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C'était .. hier
1926 L'institut Pasteur annonce la découvrete d'1 sérum contre le tétanos
1976 : Agatha Christie, la grande dame de la littérature policière, meurt à l'âge de 85 ans. Elle a créé les inoubliables personnages d'Hercule Poirot et de Miss Marple.
1981 : La série Dynasty, mettant en vedette Joan Collins, débute sur la chaîne de télévision ABC.
1990 Air France prend le contrôle d'air Inter
1998 18 pays européens signent le 1er instrument du droit international interdisant le clonage d'êtres humains
Capusa06
La Neue Zürcher Zeitung (abrégé NZZ) (traduction : Nouvelle gazette zurichoise) est un quotidien suisse, considéré comme le journal suisse de référence en langue allemande.
Le nom désigne aussi le groupe de presse qui édite ce journal ainsi que d'autres publications.
Histoire
Salomon Gessner fait paraître le journal pour la première fois le 12 janvier 1780 sous le nom de Zürcher Zeitung (Gazette zurichoise), sous la forme d'un hebdomadaire du lundi. L'orientation du journal varie alors, mais il est en général influencé par la philosophie des Lumières et plutôt favorable aux processus de réforme. En 1821, il prend le nom de Neue Zürcher Zeitung. La NZZ se place désormais clairement dans le camp libéral, se positionnant contre les mesures de censure, en faveur de l'élaboration de l'État fédéral et, en 1845-1847, contre le Sonderbund.
Après 1848, la NZZ devient le porte-parole écrit du « système Escher », surnom donné par ses adversaires au pouvoir hors du commun acquis par l'homme d'affaires zurichois Alfred Escher, cumulant empire industriel et bancaire avec de nombreux mandats politiques. En 1868, la fin du « système Escher », provoquée par la crise des chemins de fer, fait planer une menace sur son existence, mais les libéraux zurichois transforment alors la gestion du journal en une société anonyme, la NZZ SA, qui existe toujours aujourd'hui. Conformément aux statuts, aucun de 1 400 actionnaires ne possède plus de 1 % du capital.
La NZZ a toujours défendu le principe de la neutralité suisse, particulièrement lors des deux guerres mondiales Au cours de la guerre froide, elle se montre résolument anticommuniste et se prononce contre la neutralisation de l'Allemagne. En revanche, elle n'a jamais pris de position tranchée sur les relations entre la Suisse et l'Union européenne, bien que cette question soit devenue centrale dans les débats politiques helvétiques.
La NZZ est, avec la Wiener Zeitung de 1703 et la Hildesheimer Allgemeine Zeitung de 1705, l'un des plus anciens journaux de langue allemande à paraître encore de nos jours. Elle est le plus ancien titre de presse suisse à toujours paraître .
Forme
Le journal est articulé en quatre cahiers, sauf l'édition du vendredi qui en compte cinq.
Parution
De 1894 à 1969, la NZZ sortait trois éditions par jour. En 1969, elle passe à deux éditions quotidiennes. Depuis 1974, elle paraît une fois par jour, six fois par semaine.
Diffusion
La NZZ tire actuellement à 111'023 exemplaires, dont 7'409 exemplaires de l'édition internationale (chiffres de 2018).
L'édition internationale – NZZ International – paraît sous la forme d'un cahier de 40 pages. Elle est conçue spécialement pour le lectorat l'espace germanophone non helvétique. La place donnée aux actualités suisses y est moindre et l'accent est mis sur l'actualité internationale.
La Neue Zürcher Zeitung possède un réseau mondial de soixante correspondants à son service exclusif.
En 2007, le journal tirait à 144 000 exemplaires quotidiennement. Mais, comme tous les titres de la presse écrite, la NZZ subit, depuis quelques années, une baisse conséquente de ses ventes. Entre 2008 et 2018, elles accusent une chute de 42'588 exemplaires vendus, ce qui correspond à une baisse de 29,78 %.
Capusa06
Mais au fait, qui a inventé les premières chaussures pied droit / pied gauche ?
Sans cet homme, natif de Besançon, nous en serions toujours à posséder des chaussures sans distinction de pied ! Cet inventeur nous a sauvé la mise en inventant un pied droit, un pied gauche et une semelle !
Vos chaussures ont un sens ? Enfin disons que le pied droit avec la chaussure droite et le pied gauche avec la chaussure gauche ! Imaginez des chaussures sans pied droit ou gauche ? Difficile d’y penser . Aujourd’hui, pourtant avant l’invention d’un bisontin dont le nom est devenu célèbre, il n’y avait pas de différenciation entre chaque pied.
Alexis Godillot donne du confort aux utilisateurs en 1854 et notamment aux soldats de la Guerre de Crimée ! C’est lui qui les chaussera de godillots ! Si, aujourd’hui, les godillots sont plutôt péjoratifs, ils étaient pourtant une invention essentielle qui nous rend un fier service aujourd’hui !
Avant 1854, les chaussures étaient fabriquées sans distinction, pas de pied gauche ou droit, juste deux chaussures… Et c’était donc aux pieds de former leurs chaussures ! Imaginez des bonnes vieilles chaussures en cuir que l’on doit former avec ses pieds… Imaginez aussi les ampoules et douleurs qui pouvaient en découler !
