobre 2022 08:54

L'unité d'habitation de Marseille — également connue sous le nom de Cité radieuse de Marseille, Cité radieuse, Le Corbusier ou plus familièrement La Maison du fada — est une résidence édifiée entre 1947 et 1952 par l'architecte Charles-Édouard Jeanneret-Gris, plus connu sous le pseudonyme de Le Corbusier (1887-1965).

La Cité Radieuse se trouve au 280 boulevard Michelet à Marseille dans le quartier de Sainte-Anne, dans le 8e arrondissement. Bâtie sous forme de barre sur pilotis (en forme de piétements évasés à l'aspect brutaliste), elle tente de concrétiser une nouvelle forme de cité, un « village vertical » appelé « Unité d'habitation ».

La résidence compte 337 appartements de 23 types différents séparés par des « rues intérieures » (l'appartement « type » est en duplex) et un hôtel de 21 chambres. Une galerie marchande existe à la troisième rue avec différents commerces accessibles toute l'année au public.

En juin 2013 le gymnase sur le toit est reconverti en lieu d'exposition par le designer français Ora-ïto qui y installe une fondation artistique le MaMo (Marseille Modulor) .

Le site est inscrit, avec seize autres œuvres architecturales de Le Corbusier, sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2016.

Histoire

Sortie de la Seconde Guerre mondiale, la France a besoin de se reconstruire. À cette époque le manque de logements sociaux est un problème auquel il faut apporter rapidement une solution. C’est dans ce contexte que l’État français passe commande en 1946 à Le Corbusier : la construction d’une unité d'habitation à Marseille. Il lui demande alors de « montrer un nouvel art de bâtir qui transforme le mode d’habitat ». Ainsi, Eugène Claudius-Petit, Ministre de la reconstruction, affirme que Le Corbusier « apporte une solution nouvelle à ce problème du logement et transforme l’habitat en un véritable service public » à Marseille. La première pierre est posée le 14 octobre 1947. La Cité radieuse est finalement inaugurée le 14 octobre 1952, après cinq ans de travaux .

Cette construction innovante et en rupture avec les traditions a rapidement été affublée du surnom de « la maison du fada » par certains habitants de Marseille. Aujourd'hui classée Monument historique par arrêté du 12 octobre 1995, la Cité radieuse, immeuble expérimental dès son origine, est de plus en plus visitée par des touristes et ses logements exercent un nouvel attrait auprès d'une population de cadres et de professions intellectuelles.

Un grave incendie a eu lieu à la Cité Radieuse le 9 février 2012.

En 2019, l'ensemble du parc urbain est inscrit au Monuments historiques avec notamment le poste de collecte des ordures ménagères et une maison située à l'angle de l'entrée ouest .

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chocolatte

13 octobre 2022 08:47

Le saviez vous ...

Le 27 avril 2005,

l’A380 s’élançait depuis le tarmac de l’aéroport Toulouse-Blagnac

pour son vol inaugural.

Cet événement d’envergure planétaire,

dont le souvenir demeure intact dans la mémoire collective,

marquait le début d’une véritable histoire d’amour entre cet avion d’exception et le public à travers le monde.

Désireux d’entretenir la flamme de la passion,

Airbus a décidé d’organiser les 13, 14 et 15 octobre 2022

une vente aux enchères de pièces d’A380.

L’occasion pour les amateurs de s’offrir un véritable morceau d’histoire à travers des pièces sélectionnées pour leur intérêt technologique et bien souvent esthétique.

Lampes, bar, escalier, rampe, trolleys, sièges, et même la corde de secours du cockpit: près de 500 éléments, en grande majorité issus de la cabine de cet appareil emblématique, seront proposés à la vente au cours de cet événement qui se tiendra à la fois en présentiel et à distance, sous le marteau de Maître Marc Labarbe. Airbus a choisi de travailler dans la continuité et de faire appel à ce commissaire-priseur qui avait déjà orchestré la toute première et retentissante vente aux enchères des pièces du Concorde en 2007, avant d’organiser en 2016 la vente de plus de 1000 pièces aéronautiques.

Le bénéfice de cette vente sera majoritairement reversé à la Fondation Airbus et contribuera au financement de ses initiatives à caractère humanitaire.

Une partie du montant sera aussi attribuée à l’association AIRitage oeuvrant pour la sauvegarde du patrimoine aéronautique.

La très grande majorité des pièces proviennent de l’A380 MSN13. Cet appareil, mis en service le 23 octobre 2008 transportait jusqu’à 489 passagers dans une configuration en trois classes. D’autres éléments, comme les sièges business, ont été prélevés sur d’autres A380.

Le MSN13 a été déconstruit en 2021 par Tarmac Aerosave, leader mondial de la gestion durable de la fin de vie des avions.

Cette vente aux enchères, et la livraison en décembre 2021 à Emirates du MSN 272, dernier exemplaire jamais produit, ne marquent pas la fin des opérations pour l’A380. Le très gros porteur d’Airbus va encore être en service pendant des décennies sur de multiples routes de par le monde, pour la plus grande joie des passagers qui continuent de plébisciter l’expérience A380.

Cette vente aux enchères demeure un hommage rendu à cet appareil. C’est en effet ce programme qui a permis à Airbus de devenir ce qu’il est aujourd’hui, une entreprise intégrée, offrant une gamme complète d’appareils efficients; un leader mondial pionnier de l’industrie aéronautique et spatiale durable pour un monde sûr et uni.

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chocolatte

13 octobre 2022 08:36

C'était ... Hier

13 octobre 1307
Tous les Templiers en France sont arrêtés par Guillaume de Nogaret et des hommes d’armes. 138 Templiers plus le maître de l’ordre furent arrêtés pour la seule ville de Paris.

