
chocolatte
Oui, Capusa , les accidents étaient nombreux ... au début j'avais peur aussi..
L'amie qui était venue manger dimanche m'a raconté, qu'une grande partie de la maison de sa soeur a brûlé.. après avoir fait des frites sur la terrasse (comme bcp de personnes) alors que les frites étaient finies et la friteuse éteinte . La friteuse avait explosé , le feu avait pris le plafond qui était en lambris et s'est très vite propagé au reste de l'habitation .. Malgré la prudence , on n'est à l'abri de rien . 😰
Belle journée à vous 😘
chocolatte
Le saviez vous ..
La cocotte minute
L’autocuiseur, appelé également « Cocotte-minute » (marque déposée, propriété de la société SEB), est un ustensile de cuisine constitué d'un récipient en métal épais hermétiquement clos par un couvercle équipé d'une valve de dépressurisation. Il permet de cuire les aliments sous haute pression.
Il est également appelé marmite à pression ou casserole à pression en Belgique, cocotte express au Maghreb, ainsi que marmite à vapeur, mais également « Duromatic » (marque déposée, propriété de la société Kuhn Rikon (de)) en Suisse et « Presto » au Québec, (marque déposée par la société National Presto Industries1).
Les aliments sont cuits sous pression directement dans la marmite ou à la vapeur dans un panier métallique.
Principe
Le point d'ébullition de l'eau dépendant de la pression atmosphérique, l'augmentation de pression permet de faire monter la température de cuisson plus haut que 100 °C (jusqu'à 118 °C). Une soupape relâche la vapeur dès que la pression absolue dépasse 1,8 bar. On diminue alors l'intensité du feu et on commence le décompte du temps de cuisson. Il existe plusieurs systèmes de fermeture du couvercle : étrier, baïonnette, bouton-poussoir et couvercle rentrant.
Deux principes de soupapes :
soupape à gravité : le poids de la soupape determine la pression maximum qui provoque le relevage de la soupape (masselotte) et le passage du fluide (type cocotte SEB) ;
soupape à ressort : le ressort plaque la soupape sur sa base (le siège) jusqu'à ce que la pression dépasse la limite de résistance du ressort (schéma ci-dessous)
En 1679, Denis Papin met au point une marmite en fer très épais, munie d'une soupape de sécurité et d'un couvercle à pression bloqué par une traverse à vis. Il l'appelle Digesteur. On la désigne aussi sous le nom de « marmite de Papin », terme maintenant utilisé par extension pour désigner tout type d'autocuiseur.
Parmi les premiers autocuiseurs commercialisés le Dampftopf (pot à vapeur) était vendu en Alsace en 1898 par la société De Dietrich. Réalisé en fonte, il comportait une soupape de sécurité et une soupape de décompression. Il ne connut cependant pas le succès car il ne correspondait pas aux besoins des ménagères de l'époque, pour lesquelles la rapidité de la cuisson n'était pas une préoccupation première. Un exemplaire est exposé au Musée du fer de Reichshoffen.
L'« Auto-Thermos » des Ateliers de Boulogne, présenté au Salon des arts ménagers de 1926, remporte la médaille d'or du concours Lépine et connaît un certain succès au cours des années trente, mais son prix élevé et son maniement délicat empêchent, en dépit des affiches de Paul Mohr et du soutien publicitaire de Joséphine Baker, une large diffusion si bien que l'entreprise, fournisseur de laboratoires, fermera en 1968. En Allemagne un autocuiseur moderne est commercialisé sous la marque Sicomatic par la société Silit (de). Aux États-Unis, la National Pressure Cooker Company lance son poêlon à vapeur à la Foire internationale de New York de 1939. Sa cuisson diététique le fait adopter par des millions de ménagères américaines. Cette compagnie dépose par la suite plusieurs brevets d'autocuiseurs à vapeur.
