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Pour compléter l'article de Capusa ..👍👍
La Plus Grande Fête De La Bière Au Monde :
Oktoberfest.. (fête de l'octobre )
L’une des fêtes de la bière la plus connue au monde, dite aussi la fête de l’octobre en allemand, est une fête qui a lieu tous les ans à Munich en Allemagne. Traditionnellement, cette fête retrace les origines du mariage princier du futur roi Louis Ier de Bavière avec la princesse Thérèse de Saxe-Hildburghause. Ils y avaient organisé une course hippique quelques jours après leur mariage, l’occasion parfaite d’écouler les stocks de la brasserie du coin ! Ce fut une incroyable fête où de nombreuses personnes étaient présentes. Ils décidèrent alors de réitérer chaque année, vers la même date. Au fil du temps, cette fête devint une réelle fête nationale où l’unité bavaroise était de mise.
Puis, dès 1819, les traditionnels chevaux de course sont remplacés par des attractions et des buvettes. À partir de 1896, les premières grandes tentes s’installent sur la Wies’n (Theresienwiese) attirant des touristes, mais aussi de nombreux locaux. Aujourd’hui, l’Oktoberfest reste la plus grande fête de la bière au monde !
Et malgré les années qui passent, l’Oktoberfest suit encore quelques règles bien précises. Ainsi, les brasseurs sont les premiers à rentrer. Arrive ensuite le cortège avec, à sa tête, les familles de brasseurs installées sur des chars ornés de fleurs. D’autres chars décorés, sur lesquels des serveuses brandissent les fameuses chopes, ferment le défilé. La fête peut uniquement commencer lorsque le maire de Munich ouvre le premier fût de bière en proclamant “O’zapft is” ("la bière est tirée").
Chaque année, l'Oktoberfest est aussi l'occasion de se vêtir de costumes traditionnels : le "Lederhose", la célèbre culotte de peau pour les hommes, et la "Dirndl", la robe à manches bouffantes pour les femmes. Sous les tentes, les bières servies dans des "Mass" et les jarrets de porc rôtis sont à l'honneur, pendant que les visiteurs chantent et dansent au rythme de musiques bavaroises traditionnelles, jouées par divers orchestres.
Au programme de cette fête, c’est plus de 15 jours de festivités à travers des défilés, des buffets gastronomiques, des bretzels, des spécialités allemandes et surtout des bonnes bières en pinte. Mais pour bien respecter l’Oktoberfest, seules les brasseries respectant la loi de pureté allemande y sont invitées. C’est en ce sens que vous retrouverez six brasseries de l’Oktoberfest les plus imprononçables qu’il soit : Augustiner-Bräu, Löwenbräu, Paulaner-Bräu, Hacker-Pschorr-Bräu, Spatenbräu et Staatliches Hofbräu-München.
Rappelons que l’Oktoberfest attire chaque année 6,5 millions de visiteurs, sous 34 tentes. 600 serveuses des sept plus grandes tentes portent une bonne dizaine de chopes de 1 litre en une fois, soit 20 kilos ! Pour continuer avec les chiffres, plus de 5 millions de chopes de bière et 400.000 saucisses de porc sont consommées tous les ans à l’occasion de l’Oktoberfest.
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Une fête de la bière ou un festival de la bière est un évènement festif lié à la bière durant lequel un large choix de marques ou de types de bière est proposé à la simple dégustation ou à la consommation sérieuse. On y trouve également l'occasion de se restaurer, mais aussi de participer à des jeux ou d'assister à des concerts de musique. Ce type de fête peut être limité à une animation villageoise ou au contraire devenir le lieu de rassemblement le plus populaire au monde, comme l'Oktoberfest.
Les Anglo-Saxons emploient également le terme de Beer Exhibition ou Beerex, bien que celui-ci désigne plus une exposition artisanale mettant l'accent sur les variétés de brasseries ou de bières et n'ayant que peu d'animations récréatives.
Les fêtes de la bière sont surtout présentes dans les régions Grand Est et Hauts-de-France, la bière étant la boisson alcoolisée typique de ces régions contrairement aux autres régions françaises plus orientées vers le vin.
Grand Est
« Fête de la bière » à Charleville-Mézières, la plus grande fête de la bière de France avec 130 bières à la pression et une cinquantaine en bouteille. La manifestation rassemble plus de 50 000 visiteurs sur trois jours.