Des chaussures plus confortables à usage militaire .
Alexis Godillot souhaite apporter un peu de confort aux souliers des soldats. Fils d’épicier de Besançon, il décide de partir à Paris pour monter son entreprise ! Lorsqu’éclate la Guerre de Crimée, ces godillots équipent les soldats et lui ouvrent les portes de la richesse et de la postérité ! Il devient le fournisseur officiel des chaussures des militaires ! Il construit une vaste usine à Saint Ouen, dont il sera plus tard le premier édile et emploie 3000 ouvriers !
En 1870, ses godillots équipent les fantassins contre les prussiens. A cette époque les chaussures sont imperméables et cloutées… Et très lourdes à porter ! C’est peut-être à cause du poids des chaussures que l’on rendra responsable Mr Godillot de la défaite. Les godillots incriminés deviennent des godasses et sont donc synonyme de dépravation.
Rendons à Mr Godillot ce qui appartient à Mr Godillot ! C’est quand même grâce à lui que nous pouvons mettre le bon pied dans la bonne chaussure, que nous avons des semelles adaptées à la voûte plantaire.
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Le saviez vous ..
L’insuline est une hormone qui régule la glycémie. Elle est sécrétée par le pancréas en réponse à une augmentation du taux de sucre dans le sang. Sa sécrétion entraîne une cascade d’évènements conduisant à la diminution de ce taux de sucre dans le sang. L’absence de production d’insuline par le corps ou sa mauvaise utilisation par l’organisme conduisent au diabète de type 1 ou de type 2.
Comprendre le rôle de l’insuline et les conditions qui favorisent sa production par l’organisme peuvent permettre aux personnes diabétiques de mieux comprendre l’importance de l’alimentation et de l’activité physique dans la régulation de leur glycémie. Ces informations peuvent aussi être utiles pour faciliter les échanges avec l’ensemble des professionnels de santé en charge du patient.
Le rôle de l'insuline
L’insuline est un peptide à deux chaînes d'acides aminés agissant comme une hormone. Elle est synthétisée par le pancréas dans des cellules spécialisées (les cellules bêta) elles-même situées dans une structure du pancréas appelée îlots de Langerhans. Le pancréas est l’organe en charge de la régulation de la glycémie, c'est-à-dire le taux de glucose dans le sang. Sa fonction est de répondre :
à une hypoglycémie en synthétisant du glucagon, et
à une hyperglycémie en sécrétant de l’insuline.
L’insuline régule la glycémie par son action hypoglycémiante.
Suite à sa sécrétion, à la suite d’un repas par exemple, l’insuline permet au glucose sanguin d’être distribué aux cellules de l’organisme (en particulier les cellules musculaires et les cellules du cerveau) pour qu’il y soit converti en énergie utile aux fonctions cellulaires.
Le saviez-vous ? Le glucose est le carburant préféré du cerveau ! Il en consomme chaque jour environ 120 g, soit près de la moitié de l’apport glucidique journalier recommandé
Lorsque la quantité de glucose circulant est supérieure aux besoin cellulaires de l’organisme, l’insuline dirige l’excès de glucose vers le foie, où il sera stocké sous forme de glycogène.
A l’inverse, en cas de glycémie trop basse (hypoglycémie), le pancréas synthétise du glucagon dans les cellules alpha pancréatiques. Cette autre hormone aura une action locale sur le foie pour dégrader le glycogène en glucose, qui sera alors sécrété dans le sang pour restaurer une glycémie capable de répondre aux besoins de l’organisme.
L’insuline joue donc un rôle central dans la régulation de la glycémie. Il existe deux situations pathologiques (les diabètes de type 1 et 2) au cours desquelles l’insuline n’assure plus sa fonction :
La perte de réponse à l’insuline, définissant le diabète de type 2
L’absence de sécrétion d’insuline par le pancréas, qui définit le diabète de type 1.
Perte de réponse à l’insuline
Chez certains individus, la plupart du temps plutôt âgés et en surpoids, l’organisme développe une résistance à l’insuline pouvant conduire à un diabète de type 2. En d’autres termes, malgré une production d’insuline continue par le pancréas, le glucose n’est plus assimilé et reste à un taux élevé dans le sang. La résistance à l’insuline résulte d’un désordre métabolique complexe qui met en jeu les trois types de tissus cibles de l’insuline : les muscles squelettiques, le tissu adipeux et le foie. Les mécanismes moléculaires responsables de la résistance à l’insuline ne sont pas totalement élucidés. En revanche, la corrélation entre la quantité de graisse profonde abdominale (contrairement à la graisse sous-cutanée) et la résistance à l’insuline semble être clairement établie.
Cette résistance pousse le pancréas à produire de plus en plus d’insuline pour réduire le taux de sucre dans le sang, conduisant les cellules bêta-pancréatiques à s’épuiser et à perdre de leur efficacité. Combinés, la résistance à l’insuline et le dysfonctionnement de la fonction pancréatique conduisent à une hyperglycémie chronique, définissant un diabète de type 2.
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C'était .. hier
1922 : Pour la première fois, on traite un diabétique à l'insuline.