13 octobre 1775
Création de la marine de guerre américaine : l’United States Navy.US Navy

13 octobre 1946
La Constitution de la Quatrième République est adoptée par référendum en France, à plus de 96% des votes exprimés. La Constitution sera promulguée le 27 octobre suivantDrapeaufrance

13 octobre 1977
Quatre pirates de l’air détournent le vol Lufthansa 181 entre Palma de Majorque et Francfort. Les quatre pirates se revendiquent du Front populaire de libération de la Palestine, et 30 minutes après le décollage, ils prennent le contrôle de l’appareil.

13 octobre 1990
Fin de la guerre du Liban, guerre civile qui aura fait entre 130 et 250 000 victimes depuis le 13 avril 1975.

13 octobre 2006
Naissance en Irak de l’Etat Islamique, organisation terroriste, militaire et politique, qui se considère alors le véritable Etat irakien.

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Capusa06

13 octobre 2022 08:05

La transhumance est la migration périodique du bétail (bovidés, cervidés, équidés et ovins) entre les pâturages d'hiver et les pâturages d'été. Elle a pour objectif l'engraissement du troupeau mais aussi sa reproduction. Elle se pratique sur tous les continents. Cette « forme de nomadisme assagi » (Fernand Braudel), qui remonte au moins à 4 000 ans, connaît un déclin progressif en Occident au xxe siècle. La pratique de la transhumance a été inscrite à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel français en 2020.

La transhumance est généralement considérée comme un système différent du pastoralisme nomade, où le parcours est irrégulier, où l'intégralité du troupeau se déplace et où tout le groupe social suit les troupeaux, néanmoins les pasteurs nomades peuvent aussi suivre des parcours réguliers assimilables à la transhumance.

La transhumance, déplacement saisonnier de troupeaux le long des routes migratoires en Méditerranée et dans les Alpes, a été inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité en décembre 2019.

Le terme de transhumance s'applique aussi au transport d'essaims d'abeilles d'une région florale à une autre.

La transhumance verticale voit les troupeaux passer de la plaine (en hiver) à la montagne (en été). Cette transhumance s'effectue sur des distances réduites. C'est la principale forme de transhumance en France. La transhumance horizontale voit le troupeau changer de région pour profiter d'un climat plus favorable, sans forcément changer d'altitude. Cette transhumance peut se produire sur des distances pouvant atteindre plusieurs centaines de kilomètres[1].

On distingue deux types de transhumance verticale :

La transhumance estivale (ou transhumance normale), qui est la montée dans les pâturages d'altitude (appelés alpages dans les Alpes francophones, montagnes dans le Massif central, estives dans les Pyrénées francophones, chaumes dans les Vosges) des troupeaux originaires des basses plaines. Dans le Valais et la vallée d'Aoste on parle d'inalpe, en Suisse romande on parle de poya.
La transhumance hivernale (ou transhumance inverse), qui est le fait de troupeaux d'altitude, lesquels, l'hiver venu, fuient les rigueurs du climat montagnard en descendant vers les plaines tempérées. En Suisse romande et dans la vallée d'Aoste, on parle de désalpe.
L'expression de "transhumance double" est utilisée dans les cas où des élevages situés en moyenne montagne exploitent alternativement des pâturages situés plus bas et plus haut. Les termes estivage et hivernage sont préférés lorsque les déplacements se produisent sur des distances courtes, vers des pâturages situés dans la montagne proche[3].

En Europe, l'estive dure en général de fin mai à mi-octobre. En Afrique de l'Ouest, les troupeaux se dirigent vers le sud pendant la saison sèche et retournent vers le nord pendant la saison humide .

Les systèmes agraires pratiquant la transhumance se caractérisent par l'existence d'une exploitation agricole fixe, où se trouvent les champs cultivés, et souvent, dans les zones tempérées, des prés de fauche destinés à la production de foin. Une partie du groupe familial continue de résider sur l'exploitation agricole pendant la période de transhumance. Une partie du troupeau (femelles en lactation, animaux affaiblis, animaux de trait...) peut également rester sur l'exploitation. L'amélioration des moyens de transport des troupeaux à l'époque moderne (train, camion) tend à réduire la proportion du troupeau qui ne part pas en transhumance .

Les bergers qui accompagnent le troupeau peuvent être ses propriétaires-éleveurs, mais également des bergers salariés, des esclaves (dans l'Empire romain) ou des "entrepreneurs" qui prennent à bail le troupeau pour la durée de la transhumance (cas du Latium médiéval) .

L'organisation de la transhumance demande des formes d'organisation sociale complexe pour maintenir ouvert les parcours permettant d'accéder aux pâturages, garantir l'accessibilité aux pâturages de destination, empêcher le surpâturage et régler les conflits, qu'ils interviennent entre transhumants ou au contraire entre les transhumants et les sédentaires. Elles peuvent faire intervenir une organisation étatique (par exemple, Dogana delle pecore dans le Royaume de Naples, Mesta en Castille) et/ou une gestion collective des pâturages par les éleveurs, sous la forme de biens communs.

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12 octobre 2022 08:39

Petite révision ...

DECOUVERTE AMERIQUE - En 1492, Christophe Colomb, à la tête d'une expédition espagnole pour atteindre les Indes, accoste sur une île des Caraïbes. Se croyant en Asie, il ne se doute pas qu'il a découvert le "nouveau monde".

L'année 1492 reste une date clé en Histoire avec la fin de la Reconquista espagnole et la fin du Moyen Age. En 1492, Christophe Colomb a également découvert l'Amérique et lancé le début d'une série de voyages vers le "nouveau monde". Au départ pourtant, le navigateur génois avait été missionné par l'Espagne pour découvrir une nouvelle voie maritime vers les "Indes". Lorsqu'il débarque en Amérique, les premiers habitants rencontrés se voient donc attribuer le nom d'"Indiens". Des années plus tard, nombreux sont encore ceux qui s'interrogent sur la paternité de la "découverte de l'Amérique". Beaucoup attribuent en effet cette découverte aux Vikings, à une époque où Christophe Colomb lui-même n'était pas encore né.

