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Le barrage de la Rance en Bretagne
De Gaulle inaugurait l’usine de la Rance, il y a 55 ans. Elle fournit du courant à 225 000 habitants
Depuis 55 ans, il fait partie du paysage. Le barrage de La Rance et son usine marémotrice, à l’embouchure du fleuve côtier entre Saint-Malo et La Richardais (Ille-et-Vilaine), restent uniques au monde. Un jour de novembre 1966, il fallait bien un président de la République, le général de Gaulle, pour inaugurer un ouvrage pharaonique qui continue à tourner, depuis plus d’un demi-siècle, au rythme des marées.
Ce jour-là, le 26 novembre 1966, le général de Gaulle, qui adorait célébrer la grandeur technologique de la France, a été servi. Même s’il ne l’a pas avoué, il en a pris plein les yeux lorsqu’il découvre l’estuaire de la Rance, son barrage et son usine marémotrice, qui va fournir de l’électricité au rythme des marées montantes et descendantes. Debout dans sa voiture, il salue la foule d’un geste souverain. Lorsqu’il prend la parole, il célèbre une réussite extraordinaire en y ajoutant un brin de lyrisme : Tout comme la Rance coule vers la mer parce que sa source l’y envoie, ainsi la France est fidèle à elle-même lorsqu’elle marche vers le progrès.
En Bretagne, la mise en service de l’usine marémotrice, dont les travaux préparatoires ont débuté au mois de septembre 1960, sonne comme une revanche. « Ignorée par l’industrialisation née du XIXe siècle, la région peut légitimement attendre des techniques nouvelles l’essor industriel qui est un fondement essentiel de l’expansion et, par conséquent, du progrès social », commente Ouest-France.
Ce chantier n’aura ressemblé à rien d’autre. « On a remué des montagnes de sable et de roc, sans parler de quelques pyramides d’acier », résume pourtant le journal pour décrire « l’audacieux ouvrage, l’un des plus grands chantiers d’Europe et la première réalisation du genre au monde. »
Tout beau, tout neuf le barrage de la Rance. Et pourtant, il fait appel à l’énergie des marées connue depuis la nuit des temps. Après tout, les moulins à marée, dont les premiers ont vu le jour à l’époque romaine, sont ses très lointains aïeux.
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Le saviez vous ...
Origine de la dynamite
Alfred Nobel , Chimiste suédois (Stockholm 1833-San Remo 1896).
Inventeur de la dynamite et d'autres explosifs, il amassa une immense fortune. En fondant, par testament, les prix qui portent son nom, destinés à récompenser chaque année des bienfaiteurs de l'humanité, il a répondu aux critiques de ceux qui lui reprochaient d'être un « marchand de la mort ».
UN SPÉCIALISTE DES EXPLOSIFS
Fils d'un industriel, Alfred Nobel fréquente d'abord une école de Stockholm. Il a 9 ans quand sa famille déménage à Saint-Pétersbourg. Son père, Immanuel, inventeur dans le domaine des explosifs, obtient en effet un contrat avec l'armée russe pour le développement de mines marines. Les restrictions qui pèsent en Russie sur les étrangers obligent Immanuel Nobel à faire appel à des universitaires pour l'éducation de ses fils. Alfred Nobel se fascine rapidement pour la chimie, à laquelle l'initie l'un de ses précepteurs, Nicolaï Zidine. Lors d'un voyage de deux ans en Allemagne, en France, en Italie et en Amérique du Nord, il perfectionne ses connaissances en chimie et acquiert une bonne maîtrise de plusieurs langues (venant s'ajouter au suédois et au russe, qu'il parle déjà couramment). De retour à Saint-Pétersbourg, il travaille dans l'entreprise paternelle, commence à mener ses propres expériences et, à 24 ans, dépose son premier brevet. Après la guerre de Crimée, l'entreprise fait faillite et les Nobel regagnent la Suède en 1859.