1962 : Le paquebot France, orgueil des Chantiers de l'Atlantique, quitte Le Havre pour sa croisière inaugurale. Le géant des mers jauge 55.000 tonnes ; il peut accueillir jusqu'à 618 passagers en première classe et 1626 en classe économique, tandis que son équipage compte 1000 personnes.
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Le Petit Chaperon rouge est un conte de tradition orale d'origine française.
Il est surtout connu par le biais de deux versions collectées, retranscrites et interprétées par les moralistes Charles Perrault en France et les frères Grimm en Allemagne. Depuis le milieu du xxe siècle, il a fait l'objet de nombreux détournements opérant un retour aux sources de la tradition orale et populaire du conte.
Versions originelles du conte
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Le Petit Chaperon rouge est un conte de la tradition populaire française qui a connu de nombreuses versions au cours de l’histoire et selon les pays où il a été repris. On dénombre une centaine de variantes du conte[1],[2],[3].
Les paysans français racontaient l’histoire dès le xive siècle. L'une des versions orales du conte est des plus sanglantes : le loup, arrivé chez la mère-grand, la dévore en gardant toutefois un peu de côté, et prend sa place. Le petit garçon arrive et, ne se doutant de rien, obéit à la fausse grand-mère lui disant de manger un peu de viande et de boire un peu de vin, en fait la chair et le sang de l'aïeule (le petit garçon s'interrogerait même quant aux dents présentes dans la chair, question à laquelle le loup lui répondrait qu'il s'agit de haricots).
Une version de l'histoire du Petit Chaperon rouge est sculptée au palais Jacques-Cœur de Bourges (en France), palais du xve siècle, ce qui atteste encore de l'ancienneté de ce conte populaire.
On retrouve trace de l’histoire d'un Petit Chaperon rouge dans la tradition orale de nombreux pays européens, sous différentes versions, antérieures au xviie siècle. Dans ses versions européennes, le conte oppose le plus souvent, dans une convention toute médiévale, l’univers sûr du village aux dangers de la forêt, même si aucune version écrite ne remonte à cette époque [4]. En fait la version écrite la plus ancienne remonte à un poème « De puella a lupellis servata » compris dans le recueil Fecunda ratis, rédigé au xe siècle par l’écolâtre Egbert de Liège[5].
L’anthropologue britannique Jamie Tehrani, de l’Université de Durham, a ainsi mené une étude mathématique sur 58 variantes du conte en se concentrant sur 72 variables (nombre et sexe des protagonistes, le type d'animal, la fin, les ruses utilisées, etc.)[2] : cette étude présente cependant de nombreux problèmes[6]. Dans certaines des versions les plus anciennes, le Petit Chaperon rouge est un jeune homme déguisé en fille et envoyé par Mère-Grand dans la forêt hostile entourant le village pour tuer le loup. Le conte porte d'abord sur le travestissement et la dissimulation. La couleur du Chaperon servant au travestissement est une référence symbolique au meurtre du Loup. Dans la version italienne, intitulée La Finta Nonna[7]. (La Fausse Grand-mère), la petite fille l’emporte sur le Loup grâce à sa propre ruse, sans l’aide d’un homme ou d’une femme plus âgée. Dans cette version également, le conte insiste sur la dissimulation et la ruse.
Le conte du Petit Chaperon rouge est devenu l’un des plus populaires en Europe et dans le monde grâce à la grande versatilité de la situation triangulaire entre le Petit Chaperon rouge, le loup et mère-Grand. Il permettait aux conteurs de proposer différentes variantes en fonction de leur public et de l'objectif visé[3].
Le personnage du chasseur (ou d'un bûcheron, selon les versions), inexistant au départ, n'apparaîtra que dans une des versions les plus tardives du conte, celle des frères Grimm[8], reléguant le Petit Chaperon rouge, qu'il soit homme ou femme, dans un rôle plus passif.
Il existe une version chinoise du conte : dans celle-ci, c'est la grand-mère qui se rend chez ses trois petites filles. Elle rencontre le loup qui, après l'avoir interrogée, la tue et prend son apparence dans le but de tromper et de manger les trois filles. Ces dernières, cependant, finissent par comprendre l'imposture et par tuer le loup par la ruse. On peut aussi citer les versions coréennes où l'agresseur est un tigre, la victime, la mère et les enfants, au moins un garçon et une fille.
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C'était ... hier
1863 : Imaginé par Charles Pearson, le premier métro du monde est inauguré à Londres à 6 heures du matin. La ligne longue de 4 miles (6,5 kilomètres) permet de rallier Farringdon street à Paddington. Malgré les problèmes d'aération, il fonctionne à la vapeur. Durant cette première journée, le "London Metropolitan" transportera près de 30 000 passagers.
1880 : Début du percement du tunnel du Panama.
1917 : Décès à l'âge de 70 аns de William Frederiсk Cody, qui a pris part aux luttes contre les Sioux à Chеyenne entre 1869 еt 1873. Mieux connu sous le nom de Buffalo Bill, il a hérité de son surnom après avοir tué en 1866 plus de 4000 buffles pour fournir de lа viande aux trаvailleurs œuvrant à la сοnstruction du chemin dе fer du Missouri.