Quand l'Amérique a-t-elle été découverte ?
Si l'on se réfère à la version de l'Histoire qui veut que Christophe Colomb soit celui ayant découvert l'Amérique, on peut officiellement dater la découverte du continent américain au 12 octobre 1492, aux toutes premières heures de la matinée. À l'issue d'un voyage de plus de deux mois, le navigateur italien (Cristoforo Colombo de son véritable nom) accoste sur l'île Guanahani (baptisée San Salvador) de l'archipel des Bahamas avec une flotte de trois caravelles : la Santa María, la Pinta et la Niña. Christophe Colomb vient de découvrir l'Amérique, mais il ne le saura jamais, persuadé jusqu'à sa mort qu'il s'agit des "Indes". L'Amérique doit son nom à un autre navigateur de la même époque, Amerigo Vespucci. Ayant pris conscience de la découverte d'une nouvelle terre, il écrit plusieurs ouvrages faisant référence au "nouveau monde". En 1507, le cartographe Martin Waldseemüller lui rend hommage en donnant le nom d'Amérique à ces nouvelles terres.

La découverte de l'Amérique par Christophe Colomb peut être placée sous le signe du hasard. Lorsqu'il prend la mer au départ de Palos de la Frontera (Espagne), le navigateur pense faire route vers l'Asie orientale ("les Indes") en empruntant une nouvelle voie maritime, partant du principe que la Terre est ronde et qu'il suffit de traverser l'océan Atlantique. C'est d'ailleurs la mission que lui a confiée la reine Isabelle de Castille, épouse du roi Ferdinand d'Aragon. Une navigation plus ou moins hasardeuse, et des changements de cap au gré des vents ou des directions prises par les oiseaux amèneront finalement Christophe Colomb à fouler la terre américaine le 12 octobre 1492. Après les Bahamas, Christophe Colomb accoste le 28 octobre 1492 à Cuba (baptisée Juana), puis le 5 décembre 1492 à Haïti (baptisée Hispaniola). Il referra trois autres voyages en quête des richesses "indiennes".

Les Vikings ont-ils découvert l'Amérique ?
D'un point de vue historique, Christophe Colomb n'est officiellement pas le premier homme à avoir découvert l'Amérique. Vers l'an 1000, des Vikings emmenés par un certain Leif Erikson, fils d'Erik le Rouge, avaient déjà réussi à rejoindre l'Amérique du Nord et notamment la région du Labrador, soit bien avant le navigateur italien. L'arrivée de Christophe Colomb marque en revanche le début de la colonisation du territoire par les Européens. Si l'on ajoute le fait qu'il existait déjà, en Amérique, des peuples indigènes, mieux vaut faire preuve de prudence lorsqu'on évoque la "découverte de l'Amérique". La colonisation de l'Amérique aurait en effet débuté entre 30 000 et 15 000 ans avant notre ère avec des peuples venus de Sibérie. Des individus venus de Polynésie auraient également accosté en Amérique du Sud vers 700 avant JC.

++ Laissons le rêve à Christophe Colomb..😉

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12 octobre 2022 08:31

C'était ... hier

1492 : Après deux longs mois de mer, le navigateur génois Christophe Colomb et ses hommes découvrent ce qu'ils croient être les Indes. Persuadé d'avoir atteint l'Asie des épices Colomb baptise ces nouvelles terres "les indes " et les hommes qui les peuplent "les indiens". Mais Colomb se trompe, il vient de découvrir une île américaine et non pas le continent asiatique. Ses trois caravelles la Niña, la Pinta et la Santa Maria, accostent sur l'île de Guanahani dans les Bahamas actuelles.

1992 : Pour célébrer la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, le film de Ridley Scott "1492, Christophe Colomb" fait une première mondiale : il sort simultanément dans 5000 salles de cinéma dans le monde.

1992 : Toujours pour célébrer Christophe Colomb, à 7 h 54, le Concorde décole (vol AF 1492 : nom donné en hommage à Colomb) pour battre le record mondial de vitesse autour du monde en 33 h 1 min (vitesse moyenne 1 744,25 km/h, 6 escales de 90 min chacune, 48 passagers, 119 000 F la place).

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12 octobre 2022 08:13

Un poumon d'acier est un appareil de ventilation à pression inférieure à la pression atmosphérique permettant à une personne de respirer en cas d'insuffisance de la ventilation pulmonaire.


Un poumon d'acier. Le patient est couché dans la chambre qui, une fois fermée, permet d'obtenir une oscillation de la pression.
L'utilisateur d'un poumon d'acier repose dans une chambre centrale, un tambour d'acier cylindrique. La porte qui permet à la tête et au cou du patient de rester à l'air libre est ensuite fermée, formant un compartiment scellé étanche autour du corps. Des pompes augmentent et diminuent de façon périodique la pression à l'intérieur de la chambre. Quand la pression descend en dessous de celle des poumons, l'air extérieur est aspiré par les voies aériennes supérieures pour remplir les poumons ; quand elle remonte au-dessus de celle des poumons, l'inverse se produit et l'air est expulsé des poumons. L'appareil imite ainsi l'action physiologique de la ventilation pulmonaire : l'oscillation de la pression intrathoracique permet l'inspiration et l'expiration de l'air dans les poumons. C'est une forme de ventilation non invasive.