En 1948, Roland Devedjian (1901-1974), père de Patrick Devedjian (1944-2020) , invente des autocuiseurs en fonte d'aluminium et fermeture à baïonnette, commercialisés sous le nom de Cocotte-minute, mais sa société fait faillite : elle est finalement rachetée par le Groupe SEB, qui produisait des autocuiseurs moins chers, en aluminium embouti. En 1952, Georges Lavergne, ancien président du Concours Lépine, invente un modèle de grande capacité (300 litres) acheté par la marine française pour ses sous-marins militaires.
En Suisse dans les années 1940, Jacques Kuhn (de) développe, grâce à l'ingénieur Zurichois Max Zeller, un autocuiseur doté d'une soupape sophistiquée évitant les risques d’explosion4. En 1949, un brevet est déposé par Zeller sur son autocuiseur5. En 1949, l'autocuiseur Duromatic est lancé par l'entreprise Kuhn Rikon (de), et il acquiert une position dominante sur le marché. En 2007, plus de dix millions de Duromatic ont été vendus6.
En Autriche dans les années cinquante, la société Gruber & Kaja met sur le marché un autocuiseur appelé Kelomat (de). Ce nom deviendra synonyme d'autocuiseur dans ce pays. En janvier 1953 en France, Frédéric Lescure lance la « Super-Cocotte SEB » qui connaît un grand succès, supplantant rapidement la vingtaine d'autres modèles en fonte d'aluminium présentés par les sociétés concurrentes : la Super-Cocotte, en aluminium embouti, plus léger, mais beaucoup plus solide, s'avère plus sûre. En 1960, elle est vendue à 500 000 exemplaires7. En 1986, SEB lance le modèle Sensor, cocotte en inox équipée d'une poignée longue et de plusieurs niveaux de température de cuisson. En 1994, son modèle Clipso est équipé d'une soupape silencieuse et d'un système d’ouverture-fermeture à une seule main.
Sécurité
Aperçu du fonctionnement de la soupape (règle de Trouton).
De nombreux accidents, ayant provoqué de graves brûlures, ont été causés par l'ouverture d'anciens modèles d'autocuiseurs restés sous pression après obstruction de la soupape. Les autocuiseurs modernes sont pourvus de mécanismes de sécurité qui empêchent l'ouverture du couvercle tant que le récipient reste sous pression.
Appelé « super-cocotte » à ses débuts, l’appareil change officiellement de nom en 1977 pour prendre celui de cocotte-minute. En 2013, soixante ans après sa création, on comptait 70 millions d’exemplaires vendus dans le monde.
chocolatte
C'était .. hier
1919 : Première apparition du "maillot jaune" à l'occasion du premier tour de France de l'après-guerre. Sa couleur évoque la teinte du papier du journal 'L'Auto', organisateur de l'épreuve et rival du journal 'Le Vélo' imprimé sur papier vert. C'est au coureur Eugène Christophe que revient l'insigne honneur de porter le premier "maillot jaune" de l'Histoire.
1938 : Howard Hugues complète un vol autour du monde en un temps record de 91 heures et 14 minutes.
1989 : La voix de Bugs Bunny n'est plus. Mel Blanc, qui a prononcé pendant plus de 50 ans les célèbres phrases That's all, Folks et What's up, Doc? du non moins célèbre lapin, a succombé à des complications cardiaques, dans un centre médical de Los Angeles, à l'âge de 81 ans. Mel Blanc avait prêté sa voix à la souris Speedy Gonzales, au canari Titi, au pivert Woody Woodpecker et au canard Daffy. Sa dernière prestation au cinéma avait été dans le film Who Framed Roger Rabbit ? (Qui veut la peau de Roger Rabbit ?).
Capusa06
Une espadrille est une chaussure légère en toile avec une semelle en corde de chanvre ou de spart tressée, traditionnelle dans plusieurs régions chaudes du monde. Au Canada francophone, le terme « espadrille » est utilisé pour désigner des chaussures de sport.