1929 : L'illustrateur Georges Rémi alias Hergé, publie dans le supplément du quotidien bruxellois "Le vingtième siècle", sa nouvelle bande dessinée: "Tintin au pays des soviets".
1949 : La maison de disque américaine RCA met en vente un nouveau type de disque en vinyle qui prendra le nom de 45 tours du fait de sa rotation de 45 tours par minute. Grâce à cette invention, qui permet d'écouter 8 minutes de musique sur chaque face, les artistes vont se lancer sur un nouveau marché, la vente de "single".
1971 : Coco Chanel, la grande créatrice de mode française, s'éteint à l'âge de 87 ans. En 1955 elle a été reconnue comme le couturier le plus représentatif de son siècle.
1975 : Début d'Apostrophes, émission litéraire de la télévision française, animée par Bernard Pivot. L'émission sera diffusé jusqu'au 22 Juin 1990 !
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Le disque microsillon a été le principal support de diffusion d'enregistrement sonore commercial pendant la seconde moitié du xxe siècle. Appelé à ses débuts microsillon, par opposition au 78 tours, puis disque, de son succès commercial à l'apparition du disque compact dans les années 1980, il est aussi appelé, par synecdoque vinyle ou disque vinyle depuis les années 2000, quand il connaît un relatif renouveau après avoir presque disparu, tandis que le CD décline face à la musique en ligne.
Le développement du polychlorure de vinyle, une matière plastique synthétique et le développement des tourne-disques à amplificateur électronique ont permis de multiplier par cinq ou six la durée d'écoute pour un disque de même taille tout en améliorant la qualité sonore : le bruit de fond et la distorsion diminue, la bande passante s'élargit. Le disque phonographique devient plus léger et plus durable. L'enregistrement peut être stéréophonique.
Un sillon en spirale parcourt la surface de chaque face. Le début de l'enregistrement se trouve côté extérieur. Les vitesses, le sens de rotation du disque, la largeur et la forme du sillon sont définies pour permettre d'utiliser tous les disques sur n'importe quel appareil. La forme et la taille des disques peuvent varier sans nuire à leur compatibilité. Il existe principalement deux formats, « LP » (de l'anglais « long play », « longue durée ») quand il s'agit d'un disque de 30 cm de diamètre tournant à 33 tours par minute, et single (avec généralement un seul morceau par face) pour un disque de 17,5 cm de diamètre tournant à 45 tours par minute. Les disques sont en général de couleur noire comme leurs prédécesseurs ; des disques de formes diverses ont été produits, notamment des « disques » paradoxalement carrés, et des disques de couleurs y compris aussi transparents, souples, décorés d'images comme les picture-discs, tous possédant un sillon lisible par les appareils ordinaires.
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La Bulle d’or, parfois appelée bulle d’or de Nuremberg ou bulle d’or de Metz, est un code juridique essentiel du Saint-Empire romain, promulgué par l’empereur Charles IV le 10 janvier 1356 à la diète de Nuremberg et le 25 décembre 1356 à Metz. En tant que « loi fondamentale », elle donne à l’institution de l'Empire sa forme définitive, jusqu’à sa dissolution en 1806, attribuant le choix du roi des Romains aux sept princes-électeurs. Elle tire son nom de la forme du document original, scellé par une bulle en or métallique.
La ville de Francfort-sur-le-Main conserve un exemplaire original de cette fameuse bulle d'or. Il en existe une copie aux archives de la ville de Metz. Une copie originale enluminée fut remise au royaume de Bohême, aujourd'hui conservée à la Bibliothèque nationale autrichienne. Les copies originales encore conservées ont été promues au registre international Mémoire du monde en 2013.
Contenu
La Bulle d'or est composée de trente et un chapitres qui fixent de façon minutieuse les règles de transmission de la dignité impériale. Dans la plupart des cas, aucun droit nouveau n'est créé, mais des procédures formées au fil des siècles sont codifiées.
Selon les normes électorales fixées, le roi doit être élu à la majorité des voix du collège électoral de sept membres comprenant trois ecclésiastiques et quatre laïcs. Au plus tard dans les trente jours suivant l'annonce du décès du dernier roi des Romains, l'archevêque de Mayence, en sa qualité d'archichancelier pour la Germanie, convoque les six autres princes-électeurs pour le choix du nouveau roi à la collégiale Saint-Barthélemy de Francfort. L'élection et les délibérations sur les capitulations suivent l'ordre de préséance. Les votes sont enregistrés dans l'ordre prévu au chapitre IV paragraphe 4 :
L'archevêque de Trèves en tant qu'archichancelier pour la Bourgogne.
L'archevêque de Cologne en tant qu'archichancelier pour l'Italie. Jusqu'à la fin du Moyen Âge, le nouveau roi fut sacré par l'archevêque à la cathédrale d'Aix-la-Chapelle.
Le roi de Bohême en tant que prince laïque couronné et échanson d'Empire.
Le Comte palatin du Rhin en tant qu'écuyer de cuisine et régent impérial des pays franconiens.
Le duc de Saxe en tant que maréchal d'Empire et régent impérial des pays saxons.
