
GÉO
colette a écrit :
absoudre dans le domaine catho !!On oublie ,c'est plus simple !j'aime bien le mot dérision qui vous protège contre les sentiments exagérés
Dans le domaine catho on demande à Dieu de nous pardonner nos offenses, comme on pardonne à ceux qui nous ont offensé .....c'est du donnant donnant.
nandocinqsix
artmonika a écrit :
Très émouvant... Merci de nous faire partager ce bel hommage à l'amour dénué de toute rancune.
Merci de lâcher le mot "rancune" dans une discussion sur le "pardon" ...
On peut y associer le ressentiment , car au-delà du mot, il y a le sentiment qu'il désigne !
La rancune comme la rancœur, s'agitent chez beaucoup de gens faibles (des réactionnaires?), qui ne pensent qu'à la vengeance, et vivent mal, avec ce handicap !
A l'opposé se trouve le pardon : la grâce accordée après une offense et même une faute . L'absolution est un terme religieux ,tandis que la relaxe est juridique. Ce sont deux mondes qui s'ignorent Cf. le cas de conscience vécu par cardinal de Lyon .. : "à tout péché miséricorde ? " Gracier un coupable, serait-ce impossible ?
myrt64
kunzite a écrit :
Extrait de la lettre que Julos Beaucarne écrivit
Dans la nuit du deux au trois février 1975
Après la mort de sa femme
Assassinée par un homme devenu fou
Amis bien aimés
Ma Loulou est partie pour le pays de l'envers du décor
Un homme lui a donné neuf coups de poignards dans sa peau douce
C'est la société qui est malade
Il nous faut la remettre d'aplomb et d'équerre
Par l'amour et l'amitié et la persuasion
Sans vous commander
Je vous demande d'aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches
Le monde est une triste boutique
Les cœurs purs doivent se mettre ensemble pour l'embellir
Il faut reboiser l'âme humaine
Je suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses
On doit manger chacun, dit-on, un sac de charbon pour aller en paradis
Ah, comme j'aimerais qu'il y ait un paradis
Comme ce serait doux les retrouvailles
En attendant, à vous autres, mes amis de l'ici-bas
Face à ce qui m'arrive, je prends la liberté
Moi qui ne suis qu'un histrion, qu'un batteur de planches
Qu'un comédien qui fait du rêve avec du vent
Je prends la liberté de vous écrire
Pour vous dire ce, à quoi je pense aujourd'hui
Je pense de toutes mes forces
Qu'il faut s'aimer à tort et à travers
Je pense de toutes mes forces
Qu'il faut s'aimer à tort et à travers
Merci pour ce très beau texte, dénué de colère, de haine, de vengeance....
Deux phrases ont attiré particulièrement mon attention : "Il faut reboiser l'âme humaine", "il faut s'aimer à tort et à travers".
Mille mercis 🙏
artmonika
kunzite a écrit :
Extrait de la lettre que Julos Beaucarne écrivit
Dans la nuit du deux au trois février 1975
Après la mort de sa femme
Assassinée par un homme devenu fou
Amis bien aimés
Ma Loulou est partie pour le pays de l'envers du décor
Un homme lui a donné neuf coups de poignards dans sa peau douce
C'est la société qui est malade
Il nous faut la remettre d'aplomb et d'équerre
Par l'amour et l'amitié et la persuasion
Sans vous commander
Je vous demande d'aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches
Le monde est une triste boutique
Les cœurs purs doivent se mettre ensemble pour l'embellir
Il faut reboiser l'âme humaine
Je suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses
On doit manger chacun, dit-on, un sac de charbon pour aller en paradis
Ah, comme j'aimerais qu'il y ait un paradis
Comme ce serait doux les retrouvailles
En attendant, à vous autres, mes amis de l'ici-bas
Face à ce qui m'arrive, je prends la liberté
Moi qui ne suis qu'un histrion, qu'un batteur de planches
Qu'un comédien qui fait du rêve avec du vent
Je prends la liberté de vous écrire
Pour vous dire ce, à quoi je pense aujourd'hui
Je pense de toutes mes forces
Qu'il faut s'aimer à tort et à travers
Je pense de toutes mes forces
Qu'il faut s'aimer à tort et à travers
Très émouvant... Merci de nous faire partager ce bel hommage à l'amour dénué de toute rancune.
kunzite
Extrait de la lettre que Julos Beaucarne écrivit
Dans la nuit du deux au trois février 1975
Après la mort de sa femme
Assassinée par un homme devenu fou
Amis bien aimés
Ma Loulou est partie pour le pays de l'envers du décor
Un homme lui a donné neuf coups de poignards dans sa peau douce
C'est la société qui est malade
Il nous faut la remettre d'aplomb et d'équerre
Par l'amour et l'amitié et la persuasion
Sans vous commander
Je vous demande d'aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches
Le monde est une triste boutique
Les cœurs purs doivent se mettre ensemble pour l'embellir
Il faut reboiser l'âme humaine
Je suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses
On doit manger chacun, dit-on, un sac de charbon pour aller en paradis
Ah, comme j'aimerais qu'il y ait un paradis
Comme ce serait doux les retrouvailles
En attendant, à vous autres, mes amis de l'ici-bas
Face à ce qui m'arrive, je prends la liberté
Moi qui ne suis qu'un histrion, qu'un batteur de planches
Qu'un comédien qui fait du rêve avec du vent
Je prends la liberté de vous écrire
Pour vous dire ce, à quoi je pense aujourd'hui
Je pense de toutes mes forces
Qu'il faut s'aimer à tort et à travers
Je pense de toutes mes forces
Qu'il faut s'aimer à tort et à travers
artmonika
janine33 a écrit :
Je vous admire . Vous êtes bien meilleure que moi . Je peux « accepter » ce que je ne peux pas changer. C’est un acte purement intellectuel , mais je ne peux pas pardonner une blessure . Mon affectif n’oublie jamais et ne pardonne pas . Il faudra des années pour que je bascule dans l’indifférence .