Histoire

Cet appareil fut inventé en 1927 par Philip Drinker (1894-1972) et Louis Agassiz Shaw (1886-1940), de la Harvard Medical School. Son emploi se répandit au milieu du xxe siècle pour éviter la mort par asphyxie des malades de poliomyélite atteints de paralysie du diaphragme (le muscle conique délimitant la base de la cage thoracique), les rendant incapables d'assurer naturellement leur ventilation. Le premier poumon d'acier fut utilisé le 12 octobre 1928 au Children's Hospital de Boston sur un enfant inconscient par insuffisance respiratoire ; l'amélioration spectaculaire de son état, quelques secondes seulement après qu'il eut été placé dans la chambre de respiration, fit beaucoup pour populariser l'emploi du « respirateur Drinker ». Des salles entières furent remplies de rangées de poumons d'acier lors des périodes de plus forte prévalence de la poliomyélite, dans les années 1940 et 1950. Avec le succès des programmes de vaccination qui ont en grande partie éradiqué la maladie, et l'arrivée de la ventilation mécanique moderne qui contrôle la respiration par intubation directe des voies aériennes, l'usage du poumon d'acier a fortement diminué. Martha Mason passa plus de 60 ans dans un poumon d'acier, de ses onze ans à sa mort en 2009. June Middleton, une Australienne ayant contracté la poliomyélite, vécut pendant plus de 60 ans dans un poumon d'acier. Le texan Paul Alexander, 74 ans en mai 2020, vit dans un poumon d'acier depuis l'âge de 6 ans (68 années).


Utilisation actuelle

Aujourd'hui, le poumon d'acier occupe une place marginale dans l'assistance respiratoire. La plupart des patients atteints de paralysie respiratoire utilisent la ventilation à pression positive. Certains patients toutefois continuent de faire usage d'anciens appareils, les trouvant plus efficaces que ceux plus modernes. Le remplacement des pièces peut cependant poser problème quand elles ne sont plus fabriquées. Le poumon d'acier reste utile pour traiter certains troubles rares comme le syndrome d'Ondine, dans lequel le contrôle de la respiration par les centres autonomes du bulbe rachidien est déficient.

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12 octobre 2022 08:10

Jeanne Geneviève Labrosse née le 7 mars 1775 à Paris et morte le 14 juin 1847 dans l'ancien 10e arrondissement de Paris, était une aérostière et parachutiste française. Elle était l'épouse d'André-Jacques Garnerin, l'inventeur du parachute.

Biographie

Lorsqu'elle s'envole seule à bord d'un ballon le 10 novembre 1798, elle est l'une des premières femmes au monde à conduire un ballon (désignée comme telle dans de nombreux ouvrages modernes) bien que cette notion de primauté soit assez floue puisque l'on sait peu de chose par exemple du rôle tenu par Élisabeth Tible au cours de sa propre ascension en 1784.

Le 12 octobre 1799, elle fut, en revanche, sans conteste, la première femme à sauter en parachute, d'une altitude de 900 mètres.

Par la suite Élisa Garnerin, sa nièce, sera parachutiste professionnelle de 1815 à 1836 .

Vers la fin de sa carrière, Jeanne Garnerin rencontre une autre femme d'exception, Madame Sans Gêne, ancienne dragon ayant servi dans les armées d'Italie et des Pyrénées-Orientales, d'un an à peine son aînée. Ensemble elles ouvrent une table d'hôte.

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11 octobre 2022 09:45

Le saviez vous ...

L’incroyable histoire des pigeons voyageurs !

Fidèles compagnons et fervents défenseurs de la Nation, les pigeons voyageurs ont su s’illustrer à travers les siècles au rang de véritables Héros. Même si leur utilité militaire n’est plus aujourd’hui avérée, les pigeons voyageurs ont marqué l’histoire et suscitent encore l’intérêt de nombreux passionnés. Situé dans la partie historique de la Forteresse du Mont-Valérien, le musée de la colombophilie retrace le parcours et l’histoire de ces incroyables messagers depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.

Issu de la famille des columbidés, le pigeon voyageur se caractérise par son sens aigu de l’orientation et sa capacité à revenir promptement à son colombier. Même si tous les mystères de cette incroyable particularité n’ont pas encore été percés, la découverte scientifique de cristaux de magnétite dans son cerveau pourrait expliquer son aptitude à se repérer par le champ magnétique terrestre.

Toutefois, un pigeon voyageur n’est pas performant par essence. Ses prouesses sont la résultante d’une éducation et d’un entrainement acharnés. Différents croisements ont permis d’obtenir des pigeons très fidèles à leur colombier, résistants à la fatigue et capables de voler à des vitesses élevées. Un pigeon voyageur peut parcourir plus de 1 200 kilomètres en 16 heures. La vitesse de vol varie de 60 à 110 km/h, selon la direction du vent, avec des pointes à plus de 120 km/h. Le record connu est de 11 590 km en 24 jours entre Saigon et le nord de la France.

Le pigeon voyageur est monogame et fidèle. Les colombophiles utilisent cette particularité comme source de motivation pour l’inciter à revenir le plus vite possible à son colombier lors de lâchers plus éloignés… A un détail près : les mâles reviennent pour leurs femelles, tandis que « ces dames » ne sont motivées que par leurs petits.

A travers les siècles, les hommes ont su tirer parti de cette formidable capacité de retour, aussi bien à titre militaire que civil, pour transporter de petites charges dont l’acheminement est très urgent. Cependant, pour bénéficier des services d’un pigeon voyageur, il est toujours nécessaire de l’acheminer au préalable à son lieu de lâcher. Ainsi, ces précieux volatiles ont, eux aussi, suivi l’évolution des moyens de transport (sac à dos, camion, ballon, train…). L’apparition du chemin de fer donna d’ailleurs un nouveau souffle à la colombophilie civile, jusqu’alors très élitiste.

Un messager vieux comme le monde !