En 1850, Alfred Nobel a séjourné à Paris chez le chimiste Théophile Jules Pelouze, qui lui a parlé de la nitroglycérine, découverte en 1847 par l'un de ses élèves, l'Italien Ascanio Sobrero (1812-1888). Cela le pousse à tenter de mettre au point un procédé qui permettrait de produire de la nitroglycérine à l'échelle industrielle. Mais l'opération n'est pas sans danger en raison de la difficulté à contrôler le très puissant pouvoir explosif de cette substance. En 1863, l'usine Nobel, installée à Heleneborg, près de Stockholm, est soufflée par une explosion, dans laquelle périssent le frère cadet d'Alfred et quatre collaborateurs. Malgré ce dramatique accident, Alfred ne se décourage pas. Il découvre bientôt la possibilité d'amorcer la détonation de la nitroglycérine au moyen du fulminate de mercure. Son invention, en 1864, du détonateur « à retard », qui permet de contrôler la mise à feu, constitue un pas très important vers la maîtrise des explosifs et, l'année suivante, il ouvre à Vinterviken, près de Stockholm, la première usine mondiale de fabrication de nitroglycérine. Poursuivant ses expérimentations, Alfred Nobel enferme le liquide dans un matériau absorbant (kieselguhr) et obtient ainsi un mélange explosif bien plus maniable et moins dangereux, qu'il appelle « poudre dynamite » (du grec dunamis, « puissance ») et qu'il fait breveter en 1867 en Suède, en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Cherchant ensuite à en améliorer les propriétés, il crée, en 1875, la dynamite-gomme : cette variété de dynamite, dont la consistance rappelle celle du caoutchouc, est un explosif puissant et brisant, moins sensible au choc que la nitroglycérine et qui conserve ses propriétés explosives dans l'eau. Puis, en 1887, il invente la « Balistite », une poudre presque sans fumée, constituée d'un mélange de nitroglycérine et de nitrocellulose avec un peu de camphre.
LE FONDATEUR DES PRIX NOBEL
Devenu un industriel prospère grâce à ses inventions (350 brevets déposés au cours de sa carrière), Alfred Nobel se retrouve à la tête d'une immense fortune qui lui permet de vivre dans une opulence discrète. Gestionnaire avisé, resté célibataire, il est également un passionné de belles-lettres, féru de poésie, admirateur fervent de Byron et de Shelley, et entretient des relations épistolaires avec Victor Hugo.
En 1893, conscient que la dynamite n'a pas apporté à l'humanité le bonheur et la paix qu'il escomptait pour elle (il pensait naïvement que la dynamite mettrait fin aux guerres !), Alfred Nobel décide que sa fortune pourrait peut-être y contribuer. Dans un premier testament, il institue un prix destiné à récompenser une découverte scientifique qui irait dans ce sens. Puis, dans un second, rédigé à Paris le 27 novembre 1895, il demande qu'une fois ses héritiers servis à hauteur de ce qu'il consent à leur léguer, le reste de sa fortune soit placé de façon sûre et que les intérêts produits soient distribués à de grands bienfaiteurs de l'humanité, dans cinq domaines : la physique, la chimie, la physiologie ou la médecine, la littérature et la paix entre les nations. Les deux premiers prix seront décernés par l'Académie suédoise des sciences, celui de médecine par l'Institut Karolin de Stockholm, celui de littérature par l'Académie de Stockholm et celui de la paix par un collège de cinq membres désignés par le Storting, le Parlement norvégien. À sa mort, Alfred Nobel laisse 32 millions de couronnes suédoises au comité chargé d'appliquer ces dispositions testamentaires.
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C'était ... hier
1866 : Alfred Nobel invente la dynamite.
1867 : Alors que l’Europe a interdit la vente et la circulation de nitroglycérine, jugée trop instable et donc dangereuse, Alfred Nobel trouve un moyen de la vendre autrement. En effet, il découvre qu’il peut la mêler à une argile particulière et la proposer sous forme de bâton. Il décidera avant sa mort que la fortune amassée grâce à cette invention devra servir à récompenser les personnes ayant rendu un grand service à l’humanité.
1963 : Les funérailles de John Fitzgerald Kennedy réunissent des têtes couronnées et des chefs d'État du monde entier. Une flamme éternelle est allumée au dessus de la tombe du président défunt, au cimetière d'Arlington.