Par contre , je déteste être fâchée avec les gens .
Alors si je me montre imperturbable , c’est sûr le point de non-retour est atteint .
Loin de moi, janine, l'idée d'être admirée. Je ne suis certainement pas meilleure que vous.
J'ai juste en moi cette chance énorme de pouvoir (savoir ?) pardonner. Tout au moins d'accepter avec le temps le mal qu'on m'a fait. Même si, comme je l'ai écrit, je ne crois pas qu'il puisse y avoir de totale et définitive résilience.
J'ai eu ma part d'une souffrance que j'ai cru inconsolable. Je n'en dirai pas plus ici.
Je pense que chercher à rendre sa vie plus sereine en se délestant de ses rancœurs est bien plus constructif que se rendre la vie difficile en les entretenant.
J'en suis là. C'est tout.
Je vous souhaite une douce soirée.
artmonika
nandocinqsix a écrit :
Le Code Pénal a tout prévu : y compris de s'adapter.... !
Le seul mérite d'une condamnation a perpétuité, c'est d'empêcher le criminel de nuire à
l'extérieur de sa prison .
Il convient de faire la différence entre le pardon et l'oubli .
L'exécution d'une peine vaut un pardon .
En aucun cas la vengeance ne peut supplanter la réplique, cf. notre législation sur la légitime défense !
Si aux yeux de la loi, en effet, l'exécution d'une peine équivaut à un pardon, aux yeux de la victime, directe ou collatérale, cela reste vain. Juste une reconnaissance de son état de victime.
Demandez aux proches de ce professeur décapité ou aux parents de Maelys... Comment est il possible qu'ils parviennent à pardonner ?
Et il n'est même pas question de vengeance, mais de souffrance insurmontable.
Bonne soirée.
nandocinqsix
artmonika a écrit :
Je considère comme une vraie chance de savoir pardonner.
Même si l'on ne peut excuser certaines choses, certains actes, certains mots... je crois qu'on peut quand même finir par vivre avec en acceptant, le temps passant, d'avoir souffert, d'avoir été blessé, voire seulement déçu.
On a déjà évoqué la résilience ici. Personnellement je ne crois pas qu'elle puisse être totale. Telle une cicatrice, une blessure peut toujours re-saigner.
Reste que certains actes de nature criminelle sont impardonnables tels ceux d'un individu qui tue volontairement, d'un pédophile, d'un parent indigne... Parce que les dommages détruisent la vie des victimes et, collatéraux. celle de leurs proches. Et ce, de manière définitive.
Même la prison ne sera jamais suffisante pour certains crimes.
Le Code Pénal a tout prévu : y compris de s'adapter.... !
Le seul mérite d'une condamnation a perpétuité, c'est d'empêcher le criminel de nuire à
l'extérieur de sa prison .
Il convient de faire la différence entre le pardon et l'oubli .
L'exécution d'une peine vaut un pardon .
En aucun cas la vengeance ne peut supplanter la réplique, cf. notre législation sur la légitime défense !
janine33
artmonika a écrit :
Je considère comme une vraie chance de savoir pardonner.
Même si l'on ne peut excuser certaines choses, certains actes, certains mots... je crois qu'on peut quand même finir par vivre avec en acceptant, le temps passant, d'avoir souffert, d'avoir été blessé, voire seulement déçu.
On a déjà évoqué la résilience ici. Personnellement je ne crois pas qu'elle puisse être totale. Telle une cicatrice, une blessure peut toujours re-saigner.
Reste que certains actes de nature criminelle sont impardonnables tels ceux d'un individu qui tue volontairement, d'un pédophile, d'un parent indigne... Parce que les dommages détruisent la vie des victimes et, collatéraux. celle de leurs proches. Et ce, de manière définitive.
Même la prison ne sera jamais suffisante pour certains crimes.
Je vous admire . Vous êtes bien meilleure que moi . Je peux « accepter » ce que je ne peux pas changer. C’est un acte purement intellectuel , mais je ne peux pas pardonner une blessure . Mon affectif n’oublie jamais et ne pardonne pas . Il faudra des années pour que je bascule dans l’indifférence .
Par contre , je déteste être fâchée avec les gens .
Alors si je me montre imperturbable , c’est sûr le point de non-retour est atteint .
artmonika
Je considère comme une vraie chance de savoir pardonner.
Même si l'on ne peut excuser certaines choses, certains actes, certains mots... je crois qu'on peut quand même finir par vivre avec en acceptant, le temps passant, d'avoir souffert, d'avoir été blessé, voire seulement déçu.
On a déjà évoqué la résilience ici. Personnellement je ne crois pas qu'elle puisse être totale. Telle une cicatrice, une blessure peut toujours re-saigner.
Reste que certains actes de nature criminelle sont impardonnables tels ceux d'un individu qui tue volontairement, d'un pédophile, d'un parent indigne... Parce que les dommages détruisent la vie des victimes et, collatéraux. celle de leurs proches. Et ce, de manière définitive.
Même la prison ne sera jamais suffisante pour certains crimes.