L’histoire des pigeons voyageurs remonte bien avant JC, puisque les navigateurs égyptiens utilisaient déjà ces messagers, trois mille ans av. JC, pour annoncer leur arrivée au port plusieurs jours à l’avance. Les Grecs firent de même un peu plus tard pour communiquer les résultats des Jeux Olympiques. En 732, Charles Martel annonça ainsi sa victoire de Poitiers sur les Sarrasins.

Au fil des siècles, les pigeons ont été employés pour acheminer de l’information dont la maîtrise était alors un facteur de puissance et de richesse. D’ailleurs, jusqu’à l’abolition des privilèges le 4 août 1789, seuls les nobles et le clergé avaient le droit de posséder des colombiers. Au début des deux conflits mondiaux, les Allemands s’empressèrent d’interdire la possession des pigeons voyageurs dans les territoires occupés et la punirent de mort.

Les pigeons voyageurs au service de la Nation…

L’idée de recourir aux pigeons voyageurs dans les opérations militaires remonte à l’Antiquité. En 43 av. JC, lors du siège de Modène, Decimius Brutus, qui défend la cité, envoie à Hertius des lettres attachées aux pattes de pigeons.

Pigeons espions . Le pigeon voyageur a toujours joué un rôle primordial dans les guerres de siège. Lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 par exemple, le pigeon voyageur était le seul moyen de communiquer avec l’extérieur pour Paris assiégé. A la même période, l’efficacité du pigeon voyageur fut augmentée par l’invention de la microphotographie qui permit de placer de nombreuses dépêches sur un seul support. L’utilité militaire du pigeon voyageur n’est alors plus à prouver. Des colombiers militaires sont alors créés.

Pendant la guerre 1914-1918, plus de 30 000 pigeons sont utilisés par les armées françaises. Alors que les liaisons téléphoniques sont constamment interrompues, ces volatiles sont d’une fiabilité totale sur les courtes distances qu’ils doivent parcourir. Les pigeons deviennent même « espions » malgré eux. L’idée de fixer sur leur poitrine des appareils légers, à déclenchement automatique, permit la prise de photos stratégiques des dispositifs ennemis.

Les pigeons voyageurs sont à nouveau employés pendant le Seconde Guerre mondiale, mais la vitesse de l’occupation allemande désorganise les colombiers. De son côté, la résistance eut également recours à ces volatiles. Plus de 16 500 pigeons anglais furent parachutés en France, permettant aux patriotes français de renseigner Londres de manière efficace.

Tout au long de ces conflits, des actes d’héroïsme ont été enregistrés et récompensés. Beaucoup de pigeons ont d’ailleurs reçu les plus hautes distinctions militaires. « Le Vaillant » reste le plus célèbre d’entre eux. Ce héro, cité à l’Ordre de la Nation, transporta l’ultime message du commandant Raynal lors de la bataille du Fort de Vaux de juin 1916.

La colombophilie aujourd’hui…

Même si son utilité militaire n’est plus aujourd’hui avérée, cette capacité à acheminer très rapidement de petites charges est encore utilisée, pour le transport de prélèvements sanguins notamment. C’est le cas encore actuellement entre l’île d’Yeu et Les Sables-d’Olonne et entre Granville et Arromanches.

Ces précieux volatiles sont également utilisés par certains garde-côtes américains pour repérer les naufragés en mer. Grâce à un dressage approprié, ils réagissent aux couleurs vives des canots de sauvetage.

En outre, l’histoire étonnante de la colombophilie a suscité au fil du temps l’intérêt de nombreux passionnés, à titre sportif notamment. La Fédération française de colombophilie, articulée en 21 régions, regroupe aujourd’hui près de 25 000 colombophiles, qui possèdent un cheptel de 3 millions de pigeons voyageurs. Ces derniers « s’affrontent » aujourd’hui lors de compétitions nationales et internationales.

Le colombier militaire national

Les technologies modernes ayant supplanté le pigeon voyageur comme moyen de communication militaire, les colombiers militaires français disparurent les uns après les autres à la fin des années 60. Toutefois, un groupe d’officiers, sous l’impulsion du lieutenant-colonel Revon, plaida la cause des pigeons voyageurs jusqu’auprès du général de Gaulle et obtint le maintien d’un colombier de tradition installé à Saint-Germain-en-Laye.

Ce colombier a été transféré dans la partie historique de la Forteresse du Mont-Valérien le 1er juillet 1981. Il accueille aujourd’hui une centaine de pigeons, élevés sous l’œil bienveillant du Caporal Guer. Situé à proximité des locaux du musée de la colombophilie, il est le conservatoire de la tradition militaire colombophile et participe à de nombreuses compétitions nationales et internationales.

Cependant, rien ne nous permet aujourd’hui d’affirmer que ces vaillants messagers ne soient pas un jour amenés à reprendre du service…

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chocolatte

11 octobre 2022 09:37

c'était ... hier

1802 : Le français Jacques Garnerin brevette sa nouvelle invention : le parachute. Il avait effectué son premier saut en 1797 au dessus du parc Monceau à Paris, en sautant du haut d'une montgolfière. Mais le nom "parachute" ne vient pas de lui : il avait été créé par le physicien français Sébastien Lenormand qui avait sauté du premier étage d'une maison avec un parasol dans chaque main.

1885 Naissance de : François Mauriac (1885-1970) - Écrivain

1951 Naissance de Jean Jacques Goldman

1963 : La voix d'Édith Piaf se tait à jamais. Âgée de 47 ans à peine

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Capusa06

11 octobre 2022 08:57

La guerre des Boers .

Le 31 mai 1902, à Vereeniging, à la pointe sud de l'Afrique, un traité met fin à une guerre de 30 mois entre les Boers et les Anglais. Il s'agit de la plus dure guerre coloniale qu'aient eu à soutenir les Anglais. Et c'était face à des paysans d'origine européenne !