« Bière à Lille » à Lille est un festival se déroulant sur une semaine en octobre et proposant une soixantaine d'événements liés à la bière artisanale .
« Festival international de la bière artisanale » à Sainte-Marie-Cappel dans le département du Nord chaque année en septembre et réunissant 20 000 visiteurs sur deux jours .
« Fête de la bière » à Tréguier dans les Côtes d'Armor .
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Gorilla beringei beringei ou Gorille des montagnes est une des deux sous-espèces du Gorille de l'Est (Gorilla beringei). Présent dans la région des Grands Lacs Africains, il est en danger d'extinction .
Description
Le gorille des montagnes (Gorilla beringei beringei) mesure entre 1,40 et 2 m. Les mâles pèsent entre 140 et 300 kg et les femelles entre 70 et 110 kg.
C'est un animal d'une taille impressionnante, mais il est cependant sociable et pacifique. Les gorilles de montagne vivent en familles polygames, et chaque famille est guidée par un mâle à dos argenté : c'est le mâle du groupe, qui est censé protéger toute la famille contre les dangers éventuels. Quand le dos argenté meurt, un autre gorille assez âgé pour supporter cette tâche le remplace ; sinon le groupe se dissout. Dans ce dernier cas, les femelles vont rejoindre d'autres groupes et d'autres mâles.
Les gorilles des montagnes sont des herbivores qui mangent des lobélies géantes, des bambous, plantes les plus présentes dans les forêts de montagne mais aussi des céleris sauvages, des orties géantes, des chardons, des séneçons, des fleurs, de l'écorce de vernonias… Ils ont besoin d'une végétation dense pour se nourrir : jusqu'à 38 kg par jour pour les mâles et 25 kg pour les femelles.
Ils vivent dans la région des Grands Lacs Africains, c’est-à-dire dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), en Ouganda et au Rwanda.
Quelques parcs nationaux forment un réseau transfrontalier de protection : le PN de Mgahinga (Ouganda), le Parc national des Volcans (Rwanda) et le Parc national des Virunga en RDC ainsi que dans le PN de la forêt impénétrable de Bwindi (Ouganda). La population du parc de Kahuzi Biega, bien que très proche, appartient à la sous-espèce des gorilles de l'Est (Gorilla beringei graueri).
Habituation des gorilles à l'Homme
Lorsque l’on parle de groupes de gorilles, il est important de faire une distinction entre les groupes qui sont habitués à la présence humaine et ceux qui ne le sont pas. L’habituation d’un groupe de gorilles à la présence humaine est nécessaire pour rendre ces individus accessibles aux chercheurs et aux touristes. Pour ce faire, il faut qu’il y ait une familiarisation graduelle qui est réalisée par le contact quotidien de professionnels avec le groupe de gorilles, un processus qui peut prendre jusqu’à 24 mois. Ces contacts neutres répétés servent à réduire la peur des individus envers les humains et ultimement, leur permettre d’ignorer la présence humaine. Le processus de l’habituation permet donc d’approcher davantage les individus, parce qu’ils ne s’enfuient pas et tolèrent la présence humaine, facilitant l’étude de leur comportement. Cependant, ce n’est pas un processus sans risque pour les individus, de par l’exposition à des maladies, l’exposition aux prédateurs et aux changements des comportements sociaux .
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C'était ... hier
1849 : Le compositeur et pianiste polonais Frédéric Chopin meurt à Paris à l'âge de 39 ans. Figure de la musique romantique du milieu du 19°, Chopin était un fervent nationaliste et n'avait pas hésité à s'insurger contre l'invasion de son pays par les Russes. En juin 1838 il rencontra l'écrivain George Sand avec qui il aura une liaison passionnée jusqu'en 1847. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, mais son cœur a été transféré à l'église Sainte-Croix de Varsovie.
1933 : Le physicien allemand Einstein est contraint de quitter l'Allemagne nazie suite à la mise à sac de sa maison en début d'année. De confession israélite il s'est engagé dans le bataille contre le nazisme dès l'année 1914, date à laquelle fut signé le traité des Quatre-vingt-treize, visant à défendre les valeurs de la civilisation allemande. Avec l'avènement d'Hitler, Einstein décide de fuir vers les Etats-Unis et accepte le poste qu'on lui a offert à l' Institute for Advanced Study de Princeton dans el New Jersey. Il prendra la nationalité américaine en 1940.