Ces sandales pyrénéennes sont très populaires sur les deux versants de la chaîne, de la Catalogne au Pays basque, où elles ont supplanté la traditionnelle abarka. Dans les Pays catalans, elles font partie des costumes féminin et masculin de la paysannerie traditionnelle et elles sont utilisées pour danser la sardane, les trabucaires et le ball de bastons (bal avec bâtons catalan), entre autres manifestations de la culture populaire. De plus, les espadrilles, comme les avarques de Minorque, sont des chaussures d'été très prisées aujourd'hui des Catalans.
En Catalogne, on a longtemps cultivé le chanvre pour faire cordes, tissus et espadrilles. Dans les Pyrénées, à cause du climat (humidité, pluie et neige), les espadrilles n'étaient pas aussi pratiques que les chaussures en cuir (chaussures et avarques) ou en bois (sabots), mais on les produisait pour être vendues à la ville. C'est pour cette raison qu'elles se font notamment dans le piémont pyrénéen en Catalogne du sud, pour être vendues plus au sud, et dans le Alt Vallespir au nord, pour être vendues en France. Elles se font notamment à Tortellà, à Saint-Laurent-de-Cerdans et à la Farga d'Avall (Pyrénées-Orientales).
Les espadrilles sont également d'usage traditionnel en Asie (notamment en Chine) et en Amérique latine (Pérou, Bolivie, Argentine, Colombie).
Le terme espadrille est issu par métathèse d’espardille (attesté en 1723), terme emprunté à l'occitan espardi(l)hos « sandales de sparte » (dans Mistral), lui-même dérivé de l'ancien provençal espart « sparterie », du grec ancien σπάρτος « sparte ».
Histoire
Il existe des références écrites en catalan depuis l'an 1322 où l'on décrit les espadrilles telles qu'elles sont aujourd'hui et on les appelle déjà par leur nom en catalan, espardenya.
En Catalogne, depuis le Moyen Âge, l'espadrille se porte avec ou sans longs lacets noués autour de la cheville. Il y a différents types suivant la couleur employée et suivant la disposition du tissage, la plus courante étant espardenya. Dans les Pyrénées-Orientales, où on l'appelle espardenya vigatana, jusqu'au milieu du xxe siècle, elle servait à tous les moments de la vie, aussi bien pour travailler la terre, pour aller danser, pour marcher en montagne que pour jouer au rugby.
L'espadrille fut portée par les troupes légères de la couronne d'Aragon. Au xviie siècle au Pays valencien il était interdit d'offrir, vendre, enseigner à faire ou même faire des espadrilles en présence de juifs, arabes ou d'autres gens « qui ne soient pas de notre nation ».
C'est vers 1860 que venant d'Espagne l'industrie de la sandale fut introduite à Saint-Laurent-de-Cerdans. Ce fut un nommé Francisco Sans qui le premier fabriqua mécaniquement à Barcelone le tissu pour sandales. Il enseigna à son neveu Joseph Sans ses procédés pour développer cette industrie à Saint-Laurent son village natal. L'invention par Joseph Sans d'une spécialité de tresse pour semelles à la main donna à la maison un essor inespéré (plus de 250 personnes travaillent alors dans cette fabrique). Parallèlement de nombreux ateliers de fabrication d'espadrilles vont se développer à Saint-Laurent.
Au début du xxe siècle la commune de Saint-Laurent compte plus de 3 000 habitants, dont une grande partie (plus de 1000 personnes) est employée dans la fabrication de toiles et espadrilles. Saint-Laurent devient alors l'un des plus grands centres de production en France. Dans les années 1950 commence une crise qui va s'échelonner sur une vingtaine d'années avec la reconversion dans un premier temps de l'espadrille en chaussure de fantaisie puis la réduction du nombre d'emplois et la fermeture petit à petit des ateliers.