Le margrave de Brandebourg en tant que chambellan d'Empire.
L'archevêque de Mayence, au rang le plus élevé en tant qu'archichancelier pour la Germanie, vote en dernier. En cas d'égalité des suffrages, il a voix prépondérante.
Le roi était alors réputé in imperatorem promovendus (« devant être promu empereur »), mais la bulle restait muette quant à la confirmation par le pape. Mais les conditions d'élection étaient si bien précisées qu'elles ne pouvaient plus être contestées. Le pape n'avait donc plus d'arbitrages à rendre. La Bulle d'or de 1356 reconnut aux archevêques de Mayence la primauté pour l'élection du roi et la présidence du collège électoral.
La Bulle d'or définit aussi les prérogatives impériales. L'empereur était le suzerain de tous les fiefs impériaux. Il détenait le pouvoir judiciaire suprême. Les électeurs avaient rang de souverains, et la prééminence sur tous les autres princes de l'Empire. Leurs terres n'étaient plus démembrables et devaient être transmises du père au fils aîné. Ils obtenaient le droit de justice souveraine.
Charles IV mit en valeur l’importance de la connaissance des langues étrangères pour les affaires quotidiennes et politiques de l’Empire, ce dont témoigne le chapitre XXXI de la Bulle d’Or, qui recommande aux princes-électeurs d’éduquer leurs enfants, pour des raisons pratiques, dans les langues suivantes : « en dehors de l’allemand, qu’ils connaissent naturellement, aussi le latin, l’italien et le slave » ce qui veut dire dans ce contexte le tchèque. Ces langues étaient en effet les moyens principaux de communication dans l’Empire.
Origine
Au milieu du xive siècle, après la longue période de conflits incertains d'une part entre Louis de Bavière et les papes, d'autre part entre les Wittelsbach et les Habsbourg, puis les Luxembourg, l'Empire perdait de plus en plus de sa force politique. Dès 1343, le pape Clément VI osa inviter les électeurs à se réunir pour remplacer Louis de Bavière, ce qui ne fut fait que le 11 juillet 1346 et aboutit au choix du marquis de Moravie, Charles de Luxembourg, petit-fils de l'empereur Henri VII.
Charles IV fut couronné roi du vivant de son adversaire et engagea des démarches pour obtenir la couronne impériale. Il y parvint grâce à ses bonnes relations avec Innocent VI, qu'il avait connu à Paris. Il reçut la couronne le 5 avril 1355, jour de Pâques, à Rome au Latran par le cardinal d'Ostie. L'année suivante, il prenait la décision fondamentale d'organiser institutionnellement l'élection royale et le destin de l'Empire. L'empereur convoqua l'assemblée solennelle qui s'ouvrit à Nuremberg le 25 novembre 1355. Mettre de l'ordre dans les institutions et corriger les plus graves de leurs défauts, tel était le vaste programme que Charles fixa d'entrée de jeu aux participants, un programme dont une partie seulement put être réalisée ; encore les quelques semaines que dura cette diète ne suffirent-elles pas pour mettre au point tout ce qui avait été décidé ; les travaux reprirent à Metz, où le jour de Noël 1355 l'ensemble des actes fut publié, et la Bulle d'or promulguée le 10 janvier 1356 : les sept princes-électeurs sont pérennisés, le royaume allemand devient le cœur et la force dirigeante de l'Empire, Aix-la-Chapelle le lieu exclusif du couronnement ; la coupure avec Rome est consommée. Dorénavant royaume et Empire sont confondus, les électeurs du roi sont officiellement devenus des électeurs de l'empereur, le Saint-Empire romain désigne dorénavant le royaume allemand. La Bulle d'or avait incontestablement clarifié les choses. L'Empire, qui depuis très longtemps évoluait en ce sens, était désormais un assemblage de principautés dotées à tout le moins d'une très large autonomie et dans sept cas d'une quasi-souveraineté ; l'empereur était en quelque sorte le président d'un organisme que les constitutionnalistes actuels appelleraient fédération.
En réponse aux questions soulevées par les troubles internes et l'affrontement d'un quart de siècle entre l'Empire et la Papauté — les deux glaives — l'empereur Charles IV, élu en 1347 décida de réformer l'Empire et de fixer définitivement les modalités de l'élection du roi. Le droit de vote était limité à sept princes-électeurs qui l'avaient en fait accaparé depuis le milieu du xiiie siècle. Le candidat ainsi élu par les princes allemands avait le titre de « roi des Romains ».
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Le saviez vous ..
Il y a 50 ans, le Haut barrage d'Assouan domptait les eaux du Nil
Le 15 janvier 1971, le Haut barrage d'Assouan sur le Nil, projet pharaonique de l'Egypte nassérienne construit avec le concours des Soviétiques, était inauguré, permettant d'accroître ses ressources énergétiques et d'étendre ses zones irriguées.
Mais l'ouvrage a suscité de vifs débats. Ses détracteurs lui reprochent notamment d'avoir diminué en aval le limon fertilisant et réduit la surface du delta du Nil rongé par la Méditerranée.
Et il a surtout provoqué un important transfert de la population nubienne, dont les terres ont été en grande partie submergées par les eaux du lac Nasser, en amont du barrage.