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Le saviez vous ...
En éruption depuis le 29 septembre, à la suite d’une forte explosion,
Le Stromboli, le volcan italien situé sur l’île du même nom au nord de la Sicile, a expulsé d’impressionnants jets de lave .
En Italie, l'un des volcans les plus actifs de la planète, le Stromboli, est à nouveau en éruption.
Des jets de lave de plusieurs centaines de mètres sont expulsés du cratère.
Une colère rouge, comme seul le Stromboli sait en faire. Le volcan italien gronde et crache d'impressionnants jets de laves incandescentes. Un monstre de magma qui a explosé dimanche, sur la zone nord du cratère. Il ne cesse de dévaler les 400 mètres de pente jusque dans la mer.
Le spectacle de ce volcan, surnommé le phare de la Méditerranée, visible à plusieurs dizaines de kilomètres, est hypnotisant pour les scientifiques qui le surveillent constamment. Pour le volcanologue Jacques-Marie Bardintzeff, interrogé dans le sujet en tête de cet article, "Il est connu pour ses explosions, sa vivacité, ses couleurs. Il est en activité permanente depuis plusieurs siècles. Ce volcan est une fierté pour les Italiens, mais parfois, il se fait respecter, et même faire peur."
Stromboli, la plus spectaculaire des îles éoliennes de la Sicile
Lorsque le magma se déverse dans la mer, il peut provoquer des phénomènes tels qu'un tsunami. Même si le risque est faible, ces dernières heures, les spécialistes ont relevé le niveau d'alerte. Les 800 habitants de l'île doivent rester chez eux jusqu'à nouvel ordre.
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C'était ... hier
1964 : La Chine fait exploser sa première bombe atomique, une bombe A.
1978 : Signé Michel Berger et Luc Plamondon, la musique de l'opéra-rock "Starmania" sort en France. Le succès est immédiat. Le disque devient double album d'or en France et n°1 des ventes au Canada pendant 20 semaines. Le spectacle sera présenté au public au Palais des Congrès à Paris en avril 1979. Il deviendra la comédie musicale franco-québécoise de référence.
1985 : Intel sort le microprocesseur 80386
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Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom se réfère directement à l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturel[a] le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an (3,25 millions en 2006, 2,3 millions en 2014).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 1862 suivies ultérieurement par soixante autres constructions ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 1979 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 2007. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires. »
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C'était ... hier
1917 : la danseuse d'origine hollandaise Margaretha Geertruida Zelle est fusillée au camp du château de Vincennes. Elle est accusée d'espionnage au service de l'ennemi, l'Allemagne. Elle avait fait ses débuts à Paris pendant le Belle-époque où elle pratiquait la danse indonésienne. Elle pris le surnom, de Mata Hari (l'oeil de l'aurore) du nom d'une princesse javanaise.
1928 : Le dirigeable LZ 127Graf Zeppelin, atterri dans le New Jersey après 4 jours passés dans les airs. Parti le 11 Octobre de Friedrichshafen en Allemagne avec 57 personnes à son bord, il est le premier dirigeable à accomplir un vol commercial en traversant l'océan Atlantique.
1993 : Le prix Nobel de la paix est attribué à Nelson Mandela et Frédérick de Klerck
1993 : Les deux sud-africains Mandela et De Klerk reçoivent le prix Nobel de la paix pour leur action en faveur du démantèlement de l'apartheid en Afrique du Sud. Libéré par De Klerk en 1990 après 29 ans de prison, dont 15 années de bagne, Mandela est récompensé pour son combat en faveur de la démocratie. Le plus célèbre des détenus politiques deviendra président de l'Afrique du Sud le 27 avril 1994.
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Margaretha Geertruida Zelle dite Grietje Zelle, connue sous le nom de Mata Hari, est une danseuse et courtisane néerlandaise, née le 7 août 1876 à Leeuwarden et morte exécutée le 15 octobre 1917 à Vincennes. Elle fut fusillée pour espionnage pendant la Première Guerre mondiale.