1995 : Le journaliste Léon Zitrone, un monument de la télévision française, meurt à Paris le jour de ses 81 ans. Il a publié 17 ouvrages et joué dans 5 films.
1995 : Le Journaliste Léon Zitrone s’éteint à Levallois-Perret. Ayant débuté à la RTF en 1959, il présente le journal télévisé deux ans plus tard, activité poursuivie pendant vingt ans. Il a également animé de nombreux événements de grande audience tels que le Tour de France, Les Jeux Olympiques ou encore les défilés militaires du 14 juillet.
Capusa06
Le ski de fond est originaire des pays scandinaves dans l'Antiquité (1 000 ans av. J.-C.) et serait né plus précisément à l'endroit où se situe la Norvège. Le ski de fond assure plusieurs fonctions essentielles pour l'homme au cours de son histoire mais il constitue avant tout un moyen rapide pour se déplacer et chasser. Ainsi, dans la mythologie norvégienne, la présence d'un dieu du ski Ull et d'une déesse du ski et de la chasse Skadi démontre la place prépondérante du ski. Il existe cependant une autre thèse sur la naissance du ski de fond : dans sa forme primitive, il ressemble fort au ski de randonnée nordique (SRN), originellement mode de déplacement utilitaire et qui se pratique en terrain naturel non aménagé, même sous sa forme actuelle, contrairement au ski de fond moderne qui nécessite des engins mécaniques pour entretenir les pistes. Certains spécialistes considèrent que le SRN est à l'origine de toutes les disciplines de ski actuelles et le ski de fond n'en serait qu'une déclinaison.
À partir du xiie siècle, il est utilisé par les troupes d'infanterie chez les Vikings puis chez les Suédois. Enfin, il est aussi à l'origine de grandes découvertes dans des contrées jusque-là peu accessibles comme le Groenland. Au xixe siècle, le ski est importé en Europe centrale par l'intermédiaire des étudiants norvégiens ainsi que sur le continent nord-américain par certains émigrants. Le ski connaît également un grand succès avec l'innovation apportée par Sondre Norheim et son télémark.
Son aspect pratique va céder la place à l'aspect sportif et ludique avec la mise en place de compétitions à partir de 1843 en Norvège puis 1877 en Suède et 1879 en Finlande. Le ski de fond devient alors l'un des sports les plus populaires des pays scandinaves. En 1924, deux ans après la création de la Vasaloppet, la Fédération internationale de ski est créée et le ski de fond est programmé aux premiers Jeux olympiques d'hiver en 1924 avec deux épreuves : celle du 18 km et du 50 km, réservée aux hommes. L'année suivante, sont organisés les championnats du monde de ski nordique avec la programmation du ski de fond. Cet évènement a lieu chaque année impaire. À cette époque, alors que le ski alpin fait son apparition, la FIS ne reconnaît que le ski de fond sous l'appellation de "Ski" et seule la technique du « pas alternatif » (classique) est identifiée.
Il faut attendre les années 1980 pour assister à une évolution majeure du ski de fond avec l'apparition de la technique du « pas de patineur » ou skating. Cette innovation accroît la vitesse sur les skis, particulièrement en fin de course quand le fart vient à manquer sous les skis. La FIS reconnaît cette technique et autorise sa pratique en compétition, les stations de sports d'hiver développent alors leurs infrastructures afin que chaque technique puisse être pratiquée. En 1982, la FIS crée la Coupe du monde sur le modèle de la Coupe du monde de ski alpin où divers formats de course (sprint, poursuite, individuel, relais) sont organisés tout au long de la saison hivernale et donnent lieu à un classement. Parallèlement, les courses longue distance (courses de masse) s'organisent pour mettre un calendrier où chaque épreuve puisse être reconnue (Worldloppet). À partir de 1999, la Worldloppet et la FIS décident de coopérer pour mettre en place la coupe Marathon.
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C'était ... hier
1874 : L'Américain Joseph Farewell Glidden dépose le brevet du fil de fer barbelé. Cette invention permettra d'installer des clôture dans les vastes prairies l'Ouest américain, qui mettront fin à l'époque des pâturages libres ("open ranges") et au métier de cow-boy.