Pendant la Guerre d'Espagne, comme on manquait d’espadrilles dans les magasins, comme de la plupart des denrées et des aliments, les femmes catalanes fabriquaient les espadrilles à la maison avec une semelle à base de caoutchouc réalisée à partir de la découpe de pneus de voiture et le reste tissé au crochet. En 1964, l'espadrille fut imposée par décret royal à l'infanterie espagnole. Dans les années 1970, dans les Catalognes en Espagne, les espadrilles sont considérées comme le contraire de la modernité, on ne veut plus associer la culture catalane aux espadrilles et à la barretina, vues comme trop régionales et folkloriques, la dictature finissant, on aura envie de s'ouvrir à l'extérieur pour regarder vers le futur, pas en arrière vers le passé: "la culture catalane est beaucoup plus que des espadrilles, sardanes et barça" .En 1976, il ne restait à Saint-Laurent que 490 personnes qui travaillaient dans l'industrie de l'espadrille . De nos jours, la majeure partie des espadrilles vendues en France sont importées d'Inde et du Bangladesh qui sont les principaux producteurs de Jute.
Au xxie siècle, l'espadrille dans les pays catalans n'est pas considérée de la même manière que dans les années 1970. Elle est devenue un type de chaussure à la mode pendant l'été. De plus, les traditions catalanes sont assumées et revendiquées, et la plupart d'entre elles[pas clair], notamment celles associées aux Festes Majors, leurs costumes inclus, ont gagné de plus en plus participants et d'amateurs. Les espadrilles sont associées au régionalisme catalan, à l'écologie et à une post-urbanité très en vogue. Elles se sont transformées en objets de design.
Aujourd'hui encore elles font partie intégrante de l'uniforme de gala (utilisé pour les cérémonies protocolaires) de la police régionale de Catalogne, les Mossos d'Esquadra, elles sont alors de couleur bleue.
Salvador Dalí apparaît chaussé d'espadrilles catalanes sur de nombreuses photographies.
Gaston Lagaffe, le héros de bande dessinée, porte des espadrilles bleues très usées.
chocolatte
C'était .. hier
1932 : Décès à 77 ans de King Gillette, l'inventeur du rasoir de sûreté
1944 : Les troupes alliées commencent à libérer la Normandie.
1999 : Décès de Charles "Pete" Conrad, troisième homme à avoir marché sur la Lune (en novembre
1969), à l'âge de 69 ans dans un accident de moto en Californie.
martinemdh
Maintenant que l'on a la fibvre mon fils nous a installé :"vidéo prim ".pour moins de 70€ par an on peut regarder soit des films que l'on choisit dans une liste...soit des séries...en ce moment le soir parfois on regarde un" maigret" vec kremer...j'aime bien aussi "Mors "une série policière anglaise...beaux paysages et décors...bien jouée à mon avis ...
chocolatte
Le saviez .. vous
Jean Lefebvre.. 1 acteur incontournable
J’ai tellement de navets dans ma carrière que je pourrais en faire un potager. »
Jean Lefebvre, l'avant-dernier des Tontons Flingueurs, s’est éteint à Marrakech le 9 juillet 2004 des conséquences d’une attaque cardiaque. Cette bio fut écrite dans les jours qui suivirent pour lui rendre un modeste hommage.
Ce fils de Maréchal-ferrant du Nord-Pas-de-Calais était l’un des derniers à incarner le cinéma comique, franchouillard, populaire et, pour tout dire, un peu ringard. Un résumé aussi lapidaire serait injuste tant il est vrai que l’humour au cinéma est peut-être le genre qui vieillit le plus mal (car trop marqué dans son époque) et que ce qui faisait hurler de rire grand-papa laisse souvent fiston de marbre. Ce serait aussi négliger que dans les années 60 et 70, Jean Lefebvre fut une véritable vedette populaire, d’abord éternel second couteau aux côtés des stars de l’époque (Ventura, Gabin, Delon, De Funès…), puis enfin, tête d’affiche dans des productions diverses et variées, avec nettement moins de succès tant Lefebvre – second rôle très convaincant – n’avait clairement pas les épaules pour faire tenir un film sur ses seules prestations. Surtout quand lesdites prestations étaient essentiellement motivées, non par le potentiel ou la qualité du scénario, mais par la nécessité de rembourser ses dettes de jeu.