- Un rêve nassérien -
Depuis qu'il a pris les rênes du pouvoir en 1954, Gamal Abdel Nasser rêve d'ériger un barrage sur le Nil pour augmenter de 30% la superficie des terres cultivables.
L'Egypte disposait déjà à Assouan d'un barrage construit par les Anglais, inauguré en 1902. Mais dans les années 1950, devant l'accroissement de la population, les autorités cherchent à augmenter les ressources énergétiques et à étendre les zones irriguées, en évitant crues et sécheresses.
Un premier projet d'accord est signé avec les Etats-Unis fin 1955. Le Royaume-Uni promet d'être partie prenante.
Mais l'hostilité de Nasser au "pacte de Bagdad", une alliance régionale impulsée par Washington et Londres qui vise à endiguer l'influence de Moscou dans la région, conduit notamment les Etats-Unis à se retirer du projet en juillet 1956.
Quelques jours plus tard, Nasser, héraut du panarabisme et du mouvement des non-alignés, riposte en annonçant la nationalisation du canal de Suez.
Celle-ci conduira trois mois plus tard à l'attaque anglo-franco-israélienne contre l'Egypte, qui tournera au fiasco.
- "Symbole de l'amitié" avec l'URSS -
Entretemps, la Russie a offert de financer le barrage et le 9 janvier 1960 Nasser lance le début des travaux de construction.
Le 14 mai 1964, le "raïs" et le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev assistent à la mise en eau du Haut barrage.
- Transfert des Nubiens -
Le projet menace cependant les trésors de l'ancienne Nubie, partageant son territoire entre l'Egypte et le Soudan actuels, et dont les frontières s'étendaient le long du Nil.
Vingt-quatre temples et chapelles pharaoniques et gréco-romains risquent d'être engloutis puisque la mise en oeuvre du projet doit entraîner la formation d'un immense lac artificiel, le lac Nasser.
L'Unesco coordonne alors le plus grand sauvetage archéologique de l'histoire. Une vingtaine de monuments gigantesques sont démontés et réédifiés à l'abri des eaux, dont les célèbres temples d'Abou Simbel.
Les terres de l'ancienne Nubie sont toutefois en grande partie submergées par les eaux et une part importante de la population est contrainte de quitter les rives fertiles du Nil pour les campagnes arides du Sud ou les grandes villes.
- "Dompter les eaux du Nil" -
Le 15 janvier 1971, trois mois après la mort de Nasser, son successeur Anouar al-Sadate, accompagné du président du Soviet suprême Nikolaï Podgorny, inaugurent l'ouvrage et visitent la gigantesque centrale hydroélectrique.
Le président soviétique cite le "raïs", pour lequel cette construction était "la réalisation des rêves du peuple égyptien en vue de dompter les eaux du Nil".
Sadate rend un vibrant hommage à l'URSS pour son soutien politique et économique.
Le Haut barrage peut retenir plus de 160 milliards de m3 d'eau par an dans le lac Nasser. Les douze turbines installées sur le barrage produisent dix milliards de kilowatts d'électricité.
Pendant onze ans, 36.000 ouvriers égyptiens et plus de 2.000 experts soviétiques se sont relayés sur les chantiers. L'URSS en aura financé 40% alors que le reste a été payé par l'Egypte en coton, sous forme de troc.
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C'était ... hier
1431 : Début du procès de Jeanne d'Arc, accusée d'hérésie, devant un tribunal composé de 40 membres et présidé par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais.
1960 : Les travaux du haut barrage d'Assouan commencent. L'aide financière et technique apportée par les Soviétiques sera considérable dans la réalisation de ce projet. Le futur barrage, long de 3 600 mètres et haut de 111 mètres, déviera le Nil de son lit par un canal de 1,6 km. Mais la retenue d'eau provoquera le déplacement de trésors de l'Egypte ancienne tels les temples de Nubie à Abou Simbel. Le grand barrage d'Assouan sera inauguré le 15 janvier 1971.
1982 : Première édition sur la seconde chaîne de télévision française de l'émission "Champs-Elysées", présentée par Michel Drucker.
Capusa06
Cinq colonnes à la une est le premier magazine télévisé d'information français diffusé du 9 janvier 1959 jusqu’au 3 mai 1968 sur RTF Télévision (puis ORTF). Lancé à l'initiative de Jean d'Arcy, directeur des programmes de RTF, produit par Pierre Lazareff, Pierre Desgraupes, Pierre Dumayet (les " trois Pierre plus Paul Gordeaux le quatriéme mousquetaire "), le magazine est réalisé par Igor Barrère, la secrétaire générale Éliane Victor assurant un rôle de coordination. L'émission est emblématique de la présidence du général de Gaulle puisqu'elle l'accompagne de sa prise de fonction jusqu'à pratiquement son terme.
Ayant lancé le genre du magazine de reportages à la télévision française, elle est encore aujourd’hui considérée comme une référence du genre.