1963 : Une maquette, grandeur nature du Concorde est montrée à la presse pour la première fois.
1988 : L'océanographe Jacques-Yves Cousteau est élu à l'Académie française. Explorateur, cinéaste et écrivain âgé de 78 ans, il a acquis la célébrité mondiale en consacrant sa vie au monde sous-marin.
1991 : Freddie Mercury, le chanteur du groupe Queen, meurt des suites d'une pneumonie à l'âge de 45 ans ; il avait fait savoir la veille qu'il était atteint du sida. Né Frederick Bulsara à Zanzibar, il avait formé le groupe Queen en 1971, avec Brian May, John Deacon et Roger Taylor. Quelque cinq ans plus tard, il sera considéré comme l'une des plus grandes vedettes du rock. Parmi les grands succès de Queen, on retiendra Bohemian Rhapsody, We Are The Champions, Crazy Little Thing Called Love et Another One Bites The Dust.
1996 : Johnny Hallyday réalise son rêve américain en se produisant devant quelque 6000 de ses fans français au casino-hôtel Aladdin de Las Vegas.
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La Chronique de Paris est une revue littéraire mensuelle fondée par Honoré de Balzac en 1835.
En 1835, Balzac apprit que ce journal, une feuille royaliste, était à vendre, et il l'acheta, comme d'habitude, avec des fonds qu'il ne possédait pas. L'entreprise, qui eût parue dramatique à tout autre, remplissait de joie un Balzac qui construisit aussitôt ses « châteaux en Espagne ». Tout était simple : Gustave Planche se chargerait de la critique littéraire, Théophile Gautier, dont Balzac appréciait le jeune talent, ferait partie de la rédaction. Le jeune romancier, très impressionné par Balzac, promit des articles.
Quand parut enfin La Chronique de Paris, le 1er janvier 1836, l'équipe comprenait des plumes importantes : Victor Hugo, Gustave Planche, Alphonse Karr, Théophile Gautier. Et pour les illustrations, on avait Henri Monnier, Grandville et Daumier. Balzac se réservait la politique (puisque le journal était un outil de pouvoir) et il fournirait aussi des nouvelles. En réalité, si les membres de la rédaction festoyèrent beaucoup chez Balzac, bien peu d'entre eux tinrent leurs engagements. Balzac écrivait La Chronique pratiquement à lui tout seul. Il y publia des textes que l'on retrouvera plus tard dans La Comédie humaine remaniés mille fois : L'Interdiction, La Messe de l'athée, Facino Cane. Quant aux articles politiques signés de sa main, voici un extrait de celui paru le 12 mai 1836 :
« Monsieur Thiers n'a jamais eu qu'une seule pensée : il a toujours songé à Monsieur Thiers […]. Monsieur Guizot est une girouette qui, malgré son incessante mobilité, reste sur le même bâtiment. »
Au début, le journal eut un grand succès. Les nouveaux abonnés affluaient et La Chronique aurait pu réussir si Balzac n'avait été obligé de livrer, en même temps, à ses éditeurs (Madame Béchet et Werdet) les derniers volumes des Études de mœurs ; s'il n'avait pas, par ailleurs, fait faillite dans une autre entreprise chimérique lancée avec son beau-frère Surville, et s'il n'avait eu sur les bras un procès contre François Buloz à propos du Lys dans la vallée. Arrêté par la Garde nationale, conduit à la maison d'arrêt (dont l'éditeur Werdet le fit sortir assez rapidement), il était maintenant découragé. Menacé d'être mis en faillite, il décida d'abandonner La Chronique.
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Charlie Hebdo est un journal hebdomadaire satirique français fondé en 1970 par François Cavanna et le professeur Choron. Il fait une large place aux illustrations, notamment aux caricatures politiques, et il pratique aussi le journalisme d'investigation en publiant des reportages à l'étranger ou sur les domaines les plus divers : les sectes, les religions, l'extrême droite, l'islamisme, la politique, la culture. Le journal paraît tous les mercredis. Il a publié également des hors-séries à périodicité variable.