Les Boers (d'un mot hollandais qui signifie paysans et se prononce bour) sont en effet les descendants des Hollandais et Français qui se sont installés autour du cap de Bonne Espérance au XVIIe siècle. Ils se nomment aussi Afrikaners (Africains, dans leur langue, l'afrikaans, dérivée du hollandais). Rudes et solidaires, ils veulent par-dessus tout préserver leurs coutumes et leur religion calviniste.

Naissance d'une nation afrikaner
Vingt ans après que les Anglais eurent annexé l'ancienne colonie hollandaise du Cap (1814), les paysans Boers qui y étaient établis choisirent d'émigrer vers le nord pour leur échapper et préserver envers tout leur mode de vie, leur culture et leur foi. Mais, ce faisant, ils rencontrèrent sur leur chemin les Zoulous et il s'ensuivit des guerres incessantes.

Sur les territoires enlevés aux Zoulous, les Boers fondent d'abord la république du Natal mais, en 1843, les Anglais s'empressent de leur enlever cette possession maritime, stratégique à leurs yeux. Les Boers, sans se décourager, s'engagent vers l'intérieur du continent et fondent la République du Transvaal et l'État libre d'Orange. Ils se croient désormais à l'abri des Britanniques. Ces micro-États comptent à leur fondation respectivement 25 000 et 10 000 habitants blancs.

Londres annexe malgré tout le Transvaal le 12 avril 1877, ce qui vaut aux Anglais le douloureux privilège d'en découdre avec les Zoulous avant d'être expulsés de la petite république au terme d'une première guerre en 1880, et d'une victoire des Boers à Majuba.

La fièvre de l'or .

La découverte de l'or en 1886 sur les plateaux du Witwatersrand, en plein coeur des domaines boers, attire bientôt des immigrants de toutes origines et excite la convoitise des Anglais. Une ville minière naît à la vitesse d'un champignon : Johannesbourg. Elle ne tardera pas à devenir la métropole économique de l'Afrique du Sud.

À l'affût d'un prétexte pour en finir avec les Boers, le Premier ministre de la province du Cap, Cecil Rhodes, dénonce les traitements discriminatoires que subissent les Anglais et les autres étrangers (Uitlanders en afrikaans) installés au Transvaal.

Cecil Rhodes, né en 1853, débarqué en Afrique du Sud pour raisons de santé, a fait fortune en rachetant les parcelles de petits chercheurs de diamants. Député du Cap puis Premier ministre de la colonie, il rêve de constituer une Afrique britannique du Caire au Cap ! Après l'éviction des Anglais du Transvaal, il a pris sa revanche en contournant les républiques boers par le nord. Il a imposé le protectorat britannique au Bechuanaland (aujourd'hui le Botswana) et fondé deux colonies dans le bassin du Zambèze, appelées en toute modestie Rhodésie du Sud (aujourd'hui Zimbabwe) et Rhodésie du Nord (aujourd'hui Zambie).

Il ne lui reste qu'à lever l'obstacle du Transvaal ! En 1895, son ami Jameson tente avec 400 hommes, à partir de Mafeking, un raid sur Johannesbourg en vue de soulever les Uitlanders. C'est un échec retentissant. Jameson est capturé et Rhodes contraint à la démission. Les Boers ne sont pas sortis d'affaire pour autant...

La guerre !
Le Premier ministre britannique Joseph Chamberlain multiplie les menaces à l'encontre du vieux président Paul Kruger, un paysan obtus et laid, farouchement déterminé à préserver l'indépendance du Transvaal. Il finit par lui adresser un ultimatum. Le 11 octobre 1899, c'est pour de bon la guerre. L'État libre d'Orange fait cause commune avec le Transvaal.

Les Boers, mûs par leur foi, vont résister avec une exceptionnelle énergie, alignant un total d'environ 50 000 hommes, y compris les vétérans et les adolescents. Face à eux, les Anglais vont mettre en ligne un total de 448 000 hommes !

Les Boers suppléent à leur infériorité numérique par la mobilité. Ils multiplient des actions de commando (le mot lui-même est un néologisme d'origine afrikaans forgé à cette occasion). Leur combat suscite une vague d'enthousiasme dans toute l'Europe continentale où l'on savoure les difficultés de la principale puissance mondiale de l'époque, qui plus est face à une poignée de paysans d'origine européenne...

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Capusa06

10 octobre 2022 07:42

10 octobre 1903 : Mise en vente de l'aspirine .

L''aspirine est mise en vente en Allemagne le 10 octobre 1903. C'est l'aboutissement d'une très longue recherche qui remonte aux Sumériens.

Ces derniers avaient observé que l'écorce de saule calmait les douleurs. Le Grec Hippocrate avait validé leur observation mais il avait fallu attendre le XIXe siècle pour découvrir le principe actif à l'origine de cette propriété : l'acide acétylsalicylique.

Le chimiste allemand Felix Hoffmann part en quête d'un composé équivalent mais plus facile à synthétiser. Ce sera l'acide spirique, extrait de la spirée ou reine-des-prés. Le laboratoire Dreser, qui emploie Hoffmann, dépose un brevet à Munich le 6 mars 1899 et confie à l'entreprise Bayer la commercialisation de l'aspirine.

Sitôt sur le marché, ce médicament anti-fièvre et antalgique (atténuateur de la douleur) recueille un immense succès. L'aspirine suscite en Allemagne le développement d'une puissante industrie pharmaceutique. Elle a aussi les honneurs du traité de Versailles (1919), une clause de celui-ci faisant tomber son brevet dans le domaine public (en France exclusivement !).