En effet, Jean Lefebvre et plusieurs de ses amis étaient de grands habitués des Casinos de Deauville et Trouville, fêtards, dépensiers et apparemment malheureux au jeu. Dans ce petit club, on peut citer Francis Blanche, Darry Cowl, Micheline Dax, Robert Dhéry et Jean Richard (reconverti par la suite dans le cirque), bref, une grande partie de la troupe des Branquignols (la troupe comique de Robert Dhéry), troupe oubliée aujourd’hui mais qui fut l’une des premières bandes comiques françaises à se produire, avec succès, aussi bien en Angleterre (inspirant au passage un jeune comédien britannique d’1.90m, un certain John Cleese…) qu’aux Etats-Unis.
Jean Lefebvre est né le 3 octobre 1919 dans les environs de Valenciennes. Il commence le chant et le théâtre en amateur, mais se destine professionnellement à la médecine, dont il entame les études avant que celles-ci ne soient interrompues par la guerre. Après la libération, Jean Lefebvre obtient son diplôme du Conservatoire et commence sur les planches des cabarets parisiens, notamment « l’Amiral », dans « Les Vignes du seigneur ». C’est dans le milieu du cabaret qu’il rencontre Robert Dhéry qui l’intègre à sa troupe des Branquignols, dans laquelle Lefebvre découvre le comique absurde et le nonsense très anglais de Dhéry, une révolution pour l’époque ou la mode franchouillarde était alors au comique troupier et à la parodie du méchant Boche.
Créateur de revues à sketches, Dhéry intègre Jean Lefebvre à « La Plume de ma tante », l’un de ses spectacles qui rencontre un franc succès, notamment en Angleterre. Au contact des Branquignols, Jean Lefebvre aura connu d’autres futures vedettes du grand écran français, tous gravitant autour de l’ injustement oublié Dhéry : Jean Carmet, Darry Cowl, Louis De Funès, Micheline Dax, Francis Blanche, Colette Brosset, Jacques Legras, Pauline Carton et bien d’autres.
Après sa période « Branquignols », Jean Lefebvre, en plus du théâtre, se tourne vers le cinéma, et notamment le cinéma populaire. Second rôle efficace, on le voit dès 1952 dans « Bouquet de Joie », aux côtés de Charles Trenet, puis il enchaîne des apparitions dans des films prestigieux comme « Les Diaboliques », « Et Dieu créa la femme », « En légitime défense », durant tout la période des années 50. Il retrouve Dhéry en 1961 pour un rôle dans « La belle Américaine », joue aux côtés de Robert Hossein dans « Les Grands Chemins », de Gabin dans « Le Gentleman d’Epsom » et surtout de Ventura, Blier et Francis Blanche (qu’il retrouve pour l’occasion) dans le cultissime « Les Tontons flingueurs » en 1963.
A cette époque, Jean Lefebvre tourne presque 3 ou 4 films par an, commence à être connu, et l’argent rentre vite… pour être encore plus vite dépensé dans les casinos et cercles de jeu dont il est un habitué. Un vice assez répandu chez les anciens de la troupe des Branquignols : en effet, les « parties de croquet à 100 francs le point » chez Francis Blanche sont des activités assez courues dans le milieu du théâtre et du cinéma de l’époque, et Jean Lefebvre est un habitué de ces soirées. On y boit beaucoup, on y flambe encore plus. Par la suite, ce sont quelques indélicatesses fiscales qui obligeront Jean Lefebvre à des dépenses importantes, et révélatrices de ses choix de carrière.
Jean Lefebvre devient un incontournable du cinéma comique et enchaîne les films à un rythme soutenu. La série des « Gendarmes », puis celle de « La Septième Compagnie », entrecoupées d’autres dizaines de métrages, viennent lui apporter la consécration et la reconnaissance. Son air de « cocker triste » (comme disait Lino Ventura) devient célèbre, particulièrement dans le rôle du petit franchouillard un peu benêt et un peu mou (à l’époque, Lefebvre était catalogué dans un registre très précis, comme Ventura dans celui de « la brute au grand cœur », ou De Funès dans celui du « petit teigneux qui gigote »).