Margaretha Geertruida Zelle, née à Leeuwarden (Frise), est la fille d'Adam Zelle (1840-1910), un riche marchand de chapeaux et de capes néerlandais, et d'Antje van der Meulen (1842-1891). Aînée d'une famille de quatre enfants, elle a trois frères. Appelée familièrement M'greet ou Grietje, la jeune Margaretha a un teint basané au point d'être souvent prise pour une Eurasienne. En 1889, l'entreprise de son père fait faillite ; le couple se sépare en septembre 1890, et sa mère meurt huit mois plus tard en 1891. Déchu de son autorité parentale, son père doit accepter qu'elle soit placée chez un autre oncle, négociant à La Haye qui la fait entrer dans le pensionnat le plus huppé de la région et où elle commence à s'inventer un passé glorieux. Lors de ses études à Leyde pour devenir institutrice, elle est renvoyée de l'école à la suite d'un scandale impliquant une liaison avec le directeur, qui perd aussi sa place. À 18 ans, le 11 juillet 1895, à la suite d'une annonce matrimoniale, elle se marie avec un officier de la marine néerlandaise de dix-neuf ans son aîné, Rudolf MacLeod, avec qui elle part vivre aux Indes néerlandaises, où le capitaine MacLeod est nommé chef de garnison à Malang, dans l'Est de l'île de Java. Comme c'était l'usage des femmes européennes à l'époque, elle s'habille à la javanaise, parle un peu le javanais, apprend la danse javanaise .
Le couple a deux enfants, Louise-Jeanne et Normand-John. Comme le résume l'un de ses principaux biographes, Fred Kupferman, « le 27 juin 1899, un drame brise définitivement ce couple mal assorti. Les deux enfants ont été empoisonnés. Vengeance de domestique, accident ? On ne saura jamais. » Deux histoires circulent : Rudolf MacLeod aurait battu un soldat indigène, amant de la domestique, ou aurait fait des avances à cette femme de chambre . Seule Louise-Jeanne survit.
En 1902, de retour en Europe, elle divorce à La Haye de son mari, un homme violent et alcoolique. Elle obtient la garde de sa fille et une pension alimentaire, qui ne lui sera jamais versée. Rudolf MacLeod enlève sa fille, jugeant son ex-femme indigne et dangereuse. En novembre 1903, à l'âge de 27 ans, elle fait une arrivée peu remarquée à Paris. Jouant sur le patronyme écossais de son mari, elle se fait appeler « Lady MacLeod » et, pour survivre, se fait entretenir par les hommes, devenant une cocotte, entre la courtisane et la prostituée, dans le Paris de la Belle Époque. Début 1905, elle se fait embaucher en tant qu'écuyère dans le « Nouveau cirque » d'Ernest Molier, qui lui propose d'évoluer en danseuse dénudée ; elle commence dès lors à composer son rôle de danseuse orientale. Le 13 mars 1905, Émile Guimet, orientaliste fortuné et fondateur du musée du même nom, l'invite à venir danser dans la bibliothèque du musée, transformé pour l'occasion en temple hindou. Elle y triomphe dans un numéro de danseuse érotique exotique sous le nom de Mata Hari, signifiant « soleil », littéralement « œil du jour » en malais: sous les apparences d'une princesse javanaise habillée d'un collant couleur chair et entourée de quatre servantes, elle rend hommage au dieu hindou Shiva, et s'offre à lui lors de la troisième danse, se dėnudant progressivement. Très grande (1,75 m), élancée, avec une peau mate sous une chevelure de jais, un regard ténébreux et une bouche sensuelle, elle séduit son public .