Créé en 1970 pour remplacer la version hebdomadaire du magazine Hara-Kiri, édité par la même équipe et venant d'être interdit à la suite d'un titre sur la mort du général de Gaulle, il est publié régulièrement jusqu'en 1981. Défenseur acharné de la liberté de la presse, son positionnement politique est celui d'un journal de gauche critique, antimilitariste et anticlérical, dans une société profondément marquée par Mai 68. Après un unique numéro en 1982, la parution cesse jusqu'en 1992, date à laquelle une partie des membres de l'ancienne équipe, Cabu en tête, se retrouve pour relancer Charlie Hebdo avec de nouvelles personnes.
La reprise par Charlie Hebdo des caricatures de Mahomet du Jyllands-Posten, en 2006, a déclenché contre le journal de vives réactions, parfois violentes, dans des pays musulmans et un procès d'associations musulmanes pour « injures publiques à l’égard d’un groupe de personnes en raison de leur religion » gagné par la rédaction. En novembre 2011, le siège du journal est endommagé par un incendie criminel.
Le 7 janvier 2015, un attentat islamiste perpétré par les frères Kouachi tue douze personnes, dont huit collaborateurs de l'hebdomadaire en pleine conférence de rédaction. Les manifestations des 10 et 11 janvier 2015 contre les attentats ayant visé Charlie Hebdo et la prise d'otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes réunissent plus de 4 millions de manifestants, ce qui en fait le plus important rassemblement de l'histoire moderne du pays. Le numéro 1178, dit « des survivants », sort le mercredi suivant, tiré à près de 8 millions d'exemplaires ; le journal passe en moins d'un mois de 10 000 à 220 000 abonnés.
Le 5 mai 2015, le PEN club international remet à New York le prix du courage et de la liberté d'expression à l'équipe des survivants. L'initiative, chaudement soutenue par Salman Rushdie, provoque une controverse aux États-Unis et au Royaume-Uni.
« L'esprit Charlie » est invoqué pour défendre la liberté d'expression, l’humour décapant et irrévérencieux, les valeurs de gauche, la défense de la laïcité, et a influencé plusieurs médias français.
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Le sifflet, usages et symboles .
À l’évocation du sifflet, on se représente ce petit objet utilisé par l’arbitre ou l’agent qui fait la circulation, ou encore ce jouet destiné aux enfants ou à celui qui, en période de fête ou de manifestation, l’utilise en raison de ses capacités sonores souvent très efficaces. Nous allons examiner ici les différents contextes dans lesquels les sifflets sont employés, ce qui nous permettra d’en dégager les fonctions. Nous verrons qu’elles découlent de la grande richesse symbolique du sifflet, ce qui a fait de lui un véritable objet rituel, fonction qu’il a perdue de nos jours.
Fonctions du sifflet
Fonction signalétique
Les sifflets, qu’ils soient ou non en terre cuite, possèdent une fonction de communication. Celle-ci est destinée autant à des personnes qu’à des animaux mais, aussi, à des êtres surnaturels.
Une des spécificités du sifflet est que le son, généralement strident, se détache du fond sonore, ce qui en fait un instrument de signal particulièrement adapté qui va jusqu’à permettre un véritable langage. Beaucoup de ces langages sifflés n’utilisent d’autres accessoires que les doigts insérés dans la bouche et, pour André Schaeffner (1895-1980), spécialiste des instruments et responsable de la collection instrumentale au musée de l’Homme (MH), les sifflets pourraient être une réminiscence d’un langage sifflé préexistant.
Le sifflet « peut être oral, écrit-il, procédé auquel il semble que la musicologie n’ait accordé aucune attention, mais duquel l’acoustique, l’ethnographie et l’histoire des religions se sont occupées. Le sifflement rentre dans bien des rituels, fournit la matière d’un langage à courte distance ou se trouve être l’objet de tabous particuliers1 ».