Dans les années 1950, l'aspirine semble condamnée par l'arrivée d'un nouvel antalgique, le paracétamol. Mais l'on découvre opportunément qu'elle peut aussi prévenir les accidents vasculaires. Et la voilà repartie pour une deuxième vie...

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Capusa06

9 octobre 2022 09:01

Che Guevara (1928 - 1967)

Une icône ternie

Né en Argentine, dans une famille bourgeoise de Rosario, Ernesto Guevara suit des études de médecine puis, malgré un asthme chronique, accomplit en motocyclette, avec un ami, le tour de l'Amérique latine. Il relatera cette épopée dans des carnets de voyages qui seront publiés sous le titre : Voyage à motocyclette. On peut découvrir dans ces textes un Guevara victime de préjugés racistes, comme dans cet extrait où il évoque Caracas :

« Les Noirs, ces représentants de la splendide race africaine qui ont gardé leur pureté raciale grâce à leur manque de goût pour le bain, ont vu leur territoire envahi par un nouveau type d’esclaves : les Portugais. Et ces deux vieilles races ont commencé leur dure vie commune, émaillée de querelles et de mesquineries de toutes sortes. Le mépris et la pauvreté les unit dans leur lutte quotidienne, mais la façon différente dont ils envisagent la vie les sépare complètement. Le Noir, indolent et rêveur, dépense ses sous en frivolités ou en « coups à boire », l’Européen a hérité d’une tradition de travail et d’économies qui le poursuit jusque dans ce coin d’Amérique et le pousse à progresser, même au détriment de ses aspirations individuelles. »

Il fait en 1955 la connaissance au Mexique de Fidel Castro et s'engage à ses côtés dans la lutte contre le dictateur cubain Fulgencio Batista.

Après la chute de Batista et l'accession de Fidel Castro au pouvoir, le 1er janvier 1959, il organise la répression comme procureur du tribunal révolutionnaire.

Brutal, il inaugure une forme de « goulag tropical » et procède à des centaines d'exécutions avec le soutien actif de Raúl Castro, frère cadet du « Líder Máximo ».

Devenu ensuite ministre de l'Industrie, il convainc Fidel Castro de convertir l'économie au socialisme de type soviétique et nationalise sans ménagement les entreprises cubaines.

Écarté des responsabilités par Castro en 1965, Guevara va créer un maquis révolutionnaire dans l'ex-Congo belge avec Kabila (le futur « tombeur » de Mobutu). C'est un nouvel échec.

Empêché de revenir à Cuba, il tente à nouveau sa chance en Bolivie avec quelques Européens épris de révolution (parmi eux, le Français Régis Debray). Mais le « Che » (c'est son surnom, d'après une expression argentine pour désigner un homme) ne bénéficie d'aucun soutien local. Aucun paysan ne rejoint la rébellion !

Il est traqué par l'armée bolivienne et, le 9 octobre 1967, au lendemain de sa capture, sommairement exécuté.

Sa fougue révolutionnaire, son physique de jeune premier et sa mort vont faire de lui un mythe révolutionnaire. Son icône, reproduite sur des millions d'affiches, dérive de la photo ci-dessus, prise lors d'un meeting à La Havane par Alberto Korda, le 6 mars 1960.

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chocolatte

9 octobre 2022 07:36

Le saviez vous ...

Les forêts.. de France

Quand pins et sapins remplacent les forêts de feuillus…
Marqueur important de notre gestion forestière depuis un siècle, le remplacement massif de certaines forêts d’arbres feuillus comme le boisement d’espaces naturels de type landes, prairies ou jachères agricoles, ont radicalement transformé certains de nos paysages en France. De quoi parle-t-on et en quoi ces changements peuvent être préjudiciables pour la biodiversité ?

L’enrésinement peut se définir comme une augmentation et/ou l’apparition de la proportion des conifères (arbres résineux) dans un peuplement forestier, au détriment des feuillus. Il peut également renvoyer au boisement de certains espaces jugés peu productifs comme ce fut le cas dans les Landes qui a connu un profond bouleversement de ses écosystèmes.

Avant de faire un zoom sur cette approche sylvicole, retour sur les deux grandes typologies d’arbres que sont les feuillus et les résineux. Les feuillus sont des arbres à feuilles caduques, ce qui signifie qu’ils perdent leurs feuilles en hiver. Leurs larges feuilles changent de couleur à l’automne avant de tomber, et répandent leurs graines à l’aide de fleurs. C’est le cas, par exemple, du chêne, du hêtre ou du bouleau. Ces peuplements se situent essentiellement dans les plaines ou à moyenne altitude.

Les résineux, également appelés conifères, ont des aiguilles qu’ils conservent durant l’hiver. On peut citer des arbres comme l’épicéa, le pin sylvestre ou bien le douglas (attention, il existe cependant quelques exceptions comme le mélèze dont les aiguilles sont caduques). Ils s’accommodent de conditions plus difficiles que certains feuillus et ont un cycle de croissance plus rapide. Leurs peuplements se situent majoritairement en zone montagneuse, et désormais dans le massif landais et dans les plantations de plaine réalisées par l’homme en France. Aujourd’hui, plus de la moitié du volume de bois commercialisé est issu de résineux, car ils sont plus rapidement exploitables. C’est ainsi que pour répondre à la demande croissante du matériau bois, la rotation de la forêt est accélérée, les essences plantées modifiées et les paysages transformés.

Quelques mois après la COP 21 (2015) à Paris, un article paru dans la revue Science mettait en évidence que certaines pratiques en gestion forestière allaient à l’encontre des objectifs attendus pour la planète et ne contribuaient pas à l'atténuation du changement climatique. Cet article rappelle les grandes évolutions de l’histoire des forêts européennes depuis 260 ans avec des actions vertueuses comme délétères pour le climat. Les premières concernant la forte expansion des surfaces forestières et une sylviculture favorisant les futaies (grands arbres issus de semis utilisés pour des usages à long terme) plutôt que les taillis (cépées ou plusieurs tiges poussant sur une même souche pour des usages à plus court terme). A l’inverse, la mise en gestion de forêts auparavant inexploitées, ainsi que la conversion de forêts de feuillus (chêne, hêtre…) en résineux (pins, épicéa…) auraient ainsi contribué à aggraver le dérèglement climatique.