Devant le succès du spectacle parisien, Gabriel Astruc devient son imprésario pendant dix ans, faisant jouer la troupe en août 1905 à l'Olympia puis à travers toute l'Europe. Rémunérée alors 10 000 FRF par soirée, couronnée d'aigrettes et de plumes, elle se produit d'une capitale à l'autre, guettée par les échotiers qui comptent ses chapeaux, ses chiens, ses fourrures, ses bijoux et ses amants. Parmi ceux-ci figure notamment le lieutenant allemand Alfred Kiepert avec qui elle reste plusieurs mois à Berlin - cette liaison lui sera vivement reprochée lors de son procès. Son numéro d'effeuillage sous prétexte de danse orientale a fait d'elle une égérie de la Belle Époque , une femme moderne qui lève le tabou de la nudité dans une société encore marquée par le rigorisme moral du xixe siècle . Elle aide les échotiers à créer autour de sa personne une légende : elle serait née à Java où les prêtres de Shiva l'ont initiée aux secrets de son culte et de ses danses. Son père était baron. Son mari, un officier supérieur dont elle est séparée, était jaloux comme un tigre (Mata Hari, pour justifier les cupules de bronze ornées de bijoux qui masquaient ses seins pendant ses spectacles, affirmait qu'il lui avait arraché ses mamelons dans un accès de rage jalouse, lui laissant de vilaines cicatrices. Ces cupules servaient surtout à masquer leur petite taille ). Elle est aussi une courtisane qui se préoccupe trop peu de la nationalité de ses conquêtes. Personnalité flamboyante, elle s'invente ainsi un personnage et une histoire mais sa carrière a du mal à redémarrer depuis sa liaison avec Alfred Kiepert en 1907 : endettée, elle est réduite à des rôles peu reluisants dans des spectacles non plus mondains mais populaires, allant jusqu'à se prostituer dans des maisons closes. En 1910 et 1911, après avoir atteint le sommet de la célébrité à Paris, elle séjourne au château de la Dorée à Esvres, qui était loué à la comtesse de La Taille-Trétinville par son amant le banquier Xavier Rousseau. En 1915, elle vend son hôtel luxueux de Neuilly et loue une modeste maison à La Haye. Elle y reçoit la visite du consul d'Allemagne Carl H. Cramer qui est intéressé par cette femme polyglotte introduite auprès des milieux du pouvoir et qui lui propose de rembourser ses dettes en échange de renseignements stratégiques pour l'Allemagne, en retournant à Paris.
Elle s'éprend vers la fin 1916 à Paris d'un capitaine russe au service de la France dénommé Vadim Maslov, fils d'amiral couvert de dettes. Au front, il est abattu en plein vol et blessé à l'œil, si bien qu'il est soigné dans un hôpital de campagne près de Vittel. Elle réalise des démarches pour un laissez-passer à destination de cette infirmerie du front. C'est dans ces circonstances qu'elle rencontre le capitaine Georges Ladoux, chef des services du contre-espionnage français, le 2 septembre 1916, ce dernier pouvant faciliter l'obtention du laissez-passer. Comme Cramer quelques mois plus tôt, il l'invite à mettre ses relations internationales, son don des langues et ses facultés de déplacement au service de la France. Elle accepte contre rémunération (elle réclame une somme d'un million de francs à Ladoux qui accepte mais la somme ne sera jamais versée) d'aller espionner le Haut commandement allemand en Belgique. En tant que ressortissante des Pays-Bas, elle peut franchir librement les frontières (son pays natal étant resté neutre durant ce conflit). Pour éviter les combats, elle compte rejoindre la Belgique via l'Espagne. Elle est interrogée lors d'une escale involontaire à Falmouth par Basil Thomson du MI-5 (services britanniques) à qui elle révèle son appartenance aux services secrets français. On ne sait pas si elle ment à cette occasion, croyant que cette histoire la rendrait plus intrigante, ou si les services français se servent effectivement d'elle sans le reconnaître, en raison des réactions internationales que cette révélation aurait suscitées. Après un séjour en Belgique où elle aurait reçu une formation au centre de renseignements allemand d'Anvers par Fräulein Doktor Elsbeth Schragmüller , elle embarque finalement le 24 mai 1916 pour l'Espagne, où elle fréquente dans la capitale de nombreux membres des services secrets, comme Marthe Richard, toutes les deux étant sous le commandement du colonel Denvignes alors sur place. Elle y est courtisée par de nombreux officiers alliés .
En janvier 1917, l'attaché militaire allemand à Madrid, le major Kalle, que Mata Hari avait tenté de séduire en se faisant passer pour (ou en étant réellement ?) l'espion allemand de nom de code H-21, transmet un message radio à Berlin, décrivant les activités de H-21[note 1]. Les services secrets français interceptent le message grâce aux antennes de la Tour Eiffel et sont capables d'identifier H-21 comme étant Mata Hari. Aussi étrange que cela puisse paraître, les Allemands chiffrent le message avec un code qu'ils savaient pertinemment connu des Français et avec des informations suffisamment précises pour désigner sans peine Mata Hari (nom de sa gouvernante, adresse), laissant les historiens penser que le but du message était que, si elle travaillait effectivement pour les Français, ceux-ci pourraient démasquer sa double identité et la neutraliser. En tout état de cause Mata Hari se retrouve au milieu de services secrets en pleines manœuvres de manipulation et d'intoxication de part et d'autre .