Il serait fastidieux de tenter de résumer sa carrière cinématographique des années 70, tant celle-ci est dense. Toutefois, c’est à ce moment que le style « comédie française » commence à s’étouffer (en tous cas à rapporter moins, tant le marché est saturé : le genre est décrié par la Nouvelle Vague, Mai 68 est passé par là et a ringardisé les icônes populaires, et surtout, les films américains commencent à déferler sur l'hexagone). Ce genre de films ne fait plus recette dès la fin des années 70 et la revendication sociale un peu méchante vient remplacer la bonhomie des années 60. Des métrages mettant en scène des vedettes aux rôles plus "durs" comme Patrick Dewaere, Gérard Depardieu, Bernard-Pierre Donnadieu ou Alain Delon (période "Delon superflic") tendent à remplacer les "gueules" des sixties et à recueillir les dividendes du cinéma populaire, éreinté par la médiocrité des comédies faciles d'une part, et par l'intellectualisme prétentieux de la Nouvelle Vague, de l'autre.
Même si les suites de « La Septième Compagnie » marchent très fort, Jean Lefebvre commence à se fourvoyer – toujours pour des raisons financières – dans des navets ou des nanars d’anthologie, tels « C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule » de Jacques Besnard et Christian Clavier (!) en 1974, « Le Chasseur de chez Maxim’s » de Jean Halin en 1976, « Comme un pot de fraises » de Gérard Sire, ou encore « Impossible… pas français » de Robert Lamoureux en 1974. A l’époque, Lefebvre s’abonne au rôle de Français moyen un peu soumis, un peu crétin mais plein de bon sens populaire, souvent affublé du patronyme de « Michalon », franchouillard en diable.
S’il réussit à placer quelques apparitions sympathiques durant cette période, les années 80 verront au contraire Jean Lefebvre se nanardiser de plus en plus et se caricaturer dans des rôles de plus en plus niaiseux, dans des films facilement oubliables et à l’humour pachydermique (« Plein les poches pour pas un rond » en 1977, « Ils sont fous ces sorciers » en 1978…).
Les années 80 commencent en beauté pour lui avec « Prends ta Rolls et va pointer » de Richard Balducci, en 1981, « Le Chêne d’Allouville » de Serge Pénard (qui restitue ô combien ingratement le roman d’Alphonse Boudard), ou encore « On n'est pas sortis de l’auberge » de Max Pécas en 1982. Rien à dire, ça commence très fort, et le massacre ne s’arrête pas là puisque Lefebvre enchaîne dans le comique bas-de-gamme durant toute la décennie avec de gros morceaux comme « N’oublie pas ton père au vestiaire » ou « Le Gaffeur ».
Si Jean Lefebvre continue à gagner sa vie plus qu’honnêtement, la qualité n’est plus au rendez-vous, et c’est au théâtre qu’il tente de retrouver le succès en enquillant les pièces de boulevard, avec une certaine classe, disons-le, aux côtés d’autres « has been » (qu’on me pardonne ce substantif peu glorieux mais tellement approprié) comme Georges Beller, Marthe Villalonga, Micheline Dax, Jean-Pierre Castaldi, Marcel Philippot, Jean Dalric ou Olivier Lejeune. Invariablement, Jean Lefebvre y campe le « bourgeois » vieillissant – rôle dans lequel il se montre convaincant – mais aussi (et avec moins, beaucoup moins, d’inspiration), les séducteurs et les hmm… jeunes premiers.