En Andalousie, dans la région de Topares (Almería), les bergers creusaient et perçaient des morceaux de poterie qu’ils plaçaient dans la bouche entre les dents ; ils utilisaient ces pitos (« petits sifflets ») ou bocas (« bouches ») pour communiquer entre eux dans un véritable langage2. Ces langues sifflées se retrouvent dans de nombreuses régions du monde. Comme le rapporte Félix Éboué, en parlant du banda, une des langues des peuples de l’Oubangui-Chari, c’est « une langue musicale qui peut se parler, se siffler, soit avec la bouche, soit au moyen de sifflets en bois et en corne3 »
On le voit, l’utilisation de la poterie n’est pas spécifique. Dans les Ardennes belges au xixe siècle, on utilisait ainsi des sifflets en schiste tendre, de forme semblable aux sifflets d’argile andalous .
À la chasse , pour le commandement, pour donner l’alerte, les sifflets sont utilisés depuis des millénaires. Si, aujourd’hui, on associe le sifflet aux forces de l’ordre ou aux arbitres, leur utilisation était encore commune au xixe siècle pour appeler un fiacre, un domestique ou un serveur, ou encore pour siffler l’alerte en cas d’agression. Chacun ou presque disposait d’un sifflet. Ce qui explique sans doute la variété des modèles réalisés.
Pour les familles royales ou nobles, certains sifflets étaient réalisés en vermeil ou encore finement sculptés, en ivoire ou faits de pierre fine, et même soufflés en verre. Le sifflet de marine qui permettait de transmettre les signaux à bord reflétait la hiérarchie de la Royale : du somptueux sifflet en argent de l’amiral de la flotte au sifflet du gabier. C’est pour ce même usage que le sifflet fut utilisé dans l’armée, dans les forces de police ou dans les chemins de fer, et qu’il est toujours utilisé en sport. Le berger sculptait ses sifflets dans du bois ou de l’os pour appeler son troupeau ou ses chiens. Les fragiles sifflets en terre cuite n’ont bien sûr jamais été utilisés dans tous ces contextes.
Dans un cadre domestique, le sifflet avait sa place dans le quotidien. Il est toujours surprenant de découvrir des sifflets associés aux objets les plus divers : porte-aiguilles des couturières, cannes, tasses, etc. Certains de ces objets ont été réalisés en céramique. C’est par exemple le cas de porte-aiguilles en forme de jambe en porcelaine produits à Kelsterbach (Allemagne) au xviie siècle, dans lesquels un sifflet est parfois percé dans le pied de ces objets précieux sertis d’or ou de vermeil.
Dans ces usages, la céramique est choisie en fonction de l’objet principal et non spécifiquement pour le sifflet. On peut inclure dans cette catégorie les sifflets réservés à la chasse en forme de tête de chien en porcelaine, en grès ou en faïence. Réalisés en Angleterre, ils ne se différencient pas des sifflets métalliques souvent de forme semblable vendus dans les catalogues d’objets de chasse.
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Le raku
De l’origine à nos jours
Le raku s’inscrit pleinement dans l’histoire de la poterie traditionnelle.
Son origine se situe au Japon où pratique et philosophie se sont rencontrées.
Le raku est le prolongement et même l’aboutissement de la poterie traditionnelle.
A l’origine, seuls les potiers devenus maîtres s’adonnaient à cette pratique relevant d’une longue expérience.
Il prend son essor au XVIème siècle avec la rencontre d’un moine zen Sen no Rikyu ou Soeki et d’un potier coréen Chojiro
Bol raku noir de ChôJirô 16ème siècleBol raku rouge de Chôjirô 16 ème siècleBol raku noir Chawan 16ème siècle
En associant spiritualité et pratique, les fondements de la cérémonie du thé furent posés avec une place prépondérante pour le bol raku
Lors de ce rituel, chaque participant a son bol (exécuté ou non par lui-même). Une fois cuit et émaillé il est utilisé comme pièce centrale.
Par ailleurs, tous les ustensiles nécessaires sont eux-mêmes choisis par le maître de cérémonie pour leur simplicité et leur beauté extrêmement sobre.
Une pratique associée à une philosophie ou art de vivre : le Zen
Trois mots pour la résumer : joie, aise, bonheur.
La pratique raku associe intimement un savoir faire en lien avec la nature, une façon particulière d’investir le temps et le lieu où l’on travaille.