Six semaines après son retour en France pour rejoindre son amant Vadim Maslov, le contre-espionnage français fait une perquisition dans sa chambre de l'hôtel Élysée Palace sur les Champs-Élysées . On ne trouve pas de preuve incontestable, mais le sac à main contient deux produits pharmaceutiques. Elle déclare que l'un de ces produits est un contraceptif, possession bien légitime compte tenu de ses activités, mais il entre aussi dans la composition de l'encre sympathique. Des télégrammes chiffrés interceptés établissent (et elle le reconnaît) que le consul allemand aux Pays-Bas lui avait versé 20 000 francs. « Pour prix de mes faveurs », précise-t-elle. Pour des « renseignements », selon ses juges, sans préciser lesquels.
À la suite de cette perquisition, le 13 février 1917, elle est arrêtée par le capitaine Pierre Bouchardon (son passage ayant été signalé par Louis-Ferdinand Céline qui travaillait alors au Service des Passeport) ; elle est soumise à un interrogatoire à la prison Saint-Lazare mais apporte en fait très peu d'informations. La seule qui soit assez importante concerne un autre agent double qui avait infiltré le réseau allemand pour les services secrets français. Pour anecdote, elle avoue à Bouchardon qui mène l'instruction vouloir se « venger » des Allemands qui lors d'une perquisition au théâtre de Berlin lui avaient pris toutes ses fourrures (d'une valeur d'environ 80 000 francs).
Accusée d'espionnage au profit de l'Allemagne dans le cadre d'une enquête sommaire, Mata Hari passe du statut d'idole à celui de coupable idéale dans une France traumatisée par la guerre et dont l'armée vient de connaître d'importantes mutineries après l'échec de la bataille du Chemin des Dames. Son avocat et ancien amant Édouard Clunet n'a le droit d'assister qu'aux premiers et derniers interrogatoires. L'instruction est assurée par le capitaine Pierre Bouchardon, rapporteur au troisième conseil de guerre. À ce titre, il instruira toutes les grandes affaires d'espionnage du premier conflit mondial. Son procès, dont le substitut du procureur est André Mornet, ne dure que trois jours sans apporter de nouveaux éléments. Elle est même, lors du procès, abandonnée par son amant Vadim Maslov qui la qualifie tout simplement « d'aventurière ».
Elle est condamnée à mort pour intelligence avec l'ennemi en temps de guerre sur réquisitoire de l'avocat général Mornet et sa grâce rejetée par le président Raymond Poincaré, qui laisse la justice suivre son cours. Son exécution a lieu le 15 octobre 1917 par fusillade, au polygone de tir de Vincennes. Peu de temps avant son exécution, bien que n'étant pas croyante, elle a de nombreux entretiens avec le pasteur Jules Arboux qui était aumônier des prisons et qui l'accompagne jusqu'à ses derniers instants . Son médecin, le docteur Léon Bizard, relate les faits dans son livre Souvenirs d'un médecin de la préfecture de police et des prisons de Paris (1914-1918) : coiffée d'un grand canotier et vêtue d'une robe élégante garnie de fourrures, avec un manteau jeté sur les épaules, elle refuse d'être attachée au poteau et le bandeau qu'on lui propose. Elle aurait lancé un dernier baiser aux soldats de son peloton d'exécution 723, formé de douze zouaves. Alors que les soldats la mettent en joue, Mata Hari s'écrie : « Quelle étrange coutume des Français que d'exécuter les gens à l'aube ! ».
Sa famille ne réclame pas le corps, qui est confié à la faculté de médecine de Paris : deux professeurs dissèquent la morte, déterminant que la balle mortelle a traversé le cœur de part en part alors qu'une autre balle, celle du coup de grâce, l'a défigurée. Durant cette autopsie, on vole plusieurs de ses organes comme souvenirs, voire comme reliques.
Après sa mort
Entre les deux grandes guerres, un livre lui est consacré presque chaque année .