L’image ringarde de Jean Lefebvre est désormais gravée dans l’acier inoxydable. S’il ne s’intéresse plus au cinéma (et réciproquement, pourrait-on cruellement ajouter…), il reste une valeur sûre du téléfilm, et, dans les années 90, enquille diverses productions télé entre deux pièces de boulevard, à destination des programmes de lendemain chômés et pâteux, engourdis dans les vapeur d’alcool de Nouvel An ou de Noël, lorsque tout un chacun aime s’avachir devant la télé en mettant son cerveau sur « off ». Son dernier téléfilm, « Fifi Martingale », sera tourné en 2001, avant une dépression de l'acteur, suite à quoi, Jean Lefebvre coupera les ponts avec le cinéma pour s’intéresser uniquement au théâtre, dont il était encore à l’affiche en 2002, pour la pièce « Les Jumeaux », au Théâtre des Nouveautés à Paris, où il interprétait deux rôles, celui d’un grand bourgeois coincé et son jumeau, voyou dragueur et gouailleur.
Marié quatre fois, 2 X avec la même femme, Jean Lefebvre a joué dans 131 films et plus de 900 représentations. Malgré son image ringarde, surtout sur la fin, il faisait partie du paysage cinématographique français et, malgré un nombre impressionnant de navets, c’est aussi à l’acteur des « Tontons Flingueurs » ou de la « Septième Compagnie » que cette modeste chronique souhaite rendre hommage.
Capusa06
DES OISEAUX QUI N’ARRIVENT PLUS À CHANTER
Les méliphages régents sont des petits oiseaux originaires d’Australie. Comme de nombreuses espèces endémiques du pays insulaire, ils sont en danger critique d’extinction selon l’UICN. La chute du nombre d’individus entraine un cercle vicieux inattendu selon une étude publiée le 17 mars dans Proceedings of the Royal Society B. En effet, les jeunes oiseaux auraient de plus en plus de mal à apprendre à chanter, tout simplement parce que le nombre d’oiseaux adultes capables de leur apprendre a considérablement baissé. Résultat, ils ne parviennent pas à chanter aussi bien que nécessaire pour attirer des partenaires et se reproduire, réduisant ainsi encore la probabilité de survie de l’espèce. En comparant des chants de méliphages régents de juillet 2015 à décembre 2019 avec des chants enregistrés entre 1986 et 2011, les chercheurs ont remarqué des différences importantes dans les vocalises. D’après eux, 12 % des mâles enregistrés dans la période récente n’avaient pas appris de chants spécifiques à l’espèce et cela était corrélé avec des chances de reproduction réduites. Les chercheurs en déduisent que la perte de culture peut être considérée comme un indicateur d’une population en déclin.
Capusa06
LE GRAND CACHALOT S’EST ADAPTÉ POUR ÉCHAPPER AUX CHASSEURS
Une étude publiée le 17 mars dans la revue Biology Letters nous apprend que le grand cachalot, victime de la chasse à partir du XVIIIe siècle, avait finalement réussi à trouver une parade pour échapper aux baleiniers à partir du XIXe, et a transmis cette information aux générations futures. Les grands cachalots étaient victimes de la chasse pour récupérer leur huile et leur spermaceti*, utilisés pour divers usages, notamment les cosmétiques. Les cétacés auraient fini par comprendre que les techniques de défense efficaces contre leur principal prédateur, l’orque, n’étaient pas efficaces contre les baleiniers. Il leur fallait donc trouver une autre parade. Les grands cachalots du Pacifique Nord se seraient mis à nager rapidement et contre le vent, empêchant les bateaux de pouvoir les suivre. Grâce à cette technique, qu’en tant qu’espèce très sociable vivant en groupe ils auraient transmis à d’autres groupes de grands cachalots et à leur descendance, le nombre d’individus capturés aurait chuté de 58 % après quelques années de chasse dans la région au XIXe siècle. Malheureusement, les cétacés n’ont pas pu s’adapter face aux techniques de chasse du XXe siècle faisant appel aux navires à vapeur et aux harpons explosifs. S’ils ne sont en théorie plus chassés aujourd’hui, l’espèce est classée « vulnérable » par l’UICN.