L’évolution de nos pratiques sylvicoles et les demandes en bois de la société moderne ont favorisé un développement de l’enrésinement. Ce mode de gestion s’est basé sur une sylviculture intensive à courte rotation, avec des traitements et des plans de récoltes prédéfinis et la plantation d’une essence unique (monoculture).

Vous avez sûrement déjà entendu parler de la monoculture de résineux, notamment de Douglas. Depuis plusieurs années, nombreux sont les articles de presse locale relayant la colère des habitants à l’égard de la gestion sylvicole appliquée sur leur territoire. C’est notamment le cas dans le Limousin ou dans le Morvan. Au centre de cette réalité, la transformation des forêts de feuillus du Morvan remplacées petit à petit, par le biais de coupes rases et de reboisements, par des résineux plus rentables économiquement. Pour comprendre les reproches faits à cette méthode de production de ces pins, il suffit de se rendre sur ces territoires, là où les paysages se transforment depuis plusieurs décennies, là où le douglas y est cultivé de manière intensive, avec les mêmes procédés (et dérives) que dans l’agriculture.

Originaire d’Amérique du Nord, le sapin Douglas est aujourd’hui la deuxième essence la plus plantée en France, derrière le pin maritime. Facile à cultiver, résistant, cylindrique, cette espèce présente de nombreuses qualités dont les industriels sont friands. En effet, cet arbre a la particularité de pousser très vite (1 cm de diamètre par an) et très droit. C’est également une espèce qui s’acclimate à de nombreuses conditions de sol et de climat. Son bois et ses qualités intrinsèques en font une ressource précieuse pour les industriels : droit, solide, beau et au cœur imputrescible.

Ce sont désormais, des massifs entiers comme le Morvan, le Beaujolais ou le plateau de Millevaches qui sont en passe de devenir d’immenses champs d’arbres, qui remplacent, après des coupes rases, des forêts de feuillus natifs et centenaires. Ce phénomène appelé aussi enrésinement se fait au détriment de la forêt, cet écosystème complexe bien différent d’une plantation alignée monospécifique (une seule espèce d’arbre) d’une même classe d’âge.

Ce type de gestion forestière n’est pas sans conséquence sur l’écosystème. Du fait de la plantation d’une seule essence, et de la faible diversité génétique des jeunes plants, les arbres se retrouvent naturellement davantage exposés aux maladies (maladie de l’encre chez le châtaignier par exemple) et aux ravageurs (scolytes sur les épicéas par exemple). La capacité de résistance aux menaces biotiques d’une forêt ne pouvant s’exprimer pleinement.

Les sols composés de matières organiques et minérales mais également de micro-organismes, d’insectes, de champignons et d’une myriade d’autres espèces sont soumis à de nombreuses épreuves avec ce mode de gestion. Mis brutalement en lumière par les coupes rases, tassés par des engins forestiers de plus en plus lourds et enfin contraints par les exigences nutritionnelles d’une même culture pendant plusieurs cycles, ils s’appauvrissent et favorisent le relargage du carbone dans l’atmosphère. Fragilisés, décapés, érodés et parfois soumis à des produits phytosanitaires, ces supports précieux du vivant perdent peu à peu leurs facultés d’accueillir une régénération naturelle diversifiée.

La monoculture des résineux a des effets non négligeables sur l’écosystème forestier et les milieux naturels à plus grande échelle. Les aiguilles et branches tombées au sol provoquent une acidification de l’humus réduisant drastiquement les espèces végétales et fongiques présentes. Associé à la forte densité du couvert limitant la lumière au sol, ils provoquent une baisse de la biodiversité animale et végétale du sous-bois ou du cours d’eau adjacent. Enfin la croissance rapide des résineux exerce également un effet de pompage sur l’eau disponible dans le sol. Une fois arrivés à maturité, les arbres sont coupés d’un trait, au même âge.

S’ajoutent à ce désastre écologique des facteurs environnementaux propres aux territoires : la topologie, la géographie, le climat mais aussi l’urbanisation et les activités anthropiques adjacentes, viennent accroître les méfaits de ce mode de gestion.

On sait également aujourd’hui que les monocultures stockent beaucoup moins de carbone que les forêts naturelles. Selon une étude publiée dans la revue Nature des chercheurs de l'University Collège de Londres fondés sur les engagements de 43 pays, seule la biodiversité de forêts naturelles est capable de capturer suffisamment de carbone atmosphérique pour maintenir le réchauffement de la planète sous la barre des 1,5 °C. Ils ont en effet démontré que les forêts naturelles stockent 40 fois plus de carbone que les plantations et maintenir une diversité d’espèces d’arbres dans les forêts est désormais cruciale pour lutter contre le réchauffement climatique.

Enfin cette industrialisation est également source de tensions entre les populations locales, attachées à leurs massifs boisés et leurs forêts natales. L’exploitation intensive et les monocultures viennent dégrader leur environnement, leur qualité de vie, mais aussi leurs paysages. Auparavant riches, denses et d’une grande diversité, les forêts deviennent dans certaines régions de véritables champs d’arbres stéréotypés.

Privilégier les monocultures pour faciliter la gestion sylvicole et sa mécanisation entraîne bien davantage qu’un changement de nos paysages. Comprendre les risques encourus en continuant à agir avec une vision anthropocentrée de la forêt peut nous permettre de reconsidérer nos pratiques.

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