Dès la fin de la guerre, l'Allemagne la présente d'abord comme une innocente victime, n'ayant jamais collaboré avec les services de renseignements allemands. Mais en 1931, dans un important ouvrage collectif L'Espionnage pendant la guerre mondiale auquel ont notamment collaboré des historiens, des officiers et des anciens agents des services secrets, il est fait mention que « Mata Hari a fait de grandes choses pour l'Allemagne ; elle fut le courrier pour nos informateurs installés à l'étranger ou en pays ennemis… Mata Hari était parfaitement au courant des choses militaires, puisqu'elle avait été formée dans l'une de nos meilleures écoles d'information… Elle était un agent de marque. »
En 1937, « Mademoiselle Docteur », Fräulein Schragmüller, qui dirigeait le centre d'espionnage allemand, à Anvers, publie ses mémoires. Elle y révèle à propos de Mata Hari : « Pas une des nouvelles qu'elle a envoyées n'était utilisable, et ses informations n'ont eu pour nous aucun intérêt politique et militaire. » Elle reconnaîtra cependant : « La condamnation était méritée et conforme à l'esprit du code militaire. »
L'historien Alain Decaux témoignera lors d'une de ses recherches sur Mata Hari avoir interrogé le procureur Mornet sur l'enjeu réel que présentait le cas de cette espionne. Celui-ci répondait « qu'on n'avait finalement pas grand-chose à lui reprocher » mais que son cas était évoqué « sous le feu de la presse dans un contexte politique tel » que la raison d'État ne pouvait que l'emporter.
Selon le journaliste Russel Warren Howe (en), Mata Hari fut une « cocotte » naïve et vénale manipulée par les services secrets. Le chef des services du contre-espionnage français Georges Ladoux avait engagé de tels frais qu'il n'aurait jamais voulu avouer qu'il avait avancé de telles sommes pour une simple courtisane. De plus, les services secrets français ne pouvaient révéler tout de l'affaire Mata Hari car cela aurait montré qu'ils avaient percé les codes de chiffrement allemand.
Depuis 1996, le musée Frison (en) de sa ville natale Leeuwarden présente une exposition permanente de sa vie dans une salle qui lui est entièrement consacrée.
Le 19 octobre 2001, grâce aux travaux de Léon Schirmann qui épluche les archives françaises, allemandes et hollandaises depuis 1992, la fondation néerlandaise Mata Hari et la ville natale de la danseuse, Leeuwarden, engagent l'avocat Thibault de Montbrial pour déposer une requête en révision du procès de Mata Hari auprès de Marylise Lebranchu, ministre de la Justice, seule habilitée à donner suite à la requête puisqu'elle n'émane pas des descendants de la condamnée. La demande est rejetée.
En 2003, Philippe Collas, arrière petit-fils de Pierre Bouchardon, écrit la première biographie exhaustive, ayant eu accès à tous les documents du dossier secret et aux archives personnelles de son arrière grand-père.
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C'était ... hier
1926 : L'écrivain britannique Alan Alexander Milne publie pour la première fois les histoires de Winnie l'ourson, sous le nom original "Winnie The Pooh". L'idée de raconter les aventures d'un ours et d'un petit garçon au milieu d'une forêt, est venue à Milne à la suite d'une visite au zoo avec son fils, Christopher Robin. Ils rencontrèrent une petite oursonne nommée Winnie. Les premières illustrations sont de l'artiste Ernest H. Shepard qui s'est inspiré de l'ours en peluche de son fils. Le succès est immédiat, la Teddy Toy Compagnie fabrique des Winnie en peluche. A la mort de Milne, son épouse cèdera les droits à Walt Disney. Winnie l'ourson fera sa première apparition au cinéma en 1966 sous les traits de Disney.
1947 : Le pilote de chasse américain Charles Yeager franchit la barrière mythique de mur du son à bord d'un avion prototype lar Bell X 1. En survolant le lac asséché de Murac en Californie, il atteint une vitesse de Mach 1,06. Mais son record n'a pas été homologué du fait que son avion n'a pas décollé par ses propres moyens. Il a été largué par depuis un bombardier B 29 pour pouvoir économiser du carburant. Son exploit prouve néanmoins que l'homme est capable de dépasser les limites les plus dangereuses de la vitesse.
1964 : Martin Luther King reçoit le prix Nobel de la paix
1964 : Le pasteur noir américain Martin Luther King reçoit la récompense pour la paix pour son combat contre le racisme et la non-violence aux Etats-Unis. Il recevra son prix la 10 décembre à Oslo.
1968 : Les trois astronautes de la navette spatiale Apollo 7 Walet Cunningham, Donn Eisele et Walter Schirra, communiquent avec la Terre au cours de la première émission télévisée retransmise depuis l'espace. Parti le 11 octobre, la mission Apollo 7 restera en orbite autour de la terre jusqu'au 26 décembre.
1992 : Rudolph Marcus, reçoit le prix Nobel 1992 de chimie