Principe de l'émission
Le titre est inspiré d’une expression de Paul Gordeaux l'inventeur entre autres, des bandes dessinées verticales de la der "le crime ne paie pas et les amours célèbres" : le texte des journaux est alors généralement réparti sur cinq colonnes verticales. L’article à la une (sur la première page) affiche un titre d’une largeur de cinq colonnes, signifiant par là qu’il relève d’une importance majeure.
« Si vous voulez être connu, il vaut mieux que l'on dise de vous sur 5 colonnes à la une de France-Soir : “ce type est un salopard” plutôt qu'à la page des petites annonces “ce type est formidable, il cherche du boulot” ! »
— Pierre Lazareff
L'indicatif musical du générique de l'émission est La Danse des flammes, extraite de la musique du ballet Le Rendez-vous manqué de Michel Magne.
Le magazine se compose d’un assemblage d’une douzaine de reportages en moyenne, d’une durée de 90 minutes. Cinq colonnes à la une fixe aux téléspectateurs un rendez-vous mensuel, placé à une case horaire de choix : 20 h 30. Très attendue et très remarquée, l’émission s’articule sur une succession de séquences, où le rythme est rapide et où l’attention ne doit pas faiblir. Elle se présente comme « un produit pédagogique » : « une introduction qui présente les faits, les lieux, les acteurs de l’évènement […], puis une partie centrale composée d’une succession d’interviews, entrecoupées d’images et de commentaires de transition, destinés à exposer les différents aspects du sujet ; enfin une conclusion, le plus souvent formulée en voix off par le journaliste ». Elle adopte la technique de la presse écrite : le vœu de Pierre Lazareff est respecté.
Cette émission repose avant tout sur « la présence du reporter sur le terrain qu’il met en scène à l’écran […]. Le reportage y apparaît simultanément comme le témoin, l’acteur et le narrateur de ce qu’il a vu ». Autre innovation : l’association inédite d’un journaliste à un réalisateur « qui souligne leur volonté de donner la primauté à l’image et de présenter un produit visuel de qualité ». Pierre Lazareff veut moderniser le journalisme audiovisuel et le décliner sur un mode original : « je veux […] recréer sur le petit écran quelque chose qui ait une force percutante aussi grande que l’événement lui-même ». La grande diversité des thèmes abordés, l’alternance de séquences graves et de séquences plus légères confèrent à l’émission un ton particulier.
Exemple, le programme de l’émission du mois d’avril 1961 où figurent dix reportages : New York, cible no 1 – Léo Ferré – Angola – Sacha Distel – Le procureur – Les Frères Jacques – École de mannequins – Chine 1961 – Charles Trenet – Planning familial à Grenoble. Dans ce programme, l’actualité légère est illustrée par Ferré, Distel ou Trenet, tandis que les informations généralistes de société se focalisent sur la justice ou la politique. Cette dernière est le domaine réservé des pays étrangers : le magazine fait le point sur la situation chinoise et évoque la menace castriste aux États-Unis (New York, cible no 1). Cette diversité est en grande partie à l’origine de sa consécration par le public.
Les professionnels de l’audiovisuel les premiers accueillent l’émission avec tous les honneurs. D’ailleurs, les producteurs ouvrent régulièrement leurs « colonnes » à des collaborations extérieures. Le public quant à lui, semble « avoir trouvé ce qu’il attendait plus ou moins confusément depuis la naissance de la télévision : la force d’évocation de l’image télévisée ». Le succès est foudroyant : l’émission est la plus regardée du petit écran. Toute cette attention incite au contrôle accru de son contenu, mais paradoxalement, cette notoriété engendre aussi une certaine autonomie.
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Le saviez vous ...
Marco Polo
Accompagnant son père et son oncle, négociants à Venise, Marco Polo prit dès 1271 la route de Pékin à travers l'Asie centrale et arriva en 1275 à Shangdu, résidence de l'empereur Kubilay Khan. Celui-ci lui ayant confié diverses missions, il parcourut le pays pendant seize ans. Rentré à Venise (1295), il fit le récit de son voyage dans le Livre des merveilles du monde (dit encore Il Milione, ou le Devisement du monde), extraordinaire description de la Chine mongole.
1. L'ÉPOPÉE EN FAMILLE
D'origine dalmate, les Polo s'établissent à Venise au début du xie siècle et y deviennent de prospères négociants. Le père de Marco, Niccolo, et son oncle, Matteo, inaugurent avec éclat la vocation exploratrice de la famille, puisqu'ils transforment une tournée commerciale en un immense voyage qui les conduit à Boukhara, puis jusqu'à Khanbalik (Pékin), où le Grand Khan, curieux de voir des « Latins », les a conviés. Partis en 1255, ils ne sont de retour qu'en 1269, avec un message de Kubilay Khan, petit-fils de Gengis Khan, pour le pape : le chef des chrétiens est amicalement invité à envoyer d'autres visiteurs en Chine.