Au Japon elle est encore liée au rituel de la cérémonie du thé, l’une comme l’autre se magnifient pour relier la nature et l’homme dans une forme de transcendance ou de contemplation méditative.
Dans la cérémonie du thé, le bol est l’élément central. Sa forme, sa couleur, sa beauté sont les marques du potier, le maître de cérémonie met en scène ce rituel et partage avec ses invités un moment de paix, de silence ou de méditation.
Raku est aussi le nom d’une lignée de potiers célèbres au Japon, lignée qui se perpétue actuellement.
En occident, quelques amateurs savent apprécier l’esthétique particulière d’un bol raku et connaissent son histoire et son origine. Chez nous le bol n’est qu’un simple objet utilitaire parmi d’autres.
La céramique raku de nos jours
Du XVIème au XXIème siècle, elle a fait son chemin au fil du temps et de la géographie.
Si les céramistes contemporains aiment encore fabriquer des bols, depuis les années 70, ils ont largement ouvert le champ de leurs recherches et de leurs productions (sculpture, objets utilitaires ou décoratifs).
La vulgarisation de cette technique ne nécessitant pas un matériel sophistiqué et l’accès à une technique apparemment facile ont donné lieu à des réalisations échappant souvent à l’esprit d’origine.
Actuellement, au Japon comme ailleurs, la céramique raku ne s’est pas limitée au rituel du thé. De nombreuses réalisations témoignent d’une création diversifiée plus ou moins nourries par cette tradition mais s’inscrivant à présent pleinement dans la création contemporaine.
++ Désormais on peut trouver ttes sortes d'objets de décorations en raku .. 😍
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C'était ...hier
1497 : Le navigateur portugais Vasco de Gama double le Cap de Bonne-espérance à la pointe Sud de l'Afrique. Il ouvre ainsi le passage entre l'Afrique et l'Asie. Bartholomeu Diaz fut le premier à la découvrir, mais à cause de la difficulté qu'il rencontra à la franchir le nomma, "Cap des tempêtes". Avec la nouvelle expédition mandatée par le roi du Portugal Manuel la Fortuné, Vasco de Gama et ses trois navires, réussissent à ouvrir le "route des épices". Ils contourneront l'Afrique et arriveront aux Indes à Calicut, l'ancienne Calcutta, en mai 1498.
1963 : En tournée à travers les Etats-Unis, le président John Fitzgerald Kennedy est abattu par trois coups de feu alors qu'il traversait le centre ville de Dallas dans une cadillac décapotable. Transporté en urgences à l'hôpital le président mourra 30 minutes plus tard. Le gouverneur du Texas, John Connaly, présent dans la voiture officielle est grièvement blessé. Mais il sortira indemne du Parkland Memorial Hospital de Dallas. Agé de 46 ans JFK n'aura gouverné que trois ans. Les circonstances et le mobile de son assassinat sont restés obscurs.
1980 : L'actrice Mae West, sex symbol des années 30, meurt à l'âge de 87 ans
2000 : Décès du coureur de longue distance Emil Zatopek à l'âge de 78 ans (triple médaillé d'or aux Jeux olympiques de 1952).
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C'était .. hier
1783 : Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes s'envolent à bord d'une montgolfière de 2200 mètres cubes. Les deux hommes réalisent le premier voyage aérien. Le départ est donné du château de la Muette à Paris et c'est au dessus des Tuileries qu'ils atteignent leur altitude maximale, 1000 mètres. Après 20 minutes de vol, l'appareil se pose à la Butte aux cailles près de la place d'Italie.
1983 : Sortie du clip Thriller de Michael Jackson
1987 : Bruce Willis épouse Demi Moore
1991 : Gérard d'Aboville débarque dans le port d'Ilwaco aux États-Unis après avoir traversé le Pacifique en solitaire et à la rame en 134 jours. Il aura affronté les vents, les tempêtes, les typhons et les accidents du monocoque pour parvenir à cet exploit que les journaux ne manqueront pas de saluer en titrant "Il a ramé, il a galéré, il a triomphé".
2005, Angela Merkel , première femme chancelier d'Allemagne