Dès 1271, les deux frères repartent avec Marco (né le 15 septembre 1254). Le récit de Marco Polo commence à Ayas (Lajazzo en italien), en Cilicie, sur la Méditerranée orientale. Par l'Arménie, les voyageurs gagnent les régions de l'actuelle Géorgie, puis le golfe Persique. Se dirigeant vers le nord, ils traversent la Perse et, reprenant le vieil itinéraire de la route de la soie, s'enfoncent dans les montagnes d'Asie centrale. La traversée du Pamir les conduit à Kachgar, puis à Yarkand et à Khotan. Après les déserts entourant le Lob Nor, ils atteignent la première cité véritablement chinoise (Ganzhou) : c'est le premier contact de Marco Polo avec la civilisation d'Extrême-Orient et avec une religion presque inconnue, le bouddhisme. Les Polo s'arrêtent une année entière à Ganzhou, où les affaires sont très profitables.
Le voyage reprend en 1275, lorsque le Grand Khan envoie une escorte pour convoyer les visiteurs jusqu'à sa résidence d'été, à Shangdu (aujourd'hui Kaiping), au nord-est de la capitale Khanbalik. Le souverain, qui apprécie l'intelligence de Marco, le prend sous sa protection. Il lui confie diverses missions – notamment en qualité d'administrateur des gabelles –, qui lui font parcourir tout le pays. Le Vénitien reste ainsi seize ans au service du Grand Khan.
Mais le désir de revenir à Venise se fait finalement sentir. Kubilay finit par accepter de se séparer des trois Latins. Il leur confie une dernière mission en 1292 : convoyer une princesse destinée à épouser un khan de Perse. Par le détroit de Malacca, les Vénitiens atteignent Ceylan, puis la côte occidentale du Deccan. Ayant accompli leur mission à Ormuz, en Perse, ils gagnent ensuite Trébizonde et la mer Noire par la terre, enfin Constantinople et Venise (1295).
2. LA RÉVÉLATION DE LA CHINE MONGOLE
En 1296, Marco Polo est fait prisonnier au cours d'une bataille navale opposant Gênes à Venise. Transporté à Gênes, il y est incarcéré. C'est là qu'en 1298 il dicte ses souvenirs à son compagnon d'infortune, le trouvère Rusticien de Pise. À sa parution, le Livre des merveilles du monde est beaucoup plus qu'un simple récit de voyage. C'est un tableau géographique, ethnique et économique de la Chine à l'apogée de la dynastie mongole, un répertoire de ses croyances, de ses rites et de ses institutions, une anthologie des fables concernant son passé légendaire, une chronique enfin de seize ans de son activité politique. Ce qui frappe le plus le Vénitien, outre les magnificences de la capitale Khanbalik, c'est à la fois l'organisation administrative de l'immense pays, l'incomparable système des postes, les réalisations de travaux publics (routes, ponts et canaux), celles de l'artisanat – en particulier le travail de la soie –, l'utilisation, enfin, du papier-monnaie.
Le Livre des merveilles du monde jouera un rôle considérable dans le développement des mythes relatifs aux richesses de la Chine et des contrées voisines. Il marquera profondément l'imaginaire européen. Toutes les grandes découvertes des Temps modernes sont en effet nées de ce livre : les expéditions de Vasco de Gama et de Christophe Colomb ne seront entreprises que pour partir à la conquête des fabuleux trésors qu'il révèle, en contournant l'obstacle musulman qui s'oppose alors à la pénétration occidentale en Chine.
Libéré en 1299, Marco Polo passe le reste de sa vie dans sa cité natale, où il reprend pleinement sa place dans le monde des marchands vénitiens. Il décède le 8 janvier 1324, à près de 70 ans.
3. UN BEST-SELLER MÉDIÉVAL
Rédigé par Rusticien de Pise dans un français mêlé de vénitien, le manuscrit original du Livre des merveilles du monde est perdu, mais le succès du récit a été tel qu'il fut aussitôt transcrit dans la plupart des langues romanes et en latin. On en connaît 143 manuscrits, les plus remarquables étant le manuscrit franco-italien de la Bibliothèque nationale de France (début du xive siècle), la version latine de Fra Pipino (Florence, 1320), le Livre des merveilles du monde du duc Jean de Berry (BNF, 1400) et la version italienne dite « de Ramusio » (Navigationi e viaggi, 1559).
La découverte à Milan d'un manuscrit de 1795 – copie d'un exemplaire latin de 1470 retrouvé ensuite à Tolède – a donné lieu à trois remarquables éditions, établies en italien par Luigi Fascolo Benedetto (Florence, 1928, et Turin, 1962), en anglais par Arthur Christopher Moule et Paul Pelliot (Londres, 1938) et en français par Louis Hambis (Paris, 1955).
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C'était ... hier
1324 : Le voyageur et commerçant italien Marco Polo, s'éteint à Venise à l'âge de 70 ans
1941 : Le fondateur du scoutisme n'est plus. Robert Baden-Powell s'est éteint à l'âge de 83 ans.
1996 : Décès de l'ancien président français François Mitterrand à l'âge de 79 ans. De 1981 à 1995 il a joué un rôle de premier plan dans la construction de l'Europe et transformé le paysage politique de la France.
1998 : Virgin Records annonce que l'album double en hommage à la princesse Diana a rapporté à ce jour 40 millions de livres. Paul McCartney, les Spice Girls et Luciano Pavarotti sont parmi les nombreux artistes qui ont pris part à l'enregistrement de l'album.
1998 : Déсès de Walter E. Diemer, 93 ans, l'inventeur du premier bubble-gum.